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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 14:41

 

 

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Le Nouvel Ordre Mondial

avance rapidement tous ses pions,

voici pourquoi.

Par Chantal Dupille

 

 

Le Nouvel Ordre Mondial, rebaptisé "Nouvelle Gouvernance Mondiale", avance ses pions à une allure vertigineuse. Et je suis sûre que la plupart des citoyens ne s'en rend même pas compte !

 

Sans entrer dans les détails, je vous donne des pistes.

 

Dernièrement, j'ai écrit des articles pour attirer l'attention sur l'idéologie inhumaine, monstrueuse, du NOM qui se cache derrière le Mariage pour tous (1). Vers un monde unisexe, la gestation pour autrui à la carte, la PMA, la marchandisation des pauvres, l'enfant par tous les moyens, la manipulation génétique de l'être, l'enfant-objet, les ventres loués, les bébés-éprouvettes, le mariage pour personne, et puis plus de genre, plus de père, plus de mère (mais un parent 1 et un parent 2), plus d'école maternelle, un père et une mère interchangeables, etc ! Un  être humain unique, créé scientifiquement et de qualité supérieure, soigneusement sélectionnée, ensuite;  Ce n'est pas un changement de société, c'est un bouleversement total ! On nous y prépare sans cesse. Voici maintenant, ce 5 février 2012, la mode unisexe, le "style masculin-féminin" : NOM : Vers un monde unisexe, promotion mode masculin-féminin. Pas à pas, nous avançons vers le Nouvel Ordre Mondial, faisant table rase du passé, même dans ce domaine. Voulons-nous un monde peuplé de Caroline Fourest, au sexe indéterminé ?

 

 

Et cela nous mène aussi, insidieusement, à une religion unique, d'essence satanique, avec à la clef mépris et même sacrifice d'humains, en tous cas viols, pédophilie, etc : Et déjà, haro sur les Catholiques, sur les Orthodoxes - et surtout sur les Musulmans, coupables d'être si non-alignés, apôtres d'une finance non usurière, et vivant dans des régions au sous-sol si riche à voler, à piller !

 

N'insistons pas sur la langue unique (le Français deviendra un vulgaire patois), imposée à tous, non pas l'Esperanto, mais l'Anglais ! (2) Ou sur la Pensée Unique, imposée dans les Médias... en attendant l'Enseignement unique, via le Télé-Enseignement.

 

Le NOM avance en Europe, avec son idéologie unique : Toujours plus technocrate, concentrée, bureaucratique, libérale, atlantiste, néo-sioniste, au seul service des intérêts des gangsters de la Finance. Tout sera décidé à Bruxelles : Marché Unique, Monnaie unique, Défense Unique - au seul service de l'OTAN usraélien et de ses guerres impériales et impérialistes de prédation et de domination. Et par-dessus tout, l'Europe est comme je l'ai déjà entrevu en 2009, "le tremplin du Nouvel Ordre Mondial (3).

 

Et toutes les guerres avec des armes de destruction massive ensanglantant des régions entières et même des continents, ruinant tout espoir d'autonomie et de développement des peuples, c'est encore, évidement, pour l'avancement du NOM qui pousse ses pions partout, afin de contrôler tous les territoires insoumis, non-alignés, et leurs ressources, sinon avec une marionnette à son service, du moins en bombardant tout ce qui résiste à son emprise totalitaire et diabolique !

 

Alors oui, discrètement, pas à pas, le Nouvel Ordre Mondial nous emprisonne toujours plus dans les mailles de son filet totalitaire, esclavagiste, eugénique.

 

Alerte ! Nous sommes les 99%, dénonçons l'horreur à venir et refusons-la ! La Grèce appelle à la grève générale, emboîtons le pas, de manière illimitée, et postons-nous devant toutes les Rédactions pour exiger une information enfin libre !

 

Nous n'avons pas le droit de baisser les bras. Au moins pour nos enfants !

 

Chantal Dupille

 

 

 

(1) J'ai ajouté des articles plus récents 

Alerte ! Le Nouvel Ordre Mondial avance rapidement ses pions, voici pourquoi

Derrière le "mariage pour tous", alerte ! L'ombre du Nouvel Ordre Mondial

Mariage pour tous : François Hollande agent du Nouvel Ordre Mondial

N'y aura-t-il plus aussi, bientôt, d'école "maternelle" ?

NOM : Vers un monde unisexe, promotion mode masculin-féminin

De la civilisation à la barbarie. Du mariage pour personne au monde unisexe

 

(2) The French Army informs you… (Article en Français, colère des militaires)

 

(3) L'Europe de la paix désormais au service de la guerre,de l'Empire,du NOM

 

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Et par ex, voyez mes derniers posts sur sos-crise :

 

 

L'Europe de la paix désormais au service de la guerre,de l'Empire,du NOM

repris sous le titre "L'Europe de la paix à la guerre le tremplin du Nouvel Ordre Mondial., sur le site legrandsoir.info

 

 

Des commentaires parmi d'autres sur ce site,

à partir de mon post UE tremplin du NOM,

attention c'était en 2009,

on ne connaissait pas bien le NOM, alors :

 

19/09/2009 à 16:52, par Amaru

Les publications d’Eva sont précieuses car elle n’a jamais peur de dire ce qui est à dire et que tout le monde refoule. Chacun de ses textes est une fenêtre qui s’ouvre... Il est donc réjouissant de voir, au travers d’elle... qu’il y a de la vraie résistance. Mais, malheureusement, face à la majorité dont la "conscience" est accolée à l’écran de télé, cette authentique source de désinformation ou de propagande, la Résistance ne fait que témoigner de quelque chose qui frôle le folklorique, en ce sens qu’elle se nourrit elle-même d’une illusion que la Résistance aurait été la reine de l’après guerre, alors qu’en réalité, la Résistance n’a dû son aura qu’à des concours de circonstances, celle du Général de Gaulle comprise... Et la Résistance Communiste n’a pu s’exprimer que parce que tout le monde savait que ce n’est que l’URSS qui avait vraiment vaincu le Reich... et, de plus, les chars soviétiques n’étaient pas loin... Aujourd’hui, nous sommes très loin d’une telle conjoncture. Il n’y a plus d’Union Soviétique et l’occupation est celle de l’Empire qui sait s’insinuer de partout dans l’informel ou la transparence des choses et des hommes. La France, elle-même a été arrachée à ses racines de 1945 comme de 1789 pour ne devenir qu’une province d’Empire, l’Union Européenne n’étant qu’un relais.

On doit tout de même convenir que la réussite du gaullisme est surtout due au fait de la guerre froide et d’un homme qui a su jouer les équilibristes entre les deux versants, ce qui fait de l’indépendance française sous de Gaulle, quelque chose de théâtral mais dans le fond on a caché tout une somme de compromissions.

Sous couvert d’ouverture au monde arabe, il ne faut pas oublier que la France d’alors armait Israël... en catimini. N’imaginez pas que de Gaulle aurait pu tenir sans ces compromis.

Une résistance, en France, aujourd’hui... n’est qu’une île de rêves. Et la moindre de ses velléités ou le moindre soupçon... de nouveaux caténaires... seront rapidement noyés dans les bastonnades, les incarcérations et les cadavres judicieusement effacés... Ce n’est pas Gorgelin qui va jouer les Chavez ou les Castros ! Et les Castros ne se seraient jamais pu ou n’auraient jamais pu durer sans la Guerre Froide...

Tout le monde sent de partout un état révolutionnaire. Effectivement, il est, mais il n’y a plus personne pour s’y investir, à part une poignée de gens déterminés mais parfaitement isolés par les médias, la propagande et la vigilance policière. Nous sommes plus dans une situation qui ressemble à 1870 qu’à celle de 1945 et nous savons combien la Commune a été radicalement ratatinée...

De plus, l’arnaque de la grippe H1N1 est là pour démobiliser les foules..., la peur règne et les écologistes sont passés au Capitalisme...

Comment peut-on espérer que la population se réveille alors qu’elle survit sous un étouffoir. Avant, il n’y avait que des relais d’antennes émettrices que l’on pouvait démolir, aujourd’hui, la propagande se déverse à partir d’inatteignables satellites... (Il est à noter d’ailleurs, qu’Action Directe s’en est pris à des emblèmes humains et n’a jamais atteint des emblèmes matériels... C’est dire la décrépitude des consciences révolutionnaires !)

J’espère qu’Eva m’excusera de devoir dire tout cela, mais je crois qu’on n’a pas beaucoup de raisons d’être optimistes et j’en suis le plus peiné.

20/09/2009 à 13:06, par ALAIN GIRARD

Comment croire et laisser croire que l’Union Européenne dut sa naissance à une volonté de paix ? Comment accréditer l’idée que les pères fondateurs, tous commis du grand capital oeuvraient à la paix mondiale dès lors qu’une grande parti des états membres appartenaient ou soutenaient l’Otan, organisation à but unique : en finir avec les pays socialistes et écraser les mouvement de libérations nationale.
Une autre guerre, social celle-là, a été menée au nom de cette Europe contre le monde du travail, contre les indépendances nationales, contre les industries nationales, les anciens se souviennent de la CECA qui laminât les mines et la sidérurgie avec fermetures, chômages massifs, misères déployées, tout comme le plan Davignon,ce socialiste qui anéantit la sidérurgie lorraine et nordiste.
L’Europe du capital et bien avant Sarkosy est celle d’un bloc impérialiste en formation et un bloc impérialiste en arrive toujours à l’affrontement ultime : la guerre face aux autres impérialismes tant les crises du capital sont exacerbées.
la guerre est un autre moyen de réduire les effets de la crise, de museler le mouvement ouvrier, de fasciser les sociétés pour asseoir un pouvoir durable.
L’Europe du capital eut également pour mentor les nazis des meilleures eaux.
Il est évident que la relance Sarkosy aurait pu être la relance Royal tant désormais les forces aux services des monopoles capitalistes tentent de réduire à néant le champ national, par ailleurs si utile aux forces populaires de résistance.
Ce qui change en Europe est le rythme d’intégration pour tenter de pallier à l’effondrement du système. Un rythme soutenu comme une perfusion permanente avec des électrochocs pour réveiller un futur cadavre.
Le peuple irlandais doit voter, certes, cependant rien ne saurait remplacer les luttes populaires, dans tous les états membres pour notamment retrouver l’indépendance nationale en matière politique, économique, démocratique car la seule politique étrangère n’y suffit pas, il est indispensable à chaque peuple et nation de reprendre la main et son destin national.eT CELA LE PEUPLE IRLANDAIS NE SAURAIT LE REALISER A NOTRE PLACE.

 

(..) " L’Europe s’est d’abord définie, après la guerre et quand le monde était séparé en deux, comme un outil anti-communiste, une digue, encouragée par les Etats-Unis, construite par les hommes des Etats-Unis, dans l’intérêt du capital." (..)

 

19/09/2009 à 15:47, par sam

« L’Europe des Pères fondateurs, conçue pour la paix »

« Instrument pour la paix, et devant impulser une voie originale, proposer au monde un modèle particulier » (sic)

« L’Europe va perdre son âme »

Je comprends votre choc si vous avez cru un jour tout ce qui est ci-dessus. L’Europe s’est d’abord définie, après la guerre et quand le monde était séparé en deux, comme un outil anti-communiste, une digue, encouragée par les Etats-Unis, construite par les hommes des Etats-Unis, dans l’intérêt du capital.

C’est toujours le cas aujourd’hui (pourquoi appeler ça "le Nouvel Ordre Mondial" ?)

(Comme d'habitude, j'anticipe les événements. Depuis, ils m'ont donné raison. Et le Nouvel Ordre Mondial est maintenant une donnée connue de tous, incontournable hélas, même Sarkozy lors de sa dernière campagne présidentielle en parlait avec la fougue qu'on lui connaît. Note de C.D.)

"proposer au monde un modèle particulier" ? C’est l’oeuvre civilisatrice de l’Europe ?

Pour le reste, vous avez bien raison de pointer la nature actuelle de l’UE

 

 

D'authentiques résistants, on en trouve en Russie qui a vaincu Napoléon et Hitler. Oui, elle seule ! Les Etats-Unis ont provoqué, avec des familles comme celle de Bush, la guerre de 40 pour prospérer sur les ruines de l'Europe et ensuite la soumettre, et leurs 330.000 morts pour soi-disant sauver (à la fin, comme les "Carabiniers d'Offenbach") l'Europe, sont une "imposture" (chantée par les Médias atlantistes) à côté des + de 20.000.000 de morts russes pour nous délivrer de l'hitlérisme ! Je n'ose pas dire du nazisme, car le nazisme prospère dans l'Europe totalitaire, aujourd'hui, Europe tremplin de la dictature du Nouvel Ordre Mondial sur les peuples. (Chantal Dupille)

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ACTUALITE,

commémoration le 2.2. de la bataille de Stalingrad :

La bureaucratie

 

 


  1. Commémorations du 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad en Russie et la CEI
    Voix de la Russie ‎- il y a 2 heures
    Le 2 février marque en Russie une date historique à savoir le 70e anniversaire de la défaite des troupes nazies dans la bataille de Stalingrad.

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монумент Родина-мать зовет! Мамаев курган Волгоград

 

 

Stalingrad: couper court à toute tentative de ternir la mémoire (Poutine)
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:11

Voici la recette du bonheur

- et de l'émancipation

(du Système mortifère)


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"Sur quatre critères : il faut changer de paradigme, mettre définitivement et résolument l'humain et la nature au cœur de nos préoccupations ; pour qu'il y ait changement de société, il faut qu'il y ait changement humain, d'où une autre éducation qui ne soit pas seulement dans la compétitivité, mais dans la complémentarité ; la reconnaissance du féminin comme étant une composante très importante de l'histoire et qui ne doit plus être subordonnée ; une belle civilisation de la modération, exalter la beauté de la modération ; quatrième critère, un peu plus délicat mais qu'on ne pourra plus continuer à évacuer : reconnaître le caractère sacré de la vie. Et sur ces critères, nous essayons de faire que ce manifeste ait bien toute cette créativité."
Pierre Rabhi

Suite :
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Je dédie cette parution
à un voisin (il se reconnaîtra),
qui aime la terre,
qui aime l'authenticité,
qui aime la solidarité,
qui aime la vie,
la vraie vie,
tout simplement.

chantal dupille

 

 

http://bouddhanar.blogspot.fr/2010/09/mornes-ecovillages.html

 

 

" "Il vous faut vivre sobrement,

c'est une forme de libération"

( Pierre Rabhi )

 

Sur LCP (reportage écovillages), j'ai saisi au vol cette phrase de Pierre Rabhi, cette recette du bonheur. Vous connaissez mes orientations : Le bonheur se cueille chaque jour dans l'accueil de ce qui est authentique, sobre, simple, fraternel, solidaire. Pas besoin de grand chose : La terre, la mer, le soleil, les sourires, les tendresses, nos amis les animaux, et plein, plein de choses à notre portée, surtout l'aptitude à saisir chaque instant comme unique, beau, parce que relié à l'humain, tout l'humain. Nous avons à notre portée un monde magnifique qu'il s'agit d'abord de voir, ensuite de protéger comme une plante rare. En vivant sobrement, simplement, chaleureusement. Alors, personne, personne ne pourra rien contre nous. Chantal Dupille

 

 

http://unoeilsurlavie.over-blog.com/article-un-nouveau-monde-par-le-biais-de-la-creation-d-ecovillage-c-est-possible-108438474.html

 

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Ecovillage - Clede - Cèvennes

 

 

 

 

http://bad.eserver.org/issues/2004/65/kirby.html

Ecovillage at Ithaca - image from ecovillage.ithaca.ny.us
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http://www.sustainableecovillages.net/eco_village_designs.php.

ecovillage-shapeimage_2.png

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http://www.ecovillagenews.org/wiki/index.php/What_We_Can_Learn_from_Ecovillage_Sieben_Linden

http://www.laplumedefeu.com/31_table-des-matieres-aube-encyclopedie.html
 
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http://www.planetthoughts.org/?pg=pt/Whole&qid=2288

 

The 9' X 14' ceramic mural by Gregory Aliberti, entitled 'Strive for Harmony'. The mural hangs in the community room of the Rapid Station.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 02:22

 

Les suppôts de la politique néo-conservatrice

et du Nouvel Ordre Mondial

 

Bush-Hollande-Sarkozy-download.png

Montagé réalisé à ma demande par un Lecteur ami, Michel, qu'il soit remercié. (c.d.)

 

 

 

La diabolique politique néo-conservatrice

des Sarkozy-Hollande-Fabius-BHL

Par Chantal Dupille

 

 

Bush s'est mis à dos le monde entier par sa politique néo-conservatrice folle, stupide, agressive, meurtrière. Lorsqu'il a quitté le pouvoir, le monde a espéré... Las !

 

L'horreur néo-conservatrice s'est implantée dans la France de Rousseau, de Jaurès, de Charles de Gaulle... dans la France aujourd'hui occupée par les Usraéliens pour tuer tout ce qui fait sa différence. Pire encore, de Sarkozy à Hollande, il y a une continuité totale qui nous conduit à prendre la tête des croisades néo-conservatrices un peu partout dans le monde, pour la démocratie ou contre le terrorisme, en réalité par soumission aux diktats d'abord israéliens (ils poursuivent leur chimère totalitaire d'Israël... planétaire !), ensuite pour satisfaire les exigences du MEDEF, du grand patronat, des multinationales comme AREVA ou TOTAL qui prospèrent partout sur le dos des populations locales (1). Nous allons droit dans le mur, et avec par ex une muse comme BHL, ou un Ministre des Affaires Etrangères comme Fabius, l'agent de Tel-Aviv, nous dévastons des pays entiers, ici la Syrie en armant, en formant et en finançant les Islamistes les plus radicaux et fanatiques, là, comme au Mali (toute l'Afrique suivra, car il s'agit de la soumettre - via le FMI de Ouattara ou les bombardements à huis-clos - aux intérêts néo-coloniaux de l'Occident, au détriment du développement de tout le continent), en les combattant - soi-disant, après les avoir en partie suscités pour mieux régner ensuite. 

 

Oui, nous allons droit dans le mur car non seulement nous subirons un jour ou l'autre les dommages collatéraux (représailles, prises d'otages, attentats...) de ces guerres coloniales illégitimes et illégales, mais nous allons, toujours avec Fabius et sa clique (Valls, Hollande, et le malfaisant BHL, etc) voir un jour la France s'engager dans la pire des aventures (ou même la provoquer), celle d'une guerre contre l'Iran pouvant dégénérer en guerre mondiale nucléaire totale. Sans parles du sacrifice des populations colonisées ou impliquées dans ces guerres folles !

 

Au milieu de ce marais nauséabond, des voix s'élèvent pour demander une autre Europe (Séguin, Farage, Laurent Louis..), quand elles n'appellent pas à sortir complètement de l'entité bruxelloise soumise aux Banques Centrales et à l'OTAN (François Asselineau). L'Europe est le tremplin du Nouvel Ordre Mondial, comme je l'ai annoncé voici environ 4 ans dans un article, elle est un instrument de guerre (Yougoslavie, ventes d'armes, guerres néo-coloniales un peu partout, de l'Afghanistan à l'Afrique..), et elle n'a que faire des peuples.

 

A la tête des pays, ce sont des Louis ou des Asselineau qu'il faudrait pour oser le courage, la souveraineté, le Bien public. Comme en Islande...

 

Chantal Dupille

http://chantaldupille.over-blog.com

 

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TAGS : Néo-conservateurs, Bush, Sarkozy, Hollande, Traité transatlantique, Europe, Bruxelles, guerres, OTAN, BHL, Fabius, Laurent Louis, Séguin, Farage, Nouvel Ordre Mondial, Valls, Mali, Syrie, Afrique, FMI, Medev, Total, Areva, Ouattara, Tel-Aviv, François Asselineau..

 

(1)

 

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy veut créer un fond d'investissement d'un milliard implanté à Londres. Avec quel argent ? Que sont devenues les immenses réserves d'or du prévoyant Kadhafi, au fait ? Envolées ? NB Alerte ! La France favorable à une zone de libre-échange transatlantique, http://www.challenges.fr/economie/20130129.CHA5653/la-france-se-rallie-a-l-idee-d-une-zone-de-libre-echange-transatlantique.html(Chantal Dupille)

 

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Laurent LOUIS propose de suivre
l'exemple de l'Islande -
Refusons de rembourser la dette.

 

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Le 5 mai 1992, Philippe Séguin interpelle

l'assemblée nationale sur le caractère anti-démocratique :
- de la construction européenne
- et du projet du traité de Maastricht.

Philippe Séguin fut l'une des plus fortes personnalités qui o...Afficher la suite

Philippe Séguin sur le Traité de Maastricht (05-05-1992)
www.youtube.com
Le 5 mai 1992, Philippe Séguin interpelle l'assemblée nationale sur le caractère anti-démocratique : - de la construction

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Nigel Farage : Défense des Nations
Il préside le seul groupe d'opposition
au Parlement Européen (eva)
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 Actualité :

 

 

Militer :

Grèce: appel à la grève générale le 20/02 :

Les Grecs sont appelés par l'ensemble de leurs syndicats à observer 24 heures de grève générale le 20 février contre les réformes d'austérité demandées par les bailleurs de fonds internationaux du pays, zone euro et FMI, dont une mission est attendue fin février à Athènes.

http://www.lefigaro.fr/ flash-eco/2013/02/01/ 97002-20130201FILWWW00473-grece -appel-a-la-greve-generale-le- 2002.php

 

Mon commentaire :


Merci, je vais relayer. Il devrait y avoir grève générale de tous les Européens, illimitée, avec "occupation" des Médias (se poster devant et exiger une info libre) ! chantal-eva

vu sur http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau?sk=wall&filter=2

 

 

Quelques pistes juridiques
pour qualifier une dette publique d’« illégitime »

31 janvier par Renaud  Vivien

 

CADTM - Quelques pistes juridiques pour qualifier une dette publique d’« illégitime »
cadtm.org

ISLANDE / en oct 2008, les 3 + grandes banques islandaises ont fait faillite. Mais l’Etat a refusé de les sauver et les a nationalisées.De fait, cette décision évite la banqueroute du pays...) CHOIX CONFORTES RECEMMENT PAR LE TRIBUNAL DE L' ASSOCIATION EUROPEENNE DE LIBRE-ECHANGE :

http://bit.ly/WrLQGp

Issu de :
http://bit.ly/XmZFnI
Arrêt sur images - Birmanie, Islande, des nouvelles du défaut
bit.ly
Chaque jour arrêt sur images décrypte pour vous l'actualité des médias

 

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Thierry Meyssan,  sur le raid
de l'aviation israélienne le 31.01.2013

 

 

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31 janvier 2013, par Comité Valmy
Des sources israéliennes ont intoxiqué les médias occidentaux en annonçant que leur armée avait attaqué un convoi militaire syrien transférant des armes au Hezbollah libanais. Selon les articles, il se serait agi de missiles Sam-7 ou d’armes chimiques prêtes à l’emploi.
En réalité, l’Armée de l’air israélienne a bombardé un centre de recherche à Jemraya, dans la grande banlieue de Damas, dans l’après-midi du mercredi 30 janvier 2013. Ce centre n’abritait ni Sam-7, ni armes chimiques. En effet, la destruction (...)
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Conflit du Moyen-Orient: Une nouvelle phase dans la guerre mondiale en cours
L’intervention israélienne ouverte dans le conflit syrien marque un nouveau tournant du conflit au Moyen-Orient et ouvre la voie à une nouvelle phase de la guerre mondiale en cours, comportant désormais un risque avéré de conflit nucléaire.
  
Strategika 51
Jeudi 31 Janvier 2013

Conflit du Moyen-Orient: une nouvelle phase dans la guerre mondiale en cours
Techniquement en guerre avec la Syrie depuis 1973, Israël est devenu, depuis le mercredi 30 janvier 2013, le premier Etat étranger à intervenir militairement de manière directe en Syrie en y menant non pas un seul raid aérien mais une série de raids visant deux convois militaires près de la frontière libanaise, des batteries de missiles SAM (Surface to Air Missiles) protégeant un centre de recherche militaire de l’armée syrienne situé à Jamarya ainsi que ses installations.

Les systèmes de défense aériennes Sa-11 (9K37M1) et Sa-9 (9K31 Strela-1) améliorés protégeant le site ont été neutralisés lors de cette opération.

Des moyens importants de guerre électronique ont été mis en oeuvre par l’aviation israélienne pour brouiller les radars des missiles antiaériens syrien défendant le site, considéré comme l’un des plus importants en Syrie. Cette attaque, qualifié de guerre israélienne « limitée » sur la Syrie a été l’objet d’une réunion d’urgence de tous les chefs militaires syriens en présence du Président Bashar Al-Assad dans un lieu hyper-sécurisé situé sous terre à Damas. Lors d’un précédant raid aérien israélien ayant visé un centre de recherche nucléaire syrien en 2007, Bashar Al-Assad avait limogé le commandant de la défense aérienne pour avoir échoué à abattre les appareils ennemis.

Ce raid effectué par des avions de combat F-15 modifiés ayant visé un centre de recherche sur les armes spéciales a mis en état d’alerte maximum les forces d’élite syriennes stationnées en face des hauteurs du Golan, territoire occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981. Au Nord de la Syrie, l’armée turque est en alerte maximum tandis qu’au Sud, les unités de l’armée jordanienne et les forces spéciales US semblent prêt à intervenir.

Après avoir tenté par tous les moyens possibles et imaginables en matière de guerre secrète, de terrorisme et de stratégie militaire à anéantir le régime syrien, Tel-Aviv a décidé de passer à la vitesse supérieure au lendemain d’élections factices en direction du reste du monde n’ayant pas entamé le pouvoir du Premier ministre Netanyahu, considéré par la totalité de la communauté du renseignement dans le monde d’être le principal architecte des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d’Amérique. Ce nouveau mouvement risque d’aboutir à un face-à-face direct avec l’Iran. Ce que semblent rechercher les stratèges israéliens depuis des mois.

Qu’y avait-il dans ce centre de recherches scientifiques de l’armée syrienne qui put justifier une action directe de l’aviation israélienne? On sait que ce centre ultra-secret fait l’objet depuis au moins sept mois d’attaques continuelles au mortier et à la roquette par les rebelles syriens et étrangers guidés et orientés par les centres de commandement de l’OTAN en Turquie méridionale, à Chypre et en mer méditerranée. Cet acharnement était justifié selon la rébellion syrienne par la présence sur ce site d’experts iraniens et d’officiers du Hezbollah libanais pour superviser des recherches sur les gaz innervant tels que le VX, une version plus mortelle que le gaz sarin mais également le développement d’un missile de croisière basée sur un nouveau modèle utilisé par la marine iranienne. Ce centre comportait également une section dédiée à la recherche sur les isotopes nucléaires avec l’aide d’experts nord-coréens mais on ne dispose d’aucune information à ce sujet.

La Syrie a annoncé mercredi soir que l’aviation israélienne avait « directement bombardé » un centre de recherche militaire situé entre Damas et la frontière libanaise, pour la première fois en près de deux ans de conflit en Syrie. « Un avion de combat israélien a violé notre espace aérien à l’aube et a directement bombardé un centre de recherche sur l’amélioration de la résistance et l’auto-défense dans la région de Jamryah dans la province de Damas », a affirmé l’armée syrienne dans un communiqué publié par l’agence officielle Sana.

L’armée syrienne fait état officiellement de deux employés tués et de cinq autres blessés dans ce centre, qui a subi « d’importants dégâts » selon le communiqué militaire en précisant que le « bâtiment a été partiellement détruit ». Par des projectiles non-conventionnels ou une arme anti-bunker semble t-il puisque le site était protégé contre les bombardements aériens. Une source libanaise avance toutefois un bilan nettement plus lourd avec 70 morts et des dizaines de blessés.

La Russie a été l’un des premiers pays à réagir face à ce nouveau développement dangereux de la situation au Moyen-Orient. Moscou est « très préoccupé par les informations concernant des frappes de l’armée de l’air israélienne sur des sites en Syrie, près de Damas », a indiqué le ministère des Affaires étrangères russe, en ajoutant que si cette information est confirmée, « cela signifie que nous avons à faire à des frappes injustifiées sur le territoire d’un Etat souverain, ce qui viole grossièrement la charte de l’ONU ». Moscou a également fait pression sur Damas pour qu’il ne riposte pas à cette attaque. Une escadre de 18 navires de la marine russe évolue actuellement entre la Mer noire et la méditerranée orientale non loin du littoral syrien.

Des pays de l’Union européenne ont également appelé la Syrie à la retenue. Cependant, il est très peu probable que la Syrie se risque à ouvrir un front aussi vaste avec la communauté internationale en s’attaquant à Israël.

Il y a moins d’une semaine, le Chef d’état-major des armées russes a affirmé que les forces armées russes sont prêtes à un conflit de grande ampleur. l’Iran a, pour sa part, mis en garde contre toute intervention directe contre son allié syrien. Une plate-forme Offshore iranienne de 1850 tonnes a coulé cette semaine sur le champ gazier de South Pars dans le Golfe arabo-persique suite à un sabotage tandis que des informations faisaient état du sabotage de l’installation nucléaire de Fordow dans ce qui s’apparente à une guerre clandestine intense contre l’Iran.

Les Etats-Unis ont été prévenus à l’avance de cette frappe israélienne. Une source ayant requis l’anonymat citée par le New York Times a révélé que les israéliens avaient informé Washington du projet d’une frappe sur une cible militaire « spéciale » syrienne située dans la province de Damas.

En Israël, on craint une riposte du Hezbollah libanais qui pourrait effectivement exploiter l’hiver pour déclencher son plan d’attaque sur l’ensemble du territoire israélien, y compris sur le réacteur nucléaire de Dimona dans le Sud.

A Damas où le commandement militaire a d’énormes difficultés à contenir les 65000 rebelles appuyés par au moins 9000 mercenaires étrangers ciblant en priorité les infrastructures stratégiques et les sites de la défense antiaérienne, une réunion d’urgence des hauts commandants de l’armée et du renseignement évaluera les moyens de riposte contre Israël et la Turquie. Une source de haut niveau a affirmé que « le temps de l’impunité sioniste est révolu que le prix de cette agression sera tôt ou tard payé » avant d’être explicite que « le temps pour les déclarations politiques et les médiations diplomatiques est révolu » et que « la Syrie s’apprête à donner une leçon cinglante aux sionistes » en soulignant que l’agression sur la souveraineté syrienne ne sera pas impunie. Des avions Mig 31 des forces aériennes syriennes ont survolé les confins frontaliers syro-libanais non loin du Plateau du Golan et de la zone contestée des fermes de Chaba.

Reste à savoir sous quelle forme sera la riposte puisque une action directe de l’armée syrienne contre des cibles militaires israélienne déclenchera à coup sûr une guerre mondiale généralisée pouvant aboutir à un usage de l’arme nucléaire. C’est pourquoi l’Iran a pressé ses alliés syriens de ne pas riposter à l’heure actuelle et de lui laisser « du temps » pour s’y préparer. Notamment en travaillant sur un système de navigation par satellite qui lui est propre. La Syrie dispose de plan secret en cas de décapitation du régime prévoyant une offensive balistique sur les villes et les centres vitaux israéliens.

Dans cette équations à trois variables qui se joue au Moyen-Orient, le risque d’un affrontement militaire généralisé est devenu non pas une éventualité mais une certitude. Israël s’impatiente de plus en plus et veut s’attaquer à l’Iran, quitte à passer au dessus d’une Syrie dévastée par presque deux années de guerre. Moscou et Pékin s’y opposent fermement. Reste à savoir si les Etats-Unis sauront éviter la conflagration et recadrer ce conflit dans un contexte strictement régional.
http://www.alterinfo.net/Conflit-du-Moyen-Orient-une-nouvelle-phase-dans-la-guerre-mondiale-en-cours_a86313.html
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 02:00

 

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20 mai 2008 par Laurence Kalafatides | consulté 20249 fois  FMIOMCPrivatisationBilderbergCorruption   5

 

Ceux qui ignorent l’histoire se condamnent à la répéter (Georges Langlois)

 

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La nouvelle vient juste de tomber. Cette année, le Bilderberg tiendra sa conférence annuelle du 5 au 8 juin, à Chantilly, près de Washington. Cette information, venue des Pays-Bas, a peu de chance d’intéresser les téléspectateurs français car, depuis le 4 mars 2008, ils « savent » que le Bilderberg n’existe pas. En effet,ce soir là, Yves Calvi, consacrait son émission C dans l’air – une de ces cuistreries dont la télévision française est friande – à la question : “ Qui gouverne le monde “.

Yves Calvi, journaliste depuis 1986 (France Info, FRI, Europe 1) recevait quatre éminents spécialistes du sujet : Gérard Chaliand (spécialiste des problèmes géopolitiques et stratégiques), Nicole Bacharan (historienne et politologue franco-américaine), Jean-François Khan (historien, journaliste depuis 1964 – Europe 1, l’Express, le Monde – fondateur de l’Evénement du Jeudi puis de l’hebdomadaire Marianne),et enfin Jacques Rupnik (Directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales). Comme à l’accoutumée, la fin de l’émission fut dédiée aux questions des téléspectateurs. Yves Calvi se saisit d’un message et posa la question à brûle-pourpoint : [1]

- Y. Calvi : Que savez-vous de l’organisation mondiale Bilder … beurk, je vais y arriver… Bilderberg, moi j’en avais jamais entendu parler, qui réunit chaque année les personnages les plus influents du monde ? vous connaissez ça vous ?
- Réponse unanime des invités : NON
- Y. Calvi : Ben voilà, c’est un bide en direct
- J-F Khan : Je connais la Tricontinentale [2] , je connais Davos, mais je connais pas …
- N. Bacharan : Je ne connais pas du tout cette organisation donc je n’en dirais rien
- Y. Calvi : c’est peut-être une invention d’un téléspectateur qui a de l’humour, qui nous teste ?
- N. Bacharan : peut-être qu’il voulait vérifier…
- G. Chaliand : Je me méfie beaucoup de ces organisations mondiales qui dans l’ombre se réunissent et distribuent en quelque sorte les dividendes et les rôles. C’est une longue histoire.
- Y. Calvi : Vous êtes peut-être en train de répondre très habilement à une fausse question, ce qui est très rare, et ce qui pour le coup est d’une grande intelligence, enfin moi, ça m’arrange !

La suite de l’émission importe peu. Les téléspectateurs auront retenu que le Bilderberg n’existe pas puisque cinq journalistes et spécialistes de géopolitique n’en ont tout simplement jamais entendu parler.

A la décharge de nos brillants “experts” il faut reconnaître que le Groupe de Bilderberg n’existe QUE depuis 54 ans, et que ce club ultra huppé ne reçoit QUE des têtes couronnées, des ministres,des secrétaires généraux de l’OTAN, des PDG, des patrons de presse. On le voit, il n’y a là rien qui puisse éveiller la curiosité des invités d’Yves Calvi. Pourtant…

Le Bilderberg, ce fantasme de gauchiste [3]

Pourtant, la genèse du Groupe de Bilderberg est une histoire fort instructive qui mérite d’être contée, car elle donne à voir une réalité qui se situe à l’exact opposé de la démocratie. Depuis sa création en 1952, le Bilderberg a largement contribué à construire le condominium euro-américain, sous leadership US, que l’on voit à l’oeuvre aujourd’hui. Ce condominium transatlantique peut être considéré comme la clé de voûte du nouvel « ordre mondial » que le président américain Harry Tuman a annoncé en 1947. Plan Marshall, OTAN et son réseau secret Stay-Behind, Union Européenne, CIA , MI6 et Bilderberg font partie des instruments utilisés pour mettre en place cet « ordre mondial » et mener la guerre froide.
Pour autant, façonner ce nouvel ordre mondial, selon l’architecture décidée par Washington, implique la collaboration des pays membres de l’Alliance Atlantique. Le Bilderberg a précisément pour fonction d’assurer cette collaboration. La filiation OTAN/Bilderberg peut se lire au travers des nombreuses sessions consacrées « aux questions sur lesquelles un accord au sein de l’Alliance Atlantique peut s’avérer difficile. » Sous couvert de débats, le Bilderberg exerce une véritable diplomatie parallèle au prétexte que, selon ses propres termes,  » les dimensions et les possibilités des contacts officiels [ des hommes d’Etat et des diplomates ] ont leurs limites et ne couvrent pas tout le champ que les fondateurs de Bilderberg avaient en idée. »

Le Groupe de Bilderberg, dont l’objectif affiché est de construire « l’unité du monde occidental » ne recrute que » des gens importants et respectés et qui peuvent contribuer à la réalisation des objectifs que le Bilderberg s’est assigné. [4] » Au début de chaque conférence, une note distribuée aux participants indique que l’on attend d’eux qu’ils usent de leur « influence afin que l’Alliance Atlantique puisse fonctionner d’une façon plus efficace. » Quant à la diversité des sujets débattus, elle découle, selon un document de 1957, de « l’intérêt commun des membres de l’OTAN [ qui ] s’étend constamment au-delà de la sphère d’application limitée du Traité Atlantique. [5] » Il va sans dire que pour faire entériner cette « politique occidentale qu’il serait peut-être plus exact bien que moins diplomatique d’appeler américaine » [6] la plus grande quiétude est nécessaire. C’est la raison pour laquelle ces conférences annuelles – qui regroupaient environ 50 personnes dans les premières années et qui aujourd’hui en comptent 120 – se tiennent loin des regards, dans des hôtels ultras sécurisés et ne donne lieu à aucune communication externe.

