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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 01:03

 

 

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Blog devenu depuis aujoud'hui diffuseur de pubs malsaines !

 

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Malformations de Palestiniens

suite aux bombardements

 

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Un génocide qui ne dit pas son nom

Par chantal dupille (eva R-sistons)

 

 

Bonjour

 

Vous me connaissez, je suis une humaniste avant tout attachée à la paix, à la communion des individus, à la justice, à la solidarité et à la fraternité universelles. Et pour moi TOUTE vie assassinée, ou meurtrie, est un scandale.

 

Des citoyens juifs demandent à ce que la Shoah soit considérée pendant au moins mille ans comme l'événement le plus important de l'histoire de l'humanité. Certains d'entre eux ont vécu l'enfer des camps de concentration, et pourtant c'est Israël qui tolère et pire encore, programme l'horreur chez ses voisins palestiniens pourtant innocents de la Shoah. Comment est-il possible que des personnes qui ont connu tant de souffrances, puissent en infliger à leur tour, surtout à des innocents ? Il y a des moments où on ne comprend pas... Et pourtant, il faut se rendre à l'évidence : Ce sont bien des descendants de victimes de la Shoah qui sont la source de tant de malheurs en Cisjordanie et surtout à Gaza !

 

Pour moi, toute vie est sacrée. Alors bien plus de deux mille morts, c'est insupportable. Mais il y a pire, et de cela, personne ne parle : Les blessés se comptent par milliers, dans leur chair ou dans leur coeur, les enfants naissent et vivent constamment avec la peur, les jeunes ne connaissent que le désespoir, et surtout, surtout... quel scandale ! Il naît de plus en plus de malformés, et les maladies incurables se multiplient.

 

Nous savons tous que les Palestiniens sont victimes d'une punition collective, qu'ils sont ensemble enfermés dans la plus grande prison du monde, à ciel ouvert, qu'ils ne peuvent ni entrer ni sortir ni pêcher vraiment ni commercer ni même manger à leur faim ou se soigner convenablement... Toutes les infrastructures sont méthodiquement, sadiquement, détruites, et les cultures sont saccagées ou volées, l'eau est de moins en moins potable - elle est d'ailleurs monopolisée par Israël, qui en retour déverse abondamment ses eaux usées en terre palestinienne. 

 

Un tiers des Gazaouis, désormais, est privé de logement, de toit, et l'aumône versée - par ceux qui ont mauvaise conscience - pour reconstruire, est gelée par Israël et reversée au compte-goutte en attendant la prochaine destruction toujours pire que la précédente. Tout cela signe la mort d'un peuple - et scandale suprême, d'un peuple innocent, bouc-émissaire !  C'est une extermination qui ne dit pas son nom. Et le monde ferme les yeux ? Et même les frères arabes s'en lavent les mains ? C'est insensé !

 

Car - et c'est là que je veux en venir - la mort de tous les Palestiniens est programmée. Songeons à Gaza, minuscule territoire où s'entassent deux millions d'individus contraints malgré eux (vu l'exiguité) à être des boucliers humains : Ce petit bout de terre toujours plus laminé, écorché, blessé, amputé, reçoit pérodiquement des tonnes de bombes ! DES TONNES DE BOMBES ! Avec à la clé toutes sortes de maladies, d'handicaps, de cancers, de leucémies... et la naissance d'enfants malformés, non viables ! Bref, c'est un génocide sournois mais bien réel. Autrement dit, à terme les Palestiniens sont condamnés, TOUT un peuple est appelé à disparaître après avoir vécu, au quotidien, un enfer unique dans l'Histoire !

 

Nos belles démocraties se vantent d'être des parangons de vertu, et elles ferment les yeux sur le plus grand scandale : Tout un peuple condamné à mort après avoir vécu quotidiennement l'horreur absolue, parce qu'il dérange ceux qui ont une soif messianique d'espace, et parce qu'il y a, offshore, du gaz juteux à exploiter ! 

 

J'avais un jour suggéré une action, une résistance non-violente sans précédent dans l'histoire de l'humanité, à l'image de l'enfer fou vécu : Que tous les Palestiniens osent entamer une grève générale de la faim pour signifier au monde indifférent qu'ils existent, qu'ils ont droit de vivre comme tous ! Que faut-il faire pour REMUER LES CONSCIENCES ? 

 

Alors peut-être le monde se décidera-t-il enfin à empêcher l'intolérable en marche...

 

Nous avons TOUS le devoir d'assistance à peuple en danger !

 

Chantal Dupille dite eva R-sistons

 

 

Gaza : Des témoignages hallucinants (Tribunal Russell)

Gaza : Des témoignages hallucinants (Tribunal Russell)

Publié par Gilles Munier sur 11 Octobre 2014

 

Revue de presse : Informations Palestine (n° 065 - 9/10/14)*


…(…)… Les chiffres figurant dans le rapport final [du Tribunal Russell sur la Palestine –NDLR] attestent de l'ampleur de l'agression : 700 t de bombes larguées, (soit 2 t/km2), contre 50 t en 2112, et 43.000 obus ; carpet bombing (tapis de bombes), sous-munitions à fléchettes, bombes au phosphore blanc et de type thermo-barique... armes pour la plupart non conventionnelles, fabriquées aux Etats-Unis ou Israël, destinées à tuer le plus grand nombre possible de personnes et à causer aux survivants le maximum de souffrances. Le dénombrement des victimes prouve que les civils ont été visés plus encore que les combattants : pour 66 soldats israéliens tués, 499 combattants palestiniens ; pour 7 civils israéliens, 837 Palestiniens (soit 119 Palestiniens pour 1 Israélien). Il y a eu 11.231 blessés graves dont 3312 enfants et 2120 femmes5, des immeubles entiers ayant été détruits pour, en principe, atteindre un responsable du Hamas. Des mosquées et des écoles, dans lesquelles la population avait espéré trouver refuge, ont été bombardées, les Israéliens affirmant que des dépôts de roquettes ou des combattants y étaient dissimulés mais aucun des témoins interrogés n'a pu confirmer cette assertion.


Au contraire, des séquences projetées ont montré comment les militaires israéliens ont pris en otage des familles et se sont installés dans leurs maisons, arrêtant et torturant des hommes supposés connaître l'entrée des tunnels, exécutant sommairement des hommes du seul fait qu'ils connaissaient l'hébreu et donc qu'ils pouvaient avoir des relations avec des personnes installées en Israël, en utilisant d'autres comme boucliers humains pour progresser dans les tunnels, etc.


Des bombardements se sont abattus aussi sur des établissements de santé qui auraient dû rester hors d'atteinte : 17 hôpitaux sur 32 ont été endommagés et 58 cliniques. Comme on demandait au Dr Mads Gilbert, chirurgien norvégien, s'il était exact que certains hôpitaux avaient servi de refuge à des combattants, il a répondu négativement ajoutant : "Si j'avais vu un homme armé dans l'hôpital où j'opérais, je lui aurais demandé immédiatement de quitter les lieux". Au total, 144 médecins, infirmiers ou ambulanciers, ont péri lors de Protective Edge...


A ces atteintes aux personnes, il faut ajouter l'envoi de missiles à l'intérieur d'un grand nombre d'établissements industriels (au moins 128 sur 300) dont une savonnerie, une menuiserie, une fabrique de charpentes métalliques, la plus importante confiserie, désormais hors d'usage, et la destruction d'au moins 18.000 unités d'habitations. Israël ayant élargi de 600 à 1500 mètres le terrain vague situé à la limite de son territoire (du côté palestinien bien sûr), 68% des terres arables ont été rendues improductives.


Ces faits ont été attestés par des Israéliens, journalistes ou anciens militaires et il a été question, par ailleurs, du déferlement de haine à l'endroit des "Arabes", présentés par certains rabbins ou hommes politiques comme des ennemis à anéantir ou des animaux nuisibles. Il n'est pas étonnant que, finalement, que 95% des Israéliens auraient approuvé Protective Edge, que 3% seulement en auraient déploré les excès. (…)

 

*Source : Retour sur la cinquième session du Tribunal Russell sur la Palestine (Bruxelles, les 24 et 25 septembre 2014 – Extrait)

 

http://www.france-irak-actualite.com/2014/10/gaza-des-temoignages-hallucinants-tribunal-russell.html

 

JPEG - 51.9 ko
Des Palestiniens ont dû s’abriter sous tente devant leurs appartements, détruits par l’offensive israélienne à Beit Lahiya le 11 août 2014 - Photo : Reuters/Suhaib Salem

 

- Les dignitaires chrétiens de Jérusalem appellent le monde à reconnaître l'Etat palestinien, comme les Suédois d'alleurs, et d'autres.

 

-Des Juifs dénoncent "l'attaque génocidaire" des Palestiniens


« Nous n’avons pas oublié la Nakba et le fait qu’avant le sionisme, juifs, musulmans et chrétiens vivaient ensemble, en voisins, en Paix sur ce territoire. […] Aujourd’hui, nous les juifs opposés au génocide, avons accepté ce défi. Nous appelons les gens conscients à en faire autant en menant des actions et en exigeant qu’Israël soit poursuivi pour ses crimes ! »

 

 

 

 

- Comment Israël va faire de Gaza

une maxi prison

Comment Israël va faire de Gaza une maxi-prison moderne 

www.info-palestine.eu/spip.php?article15017


 

- La Palestine appelle la communauté internationale à arrêter ... 

french.ruvr.ru/.../La-Palestine-appelle-la-communaute-internationale-a-ar...
Il y a 3 jours - Par La Voix de la Russie | Les projets d'Israël de construire de nouveaux logements à Jérusalem-Est constituent une violation du droit ...

 

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vidéo et retranscription des interventions de Norman Finkelstein


 

 

La bonne action du jour : Malala offre sa prime de 100 000 ... 

cequelesmediasnenousdisentpas.over-blog.com/.../la-bonne-action-du-j

 

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C'est moins grave que de tuer des enfants à Gaza, mais tout de même la réponse israélienne volontairement méprisante à la décision souveraine de la Suède de reconnaître l'état palestinien est inacceptable sinon politiquement, du moins sémantiquement....