Amitié Transatlantique

Paris, 25 septembre 1952. Ce jour-là, 13 personnes se réunissent pour jeter les bases de ce qui deviendra deux ans plus tard, le Groupe de Bilderberg. En plus du Baron François de Nervo, hôte de la réunion, on note des personnalités venues de toute l’Europe :
- Paul Van Zeeland, ministre belge des affaires étrangères
- Bernhard De Lippe-Biesterfeld, Prince consort des Pays-Bas, époux de la Reine Juliana
- Ole Bjorn Kraft, Ministre danois des affaires étrangères, président du Conseil de l’OTAN
- Dr Rudolf Mueller, avocat d’affaires allemand, ancien président de la German Economic Administration de la zone anglaise.
- Panagiotis Pipinelis, représentant permanent de la Grèce à l’OTAN
- Paul Rykens, président de la firme multinationale Unilever
- Hugh Gaitskell, ancien chancelier de l’Echiquier, trésorier du parti travailliste
- Guy Mollet, président le la SFIO
- Antoine Pinay, Président du Conseil ; ministre des Finances et Affaires économiques

Et enfin les deux chevilles ouvrières du Bilderberg en cours de constitution :
- Sir Colin Gubbins, ancien Général de l’armée britannique, qui durant la guerre fut chargé de la planification des actions subversives et de sabotage au sein du S.O.E. – Special Operation Executive – Démantelé en juin 1946, le SOE fut remplacé, à l’intérieur du service de renseignement MI6, par une nouvelle section secrète  » Special Operations » dont Colin Gubbins prit le commandement. En liaison avec Frank Wisner – directeur du bureau de coordination politique des opérations spéciales de la CIA (OPC ) Gubbins s’activa à créer les armées secrètes de l’OTAN – Stay Behind – dans toute l’Europe [7].

- Joseph Retinger : Cet ami intime de Gubbins fut conseiller diplomatique du Général Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil à Londres durant la Deuxième Guerre mondiale [8]. Les services secrets français le considéraient comme un agent du contre-espionnage polonais passé au service de l’Intelligence Service de Grande-Bretagne [9]. Lorsqu’en 1952, Retinger se lance dans la création du groupe de Bilderberg, il occupe le poste de secrétaire général du Mouvement européen.

Sont excusés, Max Brauer, membre du parti socialiste allemand, Maire de Hambourg et Lord Portal de Hungerford, ancien maréchal de la Royal Air Force, contrôleur pour la production de l’énergie atomique au ministère de l’approvisionnement.

Pour Retinger et ses amis, la première tâche consiste à redonner du dynamisme à la campagne antisoviétique en Europe, et à faire battre en retraite les partis communistes jugés trop puissants. Mais pour ce faire, il s’avère nécessaire de pacifier les relations euro-américaines. Il est vrai que de nombreux nuages se sont accumulés sur l’ horizon transatlantique depuis la fin de la guerre. Le comité européen pointe du doigt l’ingérence américaine dans les affaires intérieures des pays européens, à ce point outrancière que les élus peinent à la masquer à l’opinion publique. Problème amplifié par le comportement « vulgaire et arrogant » de nombreux Américains en postes en Europe et qui alimente un certain « anti-américanisme » dans les populations. Cette situation donne, selon les membres du Comité, des arguments aux partis communistes qui dans certains pays engrangent de belles victoires électorales. Le groupe échafaude alors un plan d’action destiné à « attirer l’attention des autorités compétentes sur des mesures qui puissent renforcer l’amitié et la confiance qui doivent régner entre l’Amérique et l’Europe«  et décide, dans la foulée, de créer un Comité analogue aux Etats-Unis.

Peu de temps après, Joseph Retinger et le Prince Bernhard, s’envolent pour les Etats-Unis où ils rencontrent Averell Harriman [10], directeur de la Mutual Security Agency – agence chargée de coopération économique – Walter Bedell Smith [11], directeur de la CIA et C.D. Jackson [12], Président du Comité pour une Europe Libre . Le 1° octobre 1953 une lettre du directeur de la CIA, informe Retinger que le Comité américain est constitué. 18 mois plus tard, le 8 février 1954, Européens et Américains se réunissent, de nouveau chez le Baron François de Nervo, et valident un rapport – N°3 – où se trouve également consignée leur stratégie : « Les membres du Groupe, usant de leurs relations avec leurs autorités respectives, s’assureront que les points de vue développés dans le rapport n°3 seront soumis aux divers gouvernements ». Ils décident d’organiser  » dans un futur proche, une réunion restreinte de personnalités triées sur le volet et d’environ cinquante personnes ; la conférence discutera des problèmes mentionnés dans le document N°3 et si possible conviendra que ses conclusions sont la meilleure voie possible pour réaliser une entente parfaite entre l’Europe et l’Amérique. Les participants seront des personnalités influentes et informées des sujets débattus. »

La conférence dont il est fait mention est prévue pour les 29-30et 31 mai 1954 à Oosterbeek (Pays- Bas ) dans l’hôtel Bilderberg. Les thèmes inscrits à l’ordre du jour sont les suivants :
a) L’attitude générale envers le communisme et l’Union soviétique
b) L’unification de l’Europe
c) La Communauté européenne de Défense et la défense européenne
d) Le problème des colonies
e) Les problèmes économiques

Trouver un consensus qui permettrait d’adopter une position commune « envers le communisme et l’Union Soviétique » n’est pas chose aisée. Les Etats-Unis se montrent inflexibles envers « l’ennemi » et reprochent à l’Europe de s’orienter vers une politique de négociation avec l’URSS, voire même, blasphème, une politique d’apaisement. Pour leur défense, les Européens arguent d’un fort électorat communiste dans certains pays contre lequel la « solution » américaine semble inadéquate. Déterminés à aller de l’avant, les participants concluent que la réconciliation se fera grâce à un front commun contre l’Ennemi, à savoir le communisme.
Au fait, en quoi consiste cette menace communiste contre laquelle on mobilise tant de monde et tant d’argent ?

Le capitalisme en danger

En 1945, le Reich à peine vaincu, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis envisagent sérieusement un revirement d’alliance. Nombre de personnalités des deux nations considèrent que l’ennemi « naturel » n’est pas le nazisme, mais le bolchevisme. Il est, momentanément, question que les armées britanniques et américaine « marchent sur Moscou ». Churchill donne l’ordre – secret – au Maréchal Montgomery de ne pas désarmer les unités allemandes capturées et de les tenir prêtes pour un possible emploi contre l’armée rouge. De son côté, le Général Patton demande à réarmer deux divisions de la Waffen SS afin de les incorporer dans la troisième armée américaine pour les diriger contre les Russes. Dans le même temps, les services de renseignements américains recrutent des espions nazis ainsi que des gradés SS et exfiltrent un nombre considérable de criminels de guerre [13].

Toutefois, les opinions publiques ne sont pas prêtes à un tel revirement de situation et sont loin de considérer l’URSS comme une ennemie. En 1945, l’armée rouge jouit d’un grand prestige parmi les soldats stationnés en Europe, et un sondage indique que 55% des Américains déclarent vouloir conserver l’URSS comme allié après la guerre [14]. Durant l’année 1946, John Strohm, président de l’Association américaine des journalistes agricoles voyage plusieurs mois à travers la Russie, de retour, il racontera dans un livre que partout où il est allé, il a pu constater chez les Russes un profond sentiment d’amitié à l’égard des USA. Le diplomate américain Summer Welles, quant à lui, affirme publiquement que les véritables objectifs de la politique soviétique sont « la sécurité, la reconstruction, l’industrialisation des républiques soviétiques, et le développement des ressources naturelles comme partie essentielle d’un programme visant à élever rapidement le niveau de vie des Russes. » [15]

Ces prises de position s’avèrent extrêmement contrariantes pour ceux qui se sont considérablement enrichis grâce à l’économie de guerre et envisagent d’un mauvais oeil la baisse des carnets de commandes. D’ailleurs, en 1946, des économistes sonnent l’alarme : une crise de surproduction menace et le spectre de la récession n’est pas loin. Pour l’administration américaine, l’ urgence est de trouver des débouchés pour les produits et les capitaux américains, et de remettre en selle la stratégie de la « porte ouverte » [16]. Les regards se tournent vers l’Europe qui manque de tout, vers ses colonies dans lesquelles les Américains veulent pouvoir s’implanter et enfin vers les pays d’Europe sous l’influence de L’URSS .
Mais en Europe de l’Ouest, l’ antifascisme radical se double d’une remise en cause du capitalisme. Dans de nombreux pays, syndicats et partis de gauche acquièrent une influence considérable. En Allemagne les ouvriers mettent en place des « conseils d’entreprises souvent dirigés par des communistes » [17] y compris dans les filiales allemandes des entreprises américaines Ford ou General Motors. Ces conseils d’entreprises « inquiètent tous ceux qui craignent que la Deuxième Guerre mondiale ne débouche sur une révolution sociale, exactement comme la guerre franco-prussienne de 1870 et la Première Guerre mondiale avaient engendré la Commune et la Révolution d’Octobre. » [18] En Grande- Bretagne, le parti travailliste qui remporta les élections contre Winston Churchill en 1945 développe une politique qui répond aux aspirations d’une population extrêmement éprouvée par la guerre. De grandes réformes sociales sont mises en place, telle que la création de la sécurité sociale, ou la nationalisation des industries lourdes et de la Banque d’Angleterre. En Italie, les élections communales de 1946 amènent une large victoire des partis de gauche, tandis qu’en France, le général de Gaulle au pouvoir entreprend des nationalisations, et concède quatre ministères aux communistes. Les élections législatives de novembre 1946, font du PCF le premier parti politique en voix.

Quand Harry Truman était « fatigué de pouponner les soviétiques » [19]

Fort opportunément, en février 1946, un conseiller de l’ambassade américaine en URSS, George Kennan, rédige un long document dans lequel il fait part de ses réflexions sur le défi soviétique auquel est confronté l’Amérique. Bien que convaincu qu’il n’existe pas de risque de conflit entre les deux « grand », il préconise une grande fermeté vis-à-vis du Kremlin ainsi qu’ une politique offensive visant à réduire l’influence soviétique sur les pays satellites. Ce « long télégramme » sera utilisé, peu de temps après, par l’establishment américain pour agiter la menace d’une agression militaire imminente de l’URSS.

Quelques mois plus tard, le sous-secrétaire d’Etat Dean Acheson réunit les principaux dirigeants du Congrès et leur présente la Russie comme une nation « agressive et expansionniste » et conclut qu’un gouffre idéologique infranchissable sépare l’URSS des Etats-Unis [20]. De son côté, la CIA informe le Président américain que « le plus grand danger pour la sécurité des Etats-Unis est la possibilité d’un effondrement économique en Europe occidentale et par conséquent l’accession au pouvoir d’éléments communistes » [21]
Le 6 mars 1947 , le Président Harry Truman attaque lors d’un discours à l’université Baylor le principe de l’économie administrée, visant par là non seulement l’URSS, mais aussi des pays comme la Grande-Bretagne ou la France. Truman décrit ainsi le « chemin pour l’ordre mondial » :  » Partout le futur est incertain. Les politiques économiques sont fluctuantes. Dans cette atmosphère de doute et d’hésitation, le facteur décisif sera le type de conduite que les Etats-Unis donneront au monde… Le peuple [ américain ] est prêt à assumer le rôle de guide qui lui revient … Nous sommes le géant du monde économique… Que nous le voulions ou non, la structure future des relations économiques dépend de nous. Le monde attend et observe pour voir ce que nous ferons. Ce choix est le nôtre. » Ce discours précède d’un mois le lancement du « Plan Marshall ». Entre temps le sénateur Vandenderg, président du Comité des Relations étrangères au Sénat, avait réussi à convaincre le président Truman « d’épouvanter » l’opinion afin de la préparer à la nouvelle politique antisoviétique [22]. Cette épouvante ira crescendo grâce à la « Croisade pour la Liberté » destinée à présenter une image apocalyptique de l’Union soviétique. Le général Eisenhower en personne, accuse Moscou de chercher à « contrôler le monde » et à « détruire la liberté humaine », dans la foulée il annonce que l’Amérique doit se préparer à une bataille aux « conséquences mortelles » qui menacent » l’existence même des Etats-Unis » [23] . En 1952, la « chasse aux sorcières » du sénateur McCarthy ayant accompli son oeuvre, « une véritable crise d’hystérie s’est emparée de l’Amérique et l’opinion croyant la guerre proche s’inquiète de la construction rapide d’abris antiatomiques. » [24]

De retour aux Etats-Unis, George Kennan, est nommé directeur du Policy Planning Staff, division du Département d’Etat chargé d’élaborer la politique étrangère américaine. Dans un mémorandum adressé au secrétaire d’Etat Dean Acheson il expose ce que devrait être la position américaine vis-à-vis du reste du monde « Nous disposons de près de 50% de la richesse mondiale, mais seulement de 6,3% de la population… Notre véritable tache dans la période à venir est de concevoir un modèle de relations qui nous permettront de maintenir cette position de disparité… Notre attention devra partout se concentrer sur nos objectifs nationaux immédiats. Nous devons cesser de parler d’objectifs vagues et irréels tels que les droits de l’homme, l’amélioration du niveau de vie, et la démocratisation. Le jour où nous devrons raisonner en terme de concepts clairs de pouvoirs n’est pas si loin. Moins nous serons entravés par des slogans idéalistes et mieux cela sera » [25]

Mais l’agression militaire soviétique imminente est un bluff. A la fin de la guerre, l’URSS est à genoux. Vingt millions de Soviétiques sont morts au front, l’industrie a été dévastée par les armées d’Hitler et partout dans le pays la nourriture manque. Contrairement aux affirmations péremptoires des propagandistes, les « maîtres du Kremlin » n’ont pas l’intention de lancer une nouvelle guerre. En 1945, le ministre des affaires étrangères britannique, Antony Eden déclare devant le parlement anglais, être absolument convaincu que les mesures prises par les Russes en Europe occidentale sont seulement destinées à empêcher une dangereuse résurrection de la puissance allemande : « nous savons que les dispositions russes ne sont pas dirigées contre nous » [26] . D’ailleurs, en 1957, George Kennan lui-même prendra ses distances avec la position belliciste américaine et fera une mise au point : « Je n’ai jamais cru que le gouvernement soviétique, à aucun moment depuis 1945, ait désiré une guerre générale, ou qu’il aurait été amené, pour quelque raison politique valable, à entamer une telle guerre » [27]

Halloween au Bilderberg

Dans les salons du Baron de Nervo, le Comité de Bilderberg ne semble pas traumatisé par une quelconque attaque bolchevique. En revanche ce qui inquiète l’assemblée réunie ce 8 février 1954, est le manque d’enthousiasme évident des populations européennes pour la croisade américaine contre l’Union Soviétique. Selon le Comité européen, le problème est dû en partie, au McCarthysme qui a créé de « très grands dommages » dans l’opinion publique européenne surtout dans les pays où existe un fort électorat communiste. L’inquiétude monte d’un cran vers la fin de l’année lorsque C.D. Jackson averti le Département d’Etat que « l’Europe occidentale veut la paix, le relâchement des tensions internationales et la dissipation de la guerre froide » [28]. La Conférence de Barbizon, en mars 1955, est l’occasion de relancer l’ardeur au combat. Sur un ton mélodramatique, lors de la session consacrée à « l’infiltration communiste dans les divers pays occidentaux », les conférenciers jouent à se faire peur et relatent le  » péril rouge » qui sévit chez eux :En Grande-Bretagne, ’ »les communistes ont dû agir par voie d’infiltration pour tenter d’atteindre la position dominante qui leur est nécessaire. » En Allemagne, « les activités communistes se sont accrues…Il existe certains courants très sommaires au sein des masses laborieuses qui… peuvent être exploitées par la propagande communiste. » En France explique Guy Mollet « Il existe une tendance profondément enracinée à penser que le progrès est à gauche … Ce que le terme gauche signifie exactement n’est pas très bien saisi. Du fait que le communisme est ainsi baptisé, il n’y a rien là qui soit de nature à alarmer une large fraction de la population ». Quant à l’Italie : « on a pas réussi à isoler le communisme… La gravité de la situation [ économique ] donne aux communistes une sorte de monopole de l’espoir. » Les populations européennes, résume le Prince Bernhard, sont vulnérables du fait que « le communisme a deux attraits : l’égalité sociale ou la possibilité pour chacun de trouver sa place dans le système, et la sécurité économique qu’il offre à la partie non ambitieuse de la population, laquelle constitue la majorité. »

Heureusement, il existe des pays sains. La Suisse par exemple où les communistes sont très peu nombreux et sont « principalement des indigènes, pour la plupart ouvriers » auxquels s’ajoutent « une partie d’étudiants qui traversent ce qu’on peut appeler une crise de croissance. » A la fin de la session, les participants parviennent à se mettre un peu de baume au coeur : « Au Portugal, le communisme se présente sous un aspect largement négatif. Il est bon de savoir qu’il existe au moins un pays du monde où le communisme ne joue pas de rôle. » En effet, le Portugal est une dictature. En 1926, date du coup d’Etat, le parti communiste, interdit, a dû entrer en clandestinité. Après l’accession au pouvoir du dictateur Salazar, en 1933, les communistes furent massivement arrêtés. Ceux qui n’ont pas été sommairement exécutés furent torturés et déportés dans le camp de concentration de Tarafal au Cap-Vert.

La deuxième séance voit l’assemblée s’enflammer sur la question de la « défense de la démocratie » et la manière de s’y prendre pour la sauver. Le problème, résume un intervenant, est que « la guerre froide a quelque chose d’une guerre civile dans la mesure où une partie de la population fait fonction d’agents de l’étranger. ». Des mesures doivent être prises. Certains envisagent de faire appel à l’Eglise afin de contrer la « propagande pseudopacifiste » des communistes. D’autres exhument une « vieille loi néerlandaise de 1855 qui autorise la proscription des partis non démocrates » et qui mérite d’être examinée de près pour éventuellement servir de modèle aux autres. Impossible rétorque Alberto Pirelli – industriel fasciste et ancien ministre de Mussolini [29] – car en Italie les « choses sont devenues extrêmement difficiles depuis l’abrogation des lois fascistes. »
A défaut de pouvoir utiliser des lois fascistes pour sauver la démocratie, les conférenciers décident une « offensive de propagande » pour laquelle il sera nécessaire d’utiliser « plus particulièrement la presse … spécialement en Italie et en France ».

L’Europe, l’Europe, l’Europe

En ce début des années cinquante, la grande affaire transatlantique est incontestablement l’intégration européenne. Celle-ci fit d’ailleurs partie intégrante du Plan Marshall pour le relèvement de l’Europe. Pour l’Administration américaine, l’Europe a reconstruire s’envisageait d’abord comme un gigantesque marché à ouvrir aux produits et aux capitaux américains, permettant ainsi à l’industrie US d’échapper une crise de surproduction. Les conditions posées aux nations européennes pour avoir accès à l’aide Marshall étaient claires : créer une « union douanière » et rendre les monnaies européennes convertibles entre elles et avec le dollar. Afin de verrouiller ce nouveau marché, le Congrès américain vota tout un arsenal juridique, empêchant de facto les pays d’Europe de l’Ouest de commercer avec le « bloc de l’Est » [30]. Mais le Plan Marshall fut aussi un instrument d’ingérence dans les affaires de politique intérieure des pays « aidés ». « Le but de l’ERP [ Plan Marshall ] est fondamentalement politique … Il est nécessaire de coordonner et d’intégrer le mieux possible toutes les phases de l’effort du gouvernement américain, particulièrement la diplomatie, l’ECA [ administration du plan Marshall ], l’aide militaire et les opérations secrètes de guerre politique [ comprendre coups tordus de la CIA]«  [31] Cette ingérence fut telle qu’elle finit par faire grincer des dents y compris dans les rangs américanophiles.

Pour le Bilderberg, pas question de laisser les choses s’envenimer. Lors de la réunion du 8 février 1954, la situation est froidement analysée : « la pression exercée par les Américains sur les Européens pour accélérer le processus d’unification indigne l’opinion européenne, y compris les plus ardents amis de l’Amérique. » De plus, les dernières nouvelles indiquent que l’on s’achemine vers un rejet, par le parlement français, de la Communauté européenne de Défense ( CED ), ce qui fera prendre un sérieux retard au réarmement de l’Allemagne décidé par les USA. L’inquiétude des membres du Bilderberg est d’autant plus vive que la plupart d’entre eux sont des figures majeures de la construction européenne.

Le projet d’une Europe fédérée sur les plans politique, économique et culturel fut le fruit de réflexions et de concertations menées à Londres, en 1943, par un petit groupe de personnalités. Edmond Giscard d’Estaing, Paul van Zeeland, Joseph Retinger en furent les principaux acteurs [32]. Trois ans plus tard, Van Zeeland, Retinger et son « vieil ami » Colin Gubbins créèrent la Ligue Indépendante de Coopération Européenne (ILEC). Il s’agissait d’un groupe de pression transnational composé d’hommes d’affaires, de banquiers et de politiques européens dont l’un des objectifs était l’établissement d’un marché commun européen et d’une monnaie unique. L’ambassadeur américain en Grande-Bretagne, Averell Harriman mit sur pied la section américaine de l’ILEC.
Au mois de septembre 1946 Winston Churchill appela solennellement à « ériger quelque chose comme les Etats-Unis d’Europe«  [33]. Cet appel fut relayé par le Congrès américain qui exigea que les Etats bénéficiaires du Plan Marshall s’engagent à participer à ces Etats-Unis d’Europe [34]. Au même moment se créait, autour d’ Alexandre Marc, de Denis de Rougemont et d’Henry Frenay, l’Union Européenne des Fédéralistes (UEF) dont le rôle essentiel était de mobiliser l’opinion publique. De leur côté, les socialistes fondèrent le Mouvement Socialiste pour les Etats-Unis d’Europe, tandis que les chrétiens démocrates s’agrégèrent dans les Nouvelles Equipes Internationales. Afin de coordonner ces mouvements, Duncan Sandys – gendre de Churchill – et Joseph Retinger organisèrent un grand Congrès, financé par des fonds du Plan Marshall, à la Haye en mai 1948. Ce congrès donna naissance au Mouvement Européen dont Retinger devint le Président. Dès le début, mouvements fédéralistes et unionistes furent financés par la CIA. Mais ce nouveau Mouvement Européen, avait besoin de beaucoup d’argent pour fonctionner. A cette fin la CIA créa une organisation spécifique : l’ACUE ( American Committee for United Europe ) à la direction de laquelle on trouvait Walter Bedell-Smith, directeur de la CIA et Allen Dulles directeur des plans de la CIA. D’autres fonds parvinrent via la Fondation Ford dont un des dirigeants, Shepard Stone, lança en 1951 une grande campagne de soutien au Mouvement Européen. En 1952, ce même Shepard Stone finança la création du Groupe de Bilderberg dont il devint un membre du comité directeur.

L’Europe était sur les rails. Tout le monde cependant ne partageait pas ce bel enthousiasme. Le Général de Gaulle fit connaître son opinion par voix de presse : « N’est-ce pas tuer l’Europe que de fabriquer, à grand renfort d’intervention américaine, ce monstre, ce robot, ce Frankenstein, que pour tromper le monde, on appelle la Communauté ? » [35] Et de pointer un doigt accusateur sur cette construction communautaire où l’on voyait  » s’y employer des synarques [36] qui rêvent d’un empire supranational, des politiques qui croient tout perdu si l’on ne cède pas à l’étranger, enfin cette sorte de gens qui sont toujours prêts à s’inscrire pour le voyage de la lune, en souhaitant secrètement que le départ soit différé. Tous voulaient être les prophètes de l’Europe. » [37]

Pas question cependant de laisser le Général de Gaulle jouer les troublions dans cette Alliance Atlantique dont le but était « d’établir un ordre mondial stable » [38]. Mais la France, « pierre angulaire de l’Europe de l’Ouest continentale » [39] était sous bonne surveillance, plusieurs organismes américains étaient installés à Paris. L’ECA (Economic Cooperation Administration tout d’abord, dont le siège était situé dans l’hôtel Talleyrand, était en charge de la coordination, au niveau européen, de l’attribution des aides du plan Marshall. L’ECA était dirigé par Averell Harriman qui, de retour aux USA en 1952, supervisa la mise en place du Comité américain du Bilderberg. Également présent dans la capitale française le Comité France-Amérique administré entre autres par David Rockefeller et C.D. Jackson, tous deux membres du comité directeur du Bilderberg. Quant à Radio Free Europe – officine de la CIA – elle avait ses bureaux sur les Champs Elysées, et était dirigée par C.D. Jackson. Dans ce contexte,il n’est pas surprenant que les réunions constitutives du Bilderberg se soient tenues à Paris.

Le formatage de l’élite transatlantique

Le Bilderberg est un club élitiste, ne sont convié aux conférences que « des personnes influentes dont les relations personnelles avec les hommes placés à la tête des affaires publiques pourraient contribuer … a rechercher une attitude commune sur les terrains politiques, culturels, économiques et social. » Ses fondateurs estiment « beaucoup plus fructueux d’obtenir une compréhension et une bonne volonté mutuelles entre des hommes occupant les positions-clés dans chaque pays que d’essayer d’influencer directement l’homme de la rue par voie de publicité ou de propagande » [40]. La méthode du Bilderberg pour embrigader les élites qui s’emploieront à manipuler l’opinion publique, est identique à celle utilisée par le Congrès pour la Liberté de la Culture [41] : « La CIA faisait circuler les objectifs américains de politique extérieure et en retour, elle écoutait attentivement un groupe dont la connaissance de l’Europe de l’Ouest pouvait faciliter ou même modifier les méthodes et les arguments utilisés pour formuler les mêmes objectifs. » [42] La recette, concoctée par le Conseil de Stratégie Psychologique – PSB – créé en 1951 par le Président Truman, était basée sur le manuel d’instruction des stratèges de la CIA, qui préconisait de « contester la théorie politique égalitaire et de montrer la persistance et le caractère incontournable du pouvoir de l’élite, même en un âge d’égalité. » Le PSB proposait la mise en place d’un « mouvement intellectuel à long terme » afin de « briser les modes de pensées doctrinaires hostiles aux objectifs américains. » Pour cela il suggérait de prendre appui sur une élite définie comme étant « un groupe numériquement limité … Qui forme ou du moins prépare les attitudes et opinions de ceux qui à leur tour dirigent l’opinion publique. » [43] Ce parallélisme entre le Bilderberg et le Congrès pour la Liberté de la Culture n’est pas le fruit du hasard et l’on retrouve les mêmes acteurs dans les deux instances. La doctrine fut élaborée par le PSB à la demande du président du National Committee for Free Europe ( officine de la CIA ), C.D. Jackson, qui, au même moment, constituait le Comité américain du Bilderberg. Nommé, en 1953, conseiller spécial pour la guerre psychologique du président Eisenhower il devient, en 1954, administrateur du comité américain pour la Liberté de la Culture et membre du comité directeur du Bilderberg. Cinq autres personnalités sont liées aux deux instances : Hugh Gaitskell, chancelier de l’échiquier britannique, Denis Healey député travailliste, Stone Shepard directeur de la Fondation Ford et David Rockefeller président de la Chase Manhattan Bank.

Le mode d’emploi

Le fonctionnement du Bilderberg est décrit dans la brochure de présentation du groupe :
Le Prince Bernhard des Pays-Bas est le président et dirige chacune des réunions. Il est assisté par un secrétaire général pour l’Europe – Joseph Retinger jusqu’en 1958 [44] – et un secrétaire général pour les USA – Joseph E. Johnson [45]- Le Prince centralise toutes les activités de Bilderberg, désigne les membres du Comité directeur et après consultation de ces derniers décide des personnes à inviter aux conférences annuelles. Le Comité directeur se réunit au moins deux fois par an. Sa composition est variable à l’exception d’un petit groupe d’hommes qui sont toujours présents. Si, au début des années cinquante, les Conférences de Bilderberg comptent une cinquantaine d’invités, on en dénombre, aujourd’hui environ cent vingt. Considérant que « les dirigeants réels d’un pays ne sont pas seulement les politiciens [et que ] d’autres grands intérêts – religieux, financiers, industriels, syndicaux, intellectuels – jouent également leur rôle en matière de relations entre pays [46]« , la répartition des conférenciers est la suivante : environ 1/3 d’hommes politiques, 1/4 d’hommes d’affaires, le reste étant des intellectuels, des syndicalistes, des diplomates, des fonctionnaires et des représentants de la presse. Les conférences durent trois jours, dans un hôtel entièrement réservé à cet effet et gardé par une escouade de policiers. Ni les conjoints, ni les secrétaires ne sont acceptés. Chaque participant aux conférences devient « membre » de facto du Bilderberg et même s’il n’est plus invité par la suite, il peut sur demande recevoir les comptes rendus des réunions et ainsi continuer à user de son « influence » pour « contribuer à la réalisation des objectifs que Bilderberg s’est assigné ». La relation à la presse est ainsi décrite pas la brochure de présentation : « La presse en tant que telle n’est pas admise aux conférences, cela ne signifie pas pour autant que les journalistes soient exclus des réunions. En fait, d’éminentes personnalités de la presse ont assisté à la plupart des conférences, mais ils ont participé, comme tous les autres en leur qualité personnelle » [47]. Cette belle architecture faillit toutefois s’effondrer en 1976 lorsque le Prince bernhard fut pris dans la tourmente d’un scandale financier. Il fut contraint de reconnaître qu’il avait reçu 1 million de dollars de pots-de-vin de la firme Lockheed afin d’influencer le gouvernement hollandais pour l’achat d’avions de chasse F-16. Le Prince démissionna de la présidence du Bilderberg et il n’y eu pas de conférence cette année-là.

Les socialistes sont nos meilleurs amis

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, aux Etats-Unis, le clivage politique dans le domaine des affaires étrangères ne se fait plus selon une ligne Républicains/Démocrates mais selon une ligne isolationniste/interventionniste. Dès 1941, le courant interventionniste – politique de la porte ouverte – était devenu majoritaire dans les deux camps. En 1952, le président Harry Truman institua une règle visant à assurer la continuité de la politique extérieure quelque soit la majorité au pouvoir [48]. Situation dont se félicite le Comité américain lors de la Conférence de Bilderberg à Barbizon en 1955 : « Le large soutien auquel le Président est maintenant en mesure de faire appel pour sa politique étrangère, et qui couvre sans doute les deux tiers ou les trois quarts du parti républicain et une part considérable du parti démocrate, permet de traiter maintes questions importantes dans un climat de modération et de responsabilité. » L’objectif de Washington est d’exporter ce modèle en Europe afin que la ligne atlantiste soit conservée quelque soit le gouvernement en place, autrement dit s’assurer que si les partis socialistes viennent au pouvoir, ils adoptent une ligne compatible avec les intérêts américains. A la fin de la guerre les Etats-Unis organisèrent la Non Communist Left Policy – NCLP -( politique de gauche non communiste ) qu’Averell Harriman, résuma en ces termes au Congrès : « Les socialistes sont nos meilleurs amis en Europe«  [49]. Sur le terrain, les Américains savaient pouvoir compter sur de nombreux soutiens afin de développer cette politique. En Italie tout d’abord, où dès 1945 les « Etats-Unis érigèrent la Démocratie chrétienne italienne (DCI) – un ramassis de collaborationnistes, de monarchistes et de fascistes – comme rempart au communisme » [50]. Son dirigeant, Alcide De Gasperi, président du Conseil Italien et ministre des Affaires étrangères de 1946 à 1953, qui recevait secrètement de l’argent de la CIA, suggéra à celle-ci de financer aussi le parti socialiste. « Bonne idée » qui fut immédiatement mise en pratique [51]. Sa mort inopinée en 1954 priva le Bilderberg de sa collaboration. [52] En France, autre pays fortement contaminé – selon Washington – par les idéaux communistes, c’est l’ambassadeur américain Jefferson Caffery, qui avait chargé les relations avec les socialistes. En 1946, celui-ci fit savoir à Washington que Guy Mollet, qui s’apprêtait a devenir secrétaire général de la SFIO, « n’avait aucune sympathie pour les communistes et souhaitait par-dessus tout entretenir avec Washington des rapports amicaux [53] » Une note du 21 janvier 1947, des services de renseignement français – SDECE – indiquait par ailleurs que « la NCLP prenait forme et que le soutien économique des partis européens de gauche non communistes a été décidé [54] » Fort de cette relation de proximité, l’ambassadeur Caffery discuta avec les socialistes de l’éviction des ministres communistes du gouvernement Ramadier. Eviction réalisée en mai 1947. Lorsqu’en mars 1949 les élections municipales montrèrent une forte poussée des conservateurs, Caffery, fit savoir au président du Conseil, Henri Queuille, que « pour les Etas-Unis, les socialistes devaient continuer à participer à la coalition gouvernementale » et dans la foulée alla trouver Guy Mollet pour lui demander de soutenir Queuille [55] . Guy Mollet devint en 1952 membre fondateur du Bilderberg. De l’autre côté de la Manche, l’affaire s’annonçait délicate. Il était question de mettre le Labor Parti (Parti travailliste) dans le « droit chemin ». Un organisme crée en 1948 par le premier ministre travailliste Clement Attlee fut utilisé à cet effet. L’IRD – Information Research Department – sorte de ministère secret de la guerre froide rattaché au Foreign Office était étroitement relié à la CIA [56]. Sa mission était de produire et de divulguer des documents de propagande anticommuniste [57]. Pour parvenir à ses fins,l’IRD cherchait à se « concilier les gens et les institutions qui, dans la tradition politique de gauche, étaient généralement perçus comme des opposants aux centres de pouvoir. Le but d’une telle conciliation était de se rapprocher des groupes « progressistes » afin de contrôler leurs activités en les influençant de l’intérieur. » [58] L’aile droite du Labor, en lutte contre le communisme était principalement conduite par Hugh Gaitskell et Denis Healey. C’est par ces proches de l’IRD que « la CIA espérait réussir à mettre la pensée politique britannique au service de ses projets pour l’Europe«  [59]. Hugh Gaitskell fut nommé ministre de l’économie en 1950, puis Chancelier de l’Echiquier. Membre fondateur du Bilderberg, il prendra la tête du parti travailliste en 1955. Denis Healey , quant à lui, dirigeait le Département international du Parti travailliste depuis 1948. Elu député travailliste en février 1952, il rejoignit le Comité directeur du Bilderberg en 1954.

Quand le Bilderberg voulait rééduq
uer le tiers-monde

Au milieu des années cinquante, les Etats-Unis opèrent un virage sur l’aile. Les activités paramilitaires [60] et les opérations de propagande s’avérant contre-productive, ils décident d’adopter une politique moins agressive. La « libération » des pays d’Europe de l’Est prendra un peu de retard d’autant plus que l’occident ne semble pas au mieux de sa forme : sur le plan militaire, « les Russes ont pris de l’avance en matière d’armement » [61] quant à l’économie, « le taux généralement élevé de croissance économique [ de l’URSS ] semble être supérieur aux taux occidentaux. Ceci contraste péniblement avec la récession et le chômage croissant aux Etats-Unis. » [62] En réalité l’urgence du moment se situe du côté des anciennes colonies principalement en Asie et en Afrique.

Sur la scène internationale ont émergé d’importantes personnalités du tiers monde qui ne se laissent guère intimider par la cupide et belliqueuse élite occidentale. Pourtant si les prises de position de leaders politiques tels que Sukarno, Nerhu, Hô Chi Minh, Nasser, irritent Washington elles constituent néanmoins une opportunité à saisir afin de prendre la main dans des pays jusqu’ici dominés par l’Europe. Difficile exercice pour lequel il s’avère nécessaire d’amadouer les alliés occidentaux que l’on s’apprête à dépouiller. La tension entre l’Europe et les Etats-Unis est vive sur la question coloniale, et la réunion de Bilderberg du 8 février 1954 est en partie consacrée à trouver un consensus entre les membres. En première analyse, les Européens relaient le ressentiment des gouvernements à l’encontre de l’attitude américaine en Birmanie, en Indonésie, en Indochine, au Maroc et plus généralement dans les Territoires de l’Union Française [63]. Face à cette mise en cause, le Groupe américain se retranche derrière son opinion publique, laquelle est, dit-on, en proie à une « réaction sentimentale » et « hautement émotionnelle » sur la question du colonialisme et se place résolument du « côté des aspirations nationalistes des peuples des colonies ». Une fois encore le grand Satan communiste permet aux deux rives de l’Atlantique de se rapprocher et d’adopter une position commune ainsi résumée :  » Dans presque tous les cas l’abandon du pouvoir par les Européens a laissé les peuples des colonies dans une compréhension du gouvernement démocratique inadéquate et un manque de maturité pour affronter les tâches auxquelles ils sont confrontés. Dans la confusion économique et politique qui en résulte,les communistes sont en position de prendre le contrôledugouvernement. Nous devons insister sur le fait que c’estprécisément le but recherché par Moscou … Nous devons considérerque les troubles [ fomentés par la Russie ] vont croître et que le problème des pays sous-développés va monter en importance. »

La question du colonialisme est d’autant plus prégnante que trois mois plus tard, en avril 1954, à l’initiative du président indonésien Sukarno, une conférence au sommet réunira à Colombo, capitale de Ceylan, les présidents d’Indonésie, d’Inde, de Ceylan, du Pakistan et de la Birmanie. L’objectif de cette conférence, qui mettra sur les rails le courant des « non-alignés » est de proposer une action commune pour mettre fin à la guerre d’Indochine, où la situation est des plus confuse, et où français et Américains sont engagés dans un véritable bras de fer.

A la fin de la 2°Guerre Mondiale, le Département d’Etat considérait que parmi toutes les administrations coloniales de l’Asie du Sud-Est, l’administration française en Indochine avant la guerre avait été la pire. Il entendait malgré tout obtenir de la France la liberté du commerce en l’Indochine ainsi que la possibilité d’établir des bases américaines. En octobre 1948 les USA se donnèrent pour mission de débarrasser l’Indochine de l’influence communiste d’Hô Chi Minh et d’instaurer un Etat entretenant avec l’Amérique des liens d’amitié, tout en étant formellement associé à la France. Si bien qu’en 1954, la guerre d’Indochine menée par la France était encore financée à plus de 80% par les Etats-Unis [64]. Mais la cuisante défaite de Diên Biên Phu change la donne.

Les accords de Genève de juin 1954, signés pour la France par Pierre Mendès France, prévoient la partition du Vietnam en deux entités, le retrait des troupes occidentales, et des élections générales dans les deux pays, en 1956. A la Maison Blanche, ces accords sont qualifiés de « désastre » et l’on décide, premièrement de les saboter et deuxièmement de prendre la place des Français. Un accord secret conclu entre Paris et Washington en septembre 54 engage la France à soutenir Ngô Dihn Diêm, le candidat des américains – profondément anti-français – pour les futures élections. Un nouvel accord, militaire celui là interviendra quelques semaines plus tard. Tandis que négociateurs européens et Américains mènent leurs discussions, sur le terrain, au Vietnam, services secrets français – défenseurs des puissants intérêts financiers en place – et CIA se livrent une guerre souterraine faite de coups tordus, de sabotages, de manipulations et de tentatives d’assassinats. [65]

Cette guerre souterraine n’empêche pas, toutefois, le ministre français des Affaires étrangères, Antoine Pinay [66], de consacrer trois jours de son précieux temps à la Conférence de Bilderberg qui, en cette année 1955, est hébergée à Barbizon En parallèle du conflit larvé franco-américain, une autre guerre se dessine. Il s’agit, et la conférence de Bilderberg y consacre une session entière, de se mettre en ordre de bataille afin de lutter contre le neutralisme, problème déclaré par le président Eisenhower comme étant encore plus préoccupant que le communisme. La question des « peuples non engagés » ainsi définis :  » nationalistes d’Asie, d’Afrique et du Moyen Orient qui ne sont pas pleinement ralliés aux idéaux et aux idées de l’Occident » est longuement débattue et se voit conférer le statut d’ « urgence politique ». Urgence liée au calendrier, car nous sommes au mois de mars et le 18 avril, 29 pays se réuniront à Bandung [67] pour une Conférence dont le programme est, d’ores et déjà, considéré par le Bilderberg comme un catalogue de « déclarations anti-occidentales fondées sur l’anticolonialisme le plus superficiel et le plus mal digéré. »

A Barbizon, les conférenciers se livrent alors à une séance de psychanalyse d’où il ressort que ces peuples « encore pauvres et inefficaces » n’ont pas opté pour l’Ouest dans sa lutte contre le communisme du fait d’une « psychose » qui prend racine dans le « ressentiment et la jalousie » vis -à – vis de pays occidentaux dépeints comme étant des « boucs émissaires ». L’assemblée décide de trouver des « remèdes à cet état morbide qui peut nous faire perdre militairement et politiquement l’Afrique et l’Asie » et conclu à la nécessité de « persuader ces peuples d’accepter nos idées de société démocratique comme étant la seule solution équitable des problèmes de l’humanité. » Une première piste se dégage qui fait l’unanimité, et la Conférence se prononce pour un programme visant à établir des « relations franches avec les chefs de ces pays » dont la principale tâche doit-être de « rééduquer leurs peuples ».

Pour renforcer les nouveaux liens avec ces peuples « incapables de se rappeler que l’existence humaine est une vallée de larmes » une solution de nature économique, cette fois, est envisagée. Mais il faudra, auparavant, que l’occident se soit « débarrassé de sa complaisance passive pour la bonté et la perfection de son système » et ce, d’autant plus rapidement, que jusqu’à présent il n’a pas « subi d’agression de la part des Russes sur le champ de bataille de l’économie ». A leur grand étonnement, les conférenciers observent que jusqu’à présent, les Russes n’ont fait « aucune tentative pour détraquer l’économie du monde libre par l’usage de leur propre puissance ». Cette situation devra être exploitée au plus vite, car « lorsque les peuples comparent ce qui s’est produit dans un pays qui a été pris en main par le communisme et dans un pays qui est demeuré libre de celui-ci, nous nous trouvons en face d’un immense défi. »

Pourtant, cet allant novateur ne portera pas ses fruits et la conférence du Bilderberg réunit à Fiuggi du 4 au 6 octobre 1957, constatera que la « pénétration de la civilisation, de l’éthique et des idéaux de l’Occident dans les pays non engagés » a échoué et que la classe dirigeante des pays neufs manque toujours « d’admiration pour nos standards techniques » et tarde à adopter « nos standards politiques et moraux. » La crise de Suez n’avait sans doute pas laissé que de bons souvenirs.

Nous sommes tous des américains [68]

Aujourd’hui, la guerre froide est terminée, l’Union Soviétique a disparu ainsi que le Pacte de Varsovie. En revanche, l’OTAN est toujours là, le Bilderberg aussi.
Des protagonistes de la première heure seuls sont toujours vivants, et assidus aux conférences, David Rockefeller (92 ans) et Henry Kissinger (83 ans). La principale fonction des conférences n’a pas changé, à savoir tester et affiner la propagande que les « élites » au service de l’empire américain utiliseront pour manipuler l’opinion publique, notamment lors des guerres de prédation menées au nom de la Liberté.
Depuis sa création, le Bilderberg, présidé depuis l’an 2000 par le Vicomte Etienne Davignon, a monté en prestige et aujourd’hui, l’on se flatte « d’en être ». La reine Béatrix des Pays-Bas, fille du Prince Bernhard, honore de sa présence les conférences depuis de nombreuses années.
En plus des ministres en exercice, des députés, des journalistes, des banquiers et des PDG, sont régulièrement invités, la plupart des commissaires européens ( leur voyage est payé par la Commission européenne ), les présidents du FMI et de la Banque Mondiale, ainsi que le directeur général de l’OMC. Pour assurer la sécurité de ces VIP, le gouvernement du pays hôte déploie une armada policière, armada rétribuée cela va sans dire, par les contribuables. Et l’on nous dit, depuis 54 ans, que tout ceci est de nature strictement privée [69]. Il serait peur-être temps de rappeler à cette pseudo élite la sentence du Président Roosevelt : « La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’état démocratique lui-même. Ce qui, fondamentalement est le fascisme ».

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:40

Suite article sur la journaliste la plus méprisée sur la Toile, et les coulisses,

voir aussi : Chiens de garde: Ornella Guyet, Article11, Rue89.. Atlantisme, CIA, fascisme ?

Comment des Atlantistes sévissent sur le Net pour discréditer ceux qui refusent de relayer les mensonges des Médias (comme moi), Chantal Dupille

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"L'antifasciste" Boutoleau
et la très américanophile "Professor" Ornella Guyet
Publié le 14 juin 2011
Qui veut nuire à l’UPR ? Dr Jekyll & Mrs Hyde :
“L’antifasciste” Boutoleau et la très américanophile “Professor” Guyet

pix0.jpgL’Union Populaire républicaine et son président François Asselineau ont fait l’objet, depuis plusieurs semaines, d’attaques extrêmement virulentes de la part de “Marie-Anne Boutoleau”, prétendue “journaliste indépendante” dont le véritable nom est Mlle Ornella Guyet.


Ces attaques, diffusées sur les sites Internet Indymedia Paris et Rebellyon, ont eu notamment pour effet d’empêcher la tenue d’une conférence à Lyon, deux gérants d’établissements ayant été successivement contraints, sous l’effet du climat de violence entretenu sciemment par Mlle Guyet et ses relais locaux, d’annuler les locations qu’ils nous avaient accordées.

Nous n’avions rien demandé à personne. Mais lorsque l’on nous cherche et que l’on veut nous intimider, au mépris des lois de la République, on nous trouve.

C’est pourquoi ces événements ont conduit l’UPR à déposer plainte contre Mlle Guyet et les deux sites Internet concernés, pour diffamation, injures publiques, refus du droit de réponse et atteinte à la liberté d’expression. (Cf. communiqué de l’UPR : http://www.facebook.com/note.php?note_id=10150201642937038)

La violence et l’impunité apparente de ces attaques, de même que la précision troublante de certaines informations (qui donnent à penser que Mlle Guyet dispose de fichiers de nature policière) nous ont par ailleurs légitimement conduit à nous intéresser à cette curieuse “journaliste indépendante”, de même qu’aux deux sites sur lesquels elle a publié ses écrits diffamatoires et sur lesquels elle semble disposer d’une véritable autorité (Mlle Guyet est administratrice de Indymedia Paris).

Les résultats de notre enquête, menée uniquement grâce à Internet, nous ont paru suffisamment intéressants pour être portés à la connaissance du public. Nos lecteurs les trouveront ci-après. Une liste de questions, publiées sous forme de lettre ouverte à Mlle Guyet, en sert de conclusion provisoire.

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= I = Dr JEKYLL & Mrs HYDE : « L’ANTIFASCISTE » BOUTOLEAU ET LA TRÈS AMÉRICANOPHILE «PROFESSOR» GUYET

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La première surprise révélée par Internet est que Mlle Ornella Guyet a été retenue pour être l’une des 25 intervenants, triés sur le volet, dans un Séminaire sur les Médias Internationaux, organisé à Paris du 15 au 21 mars 2009 sous l’égide du Center for the Study of International Communications et de la School of Media and Public Affairs de l’Université George Washington de Washington.

(Séminaire : http://www.gwu.edu/~smpa/documents/ParisSeminarScheduleMarch2009.pdf)

Cette information mérite 3 précisions :

a)- le Séminaire était co-organisé d’une part par le “Center for the Study of International Communications”

Or ce séminaire est présidé par Mr Lee W. Huebner et dirigé par sa femme Berna, deux éminentes personnalités du Parti Républicain américain. Comme nous le précisons ci-infra (puisque le couple a reçu les participants au sémainaire dans leur somptueuse résidence parisienne), Mr Lee W. Huebner a notamment été l’un des plus proches collaborateurs  du Président Nixon à la Maison Blanche et est  le président fondateur de la « Ripon Society », club de réflexion et de lobbying républicain, d’après le nom du village de Ripon (Wisconsin) où fut créé le Parti Républicain. Quant à son épouse, elle était auparavant “Directeur de recherche” pour Nelson Rockefeller lorsqu’il était Gouverneur de l’Etat de New York puis 41ème Vice-président des États-Unis.

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Le 37e Président des États-Unis Richard Nixon (à gauche) et le futur 41e Vice-Président Nelson Rockefeller (à droite). Lee et Berna Huebner, co-organisateurs du Séminaire parisien, ont été des collaborateurs très proches de l’un et de l’autre.

b)- le Séminaire était co-organisé d’autre part par la George Washington University à Washington

Or  :

  • Cette Université George Washington, située à Washington, est notamment connue pour être l’un des hauts lieux de formatage des élites américaines à la pensée unique ultra-libérale. On en prendra pour simple exemple la récente allocution de Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds monétaire international, à la George Washington University, le 4 avril 2011 : «À enjeux mondiaux, solutions mondiales» http://www.imf.org/external/french/np/speeches/2011/040411f.htm

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Cette Université George Washington, située à Washington, est également connue pour être un lieu de recrutement de la Central Intelligence Agency (CIA), un certain nombre d’enseignants y servant d’enseignants et d’agents recruteurs (Source : http://www.commondreams.org/headlines/041800-02.htm). Comme le précise la fin de cet article du Washington Post cité en source, “CIA officers in schools are there to teach–not recruit, he said. Instructors often are asked by students about CIA careers, and they are referred to recruiters. And the recruiters, of course, don’t turn them away.” [Traduction : "Les officiers de la CIA sont dans ces universités pour enseigner et non pas pour recruter - officiellement. Mais les instructeurs sont souvent interrogés par les étudiants sur le type de carrière que peut leur offrir la CIA et ils sont alors dirigés vers des recruteurs. Lesquels recruteurs, bien évidemment, ne les décourage pas".]

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De notoriété publique, la George Washington University – tout comme la Georgetown University – accueille des enseignants de la CIA, chargés de former voire de recruter les étudiants.

c)- Mlle Ornella Guyet a été retenue comme l’un des 25 intervenants triés sur le volet, 21 des intervenants étant des Américains proches des allées du pouvoir.

 

Pour bien prendre la mesure du caractère extrêmement saugrenu de la présence de l’anarchiste “Marie-Anne Boutoleau” (= Mlle Guyet, 22ème Intervenant) dans ce cénacle de dirigeants américains de la politique, des affaires et des médias, il est utile de préciser quels étaient les 25 intervenants à ce Séminaire ultra-chic (dont les soirées se déroulaient dans les demeures parisiennes somptueuses de plusieurs intervenants américains) :

1er Intervenant : Mrs Constance Borde
Mme Constance Borde est la représentante officielle du Parti Démocrate en France. Pour illustrer le personnage, citons cet échange daté du 1er novembre 2004 par le journal Le Monde :

  • « Si vous deviez classer le Parti démocrate sur l’échelle des partis politiques français, où le mettriez-vous ?
  • « Constance Borde : Je mettrais le Parti démocrate à la droite de l’UMP. Le social en France fait partie de la base des programmes de tous les partis : la santé, l’éducation et les impôts. Aux Etats-Unis, la santé publique est considérée comme un programme d’extrême gauche. »

Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/chat/2004/11/01/le-vote-des-americains-de-l-etranger_1373_3222.html

2ème Intervenant : Mrs Nancy Asthalter
Nancy Asthalter est une riche et généreuse mécène du Parti Démocrate américain puisqu’elle a versé un total de 3.500 dollars au cours de l’année 2008 au fond de campagne pour l’élection de Barack Obama.
(Source : http://www.campaignmoney.com/political/contributions/nancy-asthalter.asp?cycle=08)

3ème Intervenant : Mrs Swardson
“Senior European Editor” de l’Agence financière Bloomberg de New York, Mme Swardson était auparavant Chef du bureau parisien du Washington Post. Il y a 11 ans, elle fut l’auteur d’un article de presse qui fut très largement promu médiatiquement en France à l’époque, paru dans le Washington Post du lundi 31 juillet 2000 et intitulé The New French Revolution, dont voici un extrait emblématique :

  • “There’s a new French revolution underway. Propelled by political leaders and economic globalization, the country is transforming itself from a centralized, parochial, government-loving society with a distaste for wealth to a dynamic, entrepreneurial nation fond of stock options and startups.”
  • (Traduction : “Une nouvelle Révolution française est en cours. Propulsée par les responsables politiques et la mondialisation économique, le pays se transforme, en passant d’une société centralisée, ayant l’esprit de clocher et le goût de l’Etat et méprisant la richesse en une nation dynamique d’entrepreneurs, passionnée par les ‘stock options’ et les ‘start-up’. “)  

(Source : http://www.hartford-hwp.com/archives/61/126.html.)

 

4ème Intervenant : Mrs Eileen Bastianelli
Productrice et spécialiste des stratégies « brand content » et diplômée de l’Université de Californie et de Sciences Po Paris, Mrs Bastianelli est une riche Américaine, PDG fondatrice de Lola Pictures (Source : http://fr.linkedin.com/in/eileenhorowitzbastianelli.)

5ème Intervenant : Mrs Janine di Giovanni
Journaliste américaine qui a réalisé des reportages sur la Palestine, la Bosnie, etc., Mrs di Giovanni a participé, du 6 au 8  octobre 2008, à un weekend de débat avec Alain Minc et Bernard-Henri Lévy dans un club très sélect, sur le thème  “le hiatus franco-britannique” (Source : http://www.fullofchic.com/foc/article/view.go?articleid=127)

Elle s’est aussi fait, entre autres, une spécialité du « french bashing » (c’est-à-dire de la critique obsessionnelle des Français). Dans un livre récent sur la France, elle a ainsi écrit de nombreuses énormités, et notamment celle-ci :

  • No one lives on credit in France because banks don’t allow overdrafts and zero percent credit cards do not exist.” (Traduction : personne ne vit à crédit en France parce que les banques n’autorisent pas les découverts et les cartes de crédit avec découvert à zéro pour cent d’intérêt n’existent pas”)

(Source : un blog qui pointe les mensonges éhontés de cette pseudo-journaliste : http://franceblogcom.blogspot.com/2008/12/janine-di-giovanni-embelishes-her-story.html.)

6ème Intervenant : Mrs Harriet Rochefort
Journaliste américaine indépendante née dans l’Iowa et installée en France depuis 1971, Mrs Rochefort a notamment travaillé pour le magazine Time. (Source : http://us.macmillan.com/author/harrietweltyrochefort.)

7ème Intervenant : Mr Jim Bittermann
Correspondant à Paris de la chaîne de télévision américaine CNN, Mr Bittermann est l’un des piliers de la communauté américaine à Paris, très introduit dans les cercles de l’ambassade des Etats-Unis en France et dans certains cercles gouvernementaux français.

Voici un échange instructif le concernant (forum en ligne du magazine l’Express du 2 juin 2008) :

  • « Question : – On dit que les Etats-Unis se sont rapprochés de la France depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Est-ce vrai ?
  • Jim BITTERMANN:  Dans une certaine façon je pense que oui, l’arrivée de Nicolas Sarkozy est un bon moyen de relancer les rapports entre la France et les États Unis qui ont été détériorés après les désaccords concernant la guerre en Irak. Les décisionnaires aux États Unis et en France cherchaient le moyen d’améliorer les relations et l’élection de Nicolas  Sarkozy est arrivée à point. »

(Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/les-americains-et-les-francais-sont-deja-reconcilies_506637.html.)

Jim Bittermann a été promu au titre de Chevalier de la Légion d’Honneur le 30 juin 2008 lors d’une cérémonie officielle présidée par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Jim Bittermann aime à répéter qu’il “explique la France et les Français au reste du monde” depuis trente ans. Le journaliste a couvert toute l’actualité française pour CNN International depuis trois décennies. Il y est devenu le visage et la voix des événements qui surviennent en France et dans le monde francophone. Jim Bittermann apparaît également à de nombreuses reprises en tant que professeur et modérateur de panels de discussion comme au forum économique de Davos, et effectue de nombreuses visites dans des écoles et universités aux États-Unis afin d’y expliquer son travail ou de décrire à quoi ressemble la vie en France.

(Source : http://teleobs.nouvelobs.com/articles/le-correspondant-de-cnn-en-france-chevalier-de-la-legion-d-honneur)

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Jim Bittermann, l’un des 25 intervenants au Séminaire (au même titre qu’Ornella Guyet alias Marie-Anne Boutoleau), a été promu au titre de Chevalier de la Légion d’Honneur le 30 juin 2008 lors d’une cérémonie officielle présidée par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

8ème Intervenant : Mr Steven Ekovitch
Steven Ekovich est Américain et professeur de politique internationale à l’American University of Paris et enseignant à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Assez fréquemment invité dans les médias français au titre de politologue, c’est également un habitué des “cercles de réflexion”

(Source : http://www.thekitson.net/d%C3%AEners-d%C3%A9bats/)

9ème Intervenant : Mr Jon Randall
Ancien correspondant de guerre au Washington Post

10ème Intervenant : Mrs Ann Bagamery
« Senior editor » à l’International Herald Tribune

11ème Intervenant : Mr Robert Fredovich
Directeur de la Communication marketing dans le groupe Publicis, diplômé de l’université de Boston

12ème Intervenant : Mr Lee W. Huebner
Ancien directeur adjoint du service de rédaction des discours du Président Nixon à la Maison Blanche.

Ancien Rédacteur en chef et PDG du journal International Herald Tribune de 1979 à 1993.

Lee W. Huebner a été Président de l’American University of Paris et le président fondateur de la « Ripon Society », club de réflexion et de lobbying républicain, d’après le nom du village de Ripon (Wisconsin) où fut créé le Parti Républicain. (Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Ripon_Society).

Mr Huebner est actuellement :

- Professeur de médias et affaires publiques (Professor of Media and Public Affairs) à l’Université George Washington (située à Washington DC),
- Président du “Center for the Study of International Communications” à Paris,
- Directeur des Investissements Media du Fonds de l’Aga Khan pour le Développement économique.

(Source : http://www2.mssu.edu/paris/huebner.htm)

13ème Intervenant : Mrs Berna Huebner
Berna Huebner est directrice du “Center for the Study of International Communications” situé à Paris. Elle était auparavant “Directeur de recherche” pour Nelson Rockefeller lorsqu’il était Gouverneur de l’Etat de New York puis 41ème Vice-président des Etats-Unis.

(Source : http://www2.mssu.edu/paris/huebner.htm)

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Lee W. Huebner (à droite) et sa femme Berna, respectivement président et directeur général du “Center for the Study of International Communications” situé à Paris. Ils ont été les organisateurs du Séminaire où Mlle Guyet a été choisie comme l’un des 3 seuls ressortissants français parmi 25 (les 22 autres intervenants étant tous des Américains proches des cercles du pouvoir). Lee W. Huebner a été directeur adjoint du service de rédaction des discours du Président Nixon à la Maison Blanche. Il a été président de l’American University of Paris et le président fondateur de la « Ripon Society », club de réflexion et de lobbying républicain, d’après le nom du village de Ripon (Wisconsin) où fut créé le Parti Républicain américain.

14ème Intervenant : M. Jean-Marc Illouz
Grand reporter de France 2

15ème Intervenant : Mr Adnan Siddiqi
Chef du service de presse et d’information de l’ambassade des États-Unis en France. Ce diplomate américain a par exemple été l’auteur d’un long message repris sur le site du Département d’État américain et célébrant l’amitié entre le Président Obama et Nicolas Sarkozy : http://blogs.state.gov/index.php/site/entry/un_moment_historique.


16ème Intervenant : Mr Frank Schork

Ancien bibliothécaire de l’American University of Paris


17ème Intervenant : Mr Waddick Doyle

Professeur du département des communications internationales à l’American University of Paris

18ème Intervenant : Mr Kay Rolland
A occupé des postes de direction au Wall Street Journal Europe et à l’international Herald Tribune

19ème Intervenant : Mr Alan Riding
Journaliste au New York Times


20ème Intervenant : Mr François Sergent

Journaliste à Libération (visite rapide du journal pendant 1 heure)

21ème Intervenant : Mr John Morris
Ancien chef de l’Agence de photo reportage Magnum Éditeur à la retraite de photos de reportage, notamment pour le magazine Life, le New York Times, le Washington Post, etc.

====> 22ème Intervenant : Mlle Ornella Guyet
Présentée dans le programme comme « Professor à ACRIMED », ce qu’elle n’est pas (Mlle Guyet n’est pas “professeur” de quoi que ce soit), Mlle Guyet a été chargée de recevoir les participants au séminaire du “Center for the Study of International Communications” pendant une longue durée (1 heure et demie) sur le thème « The 5th Estate : the watchdogs over the watchdogs » (Traduction : « le 5ème Pouvoir : les chiens de garde au-dessus des chiens de garde »).

Mlle Guyet est intervenue dans le cadre d’un “Programme parrainé par Georges Kazolias, professeur de journalisme à l’American University of Paris”.

23ème Intervenant : M. Jean Lesieur
Producteur exécutif à la chaîne de télévision France 24. Avait auparavant collaboré notamment à L’Express et au Point et avait dirigé la rédaction du magazine Gala. Postérieurement à ce séminaire, Jean Lesieur a été été nommé directeur de la rédaction de France 24 le 16 septembre 2010, avec l’approbation de Nicolas Sarkozy

(Source : http://www.lepoint.fr/societe/jean-lesieur-nomme-directeur-de-la-redaction-de-france-24-16-09-2010-1237156_23.php)

24ème Intervenant : Mrs Cathy Nolan
Ancien chef du bureau parisien du magazine People, spécialisée dans la presse du cœur et des célébrités

25ème Intervenant : Mrs Madeleine Czigler
Spécialiste de mode, correspondante à Paris de la Canadian Broadcasting Corporation

En conclusion de cette partie, les 25 intervenants du Séminaire en question se composaient donc :

  • - de 21 Américains représentant des classes les plus fortunées de la société américaine (pouvoir, affaires, médias)
  • - et de 4 Français :

–  Jean-Marc Illouz (grand reporter à France 2) ;
–  François Sergent (journaliste à Libération) ;
–  Jean Lesieur (Producteur exécutif à la chaîne de télévision France 24,
choisi ensuite par Nicolas Sarkozy pour devenir directeur de la rédaction) ;
–  et… Mlle Guyet (prétendue “journaliste indépendante”).


 

= II = LES LIENS ÉTRANGES DES SITES INDYMEDIA ET REBELLYON AVEC LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

 

La qualité technique des sites Internet Indymedia Paris et Rebellyon a par ailleurs retenu notre attention car nous savons par expérience que disposer d’un site Internet très ergonomique a un coût que nous n’avons pas eu les moyens de nous offrir.

Si l’UPR a été financièrement contrainte d’avoir recours à des adhérents et sympathisants bénévoles pour réaliser son site Internet gratuitement, comment se fait-il que les sites INDYMEDIA Paris et REBELLYON soient si professionnels ? Comment les “anarchistes libertaires” de ces deux sites ont-ils pu se les offrir ?

C’est en partant de cette question légitime que notre enquête nous a conduit à regarder de plus près qui se trouvaient derrière ces deux sites. Or, comme si les découvertes qui précèdent ne suffisaient pas à faire naître l’hypothèse de liens suspects entre Mlle Guyet et les cercles d’influence américains, notre enquête menée sur les sites Internet “Indymedia” et “Rebellyon” a permis de mettre à jour les liens étranges qu’entretiennent également ces deux sites avec les États-Unis.

  • LE SITE « INDYMEDIA » est hébergé chez LAYERED TECHNOLOGIES Inc., très grosse entreprise américaine dont les principaux centres de traitement et de stockage des données se situent à Dallas (Texas), Kansas City (Kansas), Chicago (Illinois) et Cedar Falls (Iowa).

(Source : http://www.layeredtech.com/why-layeredtech/data-centers/)


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Comme le révèle le site Domain Tracker, le site « Indymedia » est hébergé chez LAYERED TECHNOLOGIES Inc., très grosse entreprise américaine principalement située au Texas.

Par ailleurs, à en croire le site très bien informé DISCOVERTHENETWORKS.ORG, l’ensemble du réseau INDYMEDIA (IMC) recevrait une aide financière :

- du George Soros’s Open Society Institute,

- de la Fondation Ford (qui est l’un des habituels faux nez des services secrets américains),

- de la Glaser Foundation,

- et de la Tides Foundation (qui aurait versé à INDYMEDIA un don de 376.000 dollars en 2001).

(Source : http://www.discoverthenetworks.org/groupProfile.asp?grpid=6282)

Notons que la Tides Foundation reçoit elle-même ses propres fonds d’un grand nombre de fondations, parmi lesquelles la Fondation Rockefeller, mais aussi directement des fonds du gouvernement fédéral américain. Entre1997 et 2001, ces fonds gouvernementaux américains servant à financer Indymedia ont notamment compris :

- 395.219 dollars du Département de l’Intérieur of Interieur ;

- 3.350.431 dollars de l’Agence de Protection de l’Environnement ;

- 3.487.040 dollars du Département du Logement et du Développement Urbain ;

- 208.878 dollars du Département de l’Agriculture ;

- 39.550 dollars du Département de l’Energie ;

- 93.500 dollars de la “Small Business Administration”;

- 10.986 dollars du Département de la Santé ;

- et 84.520 dollars du “Centers for Disease Control U.S. Agency for International Development”.
(Source : http://www.discoverthenetworks.org/funderProfile.asp?fndid=5184)

  • LE SITE “REBELLYON” est également hébergé aux USA, chez SWIFT VENTURES Inc, société américaine localisée à Seatlle (État de Washington) .

(Source : http://domaintraker.com/rebellyon.info)

Nous n’avons pas trouvé pour l’instant l’origine de ses financements.

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Le site Rebellyon a lancé un véritable appel à la violence afin d’interdire à François Asselineau d’expliquer au public lyonnais “QUI GOUVERNE LA FRANCE ?”

CONCLUSION


Toutes les informations qui précèdent sont parfaitement factuelles, et aisément vérifiables sur Internet par nos lecteurs qui le souhaitent (il leur suffit de cliquer sur les liens indiqués).

Ces informations sont suffisamment intéressantes et surprenantes pour que nos lecteurs puissent légitimement se poser de nombreuses questions, et notamment celle de savoir pour qui travaille Mlle Ornella Guyet, alias “Marie-Anne Boutoleau, journaliste indépendante”.

Certains esprits pourraient en effet se demander si nous n’aurions pas affaire, avec Mlle Guyet et ses « anti-fascistes », à l’une de ces organisations financées par un service d’influence américain, comme l’histoire en compte de nombreux exemples, en France et à l’étranger, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Rappelons ici par exemple que le syndicat Force Ouvrière fut créé et financé par la CIA, après la Seconde Guerre mondiale, par le truchement d’Irving Brown et de Robert Bothereau (http://www.comite-valmy.org/spip.php?article336). Rappelons aussi comment la CIA a soutenu certains milieux se réclamant du trotskysme ou du maoïsme, certains syndicats étudiants, la construction européenne, etc.

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LA CIA EN FRANCE : 60 ANS D’INGÉRENCE DANS LES AFFAIRES FRANCAISES Livre de Frédéric Charpier paru au Seuil en 2008 – Résumé de l’ouvrage fait par l’éditeur : “Depuis sa création en 1947, la CIA n’a cessé d’intervenir en France. Pendant soixante ans, des dizaines d’agents américains, agissant le plus souvent sous couverture officielle, ont mené dans l’hexagone d’innombrables opérations clandestines, infiltrant, finançant et manipulant des syndicats, des partis politiques, des fondations, des instituts, des agences de presse. des journaux ou encore des associations culturelles. La CIA est parvenue à pénétrer la haute administration, le monde universitaire et intellectuel, et à surveiller étroitement la recherche nucléaire et aéronautique française.”

Nous n’affirmons pas ici que Mlle Guyet et ses compères de “l’anti-fascisme” sont forcément des agents de la CIA ou des services d’influence américains. Mais nous dirons que les informations obtenues, plus surprenantes les unes que les autres, ont conduit à ce que le doute s’installe.

Et comme nous supposons que Mlle Ornella Guyet aura à cœur de dissiper ce doute, nous lui adressons ici 20 questions publiques très précises, auxquelles nous la convions à répondre de façon tout aussi précise. Puisque sa passion est de “fliquer” l’UPR en tenant des fiches précises sur les faits et agissements de son président depuis des années, elle ne s’étonnera pas que nous souhaitions à notre tour en connaître davantage sur elle :

  • 1°) Mlle Ornella Guyet, pourquoi vous présentez-vous sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau » lorsque vous menez votre combat « antifasciste » [sic], mais sous votre véritable état civil « Ornella Guyet » lorsque vous participez à un séminaire sous l’égide des autorités américaines ou lorsque vous militez à Acrimed ?
  • 2°) Vous vous proclamez « journaliste indépendante » mais avez-vous une carte de journaliste ? Si oui, pouvez-vous nous en communiquer les références ?
  • 3°) Compte-tenu de la quasi-inexistence de vos articles de journaux disponibles sur le web, chose surprenante pour une « journaliste indépendante », pourriez-vous nous préciser quelles sont vos sources de revenus ?
  • 4°) Avez-vous déjà eu des contacts professionnels avec des représentants de l’ambassade des États-Unis en France ou avec d’autres représentants américains officiels ou officieux ?
  • 5°) Combien a coûté la fabrication du site INDYMEDIA Paris, dans lequel vous exercez des fonctions de responsabilités telles que vous vous êtes autorisée à refuser à l’UPR le droit de réponse prévu par la loi, suite aux articles diffamatoires et injurieux que vous avez publiés à notre encontre ?
  • 6°) Comment ce site INDYMEDIA Paris a-t-il été financé ?
  • 7°) Pourquoi, à votre avis, ce site INDYMEDIA Paris est-il hébergé chez LAYERED TECHNOLOGIES Inc., très grosse entreprise américaine dont les principaux centres de traitement et de stockage des données se situent à Dallas (Texas), Kansas City (Kansas), Chicago (Illinois) et Cedar Falls (Iowa) ?
  • 8°) Combien a coûté la fabrication du site REBELLYON, dans lequel vous avez publié un nouvel article diffamatoire et injurieux à l’encontre de François Asselineau et de l’UPR le 4 juin courant, article accompagné d’un appel à l’atteinte à la liberté d’expression et d’appel à la violence (« Asselineau dégage ! ») ?
  • 9°) Comment ce site REBELLYON a-t-il été financé ?
  • 10°) Pourquoi, à votre avis, ce site REBELLYON est-il lui aussi hébergé dans une société américaine, dénommée SWIFT VENTURES Inc, et localisée à Seattle (État de Washington) ?
  • 11°) Comment avez-vous fait pour être invitée à faire partie des 25 intervenants triés sur le volet du Séminaire sur les Médias Internationaux, tenu à Paris, du 15 au 21 mars 2009, sous l’égide du Center for the Study of International Communications et de la School of Media and Public Affairs de l’Université George Washington située à Washington ?
  • 12°) Pourquoi êtes vous présentée, dans le programme officiel de ce Séminaire, comme « Professor Ornella Guyet de l’Organisation Acrimed » alors que vous n’avez aucun titre de professeur (selon nos informations, vous n’avez pas même encore terminé vos études) ?
  • 13°) Comment l’intransigeante « anarchiste libertaire » et « anti-fasciste » que vous affirmez être sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau » a-t-elle pu accepter de participer à un Séminaire organisé par le Center for the Study of International Communications, présidé par Lee W. Huebner, ancien directeur adjoint du service de rédaction des discours du Président Nixon à la Maison Blanche et Président fondateur de la « Ripon Society », club de réflexion et de lobbying pour le Parti Républicain américain ?
  • 14°) Comment avez-vous pu accepter de participer à un Séminaire co-organisé par l’Université George Washington située à Washington, qui est connue non seulement pour être l’un des hauts lieux de formatage des élites américaines à la pensée unique ultra-libérale, mais aussi l’un des terrains de chasse privilégiés de recrutement de la Central Intelligence Agency (CIA) ?
  • 15°) Avez-vous été rémunérée pour votre prestation comme intervenante à ce Séminaire ? Et si oui, combien ?
  • 16°) Avez-vous publié un résumé de votre intervention sur le thème « The 5th Estate : the watchdogs over the watchdogs » (Traduction : « le 5ème Pouvoir : les chiens de garde au-dessus des chiens de garde ») ? Pourrions-nous en avoir copie afin de vérifier que la forme et le fond de cette intervention sont du même genre outrancier que les appels à la haine et à la violence que vous vous permettez d’employer à l’encontre de l’UPR, sous le nom de code “Marie-Anne Boutoleau”, sur les sites Internet INDYMEDIA Paris et REBELLYON, hébergés aux États-Unis ?
  • 17°) En quoi consiste exactement votre coopération avec l’American University of Paris, puisque vous semblez y travailler sur long terme “dans le cadre d’un Programme parrainé par Georges Kazolias, professeur de journalisme à l’American University of Paris” ?
  • 18°) Avez-vous informé les responsables des associations anarchistes ou d’extrême-gauche (telles que Radio Canut où vous semblez être intervenue pour empêcher une interview du président de l’UPR), ou ceux de l’association de transparence des médias Acrimed, de vos travaux à l’American University of Paris et de votre intervention dans un Séminaire organisé par l’ancien responsable des discours du Président Nixon à la Maison Blanche ?
  • 19°) Pourquoi l’intransigeante « anarchiste libertaire » et « anti-fasciste » que vous affirmez être sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau » est-elle si discrète sur les agissements de l’OTAN ou sur les preuves qui démontrent que la construction européenne a été conçue et financée par les États-Unis d’Amérique depuis le début ? Pourquoi votre article dans REBELLYON a-t-il même visé au contraire à ridiculiser cette analyse qui est pourtant fondée sur des preuves irréfutables que vous passez sous silence ?
  • 20°) Pourquoi estimez-vous que c’est en empêchant l’UPR et François Asselineau de diffuser toutes les informations sur “QUI GOUVERNE LA FRANCE ?” que vous servez l’intérêt des salariés français qui souffrent de plus en plus de la situation ? Avez-vous conscience que votre prétendu “combat anti-fasciste” sert, objectivement, on ne peut mieux les intérêts supérieurs américains ?