L'arrogance israëlienne ou l'impunité sémantique sionniste

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La Palestine appelle la communauté internationale à arrêter Israël
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Tweet de  

J'ai vu des colons arroser avec leurs excréments tout droit éjectés des fosses septiques des palestiniens trop près du MUR DE LA HONTE


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Israël de la honte :
http://www.youtube.com/watch?v=ax0LnLedxRY

 

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Face aux nouvelles provocations israéliennes, la France doit agir

http://www.france-palestine.org/Face-aux-nouvelles-provocations



On assiste ces der­niers jours à une grave dété­rio­ration de la situation en Palestine occupée et tout spé­cia­lement à Jéru­salem. C’est sans état d’âme que B. Neta­nyahou accumule les pro­vo­ca­tions, non seulement dans la judaï­sation de la ville, mais avec la volonté claire de saper ce qui était le « statu quo » des lieux saints. L’esplanade des Mos­quées est désormais acces­sible presque quo­ti­dien­nement aux pro­vo­ca­tions de juifs reli­gieux alors que les fidèles musulmans s’en voient interdire l’accès. Les diri­geants israé­liens tentent ainsi déli­bé­rément, en vrais apprentis sor­ciers, d’amener le conflit sur le terrain reli­gieux exac­tement comme l’avait fait Sharon lors de sa visite pro­vo­ca­trice sur l’esplanade un certain 28 sep­tembre 2000.


Dans le même temps, les attaques de colons contre les Pales­ti­niens se pour­suivent à Jéru­salem comme dans le reste de la Cis­jor­danie… et rien n’indique que le blocus cri­minel de Gaza soit en voie d’être levé. Toutes les condi­tions sont réunies pour que se mul­ti­plient des actes de désespoir qui ser­viront de pré­textes à de nou­velles agres­sions, puni­tions et humi­lia­tions collectives.


Nous sommes arrivés à un point crucial où l’on ne peut plus continuer indé­fi­niment la litanie des regrets diplo­ma­tiques et des simples condam­na­tions verbales.


L’intervention du repré­sentant per­manent de la France auprès des Nations Unies le 29 octobre est un pas en avant positif, sous condition qu’elle ne reste pas purement déclarative.


Le temps presse : chaque jour laisse place à de nou­velles pro­vo­ca­tions. Plutôt que de condamner des actes de désespoir, la France doit parler clair. Elle doit accom­pagner ses condam­na­tions ver­bales de la colo­ni­sation et des pro­vo­ca­tions de fermes sanc­tions poli­tiques et éco­no­miques : cesser toute coopé­ration mili­taire et mettre l’embargo sur les armes avec Israël, interdire l’entrée des pro­duits des colonies sur le marché français, faire sus­pendre l’accord d’Association UE-​​Israël. Après la Suède elle doit, sans délai, recon­naître et entraîner ses par­te­naires euro­péens à recon­naître l’Etat de Palestine dans les fron­tières du 4 juin 1967 avec Jéru­salem Est pour capitale.


Le Bureau national

-


Association France Palestine Solidarité (AFPS)
(On peut aussi s'y adresser pour parrainer un petit Palestinien)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

 

...

 

 

Attention, images difficiles !

 

 

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Et voici ce que les nazis de Kiev font !

(images trouvées à l'instant sur twitter)

Nous vivons dans un monde barbare ! (chantal)

 

 


Victims of Ukraine. Inna, Lugansk on 2nd June. Cluster bombing? Kristina & baby + others, mortar? 

 

 

 


 

Le bonheur existe !

 

Sur un de mes blogs, en 2008 j'avais écrit

"Le vilage du bonheur (Marinaleda), la planète du malheur".

Allez, on finit sur une note de bonheur,

un peu d'utopie

avec ces deux articles trouvés hier sur Bastamag :

 

 

Une oasis coopérative dans un monde néolibéral :

le village utopique de Marinaleda en Espagne

par Anaël Kieber (Lutopik) 24 octobre 2014

 

 

Des maisons autoconstruites à 15 euros par mois, un salaire unique pour tous les membres de la coopérative, des assemblées générales pour décider de la politique communale : Marinaleda, petit village andalou de 2 770 habitants, tente depuis 35 ans de maintenir un système politique, social et économique qui place l’intérêt de ses citoyens au cœur des décisions. La nouvelle génération saura-t-elle poursuivre l’utopie mise en œuvre par les anciens ?


Cet article a initialement été publié dans le magazine Lutopik.


Dans les années 1970, Marinaleda, dans la province de Séville, en Espagne, était un village en ruine, dont la population majoritairement au chômage devait vivre dans des conditions particulièrement difficiles. À la fin de la dictature de Franco en 1975, ses habitants commencent à se réunir pour débattre des conditions de vie dans le village et des injustices sociales auxquelles ils sont confrontés, comme l’ensemble des journaliers d’Andalousie. Afin de donner plus d’ampleur et de reconnaissance à leur regroupement social, ils créent alors le Syndicat des ouvriers agricoles (SOC). Leur première revendication cible un problème récurrent dans la région : la structure de la propriété privée agricole caractérisée par les latifundiums, de grandes exploitations.

En dépit de l’important apport économique qu’elles génèrent pour la Junta de Andalucía (le gouvernement andalou), leur mode de culture des terres, très mécanisé, ne permet pas de créer d’emplois dans le secteur agricole. Pour les Marinalediens, la terre doit appartenir à ceux qui la travaillent. Ils décident alors, dès le début des années 80, d’occuper une exploitation agricole de 1 200 hectares nommée el Humoso, appartenant au Duc de l’Infantado, grand propriétaire de 17 000 ha au total. Les Marinalediens occuperont el Humoso pendant presque dix années, au cours desquelles ils mènent en parallèle de nombreuses actions symboliques, telles qu’une grève de la faim contre la faim en 1980, à laquelle participeront sept cents villageois pendant treize jours, de nombreuses manifestations à Séville et à Madrid et diverses occupations, dont la Banque Espagnole, l’aéroport de Séville et l’Exposition universelle de 1991. Cette même année, le gouvernement andalou exproprie et rachète les 1 200 ha du domaine du Duc, pour les donner au village de Marinaleda, qui en fait une parcelle agricole collective.


 

En 1999, les Marinalediens développent leur économie, que l’on peut qualifier de sociale et solidaire, en créant une usine de conditionnement des produits agricoles, elle aussi gérée par le biais d’une coopérative. Cette usine offre à Marinaleda une nouvelle étape dans la chaîne de production et permet de créer plus de postes de travail. Tous ceux travaillant pour la coopérative touchent le même salaire de 47 € par jour (pour six heures quotidiennes aux champs ou huit heures à l’usine), qu’ils soient ouvriers, gérants ou administrateurs. Quant aux bénéfices générés, ils ne sont pas redistribués aux travailleurs, mais entièrement réinvestis dans la coopérative. Les Marinalediens tentent de gérer leurs activités selon un principe fondamental : essayer d’améliorer toujours plus les conditions de travail des ouvriers et offrir le plus d’emplois possible aux villageois.

Une démocratie participative

Mais la lutte pour la terre et l’organisation économique ne sont pas les seules particularités du village. L’organisation politique est elle aussi intéressante, car elle place la participation des habitants au cœur des débats politiques et des organes de décision. C’est en 1979 que les villageois décident de s’attaquer à la mairie. Estimant que le pouvoir politique ne les représente pas et ne répond pas à leurs attentes, ils décident de se présenter aux premières élections municipales libres depuis la fin de la dictature. Ils créent alors le Collectif unitaire des travailleurs (CUT), encore au pouvoir 35 ans après, et décident lors d’une assemblée générale du groupe de personnes qui les représentera. Le CUT, mené par Juan Manuel Sánchez Gordillo, gagne la mairie avec 77,31 % des voix contre l’Union du centre démocratique (UCD), et instaure une démocratie participative.

Toutes les décisions concernant le village, la politique, les budgets, les impôts, la coopérative, etc., sont discutées et votées lors d’assemblées générales, auxquelles tous les villageois peuvent participer. Les décisions ne sont pas adoptées à la stricte majorité, car pour le maire de Marinaleda, si elles ne sont pas soutenues par 80-90 % des votants, c’est qu’elles ne sont pas représentatives de l’ensemble de la population. C’est lors d’une de ces assemblées que les villageois ont adopté la proposition des maisons autoconstruites afin de lutter contre les problèmes de logement et contre la spéculation immobilière. La Junta de Andalucía finance le matériel, la mairie fournit le terrain et l’architecte, et les futurs propriétaires travaillent sur la construction ou embauchent eux-mêmes un professionnel pour le faire. Une fois les maisons construites, les occupants payent 15 € par mois pour rembourser l’investissement de l’Andalousie et du village. Toute personne ayant vécu au minimum un an dans le village peut demander à la mairie une maison autoconstruite.


 

Les élus politiques ne perçoivent pas de salaire pour leur « service rendu » au village et aux villageois. La plupart d’entre eux travaillent à l’Humoso ou à l’usine de conditionnement, en parallèle de leur charge politique, et touchent donc le même salaire que leurs camarades, entre 1 100 et 1 200 € par mois. Le maire, qui était professeur d’histoire, est maintenant député d’Andalousie, poste pour lequel il perçoit une rémunération de 3 020 € par mois. Une autre particularité du système politique de Marinaleda est que la mairie fonctionne en coopération avec le Syndicat des ouvriers agricoles créé en 1977, renommé depuis 2007 Syndicat andalou des travailleurs (SAT). C’est cette coopération entre le peuple, le syndicat et la mairie qui a permis au village d’avoir un poids important lors des mobilisations et de ses revendications.