Nous attendons vos réponses.

http://www.u-p-r.fr/actualite/upr/qui-veut-nuire-a-lupr-dr-jekyll-mrs-hyde-lantifasciste-boutoleau-et-la-tres-americanophile-professor-guyet

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Voir aussi :

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:24

 

http://rense.com/1.imagesH/guidestone_dees.jpg

http://rense.com/1.imagesH/guidestone_dees.jpg

 

Lire :

Nouvel Ordre Mondial: Fin de partie eugéniste pour l’oligarchie

 

 

Du mariage pour tous

au Nouvel Ordre Mondial orwellien

Par Chantal Dupille


 

Mariage pour tous. Seulement cela ? Comme pour l'Europe, la politique des petits pas. Je voudrais juste ouvrir le débat, le conduire loin,  beaucoup plus loin que ce qu'on lit partout. Les politiciens ne songent jamais au long terme. De toutes façons, ils sont tous plus ou moins vendus à l'Oligarchie au service du Nouvel Ordre Mondial en gestation.

 

Attention : Je ne porte pas de jugement sur le fond. Je lance seulement une alerte.... Nous sommes en train d'ouvrir la boîte de Pandore, le voyons-nous ? 

 

De quoi parle-t-on ? PMA, filiation, la théorie du genre (unique, un jour, non ?), sexes interchangeables, plus de père et de mère notion dépassée (mais à la place, un "parent" ?), futur livret de famille, code civil et lois changés, manipulations génétiques de l'être humain, et même mariage à trois ou plus (1) etc, etc.

 

Est-on capable de se projeter dans l'avenir ?

 

Alerte ! Egalité des Droits, bravo. Avocats qui se frottent les mains (plus de mariages, donc plus de divorces), c'est autre chose.  Mais derrière tout ça, il y a les apprentis-sorciers du Nouvel Ordre Mondial totalitaire et eugénique - pour l'Oligarchie, nous sommes trop nombreux sur terre, il y a trop de pollution, trop de consommation, et des ressources limitées... et ceux qui ont vraiment le pouvoir refusent le partage !

 

Ce Nouvel Ordre Mondial, via les Médias collabos, vassaux de gré ou de force, est peu regardant en matière de pédophilie, bien au contraire (on cite les noms de Frédéric Mitterrand, Polanski, Cohn-Bendit, Jack Lang... tous chou-chou de nos médias), il s'arrange pour que les participants aux cérémonies "satanistes" (orgies, viols d'enfants, parfois tortures et meurtres) ne soient jamais poursuivis (mais plutôt ceux qui les traquent), il finance la Recherche... Il semblerait d'ailleurs que 90 % de la Recherche soit aux mains du Pentagone dont on connaît les visées plus mortifères que pour protéger la vie humaine. D'ailleurs, la profession qui aujourd'hui compte le plus de disparitions (inexpliquées), de meurtres (non élucidés), etc, est justement celle des chercheurs. Sont-ils éliminés car ils refusent de collaborer ? Albert Einstein lui-même n'a-t-il pas regretté sa découverte de la formule E=mc2, à l'origine de la bombe atomique ?

 

Quoiqu'il en soit, les faits sont là. La Science détournée par les Maîtres du Monde (qui eux, ont les moyens financiers de parvenir à leurs fins) travaille de moins en moins pour le Bien commun, le progrès, et de plus en plus pour éradiquer l'espèce humaine (comme avec Bill Gates et ses vaccins de dépopulation) : On nous considère comme des êtres superflus, inutiles, et même nuisibles. Et par exemple, on étudie le moyen de raccourcir la vie des retraités (comme le dit si bien Jacques Attali, l'ambassadeur de ce NOM totalitaire et malfaisant) "improductifs, piètres consommateurs, coûteux", etc. La barbarie est à nos portes.

 

Si l'on regarde de plus près le Talmud, on voit qu'il y a des idées fortes : Un peuple élu, une race supérieure, la nécessaire domination du monde, et l'élimination ou l'asservissement des Goys considérés comme des animaux, des porcs, etc. Monstrueux, non ? Le Nouvel Ordre Mondial s'en inspire....

 

Or, à terme, la conjonction de la puissance financière, d'une idéologie abominable, et de la maîtrise des moyens de la Recherche (à des fins de domination pour une minorité, et d'eugénisme pour la masse), ne va-t-elle pas, petit à petit, mesure par mesure, nous conduire à accepter un monde où les couples ne procréent plus, mais où la procréation devient scientifique, avec à terme, l'élimination des "canards boîteux" (dans les milieux populaires sans perspectives, parmi les handicapés, les malades, les vieux...), avec la constitution d'une race "supérieure" comme Hitler en rêvait au niveau de l'Europe, mais dans ce cas, au niveau planétaire ? Déjà, tout a été fait pour favoriser l'avortement. Et le sang contaminé d'un Fabius a fini par atterrir en Afrique, où les réserves de sang invendues ont inondé le continent avec à la clef une énorme dépopulation par la maladie (de l'ordre de 30 à 40 % semble-t-il), au mépris de la vie humaine, donc.

 

Pas à pas, nous voici à la parentalité et à la théorie du genre, au sexe indifférencié, puis à la procréation médicalement (donc scientifiquement) "assistée", et ensuite, lentement, presque "naturellement", à la procréation scientifique pour tous, à la carte, et... en éliminant les "indésirables", les êtres "imparfaits", etc. Jusqu'où tout cela va-t-il aller ? Nul ne le sait. Sauf... les concepteurs du Nouvel Ordre Mondial (annoncé tant par Attali que par les DSK ou par les Sarkozy). Alors oui, préventivement, je tire la sonnette d'alarme : La route est glissante. D'une réforme espérée, attendue, voulue par certains, nous risquons peu à peu de dériver, oui, de dériver, vers un avenir terriblement kafkaïen, en tous cas totalement inhumain. Y avons-nous pensé ? Ou pour certains, dans l'ardeur d'une réforme attendue, voulons-nous gommer les conséquences, ensuite, d'un Plan pour réduire la population ? Car pour les Maîtres du monde, plus y aura de lesbiennes, d'homosexuels, d'avortements, etc, moins il y aura de naissances et donc de consommateurs-pollueurs ! Jusqu'au jour où il sera proposé à tous le bébé scientifique, à la carte, dument programmé, breveté, choisi, sélectionné, parfait....

 

Alors oui, parce que je milite pour la vie et pour qu'elle se perpétue dans un monde viable, humain, je dis non à l'engrenage qu'on ne maîtrisera plus, un jour, bref je dis non aux forces de mort, diaboliques, du Nouvel Ordre Mondial, rebaptisé d'ailleurs "Nouvelle Gouvernance Mondiale" pour mieux ôter la référence à l'Ordre totalitaire et nous la faire accepter plus facilement contre nos intérêts.

 

Alors, peut-on élargir le débat, penser au long terme, et songer au Nouvel Ordre Mondial totalitaire, raciste et eugénique qui se dessine derrière une réforme "moderne" ponctuelle ?

 

Il est temps de faire preuve de clairvoyance, de prévoyance, et au final, de sagesse responsable.

 

C'est juste mon opinion. Mais j'ai le tort d'avoir généralement raison trop tôt. Comme lorsque je tirais la sonnette d'alarme, en vain, voici 4-5 ans, contre les plans d'euthanasie des vieux (aujourd'hui le journal Marianne ou le site LeGrandSoir ouvrent le débat), ou contre "l'Europe tremplin du Nouvel Ordre Mondial".

 

Et à ce propos, les sayanim, de BHL à Cohn-Bendit, nous conditionnent désormais pour penser que nous devons choisir entre "l'Europe ou le chaos".  Moi je dis : l'Europe, c'est le chaos, et le Nouvel Ordre Mondial, c'est bien pire encore !

 

Alors, pensons à nos enfants et au monde que nous voulons leur léguer. Kafkaïen, ou humain ? Le choix est simple. Et clair !

 

Chantal Dupille

http://chantaldupille.over-blog.com

 


TAGS : Mariage pour tous, lesbiennes, homosexuels, Frédéric Mitterrand, Polanski, Cohn-Bendit, Jack Lang, Science, Recherche, Pentagone, Bill Gates, vaccin, eugénisme, dépopulation, satanisme, pédophilie, Jacques Attali, DSK, Nouvel Ordre Mondial, handicapés, race supérieure, Europe, avortement, sang contaminé, Fabius, Hitler, Afrique, Sarkozy, Kafka, Talmud, Albert Einstein, bombe atomique, Nouvelle Gouvernance Mondiale, racisme, Marianne, LeGrandSoir, Cohn-Bendit, avocats, médias, PMA, filiation,  théorie du genre, Kafka

 

(1)  Le premier mariage à trois officiellement reconnu au Brésil

 

A propos du "mariage pour tous" (sauf pour Hollande et sa petite amie), j'ai publié ici cette analyse suivie d'un article sur Albert et Giselle. D'actualité, non ? A l'heure où je sens venir les temps où seuls les "plus purs", les "meilleurs", les "êtres supérieurs"... seront tolérés. Chantal Dupille

 

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(cette image ne représente pas les couples dont il est question ici)

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L'amour "différent",

par Chantal Dupille

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Un fait de société scandaleux vient de m'interpeller. Un couple de personnes handicapées "mentales" a vu au dernier moment son mariage empêché par un parent. Mais la jeune femme a tenu à revêtir malgré tout sa robe de mariée, et le couple a manifesté devant les photographes son amour.
Voilà deux personnes qui s'aiment, et qui  du fait de leur handicap "mental", ne peuvent se marier comme tout le monde. Lorsque j'étais à FR3 Alsace, j'avais proposé plusieurs sujets de documentaires au Directeur des Productions de l'époque, M. Alheillig. Il en avait retenu quelques-uns, qui ont été tournés sous ma direction, dont un reportage sur Mulhouse, cité particulièrement accessible aux personnes handicapées, intitulé "Mulhouse, ville en pentes douces".
J'ai toujours été sensible à la question de l'aménagement des équipements au moins publics, afin qu'ils soient accessibles à tous. Pour moi, c'est une priorité nationale, un devoir citoyen de soulager la souffrance des plus handicapés. Or, durant le tournage, j'ai visité des Centres d'Aide par le Travail, des CAT permettant l'insertion professionnelle des personnes handicapées. Et dans l'un d'entre eux, j'ai fait la connaissance d'un jeune couple d'handicapés mentaux légers, accompagnés chacun de leur côté dans leur vie courante autonome, dans un studio (système de tutorat, si mes souvenirs sont bons). Et là, j'ai été confrontée de plein fouet à la question de la reconnaissance de leur amour par la société.
Je dois dire que j'ai été à la fois profondément choquée par l'intransigeance de la société, et émue par leur amour touchant, si sincère, si pur, si beau. Je voulais absolument tourner l'histoire de cette tendresse contrariée, si pudique, et ne pouvant se concrétiser ni par la liberté sexuelle ni par le mariage, mais le sujet a été trouvé trop "sensible". Je me voyais faire un documentaire tout en délicatesse, tout en demi-teintes, dans le respect de leur détresse commune.
Alors, en découvrant dans un Journal télévisé un sujet sur le mariage empêché d'Albert et de Giselle, tout m'est remonté. Jusqu'à quand cette question sera-t-elle taboue ? Jusqu'à quand deux personnes dites "handicapées" ne pourront-elles pas vivre "librement" leur histoire d'amour à elles ? Jusqu'à quand la "différence" sera-t-elle contrariée ? Je tiens à soulever ce sujet, car il pose toutes sortes de questions d'abord sur notre esprit de tolérance, ensuite sur notre humanité.
Et ce que j'ai appris au contact du jeune couple de Mulhouse, c'est que les personnes handicapées vivent aussi l'amour, comme tout un chacun, certes à leur façon, mais finalement d'une manière si tendre, si pudique, si touchante, qu'elle ne peut laisser indifférent. Il est temps de reconnaître la différence, et de tout faire, absolument tout, pour que les personnes handicapées puissent elles aussi s'épanouir dans tous les domaines. Avec cet article, le seul apparemment, je tiens à sensibiliser le public le plus vaste à la question de l'amour différent.
Moi qui suis si sensible, je n'ai jamais autant ressenti d'émotion qu'en voyant le jeune couple de Mulhouse manifester son amour l'un pour l'autre, si pudiquement et avec autant de dignité.
Et si, en définitive, nous avions à apprendre beaucoup des personnes dites "différentes" ? Au moins en matière d'humanité !
Chantal Dupille


Albert et Giselle ou le mariage empêché :
un couple de personnes handicapées

 

suite ici

 

Samedi 16 juillet 2011

Albert et Giselle, un mariage contrarié : "Affectivité, sexualité et handicap"

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Reçu à l'instant, malheureusement cela confirme

ce que je craignais, ce que je pressentais ! (Chantal)

Vers le mariage pour... personne,

vers l'humanité unisexe !

 

(DR)
Vers l’humanité unisexe :
Quand Jacques Attali se prend
pour le grand architecte de la matrice


Le porte parole du NOM en France surfe sur le débat autour du mariage gay qu'il estime être " une évolution naturelle " pour donner sa vision de l'avenir où les êtres humains seraient ravalés au rang d'objets clonés dans des matrices artificielles, ce qui serait selon lui, le prix à payer pour connaître l'immortalité et des capacités cérébrales accrues.
Par conséquent, la procréation artificielle étant vouée à effacer la distinction entre les sexes, on se dirige donc vers une humanité unisexe ce qui rend caduc le débat autour du mariage gay.


 
Comme toujours, quand s’annonce une réforme majeure, il faut comprendre dans quelle évolution de long terme elle s’inscrit.

Et la légalisation, en France après d’autres pays, du mariage entre deux adultes homosexuels, s’inscrit comme une anecdote sans importance, dans une évolution commencée depuis très longtemps, et dont on débat trop peu: après avoir connu d’innombrables formes d’organisations sociales, dont la famille nucléaire n’est qu’un des avatars les plus récents, et tout aussi provisoire que ceux qui l’ont précédé, nous allons lentement vers une humanité unisexe, où les hommes et les femmes seront égaux sur tous les plans, y compris celui de la procréation, qui ne sera plus le privilège, ou le fardeau, des femmes.
Bien des forces y conduisent, issues de demandes parfois contradictoires.

1. La demande d’égalité. D’abord entre les hommes et les femmes. Puis entre les hétérosexuels et les homosexuels.

Chacun veut, et c’est naturel, avoir les mêmes droits: travailler, voter, se marier, avoir des enfants. Et rien ne résistera, à juste titre, à cette tendance multiséculaire. Mais cette égalité ne conduit pas nécessairement à l’uniformité: les hommes et les femmes restent différents, quelles que soient leurs préférences sexuelles.

2. La demande de liberté. Elle a conduit à l’émergence des droits de l’homme et de la démocratie. Elle pousse à refuser toute contrainte; elle implique, au-delà du droit au mariage, les mêmes droits au divorce. Et au-delà, elle conduira les hommes et les femmes, quelles que soient leurs orientations sexuelles, à vouloir vivre leurs relations amoureuses et sexuelles libres de toute contrainte, de tout engagement.

La sexualité se séparera de plus en plus de la procréation et sera de plus en plus un plaisir en soi, une source de découverte de soi, et de l’autre. Plus généralement, l’apologie de la liberté individuelle conduira inévitablement à celle de la précarité; y compris celle des contrats. Et donc à l’apologie de la déloyauté, au nom même de la loyauté: rompre pour ne pas tromper l’autre.

Telle est l’ironie des temps présents: pendant qu’on glorifie le devoir de fidélité, on généralise le droit à la déloyauté. Pendant qu’on se bat pour le mariage pour tous, c’est en fait le mariage de personne qui se généralise.

3. La demande d’immortalité, qui pousse à accepter toutes mutations sociales ou scientifiques permettant de lutter contre la mort, ou au moins de la retarder.



4. Les progrès techniques découlent en effet de ces valeurs et s’orientent dans le sens qu’elles exigent: en matière de sexualité, cela a commencé par la pilule, puis la procréation médicalement assistée, puis la gestation pour autrui. Ces questions de bioéthique ne découlent évidemment pas des demandes d'égalité venant des couples homosexuels et concernent toutes les formes de reproduction, y compris -et surtout- «hétérosexuelles». Le vrai danger viendra si l’on n’y prend garde, du clonage et de la matrice artificielle, qui permettra de concevoir et de faire naître des enfants hors de toute matrice maternelle. Et il sera très difficile de l’empêcher, puisque cela sera toujours au service de l’égalité, de la liberté, ou de l’immortalité.

5. La convergence de ces trois tendances est claire : nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naître des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. Sans même que nul ne les conçoive si on se laisse aller au vertige du clonage.

6. Accessoirement, cela résoudrait un problème majeur qui freine l’évolution de l’humanité : l’accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance: si l’enfant naissait d’une matrice artificielle, la taille de son cerveau n’aurait plus de limite. Après le passage à la station verticale, qui a permis à l’humanité de surgir, ce serait une autre évolution radicale, à laquelle tout ce qui se passe aujourd’hui nous prépare. Telle est l’humanité que nous préparons, indépendamment de notre sexualité, par l’addition implicite de nos désirs individuels.

Alors, au lieu de s’opposer à une évolution banale et naturelle du mariage laïc, qui ne les concerne pas, les Eglises devraient plutôt se préoccuper de réfléchir, avec les laïcs, à ces sujets bien plus importants : comment permettre à l’humanité de définir et de protéger le sanctuaire de son identité ? Comment poser les barrières qui lui permettront de ne pas se transformer en une collection d’artefacts producteurs d’artefacts? Comment faire de l’amour et de l’altruisme le vrai moteur de l’Histoire ?

Jacques Attali

http://www.slate.fr/story/67709/humanite-unisexe-biologie-immortalite

 Jacques Attali est un des fondateurs de Slate.fr. Il en préside le conseil de surveillance. Economiste, écrivain, éditorialiste à l'Express, Président de PlaNet Finance. Il est l'auteur de nombreux essais, biographies, pièces de théâtre et romans où il tente de convertir les goys aux préceptes du talmud qui font d'eux des animaux à forme humaine voués à servir le peuple juif.

 

 

mariage pour tous ou pour personne ?

 

http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2013/01/vers-lhumanite-unisexe-quand-jacques.html

 

 

Voir ici :
Le Talmud est le vrai bréviaire de l'intolérance, de la haine et du racisme

 

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Portrait-robot de l'homme de l'an 3000, selon les prévisions fantaisistes du Sun. DR
Portrait-robot de l'homme de l'an 3000, selon les prévisions fantaisistes du Sun. DR
http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/10/12/01008-20121012ARTFIG00487--quoi-ressemblera-l-homme-dans-1000-ans.php

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Et j'ajoute, en pensant à la notion de "mariage pour personne"  : Personne. Une personne ? Non, personne ! Nous sommes déjà JUSTE des consommateurs, des producteurs, de la chair à canons, des numéros, etc...

Je vois venir une société où nous ne serons même plus une personne (humaine), rien... au moment de la naissance, élimination des imparfaits; puis  vieux, pauvres, faibles, malades, chômeurs, handicapés, inutiles et coûteux donc... éliminés. Nous sommes aux yeux de l'Oligarchie des inutiles, des superflus, dont il faut se débarrasser le plus vite possible (OGM, Nourriture chimique, Médicaments ruinant la santé, nucléaire, chômage donc désespoir et suicide,  etc etc)

C'est une société sans personne, une société déshumanisée, une société barbare, que les apprentis-sorciers nous préparent !

Ce que je dis là va bien au-delà du débat du mariage pour tous, proposé par un non marié d'ailleurs,

ce qui nous est proposé c'est d'avancer vers le NOM totalitaire, technique, raciste, eugénique, inhumain, barbare, monstrueux etc.

je voudrais tant me tromper !

Chantal Dupille

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:21

 

J'ai horreur de ce journal provocateur, mais l'image est excellente !

Elle oublie les Evangéliques, dommage, Chantal

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Pourquoi un seul fondamentalisme
est-il dénoncé ?
Par Chantal Dupille


Sur France24, la chaîne ultra sioniste de Christine Ockrent (l'épouse du faux humanitaire et vrai néoconservateur Bernard Kouchner au service des guerres de domination), la propagande bat son plein. Contre l'Islam, toujours. On y parle à l'instant de "dictature de l'Islam". En réalité, c'est la dictature du CRIF que nous subissons en France, en matière de politique, de Défense, de désinformation, etc, avec de terribles conséquences pour les historiens par ex, ou pour les journalistes comme pour les auteurs indépendants priés de se plier à la Pensée Unique ou de se démettre (au mieux, d'être ostracisés dans les Médias). Aujourd'hui, nous sommes condamnés, par ex, à subir un BHL sur nos écrans, c'est-à-dire un authentique criminel de guerre, inspirateur des politiques les plus atroces (comme en Libye "pays de cocagne" - dixit Le Monde - du temps de Kadhafi, aujourd'hui détruite et pillée par les Occidentaux pendant que les Libyens s'entretuent), alors que cet homme qui paraît-il rêve de devenir Président en israël - et il ose influencer la politique française ! - devrait se retrouver devant un authentique Tribunal international pour incitation à la haine, et aux guerres illégales. 
Comme je l'ai écrit, notre pays frondeur (voir Chirac-de Villepin contre la guerre d'Irak) est occupé par les "Usraéliens" pour être maté, et nous subissons à notre insu, tous les jours, les conséquences mortelles de cette occupation pour la Patrie des Droits de l'Homme, avec notamment une presse totalement aux ordres, décriée partout en Europe.
La Police de la Pensée veille : Il n'y a qu'en France que nous ne devons pas débattre du 11 septembre, et c'est seulement en France que la réflexion sur la Shoa est criminalisée. L'enjeu est de taille, en effet : Tant que nous accepterons de penser qu'il s'agit là de l'événement majeur de l'humanité (et tant pis pour les autres génocides comme l'extermination des Amérindiens), nous nous croirons obligés de nous soumettre aux injonctions de l'entité sioniste totalement hors-la-loi, violant TOUTES les Résolutions internationales - au mépris du Droit, donc, mais aussi de la paix, du dialogue des civilisations, et bien sûr des intérêts de notre pays.
Et c'est aussi à cause de cette dictature de la pensée que nous devons en permanence diaboliser l'islam - pour ensuite, mieux dominer ses terres et surtout ses ressources, via un dévastateur choc de civilisations probablement nucléaire.
Or donc, sous la férule de cette Pensée unique effroyablement dictatoriale, nous sommes en permanence soumis à un déferlement anti Islam. Esprit libre, j'ai voulu découvrir moi-même cette religion en lisant le Coran il y a quelques années, et j'ai trouvé un livre empreint de poésie, de tolérance (le Coran reconnaît Abraham comme Jésus, eh oui !), d'une grande simplicité, et oeuvrant pour la paix. Car le djihad, le vrai, pas le caricatural, est la lutte contre ses mauvais penchants, et l'acceptation de la guerre... défensive. Dans la Bible hébraïque, au contraire, la guerre est de conquête, passant par l'épée tous ceux qui font obstacle aux plans de domination,  même les femmes enceintes !

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Et tous les jours, nos médias collabos nous rappellent l'existence d'un principe de la Charia concernant les voleurs : Mains ou pieds amputés. Je rappellerais à ce sujet 2 choses :
1) De quel droit voulons-nous imposer notre mode de pensée et de vivre aux autres ? Notre civilisation est-elle supérieure, meilleure, alors que par ex, elle sacrifie les citoyens aux banquiers cupides, ou qu'elle institue, sous l'auspice maléfique de l'OTAN, la guerre permanente, et que pour demain, elle envisage l'euthanasie pure et simple des vieux ?
2) Pourquoi avons-nous toujours toléré que dans certains pays, on coupe les têtes des ennemis ? En Amazonie, par ex, on m'a vendu une tête réduite. Il me semble que les touristes achètent ce genre de choses, sans protester ! 
Et entre nous, ne devrait-on pas couper mains et pieds de tous les voleurs internationaux de la Haute Finance qui font de la vie des peuples un enfer pour satisfaire leur voracité folle ?
Donc, haro sur les Musulmans et sur leur charia. Une charia d'autant plus dérangeante qu'elle prohibe l'usure (dette-endettement) à l'origine de la paupérisation de tous les peuples et de leur asservissement;  Les Banquiers centraux ne tolèrent pas qu'on limite leur puissance criminelle !
Haro sur les Musulmans pour leur intolérance ? Et pourquoi ne parle-t-on jamais de celle des Evangéliques, par ex ? Morceaux choisis, illustrés par des faits vécus par moi qui par hasard, me suis convertie jeune dans les milieux pentecôtistes (depuis, par dégoût du sectarisme et du fondamentalisme, je suis désormais sans chapelle).
- Pas de relation hors mariage.
- Pas d'avortement, de divorce, d'homosexualité, de superstitions, d'idolâtrie,  d'horoscopes, de yoga, de socialisme, de communisme, etc etc, et par ex, un jour j'ai été à une réunion d'évangélisation avec un jeune artiste, il s'est sauvé en entendant décrier son style de peinture préféré, qualifié de "satanique".
- Et n'osez pas prendre tant soit peu la défense des Palestiniens, vous êtes aussitôt traité de "suppôt de Satan"...
Dans nombre d'Eglises, il faut se couvrir la tête, et à tous ceux qui traquent le voile musulman, je rappellerai que nos "bonnes" soeurs sont voilées, et que certains Juifs ont un accoutrement qui n'a rien à envier aux plus décalés...

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La réaction des Musulmans fondamentalistes à Tombouctou est-elle une abomination ? Pourquoi, alors, ne parle-t-on pas de l'intransigeance des Evangéliques que je connais bien ? Anecdote vécue :
Un Pasteur alsacien pénètre chez moi, jeune convertie (j'avais à peine 30 ans). En partant, une partie de la décoration est à la poubelle : je suis née en janvier, un tableau très moderne représentant un Capricorne est viré. La tête réduite achetée en Amazonie va au panier, comme les serpents empaillés ramenés du Mexique ou de Bornéo. Tous les tableaux ou gravures achetés chez les Amerindiens, ou à Quito, à Mexico, etc, partent illico à la poubelle. Mes livres sont soigneusement inspectés, et toute la maison est passée au crible. Adieu les souvenirs de voyages ! Des murs tous nus, plus de bibelots, le paradis évangélique. Il ressemble furieusement à celui de Tombouctou, non ? Alors, un peu de tolérance, s'il vous plaît, et surtout pas de dénonciation à sens unique.
Et les Juifs, alors ? Vous connaissez les 613 commandements, lois, interdits de la Torah ? Mais ce n'est rien à côté de ceux du Talmud, ainsi seulement pour les toilettes, vous avez tout un tas de prescriptions à respecter avant d'effectuer vos besoins - même si vous êtes pressé. Charmant, n'est-ce pas ? Et que dire de ce rabbin, à Marseille, laissant sa vieille mère, tombée dans l'escalier de l'immeuble, crever plutôt que la secourir un jour de shabbat (Je le sais par un ex- voisin non-Juif, médecin, témoin) ? Ce n'est pas de l'intégrisme, du fondamentalisme fanatique, ça ?
A noter d'ailleurs qu'en zappant de FR24 à LCP, même tonalité : Emission "Parlons-en" de Frédéric Haziza, "faut-il réformer l'Islam", animée par un sioniste pur sucre, fervent partisan de la guerre contre l'Iran. Et ce sont ces gens qui squattent nos écrans, polluent nos esprits, et se gardent bien d'aborder la question du fanatisme talmudique (1). On y parle à l'instant de lapidation, justement, mais seulement celle de l'Islam. Pourquoi n'évoque-t-on jamais la lapidation du temps de Jésus, ou la lapidation des prophètes (les meilleurs des Juifs, pourtant) par les grands donneurs de leçons hébreux ? 
Conclusion : Ca suffit l'indignation à sens unique, ça suffit l'intolérance, ça suffit la diabolisation, ça suffit la mauvaise foi, ça suffit la chasse aux sorcières, ça suffit la stigmatisation partisane, ça suffit les Médias poisons nous conduisant directement au choc de civilisations nucléaire de dépopulation (pour nous) et de prédation (pour quelques-uns) !
Il est parfois utile de remettre les pendules à l'heure...
Chantal Dupille 

 

(1) http://r-sistons.over-blog.com/article-voici-le-vrai-breviaire-du-racisme-et-de-la-haine-videos-et-citations-114099510.html

TAGS : Fondamentalismes, Islam, Coran, Musulman, Juif, Evangélique, Frédéric Haziza, LCP, France24, Ockrent, Kouchner, néoconservateur, Tombouctou, Torah, Talmud, Bible, lapidation, Palestiniens, Quito, Amerindiens, shoah, Bornéo, Amazonie, Mexique, finance, Charia, Police Pensée, CRIF, djihad, Jésus, Abraham, BHL, Kadhafi, Pensée unique, Médias, Chirac, de Villepin, Irak, Israël, 11 septembre, choc civilisations, OTAN, euthanasie, Pentecôtistes, Iran, prophètes, usure, dette, endettement

 

Mali. Pourquoi les islamistes ont saccagé Tombouctou ?
Politique lundi 28 janvier 2013

+ LIRE AUSSI. Les manuscrits de Tombouctou, un patrimoine qui n'a pas de prix

Tombouctou, la ville historique, investie par le groupe islamiste Ansar Dine depuis avril 2012, a été défigurée. Pourquoi cette attaque en règle contre cette ville qui fut un grand centre intellectuel de l’islam ? Ils s'en sont pris en fait au symbole d'un autre Islam.

La perle du désert

Tombouctou fait partie de ces lieux mythiques au parfum mystérieux.

Surnommée « la ville aux 333 saints » ou la « perle du désert », Tombouctou se situe au sommet de la boucle du fleuve Niger, à 900 km au nord-est de Bamako, la capitale du Mali. Elle compte aujourd’hui environ 30 000 habitants. La ville est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1988.

Sa « découverte » par René Caillié, en 1828, avait fait grand bruit à l’époque. L’explorateur français est considéré comme le premier occidental à être revenu de la cité interdite aux chrétiens.

Classée au patrimoine mondial

Tombouctou fut un grand centre intellectuel de l’islam et a contribué à sa diffusion en Afrique aux XVe et XVIe siècles. Elle avait tout, alors, d’une cité florissante accueillant jusqu’à 25 000 étudiants dans ses 180 écoles coraniques.

Témoins de cet âge d’or, trois grandes mosquées retiennent particulièrement l’attention : Djingareyber, construite en 1325, Sankoré et Sidi Yahia.

Outre ces mosquées, le site classé par l’Unesco comprend 16 cimetières et mausolées. Ils constituent, selon la croyance populaire, un rempart spirituel qui protège la ville du malheur. Les tombes des saints font l’objet de vénérations. La population du désert sollicite les anciens pour leur garantir un mariage heureux, apporter la pluie…

Tombouctou est également célèbre pour ses dizaines de milliers de manuscrits, dont certains remontent au XIIe siècle. Ils sont, en partie, détenus comme des trésors par les grandes familles locales.

Les saccages d'Ansar Dine

Le 2 avril 2012, la dernière ville du Nord encore sous contrôle gouvernemental est passée sous la coupe du groupe islamiste Ansar Dine.

Le 30 juin 2012, les islamistes d’Ansar Dine entament la destruction de mausolées de saints musulmans. Des constructions en terre, très fragiles. A coups de burin et de marteau, ils éventrent des tombes, saccagent l’architecture de sept mausolées et arrachent même la porte d’une mosquée du XVe siècle.

«Au nom de la pureté» de l'islam

Officiellement, il s’agit de représailles à la décision de l’Unesco de classer la ville patrimoine mondial en péril.

Mais, pour ces partisans d’une version extrême de la charia, il s’agit aussi de lutter contre l’idolâtrie. Le culte des saints étant assimilé, selon eux, à de la superstition. Pour les intégristes, « vénérer un saint, c’est porter atteinte à Dieu ». Ces fondamentalistes revendiquent ces destructions au nom de la pureté des origines de l’islam.

Cet iconoclasme (destruction délibérée de symboles ou représentations religieuses), se fonde notamment sur une sourate du Coran demandant aux fidèles de s’en prendre aux statues : « Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du démon. Évitez-les. »

Cet islam « pur et dur » peut être rattaché au courant salafiste. Une doctrine qui voit l’avenir de l’humanité dans un retour aux valeurs du passé. Elle impose de calquer notre vie sur celle des salaf ou « ancêtres vertueux ».

Ce courant s’oppose notamment au soufisme, un courant de pensée, qui entend construire un avenir en se basant sur ce que les ancêtres ont construit.

Dans la même logique, les salafistes s’opposent à tous les symboles de la vie moderne, jugés comme contraires à l’islam pur. C’est ce qui justifie, par exemple, le port du voile par les femmes, l’interdiction du tabac, de la radio, de la télévision, des distractions…

François VERCELLETTO.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Mali.-Pourquoi-les-islamistes-ont-saccage-Tombouctou-_55257-2158075_actu.Htm#.UQa2XJcJNi0.twitter

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:44

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Voici 2 articles, l'un trouvé par hasard sur le révisionnisme de l'Occident, publié en 2005, sommes-nous condamnés au suicide intellectuel depuis l'imposture du 11/9 ? Suivi de mon article, publié sous mon pseudo eva R-sistons : Clefs pour comprendre la re-colonisation de l'Afrique, publié sur mon blog pour les seniors. Chantal Dupille

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Et la théorie du complot devint la "vérité"

 

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Juste après le 11-Septembre, les complotistes ont entrepris de mettre au point et de diffuser ce qui au final allait devenir le mythe fondateur du mouvement complotiste du 11-Septembre: dans le but de restreindre les libertés individuelles et de favoriser leurs alliés de l’industrie pétrolière et gazière, les faucons néo-conservateurs de l’administration Bush —et ses compères de la CIA et du FBI, bien sûr— ont orchestré un attentat terroriste à grande échelle, provoquant la mort de 2.977 civils innocents et permettant d’obtenir le soutien de la population américaine à des guerres en Afghanistan et en Irak qu’elle n’aurait jamais autorisé sinon.
http://couturealain.com/couturealain.com/complot.html
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Le 11 Septembre et le nouveau dogme révisionniste : les complots n’existent pas
Le 27 mai 2005 · Catégories : 11-Septembre, Amérique du Nord, Analyses, Français
 

 

Encore et toujours, quand on ose s’interroger librement sur les attentats du 11 septembre et que l’on émet quelques doutes sur la véracité de la version officielle, on est immédiatement mis à l’index par la police de la pensée dominante.

Pourtant, on le sait, la version officielle (celle du rapport de la Commission sur le 11 septembre) a été présentée et défendue par des hommes qui ont décidé d’envahir et d’occuper l’Irak, un pays qui ne les menaçait pas, en utilisant les mensonges les plus grossiers, alors même que ces hommes ont des intérêts pécuniaires avérés dans le commerce des armes ou du pétrole.

Ce sont ces hommes qu’il faudrait croire sur parole. Autrement-dit, on nous demande une sorte de suicide intellectuel et de garder nos doutes pour nos conversations privées ou les comptoirs du café du commerce. Mais heureusement, la raison est têtue et le doute est pugnace. On ne se rendra pas à l’évidence le front honteux et la tête basse.


Les complots n’existent pas entend-t-on de toute part. Ou plutôt, ils existent, mais seulement quand les coupables sont musulmans ou noirs et que les victimes sont occidentales et blanches.

Les dirigeants rwandais peuvent bien comploter contre leurs citoyens Tutsi entre 1990 et 1994, mais pas les dirigeants américains. C’est inconcevable. Les blancs ne tuent pas d’autres blancs (au moins depuis la fin de la seconde guerre mondiale).

Il y a bien eu complot le 11 septembre, mais ses auteurs et ses complices ne peuvent être que des musulmans fanatiques qui ne connaissent rien de la démocratie et qui vivent cachés dans des caves. La démocratie ne saurait susciter en son sein des dirigeants capables de telles horreurs et d’une telle haine envers leur propre population.

Puisque les complots n’existent pas dans nos régimes démocratiques (sauf, évidemment, quand ils sont l’œuvre d’ennemis étrangers biens identifiés), et ne peuvent être que les sombres élucubrations d’esprits tourmentés qui voient le mal partout, on est bien forcé de convenir des vérités suivantes :

• il n’y a pas eu de complot pour assassiner Kennedy (la Commission Warren à eu raison de conclure à l’acte isolé d’un homme qui n’a, malheureusement, pas eu le temps de parler, puisqu’il a lui-même été assassiné. Il n’y a rien de choquant à ce que l’un des principaux membres de la Commission fut Allen Dulles, l’un des ennemis personnels de Kennedy qui l’avait limogé de la présidence de la CIA !) ;

• la CIA (l’organe d’un régime démocratique) n’est jamais intervenue dans aucun pays pour renverser le pouvoir en place dans les cinquante dernières années, ni en Amérique latine, ni au Moyen-Orient (la baie des Cochons, le coup d’Etat contre Allende, l’invasion de Grenade en 1983, l’invasion de Panama en 1989, l’armement des Contras pour renverser le gouvernement Sandiniste au Nicaragua et le scandale de l’Iran-Gate, les interventions militaires au Salvador et au Honduras dans les années 80 et 90, cela ne vous dit rien ? !).

• Le Président des Etats-Unis Eisenhower n’a jamais mis en garde les Américains contre les dangers d’une mainmise du complexe militaro-industriel sur la politique américaine ? (Voir son discours d’adieu du 17 janvier 1961). Le procureur Jim Garrison, à l’issue de son enquête sur l’assassinat de Kennedy, n’a pas déclaré être terrifié par sa découverte que la CIA et le Pentagone dirigaient, de fait, les USA ? (‘In a very real and terrifying sense, our Government is the CIA and The Pentagon, with Congress reduced to a debating society’. Octobre 1967).

• l’Irak n’a pas été envahi par l’armée américaine sous de faux prétextes (les armes de destructions massives ont été trouvées et les liens entre Saddam Hussein et le 11 septembre sont établis) ; l’administration Bush n’a jamais eu l’intention d’envahir et d’occuper ce pays avant les attentats ; cette administration n’est pas en train de privatiser l’industrie irakienne à son profit et de payer les frais de guerre avec le pétrole irakien (« Privatization in Disguise », by Naomi Klein, in The Nation, http://www.thenation.com/doc.mhtml ?i=20030428&s=klein) ;

• les USA n’ont pas espionné les membres des Nations Unies au moment de la discussion des résolutions préparant la seconde guerre du Golfe (un pays démocratique ne s’abaisse jamais à de telle pratiques)(« US dirty tricks to win vote on Iraq war. Secret document details American plan to bug phones and emails of key Security Council members », Martin Bright, Ed Vulliamy and Peter Beaumont, in The Observer, Sunday March 2, 2003, http://observer.guardian.co.uk/international/story/0,6903,905899,00.html) ;

• la France (un grand pays démocratique puisque c’est le pays des droits de l’Homme !) n’a jamais participé à un coup d’Etat en Afrique ni soutenu de régimes répressifs ; elle n’est, à aucun titre, complice du génocide rwandais ; elle n’a pas soutenu le régime génocidaire rwandais avant, pendant, après le génocide (des élucubrations d’esprits dérangés !) ; elle n’entretient pas de bonnes relations avec le régime également génociadire de Khartoum ni n’a approuvé les fraudes électorales au Togo lors des dernières élections présidentielles ;

• il n’y a pas eu de tentative de coup d’Etat au Venezuela en avril 2002 (avec l’appui des Etats-Unis de Bush et de l’Espagne d’Aznar) ni en Guinée Equatoriale en mars 2004 (avec l’appui de la Grande-Bretagne et les finances de Mark Thatcher, le propre fils de la Dame de Fer) ; non, ces pays riches en pétrole n’intéressent pas ces démocraties exemplaires ;

• il n’y a pas eu de coup d’Etat en Haïti en 2004 avec le soutien de la France et des Etats-Unis ;

• Aznar n’a pas essayé de manipuler la vérité sur les attentats de Madrid en vu d’être réélu en mars 2004 ; nos dirigeants démocrates aiment trop la transparence ;

• les élections présidentielles américaines de 2000 et de 2004 n’ont pas été entachée d’irrégularités (des millions de noirs n’ont pas été privés illégalement de leurs droit de vote)(Voir La Démocratie du Plus Fort).

Mais si les complots existent bel et bien, et que des régimes démocratiques peuvent les organiser ou les appuyer ici ou là quand il y va de leur intérêt ou de celui de leurs dirigeants (le plus souvent, il est vrai, ces complots se font au détriment de populations étrangères), cela ne signifie évidemment pas que l’administration Bush soit auteur ou complice des attentats du 11 septembre.

Cela nous invite seulement à ne pas accepter, sans broncher, une vérité officielle qui comporte de nombreuses zones d’ombre et qui ne résiste pas longtemps à un examen critique élémentaire.

Prenons cinq exemples significatifs illustrant, à nos yeux, l’importance du questionnement dans cette affaire :

• L’implication de l’Arabie Saoudite
• L’implication du Pakistan
• Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre
• Une Commission indépendante et impartiale ?
• Une administration au-dessus de tout soupçon ?

L’implication de l’Arabie Saoudite

 L’administration Bush voudrait nous faire croire, en dépit de tous les indices contraires, qu’aucun auteur ou complice des attentats ne se cache dans le cercle étroit de la famille régnante saoudienne et de ses services secrets. Cela serait particulièrement gênant pour l’administration Bush si tel était le cas, en raison, notamment, des liens d’amitiés et d’affaires qui unissent les élites saoudiennes avec la famille Bush et son entourage (particulièrement bien documentés par deux livres : « Ben Laden : La Vérité Interdite » de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, chez Denoël Impacts, 2002 ; « House of Bush, House of Saud : The Secret Relationship Between the World’s Two Most Powerful Dynasties », de Craig Unger, http://www.houseofbush.com/).

Cela ne prouverait pas la complicité directe de l’administration Bush dans les attentats (en termes juridiques, cependant, ce n’est pas impossible), mais nous permettrait de douter de l’assertion du rapport final de la Commission sur le 11 septembre, d’après laquelle il n’existe aucune preuve de l’implication d’une puissance étrangère dans ces attentats qui ne sont attribués qu’aux seuls membres du réseau Al Qaeda.

S’il était avéré que l’administration Bush avait sciemment masqué la responsabilité de personnalités importantes d’Arabie Saoudite dans les attentats, ou détruit ou gardé secrètes les preuves de cette implication, la procédure d’impeachment devrait légitiment être engagée à l’encontre du Président et des poursuites judiciaires entamées contre les autres membres de l’administration.

Eléments d’appréciation :

• pourquoi le rapport sur les attentats du 11 septembre, établi par le panel conjoint des comités de renseignement de la Chambre des Représentants et du Sénat (à ne pas confondre avec le rapport de la Commission sur le 11 septembre remis un an plus tard), publiée le 24 juillet 2003, a-t-il été censuré par la Maison Blanche qui en a expurgé 27 pages portant vraisemblablement sur l’implication de puissances étrangères dans les attentats ? On sait depuis que cette censure porte essentiellement sur l’implication de membres éminents du régime saoudien (et pakistanais) dans les attentats. Bob Graham, le Sénateur qui a présidé ce panel conjoint, a révélé dans un livre particulièrement sévère à l’égard de l’administration Bush (« Intelligence Matters » , Random House, September 2004) que les pages censurées portaient bien sur ce sujet et détaillaient l’implication supposée de membres du régime saoudien dans la préparation et le financement des attentats. Il accuse directement l’administration Bush d’avoir menti et d’avoir masqué la réalité de l’implication de l »Arabie Saoudite (on doit s’étonner du peu d’échos reçu par ce livre qui, à lui seul, constitue un réquisitoire impitoyable contre l’administration Bush et qui aurait du encourager les médias à rejeter la version présentée par le rapport final de la Commission).

• l’ambassadeur saoudien à Washington, le Prince Bandar, et sa femme, auraient, selon Bob Graham et le journaliste américain d’investigation Unger Craig (Voir : « House of Bush, House of Saud »), transféré plus de 100 000 dollars à la femme d’Osama Basnan, elle-meme l’amie d’al-Bayoumi, un financeur présumé de deux des terroristes du 11 septembre. Pourquoi le rapport final de la Commission sur le 11 septembre ne mentionne pas ces faits, au moins pour les démentir ? Pourquoi n’avoir pas auditionné le Prince Bandar et sa femme ?

• pourquoi avoir autorisé les membres de la famille régnante saoudienne et de la famille Ben Laden, présents sur le territoire américain au moment des attentats, à quitter le pays moins d’une semaine après ceux-ci, sans les avoir proprement interrogés, alors que 15 des 19 preneurs d’otages étaient de nationalité saoudienne et qu’Oussama Ben Laden était considéré par l’administration Bush comme le principal responsable de ces attentats, et qu’il est avéré que le terroriste désigné entretenait toujours de bons rapports avec certains membres du régime saoudien et de sa propre famille ? On est surpris de constater que la Commission n’y trouve rien à redire.

L’implication du Pakistan

Le Président des services secrets pakistanais (l’ISI), Lt. Gen. Mahmoud Ahmad, se trouvait en visite officielle aux Etats-Unis au moment des attentats du 11 septembre (Reuters -13 septembre- ; New York Times -13 septembre- ; Daily Telegraph -14 septembre- ; The Guardian -15 septembre).

A Washington du 4 au 13 septembre, son agenda était particulièrement chargé puisqu’il a eu des entretiens privés avec les hauts responsables Américains suivants : le secrétaire d’Etat Colin Powell (12 ou 13 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat adjoint Richard Armitage (12 et 12 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat Marc Grossman (avant le 11 septembre) ; l’ancien directeur de la CIA, George Tenet (avant le 11 septembre) ; le sénateur Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le sénateur John Kyl, membre du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le représentant Porter Goss, président du Comité du renseignement de la Chambre et actuel président de la CIA et le sénateur Joseph Biden, président du Comité des relations étrangères (11 septembre) (dans Guerre et Mondialisation de Michel Chossudovsky – Editions Le Serpent à Plumes – page 211). D’après le Washington Post (en date du 23 septembre 2001), Mahmoud Ahmad se serait rendu en Afghanistan juste après les attentats, à la demande des Américains, afin de rencontrer les leaders Talibans et de discuter avec eux de l’extradition de Ben Laden aux Etats-Unis.

Quelques jours avant le commencement de la campagne militaire anglo-saxonne en Afghanistan (octobre 2001), on apprend que Mahmoud Ahmad est poussé à la démission, sous la pression des Américains, pour avoir transféré 100 000 $ au chef présumé des attentats du 11 septembre, Mohammed Atta. Ces faits incroyables, (d’abord révélés le 8 octobre par Press Trust of India et The Dawn du Pakistan) ont été relatés en détail par le très respecté Times of India : « Des sources importantes ont confirmé que le général [Mahmoud Ahmad] avait perdu son travail en raison des preuves fournies par les services secrets indiens établissant un lien entre lui et l’un des responsables des attentats contre les World Trade Center. Les autorités américaines ont exigé sa mise à la retraite une fois confirmé le transfert de 100 000 $ au profit de Mohammed Atta à travers le Pakistan, transfert réalisé par Umar Sheikh à la demande de Mahmoud Ahmad. Des sources gouvernementales ont confirmé que l’Inde avait contribué de manière significative à l’établissement du lien existant entre le transfert d’argent et l’ancien président de l’ISI. Sans donner de détails, ces sources ont confirmé que les éléments recueillis, y compris le numéro de téléphone du mobile de Sheikh, ont aidé le FBI à établir le lien en question » (Joshi, Manoj, ‘India helped FBI trace ISI-terrorist links’, Times of India, 9 octobre 2001). Les faits ont ensuite été confirmés par d’autres sources : AFP -10 octobre- ; Wall Street Journal -10 octobre- ; Australian -10 octobre- ; India Today -15 octobre- ; Daily Excelsior -18 octobre- ; Sunday Herald -24 février 2002- ; London Times -21 avril 2002.

Depuis, Mahmoud Ahmad refuse de répondre aux questions (AP -21 février 2002) et n’a pas fait l’objet de poursuites de la part du Pakistan ou des Etats-Unis qui n’ont pas réclamé l’ouverture d’une enquête sur les liens supposés entre l’ancien président de l’ISI et l’un des responsables des attentats du 11 septembre.

A tout le moins, une enquête sur cette éventuelle responsabilité serait bienvenue. Que dit le Rapport de la Commission sur le 11 Septembre à propos de ces faits ? Rien.

Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre :

On voudrait nous faire croire que l’administration Bush n’avait pas reçu de très nombreuses informations précises sur la préparation des attentats plusieurs mois avant qu’ils aient lieu.

Eléments d’appréciation :

• Pourquoi 50 agents de la CIA, du FBI, de la NSA prétendent le contraire ? Pourquoi ces agents dénoncent-ils les pressions qu’ils ont subies de la part de leurs responsables hiérarchiques pour ne pas poursuivre leurs investigations sur les présumés terroristes, avant et depuis les attentats du 11 septembre ? (Voir notre éditorial : « Qui a Peur de Sibel Edmonds ? » dans L’Idiot du Village).

• Le juge américain, David Philip Schippers, prétend avoir prévenu de nombreux sénateurs et représentants américains, ainsi que John Ashcroft, ministre de la justice, un mois et demi avant le 11 septembre, de l’imminence d’attentats sur Manhattan et Washington, orchestrés par des terroristes liés à Ben Laden à l’aide d’avions suicides ? (Voir dans New American, 28 janvier 2002, de William Jaspers, l’article intitulé ‘OKC Bombing : Precursor to 9-11 ?’ ; sur le site Infowars, 10 octobre 2001, l’interview de Schippers, intitulé ‘Government Had Prior Knowledge’ ; sur WorldNet Daily, 21 octobre 2001, l’article intitulé ‘David Schippers Tells Metcalf Feds ignored warnings of WTC attacks’). De qui David Philip Schippers tenait-il ses informations ?

• Salman Rushdie dit avoir reçu l’ordre de l’Administration Aérienne Américaine (FFA) de ne pas prendre d’avion de ligne effectuant des trajets à l’intérieur des Etats-Unis et du Canada, une semaine avant les attentats (« Rushdie’s air ban » de James Doran dans The Times/London – 27 septembre 2001).

• 8 heures avant les premiers détournements d’avions, le maire de San Francisco, Willie Brown, a-t-il, comme il le prétend, reçu de son personnel de sécurité, le conseil de ne pas prendre d’avion de ligne ce matin là, alors qu’il avait prévu de s’embarquer pour New York (« Willie Brown got low-key early warning about air travel », de Phillip Matier et Andrew Ross dans San Francisco Chronicle – 12 septembre 2001 ; Counterpunch – 14 septembre 2001) ?

• Sur les très nombreuses informations provenant des services secrets étrangers voir : ‘Foreign Intelligence Warnings’, de Paul Thompson dans The Center For Cooperative Research (http://www.cooperativeresearch.org/essay.jsp ?article=foreignwarnings).

Le plus étonnant est que la Commission ne se soit pas donné la peine de mentionner ces faits largement documentés par de nombreux articles de presse, soit pour les démentir, soit pour les confirmer.

Une Commission indépendante et impartiale ? 

On voudrait nous convaincre que la commission d’enquête sur le 11 septembre était indépendante et qu’elle a répondu à toutes les questions qui se posaient.

Eléments d’appréciation :

• La commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre était présidée par Thomas Kean (le directeur exécutif étant Philip Zelikow) : il est de notoriété publique qu’il entretient des liens d’affaire étroits avec la famille Ben Laden et la famille Ben Mahfouz. Ce dernier est considéré comme l’un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme islamique dans le monde (Voir « Who’s Who on the 9/11 « Independent » Commission » de Michel Chossudovsky, dans Global Research on Globalization – 18 juillet 2003 dans L’Idiot). En effet, Thomas Kean est directeur (et actionnaire) d’Amerada Hess Corporation qui participe à la coentreprise Delta-Hess avec Delta Oil d’Arabie saoudite, laquelle appartient aux clans ben Mahfouz et Al-Amoudi. Delta-Hess a été créée en 1998 pour la mise en valeur et la prospection de champs pétrolifères dans la région de la mer Caspienne. En Azerbaïdjan, Delta-Hess a une participation de 2,72 % dans la société Azeri-Chirag-Gunashli et une autre de 20 % dans la société Garabaghki-Hursangi. Elle détient aussi des actions dans le pipeline Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC).

• La commission avait pour directeur exécutif un certain Philip Zelikow. Celui-ci est un historien reconnu qui a travaillé étroitement avec Condoleezza Rice, la conseillère de Bush pour la sécurité nationale. En octobre 2001, Philip Zelikow était nommé par Bush membre du Foreign Intelligence Advisory Board, un organisme chargé de conseiller le Président sur les affaires sensibles. C’est donc un proche de Bush qui a été choisi pour diriger l’enquête sur les attentats du 11 septembre (Voir « Probing 9/11″ de David Corn dans The Nation, 19 juin 2003, le 25 juin 2003 dans l’Idiot).

• Un certain nombre de membres des familles des victimes des attentats ont demandé, en vain, que Zelikow quitte ses fonctions en raison de ses nombreux liens avec l’administration Bush (Voir ’9/11 Panel Director Has Conflict of Interest’, United Press International -US-, mardi 7 octobre 2003 dans L’Idiot ; ‘Sept. 11 Panel Defends Director’s Impartiality’, de Dan Eggen dans The Washington Post, mardi 14 octobre 2003 dans L’Idiot).

• Pourquoi George Bush a-t-il demandé au leader de la majorité sénatoriale, Tom Daschle, de limiter l’enquête sur les événements du 11 septembre à une enquête sur les failles des services de renseignements ? Pourquoi George Bush a-t-il refusé, jusqu’en décembre 2002 et jusqu’à ce que les familles des victimes le menacent de porter l’affaire en justice, qu’une véritable commission d’enquête soit désignée, préférant laisser les comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants mener l’enquête ? (Voir CNN, 20 janvier 2002, ‘Bush asks Daschle to limit Sept. 11 probes’ ; Newsweek, 4 février 2002, ‘The Battle Back Home’). Pourquoi George Bush s’est-il opposé à la publication intégrale du rapport conjoint des comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants ?

• L’un des membres de cette Commission, Max Cleland, s’est dit écœuré par l’attitude d’obstruction de l’administration Bush dans un article publié sur Salon.com : « The President Ought to be Ashamed : Interview with Max Cleland », Salon.com, Nov. 13, 2003. Depuis cette déclaration l’administration Bush a acheté son silence en le nommant membre de direction de la Banque d’Import/Export (Export-Import Bank) et en lui demandant, par la même occasion, de quitter ses fonctions au sein de la Commission.

• Pour plus de détails sur les omissions et distorsions de la Commission sur le 11 septembre voir : « The 9/11 Commission Report, Omissions and Distortions » de David Ray Griffin, Arris Books, 2005.

Une administration au-dessus de tout soupçon ?

 On voudrait nous peindre les membres de l’administration Bush comme des hommes et des femmes incapables d’imaginer et de faire le pire. Il suffit des les juger par leurs actes.

Eléments d’appréciation :

• George Bush est arrivé au pouvoir dans des conditions plus que douteuses en l’an 2000 (Voir : « The Best Democracy Money can Buy » de Greg Palast) et a été réélu dans des conditions tout aussi suspectes (Voir : Le Coup d’Etat Electronique de George Bush).

• John Poindexter, l’un des hommes de l’ombre de l’administration Bush, fut le principal artisan de l’Irangate dans les années 80 alors qu’il était conseiller pour la sécurité nationale (1983-86). Il est à l’origine du projet Information Awareness Office (voir ci-dessous pour plus de détails).

• John Negroponte (actuel représentant américain aux Nations Unies) a dirigé la sale guerre contre le Nicaragua des Sandinistes et les mouvements de gauche et d’extrême gauches du Honduras et du Salvador dans les années 80 lorsqu’il était ambassadeur au Honduras.

• Au lendemain du 11 septembre 2001, des milliers de personnes (peut-être plus de 5000, sans compter les prisonniers de Guantanamo) sont ou ont été détenues arbitrairement aux Etats-Unis et à l’étranger, dans des camps militaires américains, sans que leur soient garantis les droits élémentaires de tout détenu : pas d’avocat, pas de charge précise retenue à leur encontre, jugements et expulsions dans le plus grand secret (« Enemy Aliens », par David Cole, The New Press, 2003).

• Le Pentagone souhaite encourager les citoyens américains à espionner leurs proches et voisins afin de s’assurer qu’ils ne participent pas à des opérations terroristes (Projet Talon). Un fichier pour recueillir les données collectées sera crée. Le projet Talon remplace le projet TIPS du ministère de la justice (Terrorist Information Protection System) qui visait à forcer les citoyens à rapporter les faits suspects auprès des autorités. Le projet TIPS envisageait de forcer 11 millions de citoyens américains, principalement des personnes ayant accès aux maisons de leurs compatriotes, comme les livreurs et les plombiers ou électriciens, à rapporter les faits en question (« Enemy Aliens », par David Cole, page 73, The New Press, 2003 ; ‘Pentagon to enlist US citizens for spying’, Wired News, par Brian McWilliams, 25 juin 2003 ; le 27 juin 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a transféré des centaines de Talibans sur la base militaire de Guantanamo afin de les priver des protections minimum imposées par les conventions internationales sur les prisonniers de guerre, qu’ils ont pourtant signées (Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre). (Voir ‘Bush se trompe sur les dispositions des Conventions de Genève’, rapport du Human Rights Watch, New York, 7 février 2002 ; ‘Apply Geneva Conventions to Guantanamo Inmates’ Sur ZAWYA [UAE], le mardi 25 mars 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a crée, au lendemain du 11 septembre, une cellule au sein du Pentagone chargée ouvertement de désinformer les médias étrangers et de les manipuler (l’Office of Strategic Information aurait finalement été dissout).

• Afin de combattre le terrorisme, l’administration Bush a proposé de créer des fichiers sur tous les Américains dans lesquels seraient enregistrées automatiquement toutes les informations concernant leur consommation et leurs déplacements et qui pourraient être consultés par l’administration à tout moment, en l’absence même de contrôle judiciaire (le projet, d’abord intitulé Total Information Awareness et renommé Terrorism Information Awareness, n’a pas encore été adopté par le Congrès américain).

• Le Homeland Security Act et le Patriot Act confèrent au Président des Etats-Unis (qui a transféré ce pouvoir à la CIA) le droit de désigner toute personne ennemie de l’Etat (sans que des critères précis soient définis) et de l’éliminer physiquement quelque soit l’endroit où elle se trouve.

• Quelques sources : ‘Ideas the Pentagon Wishes It Never Had’ par Ari Berman dans The Nation -US-, lundi 1er septembre 2003 dans L’Idiot ; ‘Civil Liberties After September 11′ par Tom Stephens, dans Counterpunch , mercredi 16 juillet 2003 dans L’Idiot ; ‘Copycatting the US ‘war on terrorism’ de Ehsan Ahrari dans Asia Times, Thailand, le mardi 2 septembre 2003 dans L’Idiot. Voir aussi les très nombreux articles consacrés à ce sujet et mentionnés dans L’Idiot dans la rubrique ‘Amérique du Nord’.

Si cette administration ne doit pas être soupçonnée du pire, alors que notre conscience dorme d’un sommeil éternel et cessons de faire notre métier de journaliste !

Conclusion

Nous ne prétendons pas avoir les preuves matérielles de la complicité de l’administration Bush dans les attentats. Nous disons simplement qu’il y a suffisamment d’indices concordants pour le supposer ou le soupçonner et pour, par conséquent, rouvrir le dossier et explorer la piste de la complicité active ou passive avec attention et rigueur.

Les hommes, la doctrine, les ambitions affichées et les actions passées et présentes de l’administration Bush incitent à un tel travail. Vouloir l’empêcher c’est se rendre, d’une certaine manière, complice des complices et ne pas faire son métier de citoyen.

Ceux qui nient les complots aujourd’hui et qui dénient à quiconque le droit de s’interroger sur les responsabilités de l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre, ressemblent, à s’y méprendre, à ces révisionnistes d’extrême droite, que l’on croyait à jamais discrédités, qui nient la réalité parce qu’elle ne sied pas à leur haine ou à leur bêtise.

 

Guillaume de Rouville

 

http://lidiotduvillage.org/2005/05/27/le-11-septembre-et-le-nouveau-dogme-revisionniste-les-complots-nexistent-pas/

 

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ACTUALITE  MALI  :  


http://tchadonline.com/?p=125890 - Le Blog de Thierry Desjardins  : "Les Français sont fous" (non, ils sont conditionnés en permanence par les médias menteurs, note d'eva R-sistons)

HOLLANDE AFRIQUE-OK-05-07-2012 21-15-29
IMAGES – © TOL PRESSE
...75% de nos compatriotes approuvent l’intervention militaire française au Mali. Jamais les Français ne s’étaient montrés aussi bellicistes. Ils n’avaient été que 66% à approuver l’intervention française en Libye, en 2001, 55% pour celle en Afghanistan, en 2001 et 58 % pplur celle au Kosovo en 1999....

 

Mali : Clés pour comprendre la tragique

(re)colonisation de l'Afrique (au sous-sol si riche)

Par eva R-sistons

 

 

Alors, guerre contre le terrorisme, ou pour aider le "Président" du Mali ? Imposture ! Ce sont des prétextes, des mensonges !

 

Il s'agit de re-coloniser l'Afrique entière, soi-disant en traquant les "terroristes islamistes" (que l'on utilise d'ailleurs contre la Syrie souveraine (1) de plus en plus vers le Sud... donc bientôt partout dans le continent.

 

Cette fois, la colonisation ne sera pas au profit des Français (sauf pour Total - pétrole -  et Areva - uranium -), mais des USA et d'Israël cherchant à supplanter les Chinois qui eux, extraient les ressources sans bombarder mais en douceur (en échange de la construction de routes, d'hôpitaux, d'écoles, donc en échange du développement du pays).

 

Washington, Londres, Tel-Aviv font leurs guerres par procuration, en utilisant les Français, ou plus exactement leurs hommes à la tête de la France, de Sarkozy-Kouchner-(BHL)...  à Hollande-Fabius-(BHL). Hollande a menti, le changement ce n'est pas maintenant, la politique est la même, l'hypocrisie en plus ! (voir ici : La colère des militaires contre la France vendue à l'UE, aux USA, à Israël)

 

La colonisation ne se passera plus comme avant; on n'enverra plus des Français apporter la "civilisation" aux Africains. On remplacera sur le continent les dirigeants "patriotes" (comme Kadhafi ou Gbagbo) par des dirigeants dociles, donc aux ordres de l'Occident et du FMI; le meilleur exemple est Ouattara, l'ami personnel de Sarkozy, imposé par la France à la place de Gbagbo réellement élu pour non seulement diriger la Côte d'Ivoire au profit de l'Occident, mais "modeler" le continent africain par la dette des Etats et des peuples, le pillage des ressources par les multinationales, les guerres contre les dirigeants insoumis, la fabrique de terroristes (bien pratiques comme prétextes de guerres) ou l'entretien des conflits locaux, tribaux, ethniques, religieux... pour comme en Libye, voler l'or et le pétrole du pays pendant que les habitants sont trop occupés à s'entretuer. 

 

Le FMI prête toujours de l'argent aux pays pauvres (soi-disant pour les aider), alors que ce sont les banquiers qui profitent de l'endettement tandis que les populations sont "asservies" - c'est une forme d'esclavage moderne. 

 

Kadhafi a été assassiné par la France (d'ailleurs soucieuse de se débarrasser de lui car le dirigeant Libyen avait financé la campagne électorale de Sarkozy) parce qu'il voulait libérer l'Afrique de la colonisation, de l'asservissement, de l'endettement, des pillages des ressources par les multinationales...

 


http://tchadonline.com/?p=121848
FRANCAFRIQUE-08-11-2012-23-55-59.png

 

 

La politique françafricaine est-elle enterrée comme promis par Hollande ? Non, au contraire, elle est plus implacable car désormais la colonisation passe par la guerre, les bombardements, au lieu d'être discrète, sournoise - c'est la méthode des roués Fabius-Hollande inspirée par le sulfureux "philosophe" au service d'Israël, BHL.

 

Tragique politique pour la France ! Notre pays sert des intérêts étrangers au lieu des siens, il perd sa considération, son rôle dans le monde. La vraie "Communauté internationale" (tout sauf l'Occident) ne fait plus appel à notre pays comme médiateur puisqu'il sert exclusivement les intérêts "usraliens" (USA-Israël, ajouter la GB). Et pour "servir" cette politique abjecte, le Quai d'Orsay a été "nettoyé" de ses éléments patriotes, indépendants, et puis des hommes comme les Sarkozy-Hollande-Fabius-Valls (au service d'Israël et des Anglo-Saxons) sont imposés aux Français grâce aux Médias aux ordres. Il suffit de voir comment Manuel Valls, aujourd'hui, est lancé comme une lessive, pour devenir un jour un Président impitoyable afin d'une part, de consolider l'UE (contre notre volonté) et le Nouvel Ordre Mondial et bien sûr de tuer notre modèle social, nos retraites par répartition etc - et d'autre part, de faire les guerres demandées par Tel-Aviv, Londres, Washington.

 

Quant à la prise d'otages en Algérie, on peut légitimement penser qu'elle a été préparée par la France de longue date (depuis des années, notre pays cherche à déstabiliser l'Algérie pour la re-coloniser), mais si elle a eu lieu maintenant, c'est certainement pour tenter de convaincre d'autres Etats de faire la guerre contre le Mali puisque les otages étaient de différentes nationalités. Raté ! Alors, pour ne pas présenter aux Français, en plus du coût financier terrible de cette sale guerre (40.000 euros l'heure de vol, semble-t-il), celui plus grave et plus impopulaire encore, humain, avec la vision de soldats rentrant dans un cercueil, nos dirigeants corrompus subventionnent des armées locales, africaines.

 

En Syrie, la France arme, forme, finance (avec le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie, etc) des terroristes mercenaires, et au Mali, des Noirs pour servir de chair à canons.

 

Au mépris du Droit international (nos dirigeants relèvent d'un Tribunal pour crimes contre l'humanité, car tout le continent africain est en voie de déstabilisation, via Sarkozy et sa guerre en Libye, et maintenant via Hollande et sa guerre au Mali), la France sème partout la peur, la mort (des civils ou pas), les ruines, la faim, les exodes, et des hordes de réfugiés ne savent plus où aller. Je pose aussi une question : Des enfants soldats sont-ils aussi utilisés dans ces très sales guerres ?

 

La France elle aussi désormais colonisée est en sous-mains dirigée par les "Usraéliens", au mépris de sa réputation, du Droit international, et au risque d'attentats ou de représailles sur notre sol, elle a pris la tête des croisades contre (soi-disant) le terrorisme, croisades chères aux néoconservateurs comme Bush de sinistre mémoire. Aujourd'hui, sous la férule d'hommes vendus à l'Etranger, note pays écrit une de ses plus sombres pages d'Histoire : Pour son malheur, le nôtre, et celui des Africains. Quelle abominable responsabilité !

 

Les hommes les plus dangereux de France, aujourd'hui, outre Copé à Droite, sont à "Gauche", Fabius, Valls, BHL - et Hollande sous leur funeste influence. Tous radicalement sionistes et atlantistes, sans hasard....

 

Voilà la vérité, celle que les Médias collabos de l'Oligarchie militaro-financière nous cachent. Au risque de lendemains très amers pour nous... et terriblement meurtriers pour le continent africain encore et toujours asservi, colonisé, saigné, pillé, meurtri !

 

Ainsi, la Patrie des Droits de l'Homme est-elle en train de devenir celle qui les piétine le plus.... en bernant les Français crédules, désormais "accros" aux guerres permanentes, de la Yougoslavie à l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire et de la Libye au Mali, en attendant le plus gros morceau, pour le compte de Tel-Aviv : Contre l'Iran millénaire qui n'a jamais attaqué personne. Avec toutes les conséquences sur notre sol, et le risque de guerre mondiale nucléaire.

 

Nos dirigeants-laquais ont perdu la tête. Et nos Médias "squattés" par les sionistes les plus radicaux, aujourd'hui Lanterne rouge (de la désinformation) en Europe, sont gravement responsables pour leur conditionnement permanent contre nos intérêts, ceux de notre pays, et ceux de l'Afrique déjà si meurtrie (2)...

 

Eva R-sistons

 

 

1) D'ailleurs, Fabius soutient les opposants terroristes en Syrie et non les opposants modérés au Régime syrien voir ici : Fabius soutient les opposants syriens terroristes et non les modérés

 

2) En particulier par le sang contaminé, et là on retrouve encore le mielleux et si dangereux Fabius, "l'homme du sang contaminé" (c'est son surnom)...

.

Voir aussi :


 

 

Depuis l’annonce de l’arrivée à l’Elysée du socialiste François Hollande qui a promis, durant sa campagne, d’engager «une rupture» avec «les vielles pratiques de la Françafrique»,  les Africains francophones notamment espèrent la fin de l’action néocoloniale prêtée à la France en Afrique, dénommée Françafrique. Une notion que l’on utilise parfois sans en comprendre véritablement le sens.

(suite ici : http://gabonreview.com/blog/au-fait-la-francafrique-cest-quoi-exactement/)

 

NB : Hollande a menti :
Mali : Hollande pris en flagrant délit de mensonge (vidéo 1 mn)


Françafrique drapeau

 

Aller plus loin :

 

Mali : les dessous impérialistes
d’une intervention Franco-Américaine

Par Mireille Fanon-Mendes-France

 

Mali : les dessous impérialistes d’une intervention Franco-Américaine

 

La France casse du touareg au Mali – Partie 1

Mali : une guerre peut en cacher une autre

 

.


Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN
..
Lire  l' incontournable

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger

.

Suite des liens sur mon blog seniors infos,

notamment tous les articles

Michel Collon Investigation,

 

Mali : Clefs pour comprendre la tragique (re)colonisation de l'Afrique

 

 

698756041.jpg
http://moreroots2.skyrock.com/11.html
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 06:16

Extraits d'un formidable article :
AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL :
L'usure, axe central de l'histoire de l'Occident


Aline de Diéguez
AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL : L'usure, axe central de l'histoire de l'Occident

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL


" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )
Première Partie
1ère Partie :Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza
 

L'usure, axe central de l'histoire de l'Occident

Que peuvent les lois, là où seul l'argent est roi ? "
Pétrone

" Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin . "
L'industriel Henry Ford.

(..)

1 - La colère de Jésus contre les usuriers du temple de Jérusalem triangle.gif
(..)

Ce vacarme attira " les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables et les sacrificateurs".

Au spectacle de ce sacrilège, qui portait une atteinte décisive à leurs propres finances, "ils cherchèrent les moyens de le faire périr" .

 

purification-du-temple2.jpg

“Jésus chassant les marchands du Temple” (1635) Gravure de Rembrandt (1606-1669)

.


"Et Jésus entra dans le temple de Dieu, et il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple; et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient des pigeons. il leur dit: il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière; mais vous en avez fait une caverne de brigands." Matthieu 21, 12-13 (..)

 

2 - A mort, le contestataire du système usuraire du temple! triangle.gif


Dans les premières pages d'un ouvrage paru en 1923 et critiquant le système monétaire créé aux Etats-Unis le 23 décembre 1913 , The True Function of Money & the False Foundation of Our Banking System Bank, non traduit en français (La véritable fonction de la monnaie et les fondements frauduleux de notre système bancaire) ouvrage largement antérieur à celui de Eustace Mullins - Secrets of the Federal Reserve , The London Connection , 1952 - Frederick Raphael Burch est le premier historien à avoir analysé cette contestation révolutionnaire d'un système financier fondé sur une fraude et à la comparer à la création d'un autre système frauduleux, lequel sévit depuis un siècle, et dont le monde continue de subir les conséquences désastreuses, la création de la Réserve Fédérale (FED) et l'invention de la monnaie privée des banquiers, le dollar.

 

"Jesus Christ dared to oppose the "money changers" and for that he was murdered. "As long as Christ confined his teachings to the realm of morality and righteousness, He was undisturbed; it was not until He assailed the established economic system and 'cast out' the profiteers and 'overthrew the tables of the money changers,' that He was doomed." [2] Jesus accused the "money changers" of turning the Temple into a "den of thieves." (...) The day after Jesus challenged the money system, He was interrogated. The next day, He was betrayed. The following day, He was tried, and on the fourth day He was executed."
Jesus-Christ osa s'opposer aux "changeurs de monnaie", et pour cela, il fut assassiné. Aussi longtemps que le Christ limitait son enseignement au domaine de la morale et de la justice, il ne fut pas dérangé; il ne le fut pas jusqu'à ce qu'il s'en prît au système économique établi et renversât les tables des changeurs, c'est à cause de cela qu'il fut condamné. Jésus a accusé « les changeurs de monnaie» d'avoir transformé le Temple en « une caverne de voleurs». (...) Le lendemain de sa contestation du système monétaire, il fut interrogé. Le jour suivant il fut trahi, jugé le jour d'après et le quatrième jour, il fut exécuté."
Frederick Raphael Burch, The True Function of Money & the False Foundation of Our Banking System Bank, 1923

 

(..) C'est la coalition de tous les profiteurs qui gravitaient autour et dans le temple qui a abouti à l'élimination expéditive du trublion.    (..)

Car c'est précisément la crucifixion qui s'ensuivit du courageux contempteur de la première magouille bancaire violemment dénoncée - et le miracle de la résurrection du mort proclamée trois jours après - qui fut la pierre d'angle et le point de départ du christianisme. (..) Un court billet dans le Monde daté du 5 janvier 2013 signale que les terminaux de paiement par carte de crédit dans l'Etat du Vatican viennent d'être désactivés et que la Banque d'Italie interdit le Vatican de carte de crédit. Motif invoqué par la filiale de la Deutsche Bank qui gère le terminal de paiements par carte de ce mini-Etat: insuffisance en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Jésus, prends ton fouet et reviens, les "changeurs" se sont installés dans les caves de ta propre maison et l'ont transformée en une "caverne de voleurs"!

 

3 - Le Talmud traduit en anglais: l'édition Soncino triangle.gif


Une description extraordinairement précise du rituel des sacrifices en vigueur dans le temple du temps de sa splendeur hérodienne existe aujourd'hui, et sa source incontestable est accessible à tous: la Mishnah.

Je rappelle que la Mishnah est présentée comme la transcription intégrale de la fameuse "loi orale" , censée avoir été directement dictée par Jahvé à un Moïse - dont il est avéré qu'il n'a jamais existé ailleurs que dans les cerveaux des rédacteurs de la "loi écrite" ou Thora - et dont le contenu a été caché à la masse des fidèles durant deux millénaires. C'est pourquoi elle s'intitule Mishnah, qui signifie répétition - répétition de la "loi orale", donc des paroles de Jahvé lui-même. (..)Là, ses membres avaient pris la décision de commencer à transcrire cette " loi orale" par écrit afin que rien ne s'en perdît. Il faut donc en conclure que le rituel des sacrifices tel qu'il se déroulait alors dans le temple avait été conçu et énoncé par Jahvé en personne.

J'ai longuement décrit les circonstances de la rédaction des deux Talmud - celui dit "de Jérusalem" et celui beaucoup plus abondant dit "de Babylone" dans le chapitre intitulé Petite généalogie du ghetto appelé Israël .

(..)

 

4 - Le déroulement des sacrifices dans le temple de Jérusalem triangle.gif

(..)

Lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948 ce même rabbin Epstein a déploré que la restauration du rituel des sacrifices sanglants rencontrât, pour le moment encore soupirait-il, des problèmes pratiques! Mais ils sont nombreux, ajoutait-il, les juifs qui attendent que l'Etat s'empare du Mont du Temple, démantèle les lieux saints musulmans et érige le Troisième Temple sur le site.

C'est donc au nombreux versets du Talmud que nous devons les renseignements précieux qui nous sont parvenus sur la manière dont se déroulait le rituel des sacrifices.

Il en existait de nombreuses catégories: ils étaient soit obligatoires, soit volontaires. Il y avait des sacrifices collectifs engagés au nom de toute la communauté qui se divisaient entre ceux qui étaient réalisés tôt le matin et ceux qui se déroulaient l'après-midi, chacun avec un rituel différent. A ceux-là s'ajoutaient les sacrifices supplémentaires pour les Sabbats, les Nouvelles Lunes, les Fêtes ou le Jour du Grand Pardon.

Quant aux sacrifices individuels, (..) Là encore chaque type de sacrifice possédait son rituel spécifique.

 

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Sacrifice expiatoire d'un bouc (illustration)

 

(..)

A Jahvé le sang, aux prêtres la viande dont ils faisaient commerce. De tous temps, le prêtre vit de l'autel. (..)

 

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The National Sin Offering (illustration from the 1890 Holman Bible)

 

De même est codifiée la manière de recevoir et de présenter la part qui est dévolue à chacun. (..)

On voit que le sort établit une hiérarchie et que les parts sont loin d'être équivalentes.

Les mains de tous ces "prêtres" sont couvertes de sang.(..)

Voir : Un Enfant est mort

Toute cette boucherie se déroulait dans un environnement d'un luxe inouï. (..)

Le temple était le lieu de la richesse maximale et il ne devait s'y manifester aucun signe de pauvreté. (Babylonian Talmud, Tractate Tamid 31b Soncino 1961 Edition, page 26)

Il était inévitable que dans un tel environnement, un spirituel révolté qui vient crier: "Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic" ne pouvait que passer pour un agitateur écervelé et pour un destructeur irresponsable de l'ordre religieux et social établi - donc pour un "terroriste" - et, faute de cul de basse-fosse et de Guantanamo, à l'époque, afin de le faire disparaître du monde des vivants, il était inévitable qu'il soit exécuté. C'est bien pourquoi "les principaux sacrificateurs et les scribes, l'ayant entendu, cherchèrent les moyens de le faire périr".

 

5 - L'alliance du sang et de l'argent triangle.gif


La partie la plus intéressante de l'ouvrage de Jacques Attali intitulé Les Juifs, le Monde et l'Argent - les majuscules des substantifs sont de l'auteur - concerne l'analyse étymologique des mots hébreux, ce qu'il appelle joliment un "voyage sémantique" . "On ne peut rien comprendre à la pensée juive, en particulier à son rapport à l'argent, si l'on ne s'intéresse pas au sens des choses tel que le révèle la généalogie des mots qui les désignent." (p. 37)

(..)

J'en viens à l'analyse qu'il fait du mot argent au sens de "richesse", présent trois cent cinquante fois dans la Thora (..) La Bible l'exprime en toutes lettres: "L'argent et le désir sont indissolubles et insatiables. Celui qui aime l'argent n'est pas rassasié par l'argent, et celui qui aime les richesses n'en profite pas. C'est encore là une vanité." L'Eccésiaste, 5-10

Mais l'argent, c'est aussi la monnaie, c'est-à-dire le numéraire bien concret, celui qu'on tient dans la main et qu'on peut manipuler. Et là, les correspondances sont saisissantes au point qu'on pense irrésistiblement au poème de Baudelaire, à ses "forêts de symboles" et à la "ténébreuse et profonde unité" des symboles qui ont jailli du cerveau humain.

  (..) Sang et monnaies sont donc un seul et même vocable. Attali insiste sur cette rencontre sémantique particulièrement révélatrice (..)


C'est donc au coeur même du vocabulaire hébreu que surgissent tout à coup les tables des "changeurs" et les flots de sang des sacrifices de bestiaux évoqués ci-dessus. La superposition de sang et de la monnaie en un seul et même vocable interchangeable ouvre d'un seul mouvement la porte d'accès à la chambre des sacrificateurs et aux usuriers qui tentaient d'extorquer le plus d'argent possible aux pauvres pèlerins qui croyaient que le temple était une "maison de prière" et qui se retrouvaient dans une "caverne de brigands".

Lorsque le temple sera détruit, que cesseront les égorgements religieux de bestiaux et que les ruisseaux de sang tariront à Jérusalem, l'argent demeurera orphelin de son lien psychologique avec les sacrifices, c'est-à-dire avec le noyau dur de son rituel. Attali en est conscient : "Le peuple juif, écrit-il, fait de la monnaie l'instrument unique et universel d'échange, tout comme il fait de son Dieu l'instrument unique et universel de la transcendance." (p. 41)

 

6 - Petite généalogie du mot "juif" triangle.gif


Jacques Attali parle, comme d'une évidence, d'un "peuple juif" . De même, 1er novembre 2012, le Président de la République, François Hollande, commémorant la tuerie de quatre citoyens franco-israéliens par un jeune djihadiste français, a affirmé, lors d'une cérémonie d'une cordialité touchante à l'égard du chef d'un gouvernement d'extrême droite israélien en campagne électorale en France, M. Benjamin Netanyahou, que : "Les Juifs de France doivent savoir que la République met tout en œuvre pour les protéger. La garantie de leur sécurité est une cause nationale. Elle n'est pas l'affaire des Juifs mais celle des Français dans leur ensemble".
 

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B. Netanyahu et F. Hollande, lors d'un point presse commun, le 31 octobre 2012 (CHAMUSSY/SIPA)

 

Ce qui frappe dans la déclaration officielle du Président Hollande telle qu'elle a été rapportée par la presse écrite, c'est la répétition du mot "Juifs" et de l'expression "Juifs de France". Quant à la majuscule qui habille le mot "Juif", elle confère à ce groupe le statut d'ethnie ou de peuplade étrangère. (..)

Voir - 5 - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire

Le titre actuel, La guerre des Juifs, est un anachronisme, Ioudaikou n'a jamais voulu dire "des Juifs". Il s'agit de la même racine que dans le latin Iudaeus, c'est-à-dire Judéen. D'ailleurs cette guerre s'est déroulée à Jérusalem, donc en Judée.

 

 

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde". Albert Camus.

 

 

7 - Le mot "juif" entre officiellement dans le vocabulaire français triangle.gif


Le mot "juif", avec ou sans majuscule, est relativement récent dans un texte écrit français. (..)

 

 

(..) L'espace chrétien et l'espace social se superposant, les Juifs se sont trouvés inintégrables dans des sociétés purement chrétiennes.

 

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Chany (Yonne) Rue des Juifs

 

.

 

 

(..)

Pour Thomas d'Aquin, les Juifs étaient des étrangers de l'intérieur, "ceux qui sont dehors" - c'est-à-dire hors de la chrétienté. Mais les marquages vestimentaires et les couvre-chef ont progressivement été abandonnés et ont disparu en Europe à partir du XVIe siècle, hormis à Venise, où l'obligation du port du chapeau fut maintenue jusqu'au XVIIIe siècle.

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Gravure: à droite, Juif portant le Judenhut

 

(..)  le discours du Président François Hollande est chargé jusqu'à la gueule d'une idéologie politique calquée sur la narration imaginaire de son hôte du moment. Parler de "Juifs de France" aujourd'hui, c'est retrouver spontanément l'esprit ségrégationniste et les catégories mentales du haut Moyen-Age - celles des talmudistes de cette époque - mais qui demeurent encore et toujours celles des talmudistes d'aujourd'hui, rebaptisés sionistes.

 
8 - Les juifs et la spécialisation financière triangle.gif
 

Pendant que les sociétés chrétiennes se structuraient, et malgré les mesures discriminatoires dont elles étaient l'objet, plus ou moins sporadiquement, plus ou moins violemment selon les lieux et les souverains, d'importantes colonies juives s'étaient installées en France, en Allemagne, puis en Europe centrale, en Bohême, en Hongrie, en Pologne et en Angleterre - l'Espagne est un cas à part, l'immigration judéenne y était présente depuis plusieurs siècles, avant même l'arrivée de l'islam.

Les groupes qui ne reconnaissaient pas l'Evangile et les décisions conciliaires étaient donc automatiquement exclus du grand mouvement de refonte politique de la société. Comme ces groupes ne pouvaient intégrer aucune corporation existante ou en constituer une nouvelle, puisque toutes étaient d'obédience chrétienne, ils ne pouvait donc subsister que par la pratique d'un métier particulier et interdit aux chrétiens ou par des pratiques frauduleuses, telles que décrites et dénoncées par Etienne Boileau dans sa compilation des métiers règlementés à Paris.

Parmi les innombrables ouvrages sur l'histoire des Juifs ou l'histoire de l'antisémitisme européen, l'ouvrage de Bernard Lazare - L'antisémitisme - que j'ai cité à plusieurs reprises dans les chapitres précédents, occupe une place particulière. Cet auteur est l'un des rares qui ne se contente pas de se lamenter sur le rejet dont ces groupes humains liés par la Thora et le Talmud ont fait l'objet en Europe de l'ouest et de les présenter en victimes d'une méchanceté incompréhensible de la part des chrétiens. Ce sociologue et historien de l'antisémitisme présente les analyses qui permettent de comprendre les raisons qui ont conduit à deux mouvements sociaux antagonistes: rejet de la part des sociétés-hôtes et de repli sur soi des groupes immigrés qui refusaient catégoriquement l'assimilation - puisque cela aurait signifié l'abandon de leur religion, donc de leur identité - tout en profitant des avantages économiques des pays d'accueil.

Dans la Palestine devenue terre conquise par les immigrés juifs, la situation est inversée, puisque le moindre sapin de Noël est considéré comme une profanation et une provocation: "Le Rabbinat interdit aux hôtels -sous peine de leur retirer leur licence de kashrut - de décorer leurs halls avec du houx et d'installer, à Dieu ne plaise, le plus petit arbre de Noël lumineux dans un coin de l'entrée". [1] On voit qu'un groupe dominant n'échappe pas à la tentation totalitaire. Sa tyrannie est d'autant plus agressive que sa politique est ouvertement idéologique ou, pire encore, théologique et colonisatrice.

La dispersion des communautés, mais néanmoins étroitement rattachées à l'exilarque de Babylonie, puis d'Espagne, avait offert des conditions particulièrement favorables au développement du commerce et notamment du commerce des esclaves d'un très haut rapport, auquel vint s'ajouter un commerce de produits d'exportation et d'importation ce qui permit à quelques-uns d'amasser des richesses considérables. Très rapidement, cette richesse fut transférée vers l'activité la plus lucrative de toutes, le prêt à intérêt qui devint progressivement l'usure. Comme l'écrit Jacques Attali dans son ouvrage Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif , déjà cité, "pour les Juifs, tirer un intérêt de l'argent n'est pas immoral. (…) L'argent est, comme le bétail, une richesse fertile, et le temps est un espace à valoriser. " ( p. 120)

 

 
"Peuple énergique, vivace, d'un orgueil infini, se considérant comme supérieur aux autres nations, le peuple juif voulut être une puissance. Il avait instinctivement le goût de la domination puisque, par ses origines, par sa religion, par la qualité de race élue qu'il s'était de tout temps attribuée, il se croyait placé au-dessus de tous. (...) L'or leur donna un pouvoir que toutes les lois politiques et religieuses leur refusaient. Détenteurs de l'or, ils devenaient les maîtres de leurs maîtres, ils les dominaient ."
Bernard Lazare, Histoire de l'antisémitisme
 

 

C'est donc à partir de cette période que les Juifs entrèrent dans une catégorisation professionnelle spécifique et que leur présence fut associée aux métiers de changeur, de prêteur, d'usurier. Jacques Attali fait d'ailleurs un éloge dithyrambique de cette spécialisation dans son ouvrage de 2002 . "Je me suis toujours demandé ce qu'il y avait de fondé dans tout ce qui était raconté, y compris le pire, sur le rapport des juifs au monde et à l'argent. J'ai voulu aborder cette question de front, avec franchise et honnêteté, à travers une longue enquête historique, et ma conclusion est que les juifs ont toutes les raisons d'être fiers de cette partie de leur histoire." Et il ajoute: "Certains sages considèrent que prêter aux non-juifs est un devoir, pour les aider à s'enrichir " et que "d'autres s'inquiètent de voir les juifs prendre le risque d'être haïs pour services rendus". [L'orthographe du mot "juif", tantôt avec, tantôt sans majuscule, est toujours celle de l'auteur]

Il faut lire Attali pour prendre la mesure d'un mélange de lucidité et d'une bonne conscience à couper au couteau. Ainsi, il écrit tranquillement: "Comme les prêts sont de très courte durée - un an ou moins - et à des taux d'intérêt très élevés, de l'ordre de 50 à 80%, l'accumulation va très vite". Il est clair qu'à un taux pareil, le "service rendu" coûte vraiment cher au malheureux emprunteur qui y a recours et qui a peu de chances, lui, de "s'enrichir". En revanche, l'enrichissement du prêteur est, en effet, ultra rapide.

Pour se faire une idée de la manière concrète dont les "services" des prêteurs juifs étaient rendus sur le terrain, la plongée dans la somme du grand auteur russe, Alexandre Soljenitsyne, est capitale. Citant L'Histoire du peuple juif en Russie de H. Hessen (2 tomes, Léningrad 1925), le prix Nobel de littérature montre qu'en Russie et en Pologne - c'est-à-dire les pays dans lesquels la population juive était la plus importante - de nombreux membres de cette communauté exerçaient légalement la fonction de bouilleurs de cru et de cabaretiers en plus de celle de prêteurs d'argent: "Ils parcouraient les villages surtout à l'automne, au moment des récoltes, (…) faisaient boire les paysans et leurs proches, collectaient leurs dettes et les privaient de leur dernière subsistance ". (Alexandre Soljenitsyne, Deux siècles ensemble, t I, p. 54)

Lorsqu'un fait politico-social s'impose, la société invente le vocabulaire qui permet de le désigner. C'est ainsi qu'il n'était pas nécessaire à l'auteur du XIIIe siècle de préciser le métier que recouvrait le mot "Juifs" dans une recension des Métiers et corporations de la ville de Paris.

Mais, le rejet de l'assimilation ne relevait pas de la seule volonté et responsabilité des chrétiens. De leur côté, au nom de la pureté de la loi, les rabbins qui encadraient les communautés usèrent de tous les moyens, y compris les plus violents et les plus cruels physiquement, afin d'empêcher que leurs ouailles se joignent à l'homogénéisation des nations en formation.

Voir : XIII - Et les Kazars entrèrent dans l'histoire …
 
" Quant à la masse des Juifs, elle était entièrement tombée sous le joug des obscurantistes. Elle était désormais séparée du monde, tout horizon lui était fermé; elle n'avait plus, pour alimenter son esprit, que les futiles commentaires talmudiques, les discussions oiseuses et médiocres sur la loi. (...) Par une telle éducation, le Juif ne perdit pas seulement toute spontanéité, toute intellectualité : il vit diminuer et s'affaiblir sa moralité."
Bernard Lazare, Histoire de l'antisémitisme
 

Le début du IIe millénaire correspond donc à un grand tournant de l'histoire des communautés exilées: ce fut le moment où le peuple de la loi oublia la parole de ses prophètes et s'enferma dans une bigoterie obscurantiste. Ce repli religieux signe la véritable naissance sociale d'un talmudisme pinailleur, héritier direct du pharisaïsme le plus rigoureux, qui établissait une séparation drastique entre les "Juifs" et les "Gentils" sur le territoire de ces derniers et créait une double exclusion. Les fantasmes et les accusations réciproques pouvaient désormais s'en donner à coeur joie.

 

9 - L'Eglise catholique et l'usure triangle.gif

 

A l'origine, le christianisme ne pouvait pas renier l'insurrection morale de son fondateur contre les malhonnêtetés financières. Ainsi, les premiers Pères de l'Eglise condamnent vigoureusement aussi bien le prêt à intérêt que l'usure, ce qui, dans leur esprit, était une seule et même chose:

Ambroise (340-397), évêque de Milan : "Qu'est-ce que le prêt à intérêt, sinon tuer un homme?"

Pour Jean Chrysostome (344-407) "Rien n'est plus honteux, ni plus cruel que l'usure."

Saint Léon, le pape contemporain du sac de Rome par les Vandales en 451 renchérit : "C'est une avarice injuste et insolente que celle qui se flatte de rendre service au prochain alors qu'elle le trompe... Celui-là jouira du repos éternel qui entre autres règles d'une conduite pieuse n'aura pas prêté son argent à usure... tandis que celui qui s'enrichit au détriment d'autrui, mérite en retour la peine éternelle."

En 1311, au Concile de Vienne, le pape Clément V déclarait nulle et vaine toute la législation civile en faveur de l'usure, et "si quelqu'un tombe dans cette erreur d'oser audacieusement affirmer que ce n'est pas un péché que de faire l'usure, nous décrétons qu'il sera puni comme hérétique et nous ordonnons à tous les ordinaires et inquisiteurs de procéder vigoureusement contre tous ceux qui seront soupçonnés de cette hérésie."

Mais cette position radicale s'est peu à peu émoussée. La chair est faible, la tentation trop grande, si bien que l'Eglise, en mère compréhensive, a cherché - et a trouvé - des moyens détournés afin d'atténuer la rudesse de ses principes. Les principes continueront d'être proclamés, mais la casuistique a permis de tourner le droit canon, et cela d'autant plus rapidement que les demandeurs étaient géographiquement proches du centre du pouvoir temporel de l'Eglise. Ainsi, dès le Moyen Age, il existait à Venise, Gênes, Pise et Florence de grandes banques tenues par des catholiques qui pratiquaient le prêt à intérêt. Contrairement à ce qu'ont prétendu certains historiens, la Réforme protestante n'a rien à voir avec la question de la liberté des activités bancaires: il existait en Allemagne à l'époque de Luther de grandes familles de banquiers catholiques, notamment à Nuremberg: les Fugger, les Hochstetter, les Bielser, par exemple, n'ont pas adhéré à la Réforme et sont restés catholiques et banquiers.

Les juristes de la Curie ont donc inventé les notions lucrum cessans, qui reconnaît le manque à gagner, le damnum emergens par lequel la personne qui bénéficie d'un prêt gracieux "indemnise" le prêteur pour le tort que ce dernier a subi d'avoir été privé de son argent durant un certain temps et le periculum sortis qui couvre le risque de ne pas être remboursé à temps. Bref, il s'agit de rien de moins que d'une forme déguisée de l'usure - seul le vocabulaire est changé, mais non la réalité.

La situation demeurait variable selon les régions et les pays, néanmoins une hiérarchie sociale s'était créée très rapidement entre les prêteurs: alors que les marchands italiens et germaniques devenus des banquiers prêtaient aux plus riches, notamment aux aristocrates et aux princes, à l'origine les Juifs prêtaient surtout aux petites gens, commerçants, artisans, agriculteurs. De plus l'équipement des candidats aux croisades offrit à ces prêteurs un vaste public sur lequel ils purent exercer leur commerce. Il faudra attendre quelques siècles avant que se créent les puissants établissements bancaires contemporains dont je parlerai ci-dessous.

La question de l'exonération des intérêts de ces dettes s'était d'ailleurs très rapidement posée. Ainsi, à la veille de la deuxième croisade, l'abbé de Cluny, Pierre dit le Vénérable (1092-1156) déplorait que les Juifs fussent en train de s'enrichir au détriment des chrétiens. Dans une lettre adressée au roi Louis VII, en 1146, il proposa de les dépouiller de leurs biens "mal acquis" afin de financer, grâce aux richesses de ces impies, la deuxième expédition en Palestine, alors en préparation, en vue de délivrer Jérusalem des Turcs seldjoukides qui, contrairement aux Arabes abassides, refusaient les pèlerinages chrétiens. Il est d'ailleurs l'auteur d'un Adversus Iudœorum inveteratam duritiem (Contre la dureté invétérée des judaïques).

(..)Une encyclique du pape Benoît XIV, Vix Pervenit adressée le 1er novembre 1745 aux évêques d'Italie, rappelle que l'usure est interdite, quel que soit son taux. L'argumentation en est intéressante: l'argent prêté ne peut pas "travailler" tout seul, donc rapporter un bénéfice, à celui qui, l'ayant prêté, n'en est plus le détenteur, car l'argent n'est pas productif en soi. L'encyclique qualifie de péché le gain, même modeste, produit par l'usure et invite le transgresseur à se confesser. Mais grâce à tous les aménagements ajoutés - tels que décrits ci-dessus - l'Eglise s'empresse de préciser qu'il ne s'agit pas d'une interdiction absolue, mais d'une question de "discernement pastoral".

Mais, dans toute l'Europe, seul le royaume de France suivait la position officielle de l'Eglise, qui n'était évidemment pas appliquée dans les pays protestants. (..)

La Révolution française, prenant le contre-pied des rois de France, légalisait le prêt à intérêt le 3 décembre 1789 et le 6 Floréal de l'an II, la Convention décrétait que l'argent est une marchandise comme une autre et qu'on peut la louer, rejoignant ainsi à la fois les positions protestante et juive.

Cette autorisation officielle provoqua une montée en flèche des taux, si bien que les conventionnels furent très rapidement contraints de plafonner le taux légal dénommé désormais prêt à intérêt - au-delà de ce taux, commencerait l'usure. Telle est la position officielle de l'Etat de nos jours encore.

Les catholiques étaient bien embarrassés, car, en dépit des aménagements de la casuistique, le prêt à intérêt continuait d'être moralement interdit. Durant tout le XIXe siècle, les autorités religieuses se sont contorsionnées dans des formulations alambiquées, coincées entre une pratique tolérée et un interdit officiel. (..) Mais s'appuyant sur la commode notion de lucrum cessans, l'Eglise continuait de louvoyer et recommandait aux confesseurs le "bon sens pastoral" et donc l'autorisation d'absolution des prêteurs.

Il faudra attendre le 15 mai 1891 pour le pape Léon XIII (1810-1903) publiât l'encyclique Rerum novarum (Des choses nouvelles) qui constatait le bouleversement économique et social intervenu depuis le début du siècle. Au nom de la protection des pauvres, il condamnait avec une grande fermeté "l'usure dévorante" pratiquée par "des hommes avides de gain et d'une insatiable cupidité", c'est-à-dire un taux d'intérêt trop élevé par lequel des prêteurs sans scrupules exploitent les pauvres, mais pas le principe de l'intérêt modéré.

Avec les encycliques Quadragesimo Anno du pape Pie XI, publiée le 15 mai 1931, puis Populorum progressio du pape Paul VI en 1967 et enfin Centesimus Annus de 1991, publiée pour le centenaire de l'encyclique Rerum Novarum par le pape Jean-Paul II, les critiques ne portent plus sur l'usure, ni même sur le prêt à intérêt, dorénavant un fait accompli, mais - déjà - sur la "grande finance" , la spéculation et la manipulation des taux de change. Les têtes pensantes du Vatican avaient lucidement intégré que le problème ne se situait plus au niveau individuel, mais avait passé au niveau des Etats.

 

10 - Les modernes "changeurs du temple" et leur système usuraire triangle.gif

 

Les temps sont accomplis et les changeurs frauduleux chassés du temple de Jérusalem à coups de fouet sont de retour. Ils ont édifié des temples de verre et d'acier d'où ils dirigent les sacrifices que les humains rendent à leur puissance. Les particuliers et les Etats sont leurs domestiques et tremblent devant leurs oukazes.

Je m'en vais vous mander la ruse la plus mirobolente (..)  ses inventeurs règnent en souverains sur le monde entier: ils ont transformé du papier en or.

Un mécanisme monétaire particulièrement astucieux leur permet de serrer le cou de leurs victimes: l'argent-dette. Les Etats deviennent alors des zombies obéissants à leurs injonctions. En effet, l'argent que les banques centrales mettaient autrefois à la disposition des Etats n'était chargé d'aucun intérêt. Une bonne gestion supposait que les rentrées fiscales - reflet de la richesse produite - couvraient le montant avancé par la banque centrale. L'inflation résultait d'une rupture de cet équilibre: elle signifiait que la richesse produite était insuffisante par rapport à la somme utilisée pour les besoins du fonctionnement de l'Etat.

De même que le demi-shekel du temple était vendu au triple ou au quadruple de sa valeur faciale, désormais, l'argent dont l'Etat a besoin afin d'assurer son fonctionnement est "emprunté" auprès de banques privées qui le font venir au monde par un simple jeu d'écriture, mais se font rembourser de la valeur faciale augmentée d'intérêts qu'ils fixent librement et dont le taux varie en fonction de la crédibilité du débiteur, avec du véritable argent, celui d'une richesse nationale produite par le travail des citoyens. Les citoyens sont devenus les mécènes des banquiers.

Ce système a été officialisé aux Etats-Unis avec la création le 23 décembre 1913 de la redoutable et envahissante mante religieuse financière qu'est la Réserve Fédérale. Pour imposer un mécanisme aussi frauduleux, les modernes "changeurs du temple" ont manifesté durant le siècle qui a précédé cet exploit une patience, une ruse et une capacité de corruption du personnel politique et médiatique particulièrement remarquables, que j'ai décrites minutieusement dans deux textes:

- Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale
- Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House ,

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La FED dévore le monde

A partir de l'archétype de fonctionnement qu'est celui de la Réserve Fédérale, il est facile comprendre le mécanisme de l'endettement universel des Etats, de l'appauvrissement des citoyens et de l'enrichissement exponentiel des banquiers, les véritables usuriers des temps modernes.

Le principe de la monnaie-dette a été étendu à la France par le Président Georges Pompidou qui fit modifier l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 en interdisant à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts: « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France». Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France, qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Ancien employé de la banque Rothschild, le Président Pompidou remerciait ainsi son ancien employeur. Ainsi naquit la dette perpétuelle de la France. Aujourd'hui, 93% de la dette française est attribuable aux intérêts compensés.

Les dettes des Etats deviennent des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d'institutions privées, de plus en plus arrogantes, de plus en plus gourmandes, de plus en plus opulentes face à des citoyens de plus en plus harassés, pressés, harcelés par des dirigeants eux-mêmes apeurés et tremblants devant leurs nouveaux maîtres, les "changeurs" des temples de la finance internationale.

 

11 - Les "changeurs du temple" et la nouvelle crucifixion du prophète galiléen triangle.gif

 

Il est aisé d'imaginer le scandale qu'un nouveau Jésus provoquerait aujourd'hui si, avec un fouet de cordes nouées, il chassait des repaires dans lesquels ils se sont enkystés les nouveaux banksters et autres "barons voleurs" des temples de la nouvelle religion mondiale, celle du "Roi-Dollar". Il renverserait avec colère les tables des faux-monnayeurs qui officient dans le temple de la Réserve Fédérale, mais dont les grands prêtres sont tapis dans les coulisses des banques anglaises de la City de Londres, ou dans ses annexes, les cavernes de la pieuvre Goldman Sachs qui étend ses tentacules jusqu'en Europe. Voilà qui permettrait de comprendre l'immensité du scandale que fut l'acte fondateur du prophète galiléen (Jésus).

On écrirait alors que tant qu'il limitait son enseignement à prôner la Démocratie et la Liberté, à disserter avec éloquence sur les avantages des "institutions démocratiques", à faire rêver ses auditeurs "de paix et de sécurité dans le monde", ce trublion bavard ne dérangeait personne; mais le jour où il s'en était pris au noyau dur de la foi démocratique, tapi dans les souterrains du système - la pompe à finances qu'est l'invention d'une monnaie-dette au service des grandes banques privées et son masque mondialiste - il fut arrêté, jugé et exécuté, ou plutôt enfermé prestement, et à vie, dans le cul de basse-fosse de Guantanamo, tellement le forfait de ce "terroriste" aurait été jugé impardonnable.

A l'image de celle qui a frappé le prophète galiléen, une malédiction particulière s'est étrangement acharnée sur tous les présidents américains qui ont tenté, même modestement, de modifier dans le sens des intérêts collectifs de la nation américaine ou de remettre en cause le système monétaire et bancaire inventé par les banquiers de la City et mis en place par leurs filiales à Wall Street, et cela avant même la création de la Réserve Fédérale.

Je rappelle que l'un des premiers présidents des Etats-Unis, Andrew Jackson (1767 - 1845) avait traité les banquiers anglais de "vipères" et leurs établissements de repaires de "voleurs": "Vous êtes une bande de vipères, de voleurs et j'ai l'intention de vous expulser et par le Dieu Éternel, je vous expulserai". (..)

Durant sa campagne pour un second mandat à la présidence (de 1829 à 1837), son slogan "Jackson and no Bank", annonçait clairement la couleur. A l'époque déjà, il s'agissait - et cela dès la naissance des Etats-Unis d'Amérique - de soustraire le système monétaire américain à la rapacité des banquiers privés de la City de Londres dominée par la famille Rothschid.
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President Jackson destroying the Bank of the United States (BUS). Lithograph, 1828

 

En 1824, il écrivait également: "Je suis l'un de ceux qui ne croient pas que la dette nationale soit une bénédiction... C'est une manoeuvre destinée à ériger autour de l'administration une aristocratie de l'argent, dangereuse pour les libertés du pays." - [Lettre d'Andrew Jackson à L.H Coleman of Warrington, N.C le 29 avril 1824.]

Dès le début de son premier mandat, il a transféré une partie des fonds gouvernementaux de la deuxième Bank of the United States - banque privée, comme son nom ne l'indique pas et contrôlée la City de Londres - dans des banques qui n'étaient pas encore sous la houlette des Rothschild. Il faillit payer de sa vie cet acte "héroïque" au service de la nation américaine (..)

"Il est regrettable que les riches et les puissants orientent les décisions du gouvernement en direction de leurs projets égoïstes.


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Richard Lawrence tire deux coups de revolver sur le président Andrew Jackson mais le rate.

 

Le président Abraham Lincoln (1809-1865) , qui avait fait imprimer des Greenbacks - une monnaie créée par une banque centrale et exempte d'intérêt - n'aura pas bénéficié de la même protection de la divine providence. Au moment de la guerre de Sécession, les banquiers anglais imposaient un taux de trente (30%) à quarante pour cent (40%). Scandalisé par ce taux usuraire, le Président Lincoln a tenté de redonner une indépendance financière à la nation.