Le futur du village

La question de la transmission du système à la jeune génération de Marinaleda est un sujet important pour ce village, et sera dans quelques années un enjeu majeur pour sa pérennité. En effet, le fonctionnement politique, économique et social de Marinaleda est né il y a 35 ans. Les personnes actuellement en charge du maintien de ce système font encore partie de celles qui ont vécu et participé aux diverses luttes du village ou, pour les plus jeunes, qui ont grandi dans cet environnement. Ce sont donc des individus conscients de la situation du village avant tous ces changements et qui ont connu d’autres formes d’organisation sociale, politique et économique.

Mais les jeunes de moins de 25 ans qui n’ont connu que ce système ont une perception différente de celle de leurs parents. Eux n’ont pas toujours conscience de la situation du village et de l’importance de la participation citoyenne dans son fonctionnement. Ils ont tendance à considérer le fonctionnement du village comme quelque chose de normal et perçoivent moins la difficulté qu’ont leurs aînés à le maintenir. Ils sont aussi plus ouverts au monde et aux technologies actuelles. Bien que beaucoup soient affiliés au SAT, comme leurs parents, ils ne s’impliquent plus au quotidien. Si les villageois et la mairie tentent de transmettre au mieux leur idéologie à la jeune génération, plusieurs problèmes persistent, notamment en ce qui concerne l’éducation scolaire.

« Il y a beaucoup de professeurs qui viennent enseigner dans nos écoles et qui ne sont pas partisans du modèle, des valeurs que nous avons à Marinaleda. C’est un problème pour nous que ces professeurs donnent des cours aux élèves et qu’ils nous critiquent. Cela crée comme un bouclier pour que les enfants ne participent pas. C’est le principal problème que nous avons ici. Ce que nous souhaitons c’est que les professeurs du collège et du lycée soient des professeurs d’ici, des natifs. Qu’ils sachent transmettre, qu’ils sachent enseigner ces valeurs », indique Sergio, conseiller du maire.


Toutefois le renouvellement générationnel n’est pas le seul problème que devra affronter le village. Le départ de Juan Manuel Sánchez Gordillo, son maire et leader depuis 1979, est aussi une question préoccupante, puisqu’il est devenu au fil du temps le moteur du village de Marinaleda. Beaucoup de personnes se demandent, à l’heure actuelle, si le village pourra faire face à la crise économique qui touche l’Espagne, à la transmission intergénérationnelle et à la disparition de Juan Manuel Sánchez Gordillo.

 

Anaël Kieber (texte et photos)

 

Photo de une : Philippe Baqué

 

Cet article est tiré du magazine Lutopik, dont Basta ! est partenaire. Retrouvez sa présentation sur cette page.

 

- Lire notre précédent reportage sur Marinaleda : Andalousie : des centaines d’ouvriers se réapproprient des terres livrées à la spéculation

 

http://www.bastamag.net/Un-oasis-cooperatif-dans-un-monde

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 21:35

 

Quand un homme de terrain répond à

un oligarque russe mafieux

 

A lire, à savourer, à relayer !

Un ancien oligarque mafieux, chou-chou des Etats-Unis, parle

et un militant russe engagé lui répond !

(chantal)

 

Logo du Saker[A LIRE ABSOLUMENT] La réponse d’Igor Strelkov à Mikhaïl Khodorkovski

 

 

 Chers amis,

Aujourd’hui, je soumets à votre attention deux documents intéressants. Un discours de Mikhaïl Khodorkovski, « l’ex-oligarque et mafieux à présent devenu activiste démocratique », et une réponse d’Igor Strelkov à ce discours.


Khodorkovsky et StrelkovKhodorkovsky et Strelkov

 

Ne vous méprenez pas : une guerre est en cours. Certes, elle ne s’est pas encore transformée en guerre ouverte, avec, de chaque côté, deux armées déchaînant leur puissance, mais c’est une guerre quand même. Cette guerre oppose, d’une part, les 1 % qui constituent les élites dirigeantes de l’Empire anglo-sioniste et leurs alliés en Russie – que nous pouvons appeler la « 5ème colonne » ou les « intégrationnistes atlantistes » – et, d’autre part, les « souverainistes eurasiens russes » et leurs alliés dans le reste du monde, y compris les nombreux partisans, en Occident, d’une Russie souveraine et indépendante. Cette guerre se livre sur de nombreux « fronts » : celui qui sépare la Novorossia du Banderastan, bien sûr, mais aussi bien d’autres fronts. Il y en a un en Syrie, en Iran et en Irak. Il en est un autre à l’intérieur même de l’Union européenne. Il en est un en Extrême-Orient, le long du détroit de Taiwan, et une autre encore en Amérique latine. Dans un passé récent, on trouvait également de tels fronts en Krajina serbe de Croatie, à la frontière entre Israël et le Liban, et en Tchétchénie. En fait, il s’agit là de la première véritable *guerre planétaire* et ses « fronts » sont partout. Même la « oumma » [1] musulmane est profondément divisée entre ceux qui soutiennent le wahhabisme saoudien (lequel a l’appui des USA) et ceux qui s’y opposent (ils sont dirigés par l’Iran).

À l’heure actuelle, le plus important de ces fronts traverse le Donbass, mais cela peut changer demain.

L’un de ces fronts traverse la société russe. Khodorkovski est le symbole emblématique et le porte-parole du camp « intégrationniste atlantiste », tandis que Strelkov est le symbole emblématique et le porte-parole du camp « souverainiste eurasien ». S’il vous plaît, lisez à la fois leurs deux manifestes et comparez-les : vous constaterez que les différences entre ces deux visions du monde ne sont pas seulement profondes, elles sont inconciliables.

Un grand « merci !! » à « A » qui a traduit (en anglais) le manifeste de Strelkov pour ce blog.

J’espère que vous apprécierez cette lecture fascinante.

Cordialement,

Le Saker

 


Discours de M. Khodorkovski lors du dîner d’attribution des prix de la Maison de la liberté

Ce qui suit est le texte préparé du discours prononcé par Mikhaïl Khodorkovski le 1er octobre au dîner d’attribution des prix 2014 de la Maison de la liberté. L’original de ce texte a été publié ici.


Mikhaïl KhodorkovskiMikhaïl Khodorkovski

Le choix européen, la justice sociale et la mobilisation nationale


1. Il est une légende sur la façon dont, il y a près de 200 ans, les émigrés politiques russes de l’époque demandèrent à Karamzine, historien de la cour de Russie, des nouvelles de ce qui se passait dans la mère patrie. Karamzine réfléchit un moment et répondit d’un seul mot : « Vol ». Peu de choses ont changé en Russie depuis cette époque. Sauf peut-être que le vol est devenu encore plus sophistiqué. Tout est volé en Russie, mais le principal – et c’est, je pense, unique –, c’est qu’en Russie, on vole même le temps.

2. Il y a un peu plus de dix ans de cela, je me suis envolé des États-Unis vers la Russie, afin de rayer dix ans de ma vie et de la vie de ma famille. Ces dix ans m’ont été pris. En échange, j’ai reçu une expérience de la vie unique, qui m’a permis, sinon de tout reconsidérer, du moins assurément de reconsidérer une très grande partie de ce à côté de quoi j’avais vécu et de ce à quoi j’avais cru au cours de la décennie précédente. Mais il n’y a pas moyen de faire revenir le temps.

3. Pourtant, la pire chose que j’ai découverte, lorsque je suis sorti de prison, c’est qu’on avait volé ces dix années, non seulement à moi, mais au pays tout entier. Le temps avait rayé la décennie Poutine de la vie de la Russie. Dissimulé derrière une façade de prospérité extérieure, le fait est que le pays a cessé son développement. Et non seulement cela, mais dans la plupart des régions, le pays a été rejeté en arrière loin dans le passé : politiquement, économiquement, psychologiquement. La profusion des marchandises dans les magasins et l’argent abondant dans les poches des gens ne doivent tromper personne. Le régime ne peut se prévaloir de cela. Ce sont les cours du pétrole qui en sont la cause.

4. Ce n’est pas tout. Il s’avère que non seulement le régime a volé la Russie, mais qu’il tente de ramener le monde entier à l’ère de la guerre froide (si même il ne s’agit pas d’une guerre chaude), un temps où les conflits sont réglés à la pointe du fusil, et où la supériorité est établie, non par des taux de croissance économique, mais par l’agression militaire. La Russie et le monde en sont arrivés à un point très dangereux, au-delà duquel se profile une troisième guerre mondiale.

Le retour à l’Europe

5. Un retour aux valeurs européennes, qui sont à la base de la civilisation euro-atlantique, un retour à la fois mental et politique, est le point de départ de la nouvelle orientation politique qui pourrait aider la Russie à faire son chemin hors du piège historique dans lequel elle se trouve maintenant prise. La Russie n’a que deux voies face à elle : elle peut aller de l’avant en entrant dans l’ère post-industrielle avec l’Europe, ou elle peut retourner au Moyen-Âge, et, après cela, sombrer dans la non-existence pure et simple.

6. Tout ce que mon pays a aujourd’hui, tout ce qu’il considère vraiment comme « à lui en propre », tout ce qui lui a permis de devenir une grande puissance et qui est maintenant sa « carte de visite » : exploration de l’espace, bouclier nucléaire, littérature et art, niveau élevé d’éducation et de science (que même trente années « hors du temps » n’ont pas été capables de détruire), tout cela a été créé dans le cadre de la tradition culturelle européenne, en interaction avec la culture européenne et au sein du milieu culturel européen. Tous les actes de bravoure spirituelle du peuple russe, tous les sacrifices innombrables qu’il a apportés à l’autel de son indépendance, ont été réalisés dans le giron de la tradition chrétienne, qui a été et qui reste européenne dans sa nature.

7. Une rupture avec l’Occident, avec ses valeurs et ses connaissances, est une initiative dangereuse, une initiative qui amènera la Russie à perdre sa véritable identité culturelle. L’« eurasianisme » que l’on impose activement à la société, comme la nouvelle idéologie totalitaire, n’est rien de plus qu’une justification verbeuse à l’ignorance et à la barbarie militantes. Afin de préserver la Russie en tant qu’État unitaire, indépendant et souverain, il est impératif de la faire revenir sur cette voie de développement qu’elle avait suivie lorsqu’elle a atteint sa gloire.