Mais il n'a pas pu mener sa réforme à son terme. Il a été tué dans une loge de théâtre (..)

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Assassinat du Président Abraham Lincoln

"Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix - écrivait-il - et conspire contre elle dans les temps d'adversité. Il est plus despotique qu'une monarchie, plus insolent qu'une dictature , plus égoïste qu'une bureaucratie. Il dénonce, comme ennemis publics , tous ceux qui s'interrogent sur ses méthodes ou mettent ses crimes en lumière. J'ai deux grands ennemis : l'armée du sud en face et les banquiers en arrière. Et des deux, ce sont les banquiers qui sont mes pires ennemis."

Il aurait ajouté ces paroles prémonitoires : "Je vois dans un proche avenir se préparer une crise qui me fait trembler pour la sécurité de mon pays. […] Le pouvoir de l'argent essaiera de prolonger son règne jusqu'à ce que toute la richesse soit concentrée entre quelques mains . " (Letter from Lincoln to Col. Wm. F. Elkins, Nov. 21, 1864).


La malchance avait continué de s'acharner sur les hommes politiques américains et le président Abraham Garfield, avait lui aussi été assassiné le 2 juillet 1881 après avoir fait une déclaration sur les problèmes de la monnaie.

"Celui qui contrôle le volume de l'argent de notre pays est le maître absolu de toute notre industrie et de tout notre commerce... Et quand vous réalisez que la totalité du système est aisément contrôlable, d'une manière ou d'une autre, par quelques individus puissants à sa tête, vous n'avez plus à vous à interroger sur l'origne des périodes d'inflation et de dépression."

12 - Apothéose des usuriers triangle.gif

Après avoir bafoué la Constitution américaine signée à Philadelphie en 1787 qui stipule en son article 1, section 8, § 5, que "c'est au Congrès qu'appartiendra le droit de frapper l'argent et d'en régler la valeur" et permis que ce droit régalien qui fonde la souveraineté d'une nation soit dévolu aux filiales un consortium de financiers privés, incrustés depuis plusieurs siècles en Angleterre, les Etats-Unis sont devenus, après la fin de la première guerre, les modèles économiques du reste de la planète. Cette situation s'est encore aggravée après la fin de la seconde guerre mondiale, qui a transformé l'Europe en un véritable satellite politique, économique et financier de l'Amérique, que sa soumission volontaire contraint de subir les conséquences des turpitudes des financiers américains et des crises que provoque leur voracité.

C'est pourquoi il est important d'analyser les mécanismes par lesquels le système usuraire créé le 23 décembre 1913 a volontairement généré des crises qui ont appauvri les nations, tout en enrichissant une poignée de banquiers, et de comprendre comment ce mécanisme, localisé à l'origine dans la sphère anglo-saxonne, est devenu une pompe aspirante de la richesse mondiale.

 


"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi." Président Franklin Delano Roosevelt (Conspiration ? Moi j'appelle cela plan, note de C.D.).

 


La création de la Réserve Fédérale - qui ne "fédère", entre elles que les banques régionales qui la composent et que les banquiers ont essaimées, pour des raisons de commodité et d'efficacité sur l'ensemble du territoire de la "nation indispensable" - signe le retour en majesté des "changeurs" et l'érection en grande pompe d'un troisième temple, à la gloire de la finance internationale et apatride. Le 23 décembre 1913 marque la renaissance, sous sa forme modernisée, de l'activité à la fois frauduleuse et officielle, des vendeurs des demi-shekels dans le temple de Jérusalem qui, après un siècle entier de mensonges, de manoeuvres et corruptions divers sont parvenus à accoucher du monstre dévoreur des richesses de la planète et même à faire oublier leurs turpitudes et à devenir des personnages puissants et respectés.

 

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13 - Mécanismes par lesquels les nouveaux "changeurs du temple" pillent la richesse des nations triangle.gif

 

L'objectif claironné lors de la création de la FED était de stabiliser l'économie et de mettre fin aux crises en série qui avaient émaillé la fin du XIXe siècle.

Voir - Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale , §5: Les crises monétaires successives : 1869 - 1873 - 1893 - 1901 - 1907.
- Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House ,

Il faut savoir qu'à l'époque, quatre types de coupures étaient en circulation:

Les billets, appelés Legal Tender Notes ou United State Notes (UNS) , étaient imprimés depuis le Legal Tender Act de 1862 d'Abraham Lincol, par le département du Trésor des Etats-Unis.

 

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Federal Reserve Note FNS ( Argent nominal - Fiat currency - correspondant à une dette du montant inscrit sur le billet - Le sceau de la FED est vert , à gauche du billet


Cette variété de billets en circulation fut pain bénit pour nos modernes "changeurs du temple" modernes installés dorénavant au coeur de l'Etat. Leur objectif était évidemment d'imposer leur propre monnaie - simple reçu de dette - et d'éliminer les vestiges de l'indépendance de l'Etat.

Dès le lendemain de sa création, les banquiers de la FED mirent leurs pieds dans les pas des barons voleurs des crises monétaires antérieures. Entre 1916 et 1920, l'institution imprima des montagnes de sa propre monnaie, présentant ses Federal Reserve Note (FNS) comme équivalents aux United State Note (UNS) ce qui lui permit de doubler la masse monétaire en circulation. (..)

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Après l'afflux, le reflux. (..)


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Le bouquet final fut offert par le Congrès qui, en 1920, vota le "Independant Treasury Act of 1920", une décision qui, en fait "d'indépendance" aliénait le "Treasury Department of the United States government", c'est-à-dire la trésorerie américaine gouvernementale au profit du consortium privé composé des banques suivantes: (..)

Regrets exprimés par le Président Wilson dans son message d'adieu (1921) .

Il constate qu'il a livré la nation à des intérêts privés qui ont tué la liberté et l'indépendance du gouvernement légal des Etats-Unis. Une lucidité tardive d'un Président qui n'avait pas compris qu'il travaillait à l'appropriation du pays par un consortium de banquiers internationaux liés entre eux par des liens familiaux.
Voir: Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza
: Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House ,
"Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est privatisé et concentré. Par conséquent, toutes nos activités sont entre les mains de quelques hommes (..)

14 - Modus operandi des "changeurs du temple": d'une crise à la suivante triangle.gif

Mais ce n'était-là qu'un hors-d'oeuvre et une mise en bouche avant le grand exploit de 1929. En dix ans, deux crises, celle de 1920 et surtout celle de 1929, ont dévasté les marchés boursiers intérieurs et provoqué une catastrophe mondiale. Le mécanisme est chaque fois d'une simplicité enfantine. (..)


Il est impossible de traiter en quelques mots le krach boursier de 1929 et l'enchaînement des catastrophes qu'il engendra. Mais il est certain que ce déraillement économico-financier est la conséquence directe d'une politique chaotique de la Réserve Fédérale (..)

 

 

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1929 - Krach - New-York

(..)
Il est d'autant plus judicieux de rappeler le commentaire du Président Roosevelt - "En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi" - que la Réserve fédérale, par un des ces mouvements d'accordéon dont elle est coutumière, a brusquement contracté l'offre monétaire, créant une dépression catastrophique qui a contaminé l'Europe et provoqué la faillite de 11.630 banques sur un total de 26.401 aux Etats-Unis. Du coup, les banquiers centraux ont pu acheter à des prix dérisoires des banques rivales et des pans entiers de l'économie.

Le 23 mai 1933, dans un discours retentissant de vingt-cinq minutes devant la Chambre des Représentants, un membre du Congrès, Louis T. McFadden, a porté des accusations formelles contre le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, contre le Contrôleur de la monnaie et contre le Secrétaire duTrésor, les accusant d'actes criminels, de complot contre la nation, de fraude et de trahison. Il accusait ces responsables politiques et les banquiers de la Réserve fédérale d'avoir délibérément provoqué la "Grande Dépression".


(..) Une fois de plus, la mystérieuse calamité qui s'abat sur les contestataires des usuriers a frappé. (..)

15 - Ils l'ont tué... triangle.gif

La dernière tentative moderne de renverser les tables des changeurs-usuriers de la religion du Dieu-dollar fut celle du président John Fitzgerald Kennedy assassiné à Dallas le 22 novembre 1963. Il était allé si loin dans sa volonté de lutte contre les banksters et la réalisation de son projet était déjà si avancée que son père, inquiet l'avait mis en garde: "Si tu le fais, ils te tueront".

RAPPEL

 

4 - John Fitzgerald Kennedy et la nouvelle tentative de réforme monétaire triangle.gif

 

In - Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance international e #4

Il est impossible de ne pas évoquer, à la suite de celle du Président Lincoln, la tentative du Président John Fitzgerald Kennedy de dépouiller la FED de sa puissance , tellement elle lui est parallèle. Elle eut lieu un siècle exactement après celle de Lincoln. (..)

Les 26 volumes du rapport Warren n'ont pas réussi à apporter une explication crédible à l'assassinat du Président Kennedy à Dallas le 26 novembre 1963, cinq mois après sa réforme monétaire. Il n'est nul besoin d'être un "complotiste" primaire ou secondaire pour n'accorder qu'un crédit poli à la thèse officielle, non pas seulement à cause de l'analyse des conditions de l'exécution, mais parce que le fait que tous les témoins oculaires de l'événement soient morts dans les deux ans; que la disparition ou l'élimination de 400 personnes en relations même lointaines avec cet événement - y compris le personnel médical de l'hôpital Parkow où Kennedy a été admis, du portier au personnel médical, ainsi que des proches du tireur accusé, Lee Harvey Oswald - que tous ces événements soient le fruit du hasard relève d'un pourcentage de probabilités si infinitésimal qu'il est proche du zéro absolu. Le calcul des probabilités devient un juge plus efficace que n'importe quelle vérité officielle.

De puissants comploteurs ont donc sévi, y compris longtemps encore après le crime initial. Parmi les innombrables pistes avancées par les uns et par les autres, la piste monétaire était évidemment tentante . Elle fut relativement peu explorée au début de l'enquête. Cependant beaucoup la tiennent pour d'autant plus avérée qu'ils rapportent une phrase du père du Président, Joseph Kennedy, lorsqu'il apprit la décision de réforme monétaire de son fils : " Si tu le fais, ils te tueront".

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Le Président John Fitzgerald Kennedy (1917-1963)

Le message semble, une nouvelle fois, avoir été reçu cinq sur cinq par le Vice-Président Lyndon B. Johnson, devenu Président par la grâce de cet assassinat. Comme son homonyme Andrew Johnson un siècle auparavant, et avec une célérité particulièrement remarquable, il suspendit la décision monétaire prise le 4 juin 1963 par le Président assassiné alors que le cadavre de ce dernier n'était pas encore froid
(..)

Cet assassinat était peut-être un avertissement aux futurs Présidents qui auraient voulu emboîter le pas à Abraham Lincoln et à John Fitzgerald Kennedy et priver les banquiers de leur rente en éliminant le système de la monnaie-dette. John Fitzgerald Kennedy aurait payé de sa vie cette provocation à la puissance de la finance internationale... le Président Abraham Garfield avait lui aussi été assassiné le 2 juillet 1881 après avoir fait une déclaration sur les problèmes de la monnaie. (5) Que de coïncidences !

Depuis le Président Kennedy, aucun successeur ne s'est avisé d'apporter la moindre réforme au fonctionnement de la FED.

Peut-être faudra-t-il encore vingt-six autres volumes d'enquête pour éclaircir cette énigme historique.

(..)

16 - Ultime tentative de balayer la poussière sous le tapis triangle.gif

En 1991, le célèbre réalisateur américain, Oliver Stone, nouveau Sherlock Holmes, s'est lancé dans l'arène et s'est donné pour but d'élucider les causes de l'assassinat de John F. Kennedy (..)

L'argent du fonds Rothschild s'est révélé d'une efficacité remarquable dans sa capacité à inciter un réalisateur célèbre à concevoir une opération hollywoodienne de fixation des soupçons dans une certaine direction.(..) Hollywood écrit et impose sa vérité, laquelle devient progressivement LA vérité. Celui qui paie, commande.

Il est étonnant que le fait le plus troublant de tous, plus troublant même que celui de l'impossibilité, aujourd'hui encore, de connaître avec certitude l'identité du tueur est, comme je l'ai noté ci-dessus - celui de constater que quatre cents (je dis bien 400) personnes en relations même lointaines avec cet événement - y compris le personnel médical de l'hôpital Parkow où Kennedy a été admis, du portier au personnel médical, ainsi que des proches du tireur accusé, Lee Harvey Oswald, sont mortes en deux ans et que les autorités officielles ne se sont pas penchées sur cet évènement proprement stupéfiant.

Il est également extraordinaire qu'aucun des innombrables Sherlock Homes, amateurs ou professionnels, qui ont analysé le crime, la loupe à la main et le nez sur le macadam, ne se soit penché sur ces "coïncidences-là" et n'a osé prendre l'enquête à revers. Or, il est impossible, statistiquement, d'attribuer au hasard ou à des circonstances naturelles l'élimination systématique de la totalité des témoins, même les plus mineurs, liés à cette affaire .

Cette preuve statistique signe irréfutablement l'existence d'un complot de très grande ampleur. Quels sont le commanditaire ou le groupe disposant du personnel, des moyens financiers et du pouvoir suffisants afin de réaliser un tel "exploit" dans un laps de temps aussi court et cela de manière à ce que tout paraisse globalement naturel? L'élucidation de l'assassinat du Président Kennedy est au bout de cette enquête-là.

Allons, M. Oliver Stone, encore un effort!

 

NOTE

(1) Jonathan Cook : http://www.legrandsoir.info/les-sapins-de-noel-terrorisent-les-israeliens-counterpunch.html

 

Bibliographie

 

 

EXTRAITS de ce formidable article (je vous conseille de lire les articles de cette philosphe-dessinatrice de talent)

 

http://www.alterinfo.net/AUX-SOURCES-DU-CHAOS-MONDIAL-ACTUEL-L-usure-axe-central-de-l-histoire-de-l-Occident_a86004.html

 

Le 23 janvier 2013

 

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La philosophe Aline Mariali de Dieguez
et ses dessins
aline-de-dieguez-index.jpg
libert--perdue-Mariali.jpg
 
Dessin de Chappatte, Suisse.
____________________________________________
ACTUALITE : Sélection
Dessin de Chappatte, Suisse.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/09/dispute-sino-japonaise-l-ecrivain-yan-lianke-appelle-a-la-raison
La dispute entre la Chine
et le Japon est provoquée par les US
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 03:32

les-nouveaux-chiens-de-garde-22821-20270

 

 

reopen911.info/

 

 

 

A la suite de ma prise de position en faveur, enfin, d'une fiche Wikipedia pour François Asselineau (1), une Atlantiste engagée, Euterpia, dans l'intention de nuire, s'est saisie de ma fiche pour en prendre la direction et discréditer, diffamer l'humaniste que je suis en brandissant un article de Rue89 où une pigiste, Ornella Guyet, publiait un article sur les pseudo bruns-rouges racistes, conspirationnstes et je ne sais quoi encore.  Outrageusement, l'analyse est présentée comme de Rue89, alors que ce site, pour la 1e fois, ouvrait ses colonnes à la pigiste la plus méprisée de la Toile, Ornella Guyet.  Qui est-elle ? Et que penser de Rue89, Article11, Charlie Hebdo ? Cet article vous en dit plus sur les Chiens de Garde du Système, où Atlantisme, CIA, fascisme font bon ménage. Chantal Dupille

 

1) à titre indicatif, son parti, l'UPR, a recruté environ 300 nouveaux membres en un mois. M. ASselineau a sa fiche Wikipedia en Anglais. 


 

Ornella Guyet 

JPEG - 110.4 ko 

 

 

Pour comprendre à quel point Rue89 a été fautif d’avoir permis à Ornella Guyet de déverser son poison, il faut savoir que depuis 18 mois, cette dame défrayait la chronique de la blogosphère et qu’il suffit de taper son nom sur un moteur recherche pour voir déferler une kyrielle d’articles qui démontent ses méthodes et dévoilent ses mensonges. C’est la journaliste française la plus méprisée sur la Toile.

 

 

 

11 novembre 2012
Les médias électroniques ne sont pas, de facto, des médias plus honnêtes, plus libres, plus informatifs que les autres.

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Du 1er au 4 novembre s’est tenu à La Baume-lès-Aix (13), l’Université d’automne du M’PEP (Mouvement Politique d’éducation Populaire). http://www.m-pep.org/


43 séances, 42 intervenants, 35 organisations, sur le thème « Restaurer la souveraineté nationale pour construire un nouvel internationalisme – Vers un socialisme du XXIe siècle ».

Le Grand Soir était une des organisations invitées.(..)

Médias alternatifs et enfumages à tous les étages (..)

 

La diffamation de Rue89 est commise par une journaliste qui nous avait déjà pareillement diffamés sur le site Article11. Du coup, je me suis penché sur ce qu’ils sont, eux, à Rue89 et à Article 11 et je suis heureux de pouvoir vous donner quelques résultats surprenants de mes recherches.

Il y a un proverbe qui dit que « pour monter au mât il vaut mieux avoir le derrière propre ». On va voir l’inconvénient qu’il y a pour nos calomniateurs à l’ignorer.

 

Présentation du GS.

(..)

Médias Internet, médias crédibles ?

Ce que je veux montrer ici maintenant par l’exposé de cinq cas précis, étayés et irréfutables, c’est que le passage de la presse payante classique à la presse Internet (« pure player ») ou la naissance d’un site entièrement nouveau ne créent pas, de facto, des médias meilleurs, plus libres, plus informatifs. (..)

 

Les flics de la pensée sur Internet

Dans plusieurs sites d’information que je viens d’évoquer, on trouve des « flics de la pensée Internet » qui vont définir les limites de ce qui peut être publié (par les autres. Eux s’autorisent tout).

Je parlerai d’abord, à titre d’exemple et parce que c’est le sujet qu’on me propose, du cas de responsables d’un grand quotidien national qui, en créant un site d’information Internet, se sont cru affranchis de quelques obligations, comme le souci de la vérité, le respect des personnes, parmi lesquelles leurs lecteurs.

Je vais donner 5 exemples où le plomb d’un quotidien classique ne s’est pas transmuté en or quand plusieurs de ses dirigeants sont passés de l’encre aux pixels, du papier à l’écran, mais en une matière que je dois qualifier de boue, pour ne pas choquer et pour parler comme dans les salons du GS.

Qu’est-ce que Rue89 ?
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C’est un site d’information fondé le 6 mai 2007 par des anciens de Libération : Pierre Haski, Pascal Riché, Laurent Mauriac, Arnaud Aubron et Michel Lévy-Provençal.

Rue89. Pourquoi ce nom ? Pascal Riché explique qu’il a un faible pour l’année 1989 qui évoque en premier pour lui la chute du mur de Berlin, les événements de la place Tianenmen à Pékin, l’élimination de Ceaucescu en Roumanie, le retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan, etc.

Bon, rien qui va déranger l’Oncle Sam.

L’équipe a aussi, jure-t-il, « un faible pour le 89 du XVIIIe siècle », mais les mots « Révolution française » ne seront pas écrits. Restons corrects.

Ils auraient pu s’appeler Rue45 : naissance de l’ONU, de la FAO, de l’Unesco, libération du camp de concentration d’Auschwitz par les troupes soviétique, suicide d’Adolf Hitler, libération de la France, vote des femmes…

Ou Rue81 puisqu’ils laissent croire qu’ils évoluent dans une nébuleuse de gauche. 1981 : la droite battue aux présidentielles, augmentation du SMIC (10 %), du minimum vieillesse (20 %), des allocations familiales (25 %), nationalisations, impôt sur la fortune, retraite à soixante ans, abolition de la peine de mort, remboursement de l’IVG, réforme des médias, prix unique sur les livre…

Oui, mais ces mesures sont de nature à agacer les USA.

Donc 89 : l’année des déboires du camp communiste, de tout ce qui faisait de l’ombre à l’Empire. C’est mieux. Et ça situe bien.

En 2009, Rue 89 a perçu une aide de 249 000 euros du gouvernement (Médiapart d’Edwy Plenel a reçu 200 000 euros). Les sommes reçues par la suite, s’il y en a, ne sont pas connues.

Pierre Haski, Laurent Mauriac et Pascal Riché assurent la direction du site.

De Libération à Rue89 sans changer de gilet.

Auparavant, Pierre Haski, était directeur adjoint de la rédaction de Libération à son retour de Chine où il avait été correspondant, ce qui lui donne autorité pour publier régulièrement des articles à charge qui s’inscrivent dans le manichéisme diabolisant avec lequel nos médias décrivent un pays où vit un cinquième de l’humanité, un pays en passe de détrôner l’Empire.

Laurent Mauriac est l’ancien correspondant de Libération aux USA. Il avait aussi fondé à New York une agence de presse.

Pascal Riché dirigeait les pages « débats » de Libération, avec le titre de rédacteur en chef. Il est membre de la Fondation Franco-américaine, la principale organisation aux États-Unis qui se consacre à « renforcer les liens » entre la France et les États-Unis (j’y reviendrai).

En septembre 2012, Rue89, a reçu le prix du meilleur site étranger décerné par les médias états-uniens en ligne. Etonnant, non ? Rue89 ne le dit pas, mais ce prix (pour lequel il faut candidater) est assorti de 3000 dollars.

Le 7 mai 2007, un des fondateurs, Michel Lévy-Provençal, a claqué la porte de Rue89.

Il explique : «  J’ai longtemps rêvé d’un projet qui renouvelle le journalisme sur internet. J’aurai tant aimé que Rue89 tienne ses promesses et révolutionne réellement l’information. Cela n’a pas été le cas et je suis convaincu aujourd’hui que Rue89 n’y parviendra pas. Pour toutes ces raisons, et parce que j’ai la conviction que ce projet a trahi ses ambitions, je ne souhaite plus être un associé de Rue89 ».

Des nobles paroles aux actes de cupidité.

Il y a des précédents : vous savez peut-être que Robert Ménard avait sollicité l’aide de Rony Brauman, alors président de MSF, et du journaliste Jean-Claude Guillebaud pour fonder Reporters sans frontières dont l’objectif initial était de « promouvoir des formes de journalisme alternatif. » Mais RSF va rapidement mal tourner. Ménard explique dans son livre « Ces journalistes que l’on veut faire taire » ( Albin Michel, mars 2001) qu’il y avait risque « de mécontenter certains journalistes, de nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse et de l’argent du pouvoir économique. »

Rony Brauman et Jean-Claude Guillebaud vont alors quitter RSF (organisation qui dispose d’un site Internet agressif à l’égard des opposants au néo-libéralisme, mais non ouvert aux commentaires). Michel Lévy-Provençal est parti de Rue89 en expliquant : « L’idée fondatrice du projet, Rue89 : « l’info à trois voix » (la voix des experts, des internautes et des journalistes) n’est aujourd’hui qu’une caution, un slogan vide de sens ».

Certes, l’idée généreuse de départ est abandonnée, mais comme RSF, Rue89 a vu arriver le soutien des médias classiques, les subventions, les recettes de la pub et l’admiration des Etats-uniens.

Soit dit en passant, la « promotion de formes de journalisme alternatif » annoncée au départ par RSF et « l’info à trois voix », annoncée par Rue89, c’est ce que fait depuis 10 ans le site LGS.

Le 31 décembre 2011, Rue89 a été vendu pour 7,5 millions d’euros au Nouvel-Observateur, mais les fondateurs restent aux manettes : Pierre Haski, président, Laurent Mauriac, directeur général, Pascal Riché, rédacteur en chef.

Le site dit attirer 2 millions de visiteurs uniques par mois. Aujourd’hui, il emploie 25 salariés en CDI et des pigistes.

La présentation de sa première page est très étudiée. Plusieurs maquettistes y sont employés. C’est la vitrine qui doit attirer l’œil du passant et le faire entrer. Chaque clic sur le site ou sur un article se traduit en recettes publicitaires.

Rue89 ou : « Tu montes, chéri » ?

Il faut savoir que Rue89 a une politique de recrutement des lecteurs basée sur le sensationnel, le people, le sexe. Quelques titres parmi des dizaines du même tonneau :

« Le beach-volley, ce sport olympique où les filles jouent avec leurs fesses ».

« Pénis tordus : un médicament pour redresser le tir ».

« Mon ultrafertilité, mes quatre IVG et mes humiliations médicales ».

« SUCE-MOI, ROBOT ! Robots prostitués, coït à distance : à quoi ressemblera le sexe du futur ? »

« Au Théâtre Suçoir, du porno (pédago) en vrai, « comme si vous y étiez »

Ça, c’est ce qu’on voit, mêlé à des informations politiques, en première page de Rue89. Mais ils proposent aussi un cahier, une rubrique spéciale qu’ils ont finement appelé Rue69.

Je ne dis pas que c’est mal de parler de ça. Ils font ce qu’ils veulent. Je m’en fiche, LGS s’en fiche.

Mais le miel sert à attirer des mouches-lecteurs qui se retrouvent dans une boutique où on leur vend ensuite une salade politique moins anodine. Et c’est cela qu’on va regarder de près.

Il y a dans Rue89 des choix éditoriaux, de la subjectivité, du parti-pris. Pourquoi pas ? Il y en a aussi chez nous, au GS. Et nous en avons informé le lecteur. Mais à Rue 89, il y a, en plus, des faux, de l’enfumage toujours politiquement connotés, politiquement correct.

Voyons donc cinq exemples de faux qui montrent comment les dirigeants de Rue89 traitent (maltraitent) l’information.

Quelques faux de l’équipe de Rue89
1- La fausse affaire de l’antisémitisme d’Hugo Chavez

C’était dans Libération, le quotidien qui est passé de Sartre à Rothschild, comme l’a écrit Pierre Rimbert, mais vous allez voir comment Pierre Haski s’y est investi quelques mois avant la naissance de Rue89. Et vous verrez plus loin comment il persévère aujourd’hui.

Je ne sais pas si vous connaissez l’histoire de cet encyclopédiste qui, ayant à définir le mot « écrevisse », soumet à un ichtyologiste, un spécialiste des poissons, la définition suivante : « Sorte de petit poisson de couleur rouge qui avance à reculons ». Ce à quoi le spécialiste répond : « Votre définition est parfaitement exacte à ceci près que l’écrevisse n’est pas un poisson, qu’elle est petite par rapport au brochet mais grosse à côté d’un alevin, qu’elle n’avance pas à reculons et qu’elle n’est rouge qu’après cuisson. »

Imaginez que l’encyclopédiste s’en soit tenu à sa propre définition. Elle serait devenu la définition officielle, celle du dictionnaire, elle aurait été répétée partout, elle serait la vérité admise.

Le 9 janvier 2006, Jean-Hébert Armengaud publie dans Libération, sous le titre :

- « Le credo antisémite de Hugo Chavez » un article où il affirme qu’Hugo Chavez :

- s’adressant à des SDF

- dans un centre de réinsertion à Miranda,

-dans l’Etat de Zulia

- a évoqué la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde.

Chacun comprend que le journaliste de Libération met en avant le stéréotype qui supporte l’antisémitisme en France. Parler de minorité qui tua le Christ et possède les richesses mondiales renvoie malheureusement une partie de nos concitoyens à la communauté juive et c’est une croyance qu’Armengaud va réactiver. Insidieusement. Dangereusement.

Le journalisme de divination.

L’information donnée par Libération de Pierre Haski est parfaitement exacte à ceci près que :

- Le seul « credo » de Chavez est catholique (on sait qu’il est croyant et pratiquant).

- Chavez ne visitait pas des SDF mais un « Noyau de Développement Endogène », modèle bolivarien d’économie alternative,

- Que cela se passait près d’Acevedo dans l’Etat du Miranda (Miranda est un Etat, pas une ville).

- Que l’Etat de Miranda ne peut se trouver dans l’Etat de Zulia,

- Que Chavez a parlé des minorités,

- Qu’il n’a pas dénoncé une minorité juive (il ne prononce pas ce mot, Armengaud a des dons divinatoires).

Il a dit  : « Le monde dispose d’assez de richesse pour tous, donc, mais dans les faits des minorités, les descendants de ceux qui crucifièrent le Christ, les descendants de ceux qui jetèrent Bolivar hors d’ici et le crucifièrent aussi à leur manière à Santa Marta en Colombie » (= les impérialistes, romains, espagnols. N de MV). Il ajoute alors : « Une minorité s’est appropriée les richesses du monde [...] » mais nullement, comme le dit Armengaud : « la minorité qui a tué le Christ pour s’emparer des richesses du monde ».

Voir : http://www.acrimed.org/rubrique355.html

C’est beaucoup d’erreurs de détail pour enrober une troncature perverse.
Ceux qui ont écouté Chavez leur parler ont bien compris ce qu’il disait (d’autant plus qu’ils avaient sa phrase en entier, ce qui précédait et ce qui suivait).

Armengaud va pousser l’impudence jusqu’à proposer à ses lecteurs de vérifier ses sources via un lien du site du gouvernement bolivarien. Il sait bien que peu le feront, que le site est en espagnol et qu’il faudra y lire 15 pages sur 26 pour y découvrir quoi ? Qu’Armengaud a menti.

Depuis Caracas, un journaliste français découvre la supercherie.

Un journaliste français, Romain Migus, ami et collaborateur du GS est en poste à Caracas.

Quelques semaines plus tôt, le 9 novembre 2005 il a lu une déclaration de David Bachenheimer, secrétaire général de la communauté juive, qui déclarait à l’un des principaux quotidiens d’opposition de Caracas, El Nacional, qu’il n’y pas d’antisémitisme au Venezuela.

Il s’étonne donc que Chavez ait pu faire brusquement preuve d’antisémitisme. Il vérifie, il lit le vrai discours, il ameute la blogosphère.

Que fait, alors le coupable pris la main dans le sac ? Il persiste. Que fait Pierre Haski, alors directeur adjoint de la rédaction de Libération ? Il soutient son journaliste manipulateur. Il se plaint que « Les accusations les plus violentes pleuvent depuis que Libération s’est fait l’écho, le 9 janvier, d’une déclaration du président vénézuélien Hugo Chavez, datant du 24 décembre, interprétée dans nos colonnes comme un dérapage antisémite… ».

Admirez les astuces puisqu’en vérité Libération ne s’est pas fait l’écho d’une déclaration, mais il l’a traficotée et son titre ne parlait pas de dérapage (d’un accident) mais il fabriquait un credo.

La polémique se poursuivant, Pierre Haski clôt le débat ainsi : « Aurions-nous inventé des mots que Chavez n’aurait pas prononcés ? Il suffit de se référer au texte du discours en espagnol pour constater que pas un mot n’a été mis dans sa bouche qu’il n’aurait pas prononcé, en particulier la référence aux « descendants de ceux qui ont crucifié le Christ ».

Bolivar ? A nouveau disparu. Vous prouvez à Haski qu’ils ont tronqué, il récidive et il vous répond qu’ils n’ont rien ajouté !

Nous allons voir tout à l’heure comment il persiste dans cette conception du journalisme.

(Jean-Hebert Armengaud est aujourd’hui Rédacteur en Chef de Courrier International).

2 – Le faux courrier des lecteurs.

Le 14 janvier 2006, Romain Migus, qui a alerté la blogosphère sur le faux de Libération et qui a obligé Pierre Haski à réagir, écrit à Libération :

« Je vous écris à propos de la publication dans la rubrique « Courrier » de Libération du 12 janvier 2006 d’un extrait de l’article que j’ai fait paraître sur plusieurs sites Internet en réponse à celui de M. Armengaud, paru dans votre journal le 9 janvier sous le titre, « Le credo antisémite de Hugo Chavez « .[…] Je ne vous ai envoyé aucun courrier et je n’ai fait aucune démarche pour que mon article soit publié dans Libération. Or vous en publiez, sans mon autorisation, un extrait dans la rubrique « Courrier », en laissant entendre que cet article vous était adressé. Pourriez-vous me fournir les preuves que Romain Migus, citoyen français résidant à Caracas et travaillant comme conseiller en communication, vous a envoyé un quelconque courrier vous autorisant à publier son article ?… »

Le faux courrier de Migus était son article tronqué, il occupait un tiers de page de Libération, le reste étant consacré à sa réfutation et à la confortation des dires d’Armengaud, le protégé de Pierre Haski.

Nous allons voir maintenant comment Rue89 a récidivé dans la méthode, il y a moins d’un mois avec la complicité active de Pierre Haski.

3 – La fausse réponse d’un auteur.

Rue89 a publié le 3 octobre 2012, 4 jours avant les élections présidentielles au Venezuela, une longue diatribe anti-chaviste signée Vicente Ulive qui se présente comme « Ecrivain de romans de fiction » (sic).

Cette diatribe a soulevé des protestations des lecteurs qui ont demandé de laisser des amis de la révolution bolivarienne publier sur Rue89.

Et le 5 octobre, sitôt dit, sitôt fait, Rue89 publie un article :

« Tribune » de Martine Billard, co-présidente du parti de gauche. « Martine Billard : « Rompre avec les mensonges sur Chavez

[Chapeau] : Martine Billard, co-présidente du parti de Gauche français, suit les élections vénézuéliennes depuis Caracas. Ce texte vient en réponse à la tribune de Vicente Ulive, qui expliquait sur Rue89 pourquoi il ne voterait pas pour Hugo Chavez dimanche ».

Or, cette réponse ne fait pas le poids face à l’article de Vicente Ulive. Elle est lacunaire, elle élude des accusations fortes, elle est trop courte. Les lecteurs antichavistes ricanent.

D’autres lecteurs attentifs ont cru déceler que cette « Tribune » n’est pas une réponse de Martine Billard : son contradicteur n’est jamais nommé, son texte jamais cité. D’autres encore vont découvrir qu’il s’agit d’un article publié le mercredi 3 octobre, sur le blog de Martine Billard en méconnaissance de l’article auquel on veut faire croire qu’elle répond.

J’ai demandé à Martine Billard si elle a écrit une tribune pour Rue89 ou si elle a envoyé l’article de son blog à Rue89 où s’ils sont allés le chercher en le présentant implicitement comme une réponse (bien incomplète). Dans ce dernier cas, était-elle informée de sa publication comme réponse à l’article de Vicente Ulive ?

Réponse de Martine Billard  : « Ci-dessous le message que j’ai reçu via mon blog et auquel j’ai répondu que je n’avais pas d’inconvénient à la parution. Il n’y était nullement question d’un autre article auquel le mien viendrait en réponse.

Rue89 à Martine Billard : « Me permettez-vous, SVP, de faire publier le texte intégral de votre dernier billet sur les élections au Venezuela sur Rue89 ?

Ce texte sera publié en une sous votre nom (avec lien vers votre blog) soit directement dans une tribune spéciale, soit via ma chronique (selon la décision de la rédaction) ».

Dans un autre mail Martine Billard me précise : « Je ne savais pas que ce serait présenté comme une réponse à un autre article que par ailleurs je n’ai pas lu ».

Faisant face à ses lecteurs mécontents du procédé, Pierre Haski argumente : « C’est Le Yeti [un contributeur du site Rue89] qui a contacté Martine Billard pour que ce texte, qu’elle était en train d’écrire pour son blog, soit publié sur Rue89 en réponse à la tribune en question. Pas de mystère, donc, mais une démarche participative et pluraliste tout à fait claire » (le 5 octobre à 23 h04). A 23h22, le Yeti confirme.

Bref, voici ce qu’il faudrait comprendre : Rue89 donne impartialement la parole aux différents points de vue, l’un est long, argumenté, fignolé dans la forme, l’autre est court, incomplet, muet sur des affirmations antichavistes de l’article auquel il ne sait répondre. CQFD.

Mais le plus croustillant est à venir : le 5 octobre, sur le blog Ghetto parisien, l’auteur de l’article antichaviste, Vicente Ulive, déclare avoir appris que Rue89 a publié une réponse. Il tombe des nues : « Après une petite recherche, je me rends compte que madame Billard avait publié son texte, sur son blogue, un jour avant le mien ! ». Et il déplore que le vrai débat demandé par les Internautes n’ait pas lieu : « C’est un énorme gâchis, et c’est très dommage pour le public, mal informé, en France ».

Rue89 est plus antichaviste que son auteur antichaviste qui déchaîne les critiques de ses lecteurs !

4 – La fausse affaire de racisme.