8. Les valeurs européennes (ou les valeurs euro-atlantiques, comme on les appelle aujourd’hui communément) sont avant tout les valeurs d’un État fort et juste, doté d’institutions efficaces et de lois qui fonctionnent. C’est de cela que la Russie a besoin, tout autant que n’importe quel autre peuple dans le monde. La Russie a besoin d’un État de droit et d’une économie ouverte, pas parce que cela plaira à l’Europe occidentale et à l’Amérique, mais parce que, de la sorte, elle pourra collaborer avec le monde euro-atlantique – et si nécessaire entrer en concurrence avec lui – sur un pied d’égalité. Pierre le Grand n’a pas bâti une armée russe en se fondant sur les modèles européens juste pour faire plaisir aux Suédois.

9. Celui qui veut être fort ne doit pas se permettre de prendre du retard. La Russie ne peut pas se fermer au progrès en se retranchant derrière une sorte de muraille de Chine (au sens littéral comme au sens figuré de cette expression). L’hystérie anti-occidentale est une manifestation d’insécurité psychologique et de peur de la concurrence, de la part de ces éléments sociaux, qui, aujourd’hui, constituent l’élite de la Russie. Churchill a dit jadis que s’il n’y avait pas d’antisémitisme en Angleterre, c’était pour la raison que les Anglais ne pensaient nullement être, en quoi que ce soit, plus bêtes que les Juifs. Nous n’avons aucune raison de craindre l’Europe, parce que nous ne sommes pas plus bêtes que les autres Européens.

10. Se joindre à l’Europe ne veut pas dire se dissoudre dans l’Europe. La Russie a sa propre identité culturelle distincte et ses propres intérêts nationaux particuliers, qu’elle doit savoir comment protéger. Dénier à la Russie un choix européen, sous le prétexte de protéger ses intérêts nationaux, ou en utilisant le choix européen comme une explication pour avoir refusé de protéger les intérêts nationaux, sont deux attitudes également inacceptables.

Un retour à l’équité

11. La société russe moderne est structurée de façon injuste. Celui qui a les plus gros poings y a les droits les plus importants. Dans la Russie d’aujourd’hui, la force c’est le droit, alors que les choses devraient fonctionner dans l’autre sens : ce qui est juste devrait être doté de puissance. Restaurer l’« équilibre de l’équité » est une tâche hautement prioritaire pour toutes les forces qui ont pour objectif la transformation de la Russie en un État moderne et dynamique, en plein développement. Si l’on ne trouve pas une solution pour cette tâche stratégique, la société n’apportera pas son soutien à quelque réforme économique, sociale ou politique que ce soit. Pour paraphraser Engels, on peut dire que toutes les réformes précédentes dans la Russie post-communiste ont conduit à une augmentation de l’injustice sociale, et qu’à présent, il s’agit d’éliminer ou à tout le moins de réduire cette injustice.

12. Il n’est pas possible de revenir à la justice sociale en Russie, si l’on ne répare pas le préjudice causé par une privatisation injuste. La privatisation a été une tâche historique douloureuse, sans laquelle le développement ultérieur de la Russie n’aurait pu être envisagé. Mais la façon dont elle a été accomplie a conduit à l’apparition d’effets secondaires sociaux extrêmement graves. L’objet de la prochaine étape de l’histoire de la Russie devra consister à éliminer ces « distorsions ». Aujourd’hui, le pouvoir procède de facto à un réexamen des résultats de la privatisation, à sa façon très particulière, en retirant la propriété des mains de certaines personnes, pour simplement la transférer immédiatement dans d’autres mains, que l’on suppose être davantage « de notre côté ». Ce n’est pas ce que notre peuple attend. Cela ne mènera nulle part, si ce n’est à encore plus de vol et de corruption.

13. Pour commencer, il faudra, pour rétablir l’équité, aborder également la question de l’utilisation du sous-sol, qui est la principale source de la richesse du peuple russe, et à ce jour sa seule source. À ce stade de notre évolution historique, nous devons reconnaître le caractère équitable de cette formule simple : le revenu de l’exploitation du sous-sol de la Russie doit appartenir au peuple de la Russie. Le sous-sol peut très bien être la propriété privée de ceux qui en tirent des revenus pour la société – et en particulier pour la société – et qui gèrent efficacement les opérations et les accroissent. Mais il ne peut pas rester à la disposition de rentiers de la nomenklatura, qui se paient à eux-mêmes des « salaires » disproportionnés et sont incapables de travailler efficacement.

14. Il est également impératif de ramener l’équité dans la répartition des revenus dans leur ensemble, en rétablissant des taux d’imposition proportionnels. Nous devons créer l’image du « contribuable responsable », avec toutes ses obligations, mais aussi, est-il nécessaire de le dire, avec des droits. Seul celui qui paie des impôts a le droit de demander à l’État ce que celui-ci a fait pour lui des sommes ainsi collectées. Une nation de rentiers n’a pas un tel droit, et c’est pourquoi le pouvoir fait à présent ce qu’il veut de la nation.

15. Le vecteur de développement du libéralisme russe, qui est aujourd’hui exclusivement politique, doit être repensé. Élaborer des projets de constitution et des plans de réformes politiques et économiques radicales est un exercice futile, jusqu’à ce que la société commence à sentir que l’idée libérale est une idée juste.

16. La société a un énorme potentiel d’auto-organisation, dès lors qu’une matrice peut se former autour d’une idée. Pour la Russie, une telle idée ne peut être que celle d’un État-nation à vocation sociale. La seule question est de savoir si cet État-nation à orientation sociale sera libéral ou fasciste.

La guerre : l’injustice ultime

17. Le fascisme, c’est la guerre. La Russie mène déjà une vraie guerre. Ceux qui envoient des héros mourir le font, non pas au nom de l’intérêt national, non pas pour défendre la patrie, mais pour maintenir au pouvoir un petit groupe de ploutocrates, qui tentent, de cette manière, de prolonger la vie d’un régime qui a déjà fait son temps.

18. La guerre est devenue le seul pilote du régime moribond. Elle se passe en Ukraine, mais cette guerre n’est pas faite pour l’amour de l’Ukraine ou de la Russie, mais pour l’amour du pouvoir. Ce qui a suscité une réaction si follement enthousiaste de l’homme de la rue apportera des épreuves et des tribulations innombrables au peuple russe, déjà dans l’avenir le plus proche que l’on puisse prévoir.

La mobilisation nationale

19. Le régime au pouvoir est en train de faire de la Russie un protectorat chinois. Ce n’est même pas une question d’annexion de la Sibérie. Aujourd’hui, il serait suffisant pour la Sibérie d’être complètement arrimée à la Chine, laquelle, à toutes fins utiles, s’apprête à en pomper les ressources gratuitement, comme on pompe celles d’une colonie.

20. La Russie est bloquée sur une voie historique dangereuse, de laquelle sortir sera très compliqué. Ne serait-ce qu’arrêter, et d’autant plus si c’est pour changer de voie, exigera la mobilisation de toutes les énergies du peuple russe. La tâche des vrais patriotes russes n’est pas de promettre au peuple russe une croisière en douceur, mais de dire la vérité. C’est seulement s’ils comprennent l’ampleur de la menace et l’importance historique de ce moment que les gens peuvent être incités à accomplir des actes héroïques. Et sans actes héroïques, la Russie aujourd’hui ne peut être sauvée.

21. L’acte héroïque du peuple russe doit consister en un travail constructif. Il doit consister à inculquer la discipline et la modération, et à développer la capacité à travailler ensemble et à s’entraider. En d’autres termes, à faire revivre toutes ces compétences morales qui ont aidé la culture russe à se développer et qui ont dans une large mesure été perdues au cours des dernières années. Afin de tirer les gens vers le haut, pour qu’ils soient en mesure d’accomplir cet acte héroïque, la minorité pro-européenne a besoin de prouver sa solidité morale et sa volonté d’observer, non pas en paroles, mais en actes, le principe de l’égalité de tous devant la loi. C’est précisément cette égalité de tous devant une loi qui soit la même pour tous, devant une adversité qui est la même pour tous, et pour une cause commune qui est la même pour tous, qui constitue le vrai sens du libéralisme. Si les gens en viennent à croire en cela, alors tout le reste trouvera sa place : les réformes, le progrès économique et la prospérité de la Russie.

22. La Russie a perdu du temps ces dix dernières années. C’est maintenant que nous devons commencer à rattraper ce temps perdu.

Mikhaïl Khodorkovski

 

La réponse de Strelkov à Khodorkovski


Avant-propos, par le colonel CASSAD : Après un long silence, Strelkov parle. Il parle avec une critique programmatique du manifeste de Khodorkovski. Cette transition vers une controverse publique, où Strelkov oppose, à la vision de cet éloquent oligarque, diffusée depuis les États-Unis, sa vision de l’avenir de la Russie, définit dans une large mesure la vision que Strelkov a de l’avenir du pays. En général, la réponse de Strelkov à Khodorkovski reflète son point de vue que le printemps de Crimée est le début d’une « révolution depuis le sommet », qui est l’œuvre de Poutine.


Igor StrelkovIgor Strelkov

LA DÉCENNIE POUTINE A RENDU À LA RUSSIE L’ESPOIR D’UNE RENAISSANCE

 

Au début d’octobre, au siège de l’organisation internationale des droits de l’homme Freedom House (Maison de la liberté) à Washington, l’ancien patron de Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, a prononcé un discours condamnant l’État russe et le président russe. Un discours qui a constitué la base du manifeste publié par la suite. Ayant obtenu le soutien de l’oligarchie financière mondiale, Khodorkovski a présenté quelques thèses théoriques, usant de la comparaison, de l’analogie et de l’association, lesquelles sont familières aux Russes, copiant même parfois les méthodes de la rhétorique patriotique. Avec un pathos enviable et la demande du statut d’instance ultime, l’ex-oligarque tente de combiner les incompatibles. Il « ajoute » des « valeurs » libérales, étrangères à la Russie et au peuple russe, aux notions de fierté et de justice nationales, chères au cœur russe, créant ainsi l’illusion dangereuse de leur compatibilité biologique. Khodorkovski essaie d’habituer la partie active de la société aux futures transformations libérales initiées par l’oligarchie mondiale et, plus encore, déclare qu’elles seules sont possibles et utiles. Malheureusement, il est tout simplement impossible d’ignorer cette combinaison de « chaud et de doux » et de la laisser sans réponse. Des discours par trop dangereux sont tombés déjà des lèvres de cet ennemi évident de la Russie, et la simple tentative de mettre en œuvre les scénarios qu’il propose peut s’avérer bien trop destructrice. Il nous faut donner la réponse patriotique russe au scénario libéral mondialiste imposé par Khodorkovski, sous le couvert d’un nouveau cycle de « réformes ». Après tout, il ne s’agit pas simplement de raisonnements de loisirs émanant de ce criminel riche et peu commun, qui s’est enfui de la patrie, il s’agit du programme idéologique d’une nouvelle révolution en Russie, de la « feuille de route » de la révolte oligarchique dirigée, comme toujours dans l’histoire de la Russie, contre le gouvernant, contre le peuple et contre le pouvoir. Eh bien, nous allons faire le tri de tout cela point par point.


Le choix russe, la justice sociale et la mobilisation nationale


1. Il y a 100 ans, le dernier tsar-martyr de Russie, Nicolas II, a écrit : « Tout autour, trahison, lâcheté et tromperie ». Il ne parlait pas du tout du peuple, ni des « imbéciles ou gens des routes », mais de l’élite politique, militaire et économique qui l’entourait pendant cette période. La trahison de l’élite a fini en effondrement de ce qui était la plus grande puissance mondiale, l’Empire russe. Il y a 200 ans, l’élite politique a, sous la direction de l’envoyé britannique, participé au régicide de l’empereur Pavel, ce qui a conduit à l’invasion par Napoléon et à la guerre patriotique de 1812 qui s’en est suivie. Il y a 400 ans, pendant la Période des Troubles, l’élite politique de la Russie prêta serment à des imposteurs et au roi de Pologne, commettant une trahison, tant envers la patrie qu’envers la foi, et seule la révolte de la milice russe sauva à la fois la Russie et l’orthodoxie, au cours de cette période difficile, en jetant les bases d’une nouvelle dynastie de tsars de Russie. Depuis lors, en Russie, peu de choses ont changé. Les gouvernants de la Russie, avec le soutien du peuple russe, apportent leur vie sur l’autel de la patrie, tandis que les élites de compradores engraissés et corrompus ne dédaignent pas de trahir la patrie, d’aucune manière, se faisant lâchement traîtres au souverain, volant le peuple et le tenant en état de subordination, au nom de leur seul profit personnel instantané. C’est alors, toujours, qu’est venue la pacification, après de longues et pénibles années de désarroi : ayant laissé derrière elle la crise et des guerres sanglantes, la Russie a commencé à se développer progressivement à nouveau. L’histoire s’est répétée il y a 23 ans (sous nos yeux), une fois de plus. « L’empire rouge » avait rendu nécessaire une réforme sérieuse et extrêmement prudente. Au lieu de cela, il fut pillé, volé et détruit par le racket de hauts fonctionnaires du parti, simplement « repeints » pour l’occasion. Il fut vendu aux « ennemis idéologiques » récents, et avec eux à des nouveaux riches sans scrupules. L’histoire s’est accélérée… Ses cycles deviennent plus courts. Et, aujourd’hui encore (pour la deuxième fois au cours de notre petit siècle), il apparaît que le pays, qui commence à peine à connaître une restauration, après le dernier « désordre », est sous la menace d’une ruée cupide. Ceux qui, en fin de compte, n’avaient pas été autorisés à piller notre patrie en détresse dans les années 1990, sont aujourd’hui avides de revanche.

2. Dix ans d’emprisonnement pour vous, M. Khodorkovski, c’est une véritable tragédie. Après tout, combien vous aurait-il été possible de voler pendant cette période ! Votre seule tâche est maintenant de rattraper le temps perdu. Regardons les dix dernières années de votre activité. Depuis 1991, avant votre arrestation, vous, M. Khodorkovski, « en partant de rien » (sans investir un rouble, mais en vous étant approprié des dizaines de milliards de dollars de bien national), vous avez créé cet énorme empire financier et industriel, et vous êtes devenu l’un des hommes les plus riches du pays. De la même façon, vous avez, en outre, comme d’ailleurs tous les oligarques de l’époque, généreusement « marché sur des cadavres », vous ne vous êtes embarrassé d’aucune restriction morale, et vous avez pillé et ruiné le gigantesque patrimoine industriel soviétique. Vous vous êtes roulé dans l’argent et dans « l’élitisme », sans vous refuser quoi que ce soit. Pendant ces mêmes années, moi ainsi que beaucoup de mes amis et camarades, nous étions presque en permanence à la guerre, pour le peuple russe et pour la Russie, contre les ennemis de la patrie. Tout d’abord en Transnistrie, puis en Bosnie, puis en Tchétchénie. Tandis que nous subissions défaite sur défaite, à cause de la trahison de celle qui se disait la « nouvelle élite », que nous reculions, en serrant les dents, accompagnés de commentaires méprisants et pleins de haine de la part des prétendus médias « démocratiques », vous, M. Khodorkovski, et vos semblables, ne vous êtes pas même souvenu des besoins du pays et de ses habitants. Par conséquent, nos expériences sont de nature entièrement différente. Vous avez appris à voler, à piller et à mentir, et nous à protéger la Russie et le peuple. Alors même que nul ne l’exigeait de nous. La prison change toujours les gens, parfois en mieux. Vous, hélas, n’avez rien retenu de cette expérience. Après tout, vous n’avez pas plaidé coupable de quoi que ce soit, même après votre retour à la liberté. De surcroît, vous avez alors fait votre apparition immédiatement dans le camp des ennemis, à nouveau, confirmant par là même que c’était pour une bonne raison, que vous vous trouviez en prison.

3. De quoi parlez-vous donc lorsque vous utilisez le mot « volé » ? Vous, dont le credo était de « voler, voler et encore voler » ? Avez-vous jamais construit ou fabriqué quelque chose dans votre vie, quelque chose qu’il serait possible à un autre de vous voler personnellement à vous ? Non. Parce que vous n’étiez pas engagé dans quoi que ce soit, si ce n’est dans le vol, la fraude et le brigandage, avant qu’on ne vous mette en prison. De tous vos accomplissements, le seul que je sois personnellement prêt à reconnaître comme un résultat socialement utile, ce sont les « bottes » que vous avez « cousues » en prison. Du point de vue moral, c’est là également votre seule œuvre digne, dans cette vie passablement sale (pour user d’un euphémisme) de voleur hautement professionnel et d’escroc talentueux, qui est la vôtre. Mais le pire de tout, c’est que cette activité manuelle ne vous a fait aucun bien du tout, à en juger par ceux en compagnie desquels vous agissez aujourd’hui ; elle ne vous a en rien conduit à la compréhension de vos erreurs et de vos crimes. Quand les vrais patriotes de la Russie et les Russes s’engageaient en Novorossia, vous, après avoir reçu le pardon du président Poutine, vous avez immédiatement pris le parti de ses ennemis et des ennemis de la Russie. Vous étiez sur place, au sein d’un Maïdan russophobe, et vous rassembliez sur le territoire de l’ennemi toutes les « couleurs » de traîtres russes, sur un forum destiné à lutter contre le Printemps russe. Vous dites que « la Russie a cessé de croître » ? C’est là le résultat direct de votre activité, de votre privatisation, de votre politique de comprador. Maintenant, vous appelez à des réformes capitales ? En vous associant avec qui ?? Avec d’évidents ennemis de tous les Russes ? Et cela pour des motifs patriotiques ?

4. De manière particulièrement brillante, vous démontrez votre « patriotisme », Mikhaïl Borissovitch, par votre répétition d’un véritable « film d’horreur » à propos de la Russie, que vous présentez comme une « menace pour l’Europe et pour le monde entier ». Jadis, Goebbels, et bien avant lui, Napoléon et les Britanniques Lord Palmerston et Disraeli, ont eux aussi vociféré haut et fort (et de manière bien plus talentueuse) à propos de cette « menace ». Puis ce fut le tour de Winston Churchill et du président américain Ronald Reagan, lequel, sans le moindre temps d’hésitation, donna à l’Union soviétique le nom d’« Empire du mal ». Ainsi, Mikhaïl Borissovitch, vous vous êtes engagé sur un chemin déjà largement frayé. Il semble que vous ayez cette pleine confiance d’être, vous seul, « le plus intelligent », et le seul à connaître l’histoire, tandis que tous les Russes seraient des crétins profonds et de complets ignares. Et, en vérité, des lâches aussi, qu’il serait facile de tromper et d’intimider en agitant un fantôme de « troisième guerre mondiale », pour leur faire accepter facilement de renoncer à la Patrie et de renoncer à aider leurs frères, qui périssent en Novorossia, au nom de ce fameux « tout sauf la guerre ». Cependant, le principal destinataire de cette adresse n’est pas du tout en Russie. Il s’agit bien plutôt, de votre part, d’une sorte de « serment » fait à ceux, qui, durant toute l’histoire de la Russie, ont rêvé de la liquider. À mon avis, il s’agit là d’un accueil « shulersky » typique, par lequel, lorsqu’il comprend qu’il est sur le point d’être démasqué, le joueur qui se sert lui-même de cartes marquées accuse immédiatement ses partenaires de tromperie. Le monde occidental, dirigé par l’oligarchie financière mondiale dont vous êtes partie intégrante, Mikhaïl Borissovitch, s’efforce de nous présenter, nous les Russes, comme nous apprêtant à détruire ou à conquérir nos voisins. Toujours et partout, c’est ainsi qu’on commence à accuser les futurs adversaires, en leur attribuant précisément ses propres intentions. Alors il est possible d’affirmer que la Russie constitue vraiment une menace de guerre. Dans l’espoir qu’elle en sera effrayée et capitulera, qu’elle se désarmera elle-même. Dans l’espoir d’en terminer une bonne fois pour toutes. Qu’y a-t-il à dire ici ? La tâche des vrais patriotes russes (mais pas des habitués de la « Maison de la liberté » de Washington) consiste à préparer la réflexion sur l’agression de l’Occident, parce que c’est seulement comme cela que la Russie pourra avoir l’occasion de prévenir ladite agression et de défendre sa souveraineté.