Nous sommes ici, à La Baume-lès-Aix, tout près d’Aix-en-Provence. En octobre 2010, la presse est en émoi : le père d’une fillette de six ans aurait été chassé avec des propos « racistes » du cabinet d’un ophtalmologue d’Aix-en Provence. Le médecin l’aurait mis à la porte en ces termes : « Je ne reçois pas les sales Arabes ! Dégage d’ici, tu es en train de salir mon cabinet ! »

Les médias se déchaînent. La presse, respectueuse des grandes fortunes, aime se donner un air bravache en s’attaquant aux notables de province. Mais un seul média, Rue 89, ira jusqu’à jeter en pâture le nom de l’ophtalmologue qui peut faire ainsi éventuellement l’objet d’une justice populaire, voire d’une expédition punitive à son domicile.

On sait aujourd’hui que toute l’affaire était inventée.

Plus tard, Pierre Haski devra reconnaître publiquement la double faute (information fausse, dénonciation ciblée). Mais il en profitera pour faire mousser Rue89 qui est habituellement vigilant, qui le sera encore plus, etc.

Donner une fausse information et le reconnaître quand il est impossible de faire autrement, c’est le bon moyen de faire du buzz, surtout si la crapulerie initiale déclassée en erreur, en dérapage est confessée avec loyauté et promesse de ne pas se refaire piéger.

Hélas, Rue89 tombera dans la récidive en mai 2012.

5 – Les faux rouges-bruns, ou le journalisme d’imputation.

Le 30 mai 2012, sous le titre : « Législatives : une tache rouge-brune dans la campagne du Front de Gauche », Rue89 publie un article diffamatoire contre René Balme, le maire PG de Grigny dans le Rhône, candidat aux législatives et coupable d’être administrateur d’un site (oulala.com) que Rue89 juge mal fréquenté (on verra plus loin que Rue89 devrait se taire sur ce point).

René Balme serait un « brun ». Brun ? Cf. les Chemises brunes des SA qui s’illustrèrent dans la « Nuit de cristal », pogrom et point culminant de la vague antisémite en Allemagne. Les « bruns » sont des nazis.

Au passage (et hors-sujet), l’auteur de l’article écrit : « … comment s’étonner de ce que René Balme ait invité, à la dernière édition du salon du livre alternatif qu’il a organisé dans sa commune, un des animateurs du site rouge-brun LeGrandSoir.info, Maxime Vivas ? »

Mon nom ouvre sur le lien d’un site lyonnais, Rebellyion qui s’oppose à ma venue dans ce salon : « Halte au confusionnisme politique ! A Lyon, à Grigny ou ailleurs : les fachos hors de nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ! ».


L’article de Rue89 est signé par Ornella Guyet, une jeune journaliste sans scrupule et sévissant longtemps sous pseudonyme. Je vais vous en reparler tout à l’heure.

Les Internautes de Rue89 réagissent négativement à la lecture de son article contre René Balme et, deux jours plus tard, le 1er juin, Pascal Riché, rédacteur en chef monte au créneau en s’accordant un « Droit de suite » qu’il titre : « Le candidat conspirationniste du Front de Gauche fait le ménage ».

Vous avez bien remarqué le rétropédalage sournois : de « rouge-brun » Balme est dégradé en « conspirationniste », ce qui ne veut pas dire grand-chose, mais la rime avec antisémite est assez bonne. D’ailleurs, Pascale Clark de France Inter, interviewant François Delapierre, délégué général du Front de Gauche, lui parlera de textes publiés par Balme, à « relents antisémites… ». Bon, le mal est fait pour René Balme. Quelques jours plus tard, battu aux élections, cet antifasciste de toujours appellera à voter pour le candidat UMP, seul en lice contre le FN.


Pour comprendre à quel point Rue89 a été fautif d’avoir permis à Ornella Guyet de déverser son poison, il faut savoir que depuis 18 mois, cette dame défrayait la chronique de la blogosphère et qu’il suffit de taper son nom sur un moteur recherche pour voir déferler une kyrielle d’articles qui démontent ses méthodes et dévoilent ses mensonges.

C’est la journaliste française la plus méprisée sur la Toile.


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L’art de la fourberie

La mise en cause du GS par Rue89 dénote un désir de nuire ou une désinvolture qui relèvent de la faute professionnelle. En témoigne cette anecdote qui circule sur la toile depuis juin 2011. Vous tapez : http://www.legrandsoir.info/quand-le-grand-soir-recevait-le-…
Des dizaines d’autres liens vont ausssi vous la raconter. En voici le résumé :

Les premières attaques dont LGS a fait l’objet émanaient de Marie-Anne Boutoleau sur le site Article 11 en mars 2011.

En juin 2008 je présentais mon livre « La face cachée de Reporters sans frontières » dans une librairie de Marseille. Ornella Guyet était là et elle tint à me suivre dans un restaurant où je suis allé dîner ensuite avec le petit groupe des organisateurs.

En janvier 2009, Guyet m’a envoyé ses vœux. C’était gentil et amical.

En juillet 2010, elle a insisté pour me rencontrer à Toulouse ou j’habite. Deux heures de bavardage aimable en terrasse d’un café. Elle était en recherche d’une colocation à Paris. Je l’ai mise en contact avec le webmaster du GS, Viktor Dedaj, qui lui a communiqué une adresse.

En mars 2011, est paru sur le site Article 11 l’article diffamatoire de Marie-Anne Boutoleau contre LGS, Viktor Dedaj et moi (pour « dérive droitière qui dure depuis 3 ou 4 ans »). J’ai sollicité le soutien d’Ornella Guyet.

Elle m’a répondu ceci : « J’ai bien reçu ton message, mais très franchement, je n’ai vraiment aucune envie de prendre part à ce débat. ». Très franchement.

C’est quelques semaines plus tard que nous avons appris qu’Ornella Guyet est Marie-Anne Boutoleau.

Cette menteuse a initié contre LGS et ses administrateurs une fatwa avec menace (par un de ses lecteurs qu’elle refuse de désavouer) de coups de manches de pioche si l’on se montre dans la rue, avec tentatives, parfois réussies, de nous faire dé-référencer par des sites, de faire annuler des débats où nous sommes annoncés.

Et Rue89 lui a ouvert ses colonnes, a accepté, sans rien vérifier, qu’elle nous calomnie : faute professionnelle et insulte au métier de journaliste.

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Article 11, amalgames, « effet de halo » ou effet « tache d’huile ».

D’emblée dans son article contre nous sur Article 11, Boutoleau affirme que LGS publie « de plus en plus d’articles et d’auteurs fascisants ». LGS n’a jamais publié d’article fascisant. Quant aux auteurs, vérification faite, il apparait que, même en comptabilisant, comme le fait la journaliste maccarthyste, des gens comme Jean Bricmont et Michel Collon qui n’ont rien de fascisants, le pourcentage d’auteurs douteux (dixit Boutoleau) ne dépasse pas 0,6 % des auteurs que nous avons publiés, ce qui laisse 99,4 % d’auteurs non contestés, mais qui démontre que LGS n’est pas au point dans sa quête de l’infaillibilité.

L’article de Guyet sur Article 11 est suivi de 431 commentaires de lecteurs (sous pseudos) ou d’animateurs d’Article11 (sous pseudos) dont M-A. Boutoleau (pseudo).

Dans l’article et les commentaires, Article11 tisse un patchwork, une toile d’araignée avec les noms suivants :

• 117 fois Dieudonné (jamais cité ou publié dans LGS et dont nous condamnons la dérive).

• 94 fois Alain Soral (idem), LGS a publié 4 articles d’analyses critiques de la pensée de Soral, écrits par un historien, directeur de l’Université marxiste de Bruxelles.

• 15 fois Faurisson (idem),

• 42 fois Viktor Dedaj (webmaster du Grand Soir),

• 25 fois Maxime Vivas,

On trouve, mêlés à ces noms, les mots :

• négationnistes (53 fois),

• confusionniste ou confusionnisme (55 fois),

• antisémite (136 fois),

• antisémitisme (56 fois)

• Le Grand Soir (132 fois, dont 19 fois dans le corps de l’article de Boutoleau/Guyet). 431 fois en comptant les titres de commentaires.

Enfoncez-vous bien ça dans la tête !

L’ensemble va produire un amalgame, un effet « tache d’huile » ou « de halo ».

Il est vrai que pour « Lémi » administrateur d’article 11 et frère de JBB (webmaster), «  la mauvaise foi est bienvenue, voire nécessaire » (Lémi, Grandeur et décadence du préjugé littéraire, Article 11.info 20 janvier 2011).

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Et peu importe si, en privé, et devant quelques amis communs, ils admettent qu’ils n’auraient pas dû publier un tel article.


François Ruffin, du journal Fakir a été interpellé sur le site « libertaire » Pavillon Noir par une contributrice qui s’étonne de voir LGS figurer dans la rubrique « copinage » de sa page d’accueil et elle lui donne le conseil anarchiste libertaire de nous retirer de la liste.

Réponse de François Ruffin qui ne nous connaît pas personnellement : « Dès que ce papier est paru sur Article 11, nous avons dit à notre copain JBB (de Article 11), ce que nous en pensions – en toute amitié : c’est ce que son site a publié de pire. Absolument pas fiable : le papier commence par des faits précis et intéressants, avant de sombrer dans « Untel a écrit quelques lignes sur le site de Machin qui lui-même a publié avec Truc, donc ce sont tous des fascistes ». Avec cette qualité d’analyse, c’est la France entière qui est rouge-brun.

Donc, pour l’instant, en l’absence de preuves plus probantes, nous maintenons « Article 11 » et « Le Grand Soir » parmi les copinages. »

(Depuis, les liens entre LGS et Fakir, loin de se rompre, se sont transformés en pub réciproque).

Je ne vais pas ici revenir sur le détail de cette attaque. On peut tout en lire sur notre site : http://www.legrandsoir.info/analyse-de-la-culture-du-mensong… Et : http://www.legrandsoir.info/variations-estivales-autour-de-l…

Je veux bien en parler avec vous s’il y a des questions tout à l’heure.

Sachez que, quand l’article diffamatoire de Boutoleau est paru sur Article 11, nous avons choisi de ne pas y répondre, mais de le donner à lire sur notre site où nous l’avons laissé en première page pendant 15 jours. Pendant ces 15 jours, nous avons essayé, via un ami collaborateur d’Article 11 et par des contacts directs (mails, téléphone) d’obtenir qu’Article 11 désavoue les menaces physiques qu’ils avaient publiées (coups de manches de pioche) et qu’ils émettent des réserves sur le contenu de l’article. Moyennant quoi nous ne ferions aucune réponse et considèrerions que l’incident était clos.

Cela n’a pas été accepté. La calomnie a pu se répandre. Ornella Guyet est administratrice sous divers pseudos de sites qui vont la diffuser et inspirer d’autres sites qui l’accentueront : après Article 11, voici indymedia, puis Rebellyon, puis Pavillon Noir, puis conspiracywatch, puis conspihorsdenosvies

 

 

La frange atlantiste de Charlie Hebdo rejoint la meute.
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On y verra même Charlie Hebdo, sous la signature d’Eric Simon, qui me confesse ensuite en privé que « les anti-impérialistes le font gerber », qu’il a écrit en s’inspirant des informations d’Ornella Guyet (qu’il connaît bien), qu’il nous a qualifiés de rouges-bruns et de bruns, mais qu’il pense que nous ne sommes que confusionnistes. Eric Simon me fait cet aveu d’un cynisme que je veux bien croire inconscient : « Sur toi, je n’ai rien trouvé » (il veut dire « contre  » toi. « Sur » moi on trouve beaucoup de choses sur la Toile).

On attribue à Richelieu cette parole : « Qu’on me donne six lignes écrites de la main du plus honnête homme, j’y trouverai de quoi le faire pendre. » Eric Simon n’a pas trouvé les six lignes parmi mes centaines d’articles, mes 15 livres. Il m’a prévenu qu’avec une équipe de Charlie Hebdo, avec d’autres à l’extérieur et même à l’étranger, ils allaient fouiller mieux.

Trop occupé à repérer dans LGS une publicité coupable pour un livre (« Sarkozy, Israël et les juifs ») de Paul-Eric Blanrue, auteur d’extrême droite, il n’a pas remarqué que Charlie Hebdo a publié trois fois la prose de Blanrue, dont une fois recueillie à son domicile.

(Notons au passage que les responsables de la rubrique internationale de Charlie Hebdo sont pro-atlantistes et qu’ils abominent les gouvernements révolutionnaires en Amérique latine).


Bref, nous avons Guyet au départ, puis cette source unique se démultiplie. Nous sommes dans l’illustration de la théorie de « la circulation circulaire de l’information » dénoncée par Pierre Bourdieu : les journalistes se lisent entre eux, les calomnies se répètent jusqu’à ne plus avoir besoin de preuves. L’écrevisse est un petit poisson rouge.

Rue89 se bouche les yeux et les oreilles.

Quand Rue89 a permis à Ornella Guyet de cracher ses calomnies dans ses colonnes, elle avait été exclue du Comité d’Animation d’Acrimed (Action CRitiques MEDias). Acrimed nous a écrit :

« Nous récusons les accusations de complaisances négationnistes ou antisémites portées contre Le Grand Soir dans l’article signé Marie-Anne Boutoleau (ainsi que dans ses réponses sur le forum d’Article 11), notamment et précisément parce qu’elles sont fondées sur des pratiques journalistiques que nous critiquons régulièrement (et que vous avez relevées à votre façon) : erreurs factuelles et amalgames confusionnistes, extrapolations et généralisations abusives, etc. ».

Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), écrit à Viktor Dedaj qualifié d’antisémite sur la Toile : « [Ornella dérive grave [...] c’est … du délire ».

Ornella Guyet fut stagiaire au Monde Diplomatique où elle a laissé un fameux souvenir à Maurice Lemoine, rédacteur en chef à l’époque, qui la décrit ainsi : « une pseudo journaliste dénuée de talent – sauf celui de l’intrigue ».

François Ruffin de Fakir avait dit aussi ce qu’il faut en penser (voir plus haut).

Nous avions rendu publiques ces prises de position.

Tout cela, un média alternatif, un « pure player », ne pouvait l’ignorer à moins d’être sourd, aveugle, incompétent.

Si, avant de nous jeter aux chiens, Haski et Riché avaient tapé nos noms sur un moteur de recherches, ils auraient eu, à nous lire, mille preuves que leur pigiste mentait et que, de l’avis d’un large public, elle n’était pas crédible.

Et depuis, des dizaines de lecteurs le leur ont dit. Je leur ai écrit. Ils se taisent, espérant que le paquet de boue d’Ornella Guyet finira par être écrasé sous leur tapis sans faire de bosse.

Hier encore, Rue89 m’aimait bien et me remerciait.

J’avais naguère cru pertinent de leur donner un scoop, même si ce site son contenu, ses méthodes, ne me convenaient qu’à moitié, mais sans que je crois cependant utile de faire un blocage.

Le 18 avril 2009, le vol d’Air France 438 Paris-Mexico devait survoler un instant les USA avant son arrivée au Mexique. Il a été dérouté sur ordres des USA en raison de la présence à bord d’un journaliste colombien, Hernando Calvo Ospina, résidant en France, un ami du GS (qui le publie) et collaborateur du Monde Diplomatique. J’avais été informé aussitôt de l’affaire par Hernando. Il avait cru un moment que des escales imprévues allaient rendre possible son extradition vers la Colombie où sa vie n’aurait pas valu cher. J’avais alors alerté les confrères de Rue89 dont je savais qu’ils sont friands de ce type d’information à laquelle ils pourraient donner l’audience nécessaire. Je les avais mis en contact avec Hernando Calvo Ospina.

Dans l’article qu’elle a publié dans Rue89, la journaliste écrivit au passage : « C’est un riverain, Maxime Vivas, ami du journaliste, qui nous a signalé l’information ». http://www.rue89.com/2009/04/23/air-france-interdit-de-survo…).

Je n’étais pas alors un « brun » à leurs yeux.

Voir aussi http://www.legrandsoir.info/Avion-d-Air-France-deroute-Les-m…

Mais puisque Rue89 me diffame à présent, voyons, en réponse du berger à la bergère, ce que je suis allé trouver sur eux.

Rue89 fréquente trop les Le Pen

Le jour même où l’article d’Ornella Guyet paraissait sur Rue89, le site LGS avait en sa première page pas moins de quatre articles contre le courant de pensée qu’elle dit être le nôtre. Cette année, nous avons publié plus de 20 articles fouillés sur le FN, dont une analyse de la gestion désastreuse de 4 villes par le FN (cet article servira, lors des prochaines élections municipales. Voir : http://www.legrandsoir.info/ces-villes-gerees-par-l-extreme-…).

Mais il y a pire : le jour même où Pascal Riché lançait derechef Rue89 à l’assaut de René Balme et où il volait au secours de sa pigiste qui nous calomniait, son site Rue89 donnait à visionner une vidéo, illustrée d’une photo de Marine Le Pen, souriante : « Marine Le Pen : Les types qui crient “vive Mélenchon !” sont d’origine maghrébine ».

Le 25 janvier 2012, la même Marine Le Pen passait une heure dans les locaux de Rue89, invitée à dialoguer avec les « riverains ».

Avant de vendre leur site au Nouvel-Observateur, Haski et Riché ne s’inquiétaient pas de voir Jean Daniel accepter une distinction bidon accompagnée d’un chèque de 10 000 euros, remis par les dictateurs du Qatar, cette monarchie misogyne, esclavagiste où la seule loi, civile et religieuse est celle de la Charia.

Pas davantage, Haski et Riché, qui se délectent de voir Guyet fouiller les corbeilles à papier des militants de la vraie gauche, ne nous racontent pourquoi Laurent Joffrin, le directeur de la rédaction du Nouvel-Observateur auquel ils ont vendu Rue89, passait naguère des vacances avec Jean-Marie le Pen.

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Gardons en mémoire la fable des animaux malades de la peste où l’un, qui confesse avoir dévoré des moutons et leur berger, approuve qu’on mette à mort celui qui brouta un près d’une largeur de sa langue : « …Aussitôt on cria haro sur le baudet […] ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal ».

Pascal Riché fréquente trop la CIA

On a vu que Pascal Riché est membre de la Fondation Franco-américaine (depuis 1999) qui « se consacre à encourager un dialogue actif entre les deux nations ». L’objectif affiché de cette association est de repérer et de « former » (séminaires) des jeunes dirigeants (Young leaders) de la politique, de la finance et de la presse « talentueux et pressentis pour occuper des postes clés » dans leur pays. Relisez la phrase en levant un sourcil suspicieux. On pense à la même chose ? Non ? Et si je vous dis que la Fondation œuvre « à une meilleure compréhension mutuelle entre les deux pays et à la recherche de solutions partagées » ? C’est plus clair ?

Maintenant, il faut parler de John Negroponte qui a été le président de la Fondation Franco-américaine (Pascal Riché en était alors membre).

1) Après l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a nommé Negroponte ambassadeur des USA dans ce pays, pays qu’il connaît bien pour avoir été le directeur de la prison d’Abou Ghraib. Mais, juste avant, il commandait la prison de Guantanamo.

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2) Naguère, dans le Nicaragua sandiniste, l’armée des Contras, soutenue, financée, armée par les Etats-Unis avait fait creuser sa tombe à un jeune Nicaraguayen. Puis, les mercenaires l’ont décapité. Ils n’étaient pas qualifiés de « terroristes » par l’administration des Etats-Unis, mais de « combattants de la liberté ». Histoire ancienne ? Pas si sûr. L’homme chargé de protéger les Contras et d’organiser le silence autour de leurs exactions s’appelle John Negroponte.

2) Dans les années 80 il s’est également illustré en qualité d’ambassadeur au Honduras où il a su aider les escadrons de la mort qui sévissaient dans ce pays.

3) Après son retour d’Irak, Bush l’a nommé Directeur du Renseignement National (2005 – janvier 2007) d’où il coordonnait une quinzaine d’organismes civils et militaires, dont la CIA. Il gérait un budget annuel d’une quarantaine de milliards de dollars.

Voir LGS (avril 2004) : http://www.legrandsoir.info/Negroponte-futur-ambassadeur-US-…

De Gaulle, reviens, ils sont devenus fous !

On lira ici : http://www.french-american.org/files/liste-yl-fr-81-10.pdf la longue liste des Français membres de cette Fondation d’endoctrinement. On y notera avec tristesse (mais sans surprise) les noms de six hommes politiques parmi ceux qui gèrent la France aujourd’hui : François Hollande, Aquilino Morelle (cabinet du président), Arnaud Montebourg, Pierre Moscovivi, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belcacem.

Article 11 un site fasciné par les intellectuels fascistes et par l’argent.

Article 11 édite aussi une version papier. C’est une entreprise commerciale familiale qui s’appuie sur le site pour ratisser des clients. La lecture d’Article 11 met en évidence une véritable obsession pour les rentrées d’argent. Le mot « euros » apparaît bien plus souvent que « anar ». Il s’agit pour JBB et son frère Lémi de réussir à faire prospérer leur boutique qui assurera leur avenir. Elle n’est pas une SCOP ou une association. La ferveur militante des lecteurs et souscripteurs est titillée pour qu’ils donnent sans retour à une PME de structure capitalistique.

Certes, le webmaster d’Article 11 (JBB) s’affirme « tendance anar », comme le Canada Dry est « tendance alcool », mais son frère « Lémi » prévient : « On ne compte pas stagner en terre désargentée » Et : « Pour un flirt avec les éditions Christian Bourgois, je ferais n’importe quoi ».

Politiquement, Article 11, vise plus souvent la gauche et la « gauche de gauche » que l’UMP et l’extrême-droite.

Article 11 fait l’éloge des penseurs d’extrême droite ou proto-fascistes…

Louis Ferdinand Céline. L’adoration jusqu’à l’obsession, répétitivement, avec articles et photos (pourquoi pas, ils font ce qu’ils veulent, mais où sont les autres auteurs, les anars ?).

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Giovanni Papini. Xénophobe, partisan du fascisme italien. Il dédie le premier volume de son Histoire de la littérature italienne à Mussolini en ces termes : « au Duce, ami de la poésie et des poètes ». Il se déclare en outre favorable aux mesures antisémites prises par le régime fasciste. Depuis 1942, il était vice-président de l’Association des écrivains européens couvée par Goebbels.

Maurice Dantec. Royaliste, en contact avec le Bloc identitaire, partisan de la peine de mort, etc.

Ernst Von Salomon. Membre des Freikorps. : les Corps francs ou Freikorps sont ces groupes de combattants allemands qui, à la signature de l’Armistice, refusèrent d’arrêter le combat.

Serge Quadruppani. Plume assidue d’Article 11, il écrivait en 1983, dans la revue La Banquise dont il était un des fondateurs avec le négationniste Gilles Dauvé. On pouvait lire dans cette revue des choses comme : « L’homme moderne juge particulièrement barbare le numéro tatoué sur le bras des déportés. Il est pourtant plus facile de s’arracher un lambeau de peau que de détruire un ordinateur ».
Quadruppani, bête noire de Didier Daninckx, est revenu de cette période ; on ne le confond pas avec les auteurs sus-cités.

J’en parle ici pour poser la question des droits à l’erreur chez les uns et pas chez les autres.

Il est sans doute l’honnête homme de la bande. Il s’alarme du procédé d’amalgame à notre encontre : manque de nuance, liste nominative, le tout donnant l’impression d’une « conspiration de conspirationnistes ». Mais il trouve le papier de Guyet contre le GS « intéressant ». On en a lu contre lui, et de nombreux, aussi intéressants, plus justifiés, aussi féroces et mieux documentés sur ce qu’il a dit et fait (et non pas sur ce qu’ont dit et fait des individus avec qui il a eu l’imprudence de s’asseoir un jour où ils ne déblatéraient pas).

Le noir-brun est en rayon.

Par ses méthodes et ses choix, par ses fréquentations, par son goût de la violence physique, par sa haine des vrais antifascistes, Article 11 risque bien d’apparaître comme un site noir-brun.


(Merci à Eric W Faridès qui nous a fourni ces informations sur Article11).


Conclusion.


Dans les affaires :

• de la causerie tronquée de Chavez,

• du faux courrier du journaliste Romain Migus,

• de la fausse tribune de Martine Billard

• de la dénonciation de l’ophtalmologiste d’Aix-en-Provence,

• du prétendu rouge-brunisme de René Balme,

• du prétendu rouge-brunisme du Grand Soir de Viktor Dedaj et de moi-même,

nous entendons l’air du mensonge, des troncatures, des traficotages, de la récidive dans les « erreurs » et dérapages, du désir de nuire, du discours politique orienté, des coups bas.

 

Dans tous les exemples que, je viens de citer, l’orchestre, inspiré par les mensonges initiés par Article 11 sous la plume de Guyet, joue de la grosse caisse sous la baguette de Pierre Haski, aujourd’hui président de Rue89.

Avec Article 11 et Rue89, Ornella Guyet remet à l’honneur la sinistre presse du genre « Je suis partout » tandis que dans les articles politiques de l’équipe dirigeante de Rue89, l’un Pierre Haski, fustige régulièrement la Chine sans plus de nuance, l’autre, Pascal Riché, consolide la digue pro-états-unienne et qu’Article 11 couvre les pires exactions de l’Armée israélienne.

Article 11 couvre Tsahal ? Voir http://www.legrandsoir.info/analyse-de-la-culture-du-mensong… . En deuxième partie de l’article que vous y lirez, vous vous délecterez des silences de JBB qui relate une manifestation de protestation contre l’attaque meurtrière par Tsahal d’une flottille de pacifistes dans les eaux internationales. JBB était à la manif (« tendance anar » oblige), mais il réussit à noyer son récit dans des détails rocambolesques de dérivation (« Les faits divers sont des faits de diversion », disait Bourdieu) et à ne jamais évoquer clairement le motif de la manifestation ni à dire par qui la flottille a été agressée. Si JBB, sévère, note que la manifestation « comportait[…] son petit lot de connards », il n’émettra pas le moindre jugement sur l’agression de la flottille. (http://www.article11.info/?Manif-pour-Gaza-choses-vues-et)

Rue89, Article11 mordent ceux qui prétendent échapper à la pensée unique et à la loi de l’Empire et de ses alliés.

Le monde néo-libéral a posté ses chiens de garde sur la Toile.

De tels camouflages et enfumages sont graves parce que, si des menteurs peuvent désigner comme antisémites des gens qui ne le sont pas, si les antisémites sont partout, si tout le monde est antisémite, plus personne ne l’est. Ils banalisent le concept. Ils édulcorent la notion d’antisémitisme. Ils font le lit des « bruns ».

 

Les sites d’information alternative de gauche bénéficiant d’une audience honorable sont rares. Ceux de droite sont appuyés par des investisseurs, des journaux, ils reçoivent des subventions.


Que faire ? Lancer beaucoup des petits sites de gauche pour concurrencer les autres ? Il y a alors un risque de confidentialité et de consanguinité. Aider et soutenir les sites existants pour leur donner une envergure suffisante ? Regrouper des petits sites existants ? Le débat est ouvert.


En attendant, il faut faire face à de faux anars, de vrais atlantistes et des fachos masqués.


Dès la parution de l’article initiateur de la cabale contre nous (mars 2011), les administrateurs du GS ont compris (et ils l’ont écrit) qu’il s’agissait du début d’une campagne qui allait durer et s’élargir sur plusieurs sites. Nous y sommes. Et nous voici contraints de dévier de notre mission d’information pour repousser la horde. Elle et nous avons mieux à faire. Mais, s’il faut tirer d’autres cartouches…


Merci de votre attention.


La Calomnie. « La calomnie, monsieur ! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse !… D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano, vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’oeil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription.

Qui diable y résisterait ? » (Beaumarchais, Le Barbier de Séville ).

 

(..) ARTICLE COMPLET  ICI  :

 

http://www.oulala.info/2012/11/rue89-article-11-lgs-et-les-autres-conference-sur-les-medias-alternatifs/

 

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Dans le sillage de leur atlantisme débridé, le concept de « choc des civilisations » inspira plus d’un journaliste de gauche. Ainsi, des anciens de Charlie Hebdo — Philippe Val, Caroline Fourest ou Bénédicte Charles — jusqu’au Nouvel Observateur de Laurent Joffrin, la défense aveugle de la version officielle prit dès lors un sens tout à fait logique dans l’affrontement qui opposait la « plus grande démocratie du monde » au mythe du fascisme islamique [9]. Aucune critique ou nuance ne fut admise, tous les amalgames furent utilisés. Une véritable police de la pensée marqua l’opinion au fer rouge avec des mots tels que conspirationniste, révisionniste, négationniste ou antisémite afin de disqualifier et rendre coupable l’expression de tout avis divergent. La liberté d’expression venait d’atteindre la limite du droit d’être informé comme l’a brillamment exprimé Viktor Dedaj du journal Le Grand Soir dans un entretien à Maghreb Magazine [10].

 

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http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/

L’Affaire René Balme
 
« Colin Powell affirme alors au monde entier que les États-Unis détiennent
des preuves de l’implication afghane dans les attentats du 11 Septembre
et qu’elles seront fournies au Conseil de sécurité.
Personne ne les a pourtant jamais vues. Personne ne les réclame depuis. »
Jean-Luc Mélenchon

Utilisé aujourd’hui par Ornella Guyet et Pascal Riché sur Rue89 contre René Balme, maire de Grigny et candidat aux législatives pour le Front de Gauche, le chantage du 11 Septembre se révèle être une arme de dissuasion politique parfaitement efficace. Derrière la prétendue défense de la démocratie contre l’extrémisme et l’antisémitisme, la critique de la version officielle et celle du système capitaliste néolibéral trouvent la même limite. Remettre en cause la version officielle du 11 Septembre, c’est remettre en cause la raison même à la base des invasions d’Afghanistan et d’Irak et leurs enjeux géopolitiques évidents, c'est également remettre en cause l’utilisation de la torture ou du programme de rendition, les prisons secrètes cachées jusqu’en Pologne, l’arrêt du traité ABM qui rend possible aujourd’hui l’installation d’un bouclier antimissile en Europe, les tueries arbitraires par drone au Pakistan ou au Yémen, les multiples lois liberticides qui menacent même les citoyens européens, etc. Et même si les accusations contre René Balme ne s’arrêtent pas aux articles sur le 11 Septembre publiés sur le site Oulala.net, c’est pourtant bien le qualificatif de « conspirationniste » qu’utilisa sciemment Pascal Riché pour disqualifier politiquement ce candidat dans le titre de deux articles de Rue89 [17]

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Pour ce qui concerne Ornella Guyet, elle apparait parfois sous le pseudonyme de Marie-Anne Boutoleau et vraisemblablement ailleurs sous anonymat comme sur Indymédia, Rebellyon ou Conspihorsdenosvi[ll]es. Elle s’est faite une spécialité de donner la chasse aux conspirationnistes qu’elle se plait allègrement à assimiler à l’extrême droite et à l’antisémitisme, ce qui commence à ne plus être très original, mais qui malheureusement fonctionne toujours. Elle se fit connaitre sur la toile en s’attaquant d’abord au journal Le Grand Soir par l’intermédiaire du site Article XI. Tout comme René Balme, Le Grand Soir a dû subir les méthodes peu orthodoxes de cette « journaliste » et répondre aux mêmes accusations de rouge-brun, de conspirationnisme et d’antisémitisme [18]. Démasquée à la suite de ces attaques, elle sera débarquée de l’association critique des médias Acrimed qui récusa ses accusations « précisément parce qu’elles sont fondées sur des pratiques journalistiques que nous critiquons régulièrement : erreurs factuelles et amalgames confusionnistes, extrapolations et généralisations abusives » [19].

 
Faut-il donc s’étonner qu’Ornella Guyet soit la source de ces accusations pour le compte de Rue89 quand ces derniers ouvrent leurs colonnes à Rudy Reichstadt, un autre proche du Cercle de l’Oratoire et de Caroline Fourest [20] ? Faut-il rappeler au passage que Rue89 avait déjà publié en 2009 tout un dossier sur les « théories du complot » pour lequel ils avaient fait appel à une équipe d’étudiants en journalisme dirigée par Pascal Riché et Guillaume Dasquié, deux chantres de la version officielle du 11 Septembre ? Ce fameux dossier, qui fut bâclé comme l’a démontré l’association ReOpen911, sert toujours de référence à quelques journalistes trop paresseux pour creuser eux-mêmes le sujet [21]. Entre le sénateur McCarthy qui faisait la chasse aux communistes et la Stasi qui faisait celle aux traitres en RDA, la méthode reste la même et Ornella Guyet semble librement s’en inspirer sous les auspices de Rue89.
 
Quelles sont ses cibles (Ornella comme Euterpia, note de Chantal Dupille) ? Tout ce qui dépasse et dérange sur les sites d’information alternatifs de gauche doit être discrédité. Michel Collon, tout comme Jean Bricmont, s’est également vu trainé dans la boue et empêché de tenir une conférence à Paris sous les menaces de quelques trublions antifascistes [22]. Lorsqu’ils emploient les méthodes de ce qu’ils sont censés dénoncer et font le jeu de leurs opposants, on peut légitimement se demander dans quel but ils opèrent leur infâme propagande. En septembre 2011, c’est également par la menace et les accusations d’antisémitisme qu’ils empêchèrent des membres de l’association ReOpen911 d’organiser des projections et des réunions à Strasbourg [23]. Brûleront-ils bientôt tous les livres qui parlent du sujet ? En ce qui concerne le 11 Septembre, ils pourront peut-être nous donner leur avis sur la question quand ils auront fini de voir des complots rouges-bruns infiltrés un peu partout. Mais comme il faut toujours moins de courage pour vilipender une opinion que pour en assumer une, il ne faut sûrement rien attendre de leur part. D’ailleurs, Ornella et ses amis ne débattent pas, ils combattent : en bons petits soldats déguisés en militants antifascistes, ils n’ont probablement rien à dire et tirent à vue. D’autres militants de la guerre en Irak peut-être… 

http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/

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Le Monde censure le Blog de ReOpen911

Vendredi 25 janvier 2013

http://lavoixdelasyrie.com/data/?p=9867

Entre les théories les plus farfelues qui circulent sur internet et le soutien sans faille à la version proposée par l’administration Bush, nous pourrions nous attendre à ce qu’un examen purement factuel des évènements du 11 septembre 2001 puisse avoir le droit de cité dans nos médias. Cela permettrait à chacun d’écouter les différents points de vue et donnerait la possibilité de se faire son propre avis en toute connaissance de cause.

Pourtant, il semblerait que le simple nom de notre association, ReOpen911, – la seule en France à être principalement axée sur ce sujet – ne doive pas apparaître sur le journal Le Monde, ou alors essentiellement en termes péjoratifs. La censure va d’ailleurs bien au-delà de notre association puisqu’elle s’applique aux centaines de faits et témoignages qui mettent à mal la version dite officielle de cette tragédie. (..)

 

Donc pour la traduction :
  • Faire état des faits et des témoignages remettant en cause la version officielle = Faire l’apologie des thèses conspirationnistes
  • Informations qui pourraient inciter le lecteur à remettre en cause ses certitudes = Passages qui pouvaient prêter à confusion
Comme toujours, on retrouve ce même terme décidément bien pratique de « conspirationniste », qui évite d’avoir à apporter le moindre argument et qui, par le plus grand des hasards, ne s’adresse jamais à ceux qui croient fermement au bon complot, au vrai, politiquement correct et militairement utile.

 

(..) Ainsi, le nom de notre association n’apparait sur Le Monde qu’en étant associé au conspirationnisme ou à la théorie du complot, ou biens dans un article publié sur un blog dont le but est de nous faire passer pour des illuminés, alors que plus de la moitié des Français doutent de la version officielle sur les attentats du 11-Septembre (d’après un sondage réalisé en 2011 par HEC). (..)
Si le but est d’interdire tout débat sur le 11-Septembre (faisant ainsi écho à l’appel lancé par Georges Bush en novembre 2001, utilisant déjà le même prétexte), alors que nos censeurs aillent voir leurs députés, afin que soit votée une loi à cet effet, comme l’avait lancé Frédéric Taddeï à Renaud Revel après avoir laissé s’exprimer Mathieu Kassovitz dans son émission. L’idée leur a d’ailleurs déjà été suggérée :

 

—La rédaction de ReOpen911—

 


 

 

 

 

 

La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13 
02:45

 

 

 

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