Le retour à la Russie

5. Lorsque vous parlez de « valeurs européennes », vous, M. Khodorkovski, soit vous ne comprenez pas, soit vous faites simplement semblant de ne pas comprendre qu’elles n’ont aucun rapport avec les véritables valeurs, les valeurs traditionnelles de l’Europe. Ces valeurs revivent aujourd’hui en Russie, grâce au président Poutine. Et ces « valeurs », qui sont imposées par l’oligarchie financière mondiale sous le nom d’« européennes », suscitent aujourd’hui des actions de protestation de la part de centaines de milliers de personnes en Europe. Il y a plus de vingt ans de cela, la dernière fois que la direction de l’URSS a décidé de « se tourner » vers ces prétendues « valeurs », cela n’a eu d’autre résultat que de diviser le pays, qui s’est trouvé pillé et humilié : le peuple russe est soudainement apparu comme étant la plus grande nation divisée du monde. Depuis le moment où il est arrivé au pouvoir, Poutine a commencé à corriger la catastrophe des années 1990, en maîtrisant le pouvoir absolu de l’oligarchie, en nationalisant les possessions de l’élite, en restaurant l’économie détruite. Tandis qu’il s’efforçait de rétablir un certain ordre, le président a jugé possible de montrer de la miséricorde, même à l’égard d’un salaud tel que vous, puisque c’est ainsi que vous vous montriez au monde, M. Khodorkovski, avant la prison. Mais vous n’avez pas su apprécier. Probablement parce que vous avez considéré la faveur qui vous était faite comme une manifestation de faiblesse. Après tout, vous, M. Khodorkovski, vous ne vous embarrasseriez pas bien sûr d’un semblable sentiment, n’est-ce pas ? Et maintenant, après avoir trompé le président par de faux remords, avez-vous l’intention de vous venger de tout ce qu’il a fait ? De ce qu’il se soit appuyé sur le renforcement de l’État et la protection des intérêts nationaux, au détriment de l’élite des compradores ? De ce qu’il n’ait pas permis de vendre pour une bouchée de pain les plus grands stocks de ressources naturelles à des « Rothschild », ce qui aurait voué la Russie à une gestion depuis l’extérieur ? De ce qu’il vous ait puni pour vos intentions ouvertement déclarées de le démettre de ses pouvoirs par des moyens inconstitutionnels ? D’après vos propres paroles : tandis que vous étiez en prison, vous avez « réévalué beaucoup de choses ». Pourtant, à peine aviez-vous été libéré que vous êtes apparu du côté opposé de ce front sur lequel le peuple russe se bat pour le monde russe, en opposition directe et inflexible sur la question du Donbass, à nouveau. Votre haine de Poutine vous a amené dans le camp des ennemis, non seulement du président personnellement, mais dans le camp des ennemis de l’État russe et de tous les Russes. Comment osez-vous reprocher à Poutine de s’être levé pour la défense du peuple de la Crimée et de la Novorossia, de n’avoir pas permis aux nazis ukrainiens soutenus par l’Occident de mettre en place sur la Crimée et le Donbass une dictature sanglante ? N’était-ce pas là, après tout, les Russes se protégeant eux-mêmes et protégeant leurs vies ? Vous accusez les victimes de ce qu’elles auraient eu le courage de se défendre. Une troisième guerre mondiale est exclue, tant que la Russie sera assez forte et assez puissante pour garantir une parité, certes asymétrique, mais en tout cas stratégique, et tant qu’il y aura aux responsabilités des gens qui ne sont pas prêts à troquer leur pays et le peuple contre la promesse de faire partie de l’élite financière supranationale. À votre aspiration à vendre ce qui ne vous appartient pas, aspiration persistante et qui ne s’est pas infléchie durant les années de votre emprisonnement, nous ne donnerons d’autre réponse que celle du dégoût mérité qu’elle nous inspire. Et nous ne nous laisserons pas emporter une fois de plus par les faux slogans, comme ce fut le cas il y a vingt-trois ans.

6. Ces choses dont vous nous parlez, telles que « les valeurs européennes et la civilisation euro-atlantique », non seulement sont sans relation avec la Russie, mais contredisent directement notre histoire, notre psychologie et notre destin, en tant que nation. L’Europe s’est détournée de ses propres valeurs chrétiennes depuis longtemps, après avoir plongé dans l’abîme des défauts les plus vils, et l’« euro-atlantisme » tant vanté n’est guère plus que la doctrine géopolitique de la domination mondiale des États-Unis, dirigée contre les peuples du monde entier qui gardent encore leur religion propre, leur souveraineté et leurs traditions nationales. À deux reprises déjà, ces derniers temps, la Russie a été touchée par la lèpre des « idées progressistes européennes », et sévèrement endommagée par les passe-temps insensés de ses propres élites et de ses intellectuels. Devant elle s’ouvrent aujourd’hui deux routes : soit revenir à elle-même, en retrouvant sa foi, sa tradition, ses valeurs, sa souveraineté, soit être dissoute dans l’Occident mondial, entrer en esclavage et disparaître en tant que civilisation, une fois qu’elle aura tout perdu. Je soulignerai une fois encore de quelle hypocrisie exceptionnelle vous êtes doté, M. Khodorkovski, quand vous déplorez la perte de l’art, de la littérature, de la science, de l’aventure spatiale et d’autres réalisations de notre « passé totalitaire » impérial et soviétique. En vérité, vous êtes comme « le loup qui se sent désolé pour un cheval à qui ne restent que la crinière et la queue » ! Mais, même en supposant que, dans ce que vous dites, quelque chose soit vrai, même de loin, je vous demanderais de bien vouloir apprendre un peu d’histoire : ce n’est pas de l’Occident catholique, mais de l’Orient orthodoxe que la Russie a reçu la foi chrétienne, directement de cet Empire romain d’Orient de Byzance, qui est resté le gardien du vrai christianisme tout au long du millénaire tout entier. Mais comment pourriez-vous débattre de la foi chrétienne ?

7. Tout ce que la Russie est aujourd’hui, tout cela a été créé par notre peuple et par notre État, au cours d’une lutte désespérée pour la préservation de notre originalité propre, de notre liberté et de notre souveraineté. Au cours d’une lutte, à la fois contre les ennemis de l’Occident et de l’Orient. La Russie s’est développée, d’abord comme un État national, qui a grandi jusqu’à devenir un grand empire, parce qu’il était suffisamment souple dans sa capacité à discerner les expériences positives de ses voisins. Rien là qui soit, ni honteux, ni outre-mesure honorable : c’est la façon de faire de toutes les nations qui ont des dirigeants sensés, des dirigeants qui bâtissent et développent leur propre État. Emprunter ne signifie pas copier aveuglément. Trop c’est trop, et copier à ce point… Seul le marxisme a importé d’Europe à l’identique, et à quel coût pour le pays ! Chaque nation et chaque État sont uniques. Comme une prairie herbeuse est belle des différentes herbes qui la composent et de l’éparpillement des diverses fleurs qui en parsèment l’étendue, ainsi l’humanité est belle dans la floraison de peuples dont chacun est unique, dans la lutte entre les uns et les autres, à celui qui aura « la meilleure place sous le soleil », mais pas dans ce qui rappelle cette « pelouse publique et plate », en laquelle « les hommes universels euro-atlantiques » veulent tout changer.

8. Les valeurs euro-atlantiques seraient les « valeurs d’un État fort et juste » ? Bien joué, Mikhaïl Borissovitch ! En ce moment même, ces valeurs conduisent cette grande Europe, dont nos libéraux brassés maison aiment tant à parler, à l’extinction de ces peuples de l’Europe qui les ont suivies, et qui jadis même les ont créées. Est-ce en cela que consiste votre prétendue « justice » ? Vous-même, cependant, pour des raisons évidentes, ne vous souciez en rien des destinées historiques d’aucun de ces Allemands, Français ou Britanniques. Non plus que des Russes, des Bachkirs, des Tatars, des Lezguiens et ainsi de suite. À moins que « l’État fort », puisque c’est ainsi que vous en parlez, ne signifie les États-Unis ? Après tout, il ne reste plus d’État « fort » (c’est-à-dire relativement souverain et indépendant) en Europe. Le dernier État souverain d’Europe, en dehors de l’ancienne URSS, qui ait osé défendre les intérêts de ses citoyens, était la Yougoslavie, qui a été écrasée et soumise il y a quinze ans de cela. Elle fut incitée à faire « le choix euro-atlantiste », par des bombes et des roquettes, par le blocus et la mutinerie de l’étranger. Maintenant, c’est le tour de la Biélorussie et de la Russie, n’est-ce pas ? La base en était déjà créée en Ukraine : il ne reste plus que la percée finale. Les valeurs propagées par l’oligarchie financière mondiale (« européenne », « euro-atlantiste », « universelle », etc.), ce sont des valeurs d’élimination des États nationaux et d’annulation radicale de tout ce qui ressemble un tant soit peu à la justice sociale. Ici, M. Khodorkovski, vous êtes, soit un ignorant, soit consciemment un menteur. Il va de soi que je ne fais mention d’« ignorance » que pour conserver à mon propos l’apparence d’une « boutade », n’ayant pas d’illusion sur la qualité de l’éducation que vous avez reçue. Le libéralisme que vous défendez a pour objectif ultime la mondialisation totale, le nivellement de toutes les personnes et de toutes les communautés religieuses, tous et toutes coiffés par le même « peigne » du consommateur, et tous assujettis à la déclaration de puissance de l’oligarchie financière mondiale, laquelle est en train de mener à bien l’abolition de tous les États historiquement développés (le projet de l’Union européenne, qui fut la première étape dans cette direction). Dans le domaine de l’économie, les politiques libérales nient de manière inflexible la justice sociale, non seulement en pratique, mais même en théorie. La liberté du marché, à propos de laquelle les libéraux sont intarissables, est incompatible avec la redistribution des bénéfices que réclament avec insistance les partisans de la justice sociale. Plus la Russie sera impliquée dans les processus de mondialisation, plus vite elle perdra sa souveraineté et la possibilité de poursuivre une politique sociale. Venons en maintenant à la « mobilisation ». Nous avons, bien sûr, besoin d’une puissante mobilisation nationale contre l’agression des « euro-atlantistes », qui ne visent que le pillage accéléré et définitif de la Russie, sous le prétexte de son « intégration dans la communauté internationale » et dans l’« économie mondiale ». Mobilisation à la fois de l’État et du public. Parce que la menace est suspendue, non seulement au-dessus de la souveraineté de l’État russe, mais également au-dessus de l’identité culturelle et morale de son peuple, identité décomposée sans relâche par ces tares de l’« euro-atlantisme », que la propagande nous assène et voudrait introduire chez nous : débauche sodomite, pédophilie, meurtre d’enfants et de personnes âgées (avortements et euthanasies), toxicomanie, terrorisme, etc., tous bienfaits de ce « nouvel ordre mondial humain ».

9. « Celui qui veut être fort ne peut pas se permettre de rester en arrière ». C’est là une thèse tout à fait exacte. Pour cette raison, la décision prise par le président Poutine d’entreprendre la modernisation complète de l’armée d’ici à 2020 est une réponse parfaitement appropriée à l’hystérie russophobe de l’Occident. L’armée russe, des chefs de complexes de l’industrie de la défense, des industriels et des hommes d’affaires régionaux doivent prendre la place de l’élite des compradores des années 1990, ceux que l’on dénomme « oligarques », dont vous êtes un représentant typique, M. Khodorkovski. Les oligarques sont étrangers à la Russie, leurs capitaux et leur famille sont à l’Ouest, alors même qu’ils ont bâti leur fortune en exploitant le peuple russe. Ils représentent les intérêts de l’oligarchie financière mondiale, pensent selon les catégories de l’ultra-libéralisme et, de fait, se considèrent eux-mêmes comme une sorte d’administration coloniale. Il est donc logique que ce soit depuis Washington D. C. qu’ils préfèrent faire part de leurs « révélations », par vos lèvres « prophétiques ».

10. Aujourd’hui, ce n’est pas l’Europe qui importe, mais la Russie. Notre voie est un retour à nous-mêmes. Il est nécessaire de revenir à la Russie, à notre histoire, à notre culture, à notre mission. Cette mission a toujours été, et reste de porter la lumière de la foi du Christ, les idéaux du bien et de la justice sociale pour les peuples du monde, d’être des « gardiens » contre le mal, comme a dit l’apôtre Paul. Nous avons eu un passé très lourd. La Russie a été secouée durant tout le 20ème siècle dans les fièvres de révolutions sanglantes et de guerres destructrices. Mais, grâce à ces lourds tests que nous avons passés, la Russie a réussi à sauver beaucoup de choses, que l’Europe a perdues de façon quasi irrévocable. Si l’Europe veut revenir à ses propres traditions et aux principes chrétiens, c’est avec nous que sera son chemin, pas avec l’oligarchie financière des États-Unis, qui amène aux peuples du monde une civilisation athée de la décadence morale, leur transformation en zombies idéologiques, leur mort spirituelle et physique.

La création d’une société juste

11. « La société russe moderne est structurée de façon injuste », dites-vous. Je suis entièrement d’accord avec cela. Mais je dois répéter ce que j’ai écrit précédemment : c’est par vous et par vos semblables que cela a été fait. Profitant de la crise que connaissait l’URSS, vous avez commencé à piller et à tuer, vous appropriant les biens nationaux. Vous et vos complices avez, par conséquent, posé les bases de la « société russe moderne », où la couche [sociale] la plus cynique et la plus vicieuse, qui œuvre d’après les plans et selon les instructions d’administrateurs d’outre-Atlantique, a entre les mains tous les leviers du développement économique, et pour partie le pouvoir politique. Juste après son arrivée au pouvoir, Poutine a commencé à corriger la situation, mais l’injustice, qui était devenue le principe dans les années 1990, a des racines profondes. C’est pourquoi un retour à notre société de justice sociale sera un long et difficile processus. Mais je crois que nous saurons y faire face sans les conseils d’un éloquent ex-oligarque, qui s’est constitué une fortune par le pillage de la richesse nationale, autrefois créée par le travail acharné de générations du peuple russe.

12. En lisant votre critique de la privatisation (soit dit en passant, tout à fait raisonnable), j’ai été surpris par votre cynisme : ce sont vous et vos semblables qui, par cet accaparement criminel de la propriété publique, avez acquis ces énormes capitaux. Et voici que vous tentez à présent d’en accuser celui-ci ou celle-là, en évitant soigneusement de viser ceux qui sont en fait les véritables coupables. La privatisation, du moins telle qu’elle s’est produite, n’était pas une « distorsion », mais un crime. Sa conséquence, c’est que les propriétés en question tombèrent aux mains, non de gens ordinaires, mais d’une minorité aussi prompte que sans scrupules. Et les plus gros « morceaux » furent acquis avec le soutien direct du capital financier étranger, qui a littéralement marché « sur des cadavres ». Qui sait cela mieux que vous ? Poutine a commencé à rétablir les bonnes proportions, rendant à l’État les domaines stratégiques les plus importants de l’économie. Ce faisant, il essaie simplement de corriger les conséquences catastrophiques d’une privatisation criminelle. Sans éradication de l’oligarchie qui s’est constituée à la suite de cette privatisation criminelle, il n’y aura ni justice sociale, ni plein développement de l’entreprise privée.

13. En affirmant que les ressources naturelles doivent appartenir au peuple, vous avez entièrement raison. J’ai déjà dit que, parfois (même si c’est rare), la prison corrige en bien. Sur ce point, le changement est sans aucun doute positif. C’est exactement ce qui vous est arrivé : les actifs de vos compagnies d’énergie, créés de façon criminelle, sont passés sous la gestion de l’État, donc de son peuple. Comment est-il possible, autrement, de faire des ressources naturelles un bien national, si ce n’est par leur nationalisation et par la redistribution des profits en faveur de tous les citoyens ? Cela exclut la propriété privée des grandes structures d’extraction des hydrocarbures. L’histoire de Ioukos est un exemple de la façon dont les ressources naturelles reviennent au peuple. L’efficacité de leur utilisation est une autre question. Pour commencer, il y a lieu de les soustraire aux gens tels que vous et vos semblables, et, alors seulement, il faudra les utiliser le plus efficacement possible. Il est difficile d’argumenter contre le fait que l’utilisation du revenu généré par une ressource donnée est loin d’être idéale. Le principal, cependant, est de ne pas laisser quelque ressource naturelle que ce soit à la propriété privée d’une oligarchie.

14. Un barème d’imposition proportionnel, c’est une façon de faire absolument correcte. C’est aussi aller dans le sens de la justice sociale. En revanche, il n’est pas correct pour vous, M. Khodorkovski, qui êtes devenu riche en spoliant la population, et qui avez emmené votre fortune à l’étranger, de faire valoir quoi que ce soit à ce sujet. Dans quel pays avez-vous payé vos impôts ? En Suisse ? En Angleterre ? Aux États-Unis ? Pourquoi ne pas rendre à ceux que vous avez volés ? Commencez par vous-même : payez des impôts en Russie. Ou vous faut-il pour ce faire devenir d’abord président ? Un oligarque qui vous ressemble a tout récemment prodigué à l’électorat du pays voisin le même genre de serment. Son nom est Petro Porochenko. Il a juré de donner à la population de l’Ukraine le produit de tout ce qu’elle avait semé par son labeur éreintant ! Mais il n’est pas pressé. Commencez donc par vous-même ! Montrez au monde une image de ce « contribuable responsable » ! Alors, peut-être quelqu’un (s’il est vraiment naïf) sera-t-il également porté à vous croire.

15. Le libéralisme comme vous le comprenez, M. Khodorkovski, est une illusion absolue. C’est une fausse doctrine, qui ignore complètement Dieu, l’esprit, la culture, l’humanité, la société, et, s’agissant de l’individu, n’attache d’importance qu’à ses intérêts privés matériels et au domaine financier, une importance primordiale. Le libéralisme, compris de cette manière, est absolument incompatible avec la liberté d’origine : comment quelqu’un peut-il être libre, si la société dans laquelle il vit est un esclavage du taux d’intérêt, une servitude de la dette à l’égard de l’oligarchie financière internationale et de ses superviseurs locaux ? Si toute vie humaine est subordonnée à la recherche et au renforcement de ses avantages matériels, et si le relevé du compte bancaire est seul un critère ? Aujourd’hui, le libéralisme est une idéologie totalitaire, et c’est par sa diffusion que les États-Unis construisent leur hégémonie mondiale. Il est inacceptable pour la Russie, sous quelque forme que ce soit : ni acceptable en politique, ni sur le plan économique, ni sur le plan juridique. Cela est extrêmement important. Pour vous, M. Khodorkovski, le libéralisme est la vérité ultime, et le développement national, comme la justice sociale, sont bons pour le populisme. Mais en Russie, le libéralisme est condamné, il n’est acceptable, ni pour la droite, ni pour la gauche. C’est une idéologie coloniale, qui va à l’encontre de notre identité russe. En essayant de détruire cette identité, au nom de la célébration de l’idéologie libérale, vous détruisez aussi la Russie. J’en suis venu à penser que c’est là votre but ultime.

16. Un État à orientation sociale, fondé sur des valeurs chrétiennes, c’est le but, un point de référence, et la stratégie des vrais patriotes russes. Dans la réalisation de cet objectif, la « droite » comme la « gauche », les partisans de la monarchie comme ceux du socialisme, peuvent s’unir en toute liberté. Et, bien sûr, cet État doit être fondé sur un strict respect des préceptes de la loi. Mais vous, quelle relation avez-vous avec tout cela ? Après tout, il ne vous est besoin que de tenter les gens pour qu’ils soient maintenant enclins à écouter des mots d’ordre tels que création « d’un État national à vocation sociale » (sans qu’ils comprennent comment il sera possible de construire cet État « national » à la place de l’Empire russe vieux de plusieurs siècles, au sein duquel des centaines de nations vivaient en paix et se développaient). Vous nous jetez cet os, à nous le peuple russe. Mais les Russes ne sont plus le troupeau confiant qui, au cours du siècle passé, a, par deux fois « tâté du bec » des promesses « de lait et de miel », et, pour résultat, n’a fait que répandre des océans de sang. J’espère sincèrement que nous avons appris quelque chose et que nous réussirons à distinguer le vrai de ce faux enveloppé dans un bel emballage. L’État national à vocation sociale, c’est tout sauf vous, les oligarques, valets de pied des Rothschild. Laissez cela, M. Khodorkovski, laissez les questions nationales et sociales : ce sont là des concepts qui exigent des mains propres et une biographie irréprochable.

La guerre est la tragédie qu’il est parfois impossible d’éviter

17. Les États-Unis et l’hégémonie américaine sont en guerre. Nous le voyons en Libye, en Syrie, en Irak et en Afghanistan, en Ukraine. Partout, les États-Unis contribuent à mener à bien des « révolutions de couleur ». Des fascistes, des extrémistes, des fondamentalistes arrivent au pouvoir. Être le défenseur des États-Unis, de l’Occident et de l’OTAN signifie se faire l’assistant des fascistes, l’avocat de la guerre. Cette guerre, c’est contre toute l’humanité qu’elle est menée, cette humanité qui ne souhaite pas vivre selon les règles américaines et servir docilement et servilement les intérêts de l’oligarchie financière mondiale.

18. Cette guerre est menée contre la Russie, contre l’Ukraine. Ces héros, qui se lèvent pour la défense du monde russe qui se bat en Novorossia, ils ne voulaient pas de cette guerre. Ils voulaient la paix. Mais la paix ne peut pas être acquise au prix de la liberté et de la dignité. Selon les conditions imposées par la junte néo-nazie portée au pouvoir à Kiev par vos maîtres, M. Khodorkovski, et que vous soutenez vous-même personnellement, la vie n’est pas une vie, et la paix n’est pas la paix. Des Russes, en Crimée comme en Novorossia, se sont levés pour la liberté et la justice, pour le droit à un développement national, pour la langue et la culture. C’était la guerre contre la guerre. Vos appels à la paix ne sont pas de la simple hypocrisie, ils sont de la traîtrise. Comme tout le reste, au demeurant. Nous sommes tout simplement d’un côté différent de la ligne de front, et, pour moi, qui ai pris une part active dans les opérations militaires en Novorossia, vos paroles sonnent comme des appels de l’autre côté : « Russe, abandonne. Il y aura une paix ! Tu as été trompé ! ». En conditions de combat, il ne peut y avoir qu’une seule réponse à un tel appel. Devinez laquelle. Le problème de la Russie d’aujourd’hui n’est pas qu’une guerre serait (comme vous dites) le « pilote » du régime. Au contraire, Poutine a fait tout son possible et fait tout son possible pour éviter une « grande » guerre (la petite, les USA l’ont déjà lancée par les mains de Kiev, et elle se poursuit en prélevant chaque jour son lot de vies humaines). Reprocher aux autorités de la Russie de ne pas laisser le monde russe à la merci du destin, c’est parler de manière blasphématoire. À défendre cette thèse, vous trouvez certes l’appui de l’élite compradore occidentalisée qui, régulièrement, convie à des « marches pour la paix » anti-russes, mais vous devez dire au revoir pour toujours à ceux qui se tiennent du côté de la Russie historique et de la justice sociale, ce qui est le cas d’une grande majorité des gens. S’agissant de la Crimée et de la Novorossia, vous êtes dans l’autre camp : l’une comme l’autre, maintenant plus que jamais, se rallient aux Russes, en soutenant inconditionnellement les pas décisifs que Poutine fait dans cette direction.

La mobilisation nationale

19. Les autorités agissantes ont amené la Russie au seuil d’une percée décisive vers l’indépendance, un pouvoir et une liberté qui sont capables de la faire sortir de la zone d’influence directe de l’hégémonie américaine. Malheureusement, c’est là mon jugement privé, la percée en question se

trouve manifestement ralentie (je soupçonne vos partisans, secrets et manifestes, d’en être la cause, eux qui ont encore un énorme ascendant, grâce aux richesses volées et à l’influence dans les hautes sphères de la politique interne qu’ils ont achetée grâce à ces richesses). Certaines hésitations, quant à la nécessité d’avancer plus avant, sont visibles également. Mais les gens du pays, eux, y sont tout à fait prêts, et cela vous fait peur. C’est là qu’intervient cette hystérie concernant la menace d’un « protectorat chinois ». La « menace chinoise » n’est à ce jour qu’une théorie. À l’inverse d’un protectorat à visage découvert des États-Unis, tel qu’il a été établi sur la Russie en raison de la trahison de Gorbatchev et d’Eltsine. Ce protectorat est une réalité de la vie. La principale menace pour la souveraineté de la Russie, c’est l’impact agressif que pourrait avoir l’oligarchie financière mondiale, effrayée par la possibilité de perdre la Russie du fait d’un simple creux de décantation de « l’économie coloniale ». La menace pour la Russie est aussi dans sa cinquième colonne, dont vous êtes l’un des idéologues.

20. L’oligarchie financière mondiale se bat désespérément et frénétiquement contre une renaissance de la Russie. Si la Russie résiste, elle a de l’avenir, elle fera retour à l’histoire, et elle gagnera. Mais si l’agent commercial de l’oligarchie financière mondiale, qui hait tous les Russes (comme vous), arrive au pouvoir en Russie, nous échouerons dans un gouffre, en comparaison duquel l’ère des gangsters des années 1990 semblera un jeu d’enfants. Ce sera la désintégration du pays, avec tout ce que cela implique, sous forme de guerres, de pauvreté généralisée, de faim, d’épidémies et de catastrophes d’origine technologique à grande échelle. Voilà ce qui nous attend dans cette boite. Comment de telles choses se passent, à ce jour, j’ai eu l’occasion de l’observer personnellement sur une échelle beaucoup plus petite, plus d’une fois, et pas seulement deux. Tout récemment, en Ukraine, où les « cerises » sont encore à venir. Après tout, M. Khodorkovski, votre intention est d’aider l’Occident à détruire à nouveau ce que Poutine, dans les années 2000, a commencé à restaurer. Mais vous n’y parviendrez pas, parce que nous sommes Russes, et que Dieu est avec nous ! L’oligarchie financière mondiale, les prêtres de Mammon, s’étant mis à la place de Dieu et entendant diriger pour leur propre compte les destinées du monde, sont allés trop loin. L’hégémonie américaine s’effondre, comme un colosse aux pieds d’argile. L’Occident s’effondre. Ses populations autochtones s’éteignent. Les pays européens deviendront musulmans d’ici vingt ans. La culture chrétienne y est reléguée à la périphérie de la vie publique. La Chine est devenue officiellement la plus grande économie du monde. Les États-Unis ne sont pas en mesure de payer leur énorme dette nationale, ils sont eux-mêmes secoués par des troubles sur les terrains racial et social. Dans son agonie, l’Ouest ne sème sur le monde que chaos et destructions, sang et souffrances. C’est dans un autre sens que nous devons aller, vers une renaissance de la Grande Russie, envers et contre toutes les menaces et tous les appels. Un gigantesque virage a déjà été opéré à cet égard : Poutine a de nouveau assemblé la Crimée et la Russie, et personne ne sera en mesure de nous la prendre !

21. Vous avez commencé à parler des exploits russes, mais vous les avez réduits à la sobriété et au travail. Probablement croyez-vous que le bonheur futur du peuple russe serait dans un travail d’esclave pour un bol de skilly [2], au seul profit de l’oligarchie financière mondiale que vous représentez. Pour un bol de skilly et pour le genre de « spectacles » de bas niveau que vous offrirez en plus d’une skilly, de ceux qui garantissent le retour de la personne à la condition d’un animal suivant ses instincts les plus simples. Eh bien, dans ce cas, ce sera « seulement en passant sur nos cadavres » ! Les Russes ont de tout autres horizons et de tout autres desseins qu’une soumission muette aux élites occidentales corrompues. Ici, je vais laisser de côté vos thèses, et je vais formuler brièvement notre réponse russe, laquelle est exprimée par une formule simple : « Pour la foi, le tsar et la patrie ». Pour ces concepts sacrés, depuis des temps immémoriaux, les Russes sont allés mourir, comprenant parfaitement que se battre pour ces concepts, c’est se battre pour eux-mêmes et pour l’avenir. Aujourd’hui, cela signifie une loyauté très concrète : à l’Église orthodoxe russe, et au commandant suprême de l’État russe, Vladimir Vladimirovitch Poutine.

22. Au cours des quinze dernières années, la Russie s’est préparée à une percée dans le grand avenir russe. À présent, il est temps de la faire.


Igor Strelkov
Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr

 

Notes de traduction


[1] La « oumma » (Ummat islamiyya, « la Nation Islamique ») est la communauté des musulmans, indépendamment de leur nationalité, de leurs liens sanguins et des pouvoirs politiques qui les gouvernent.

[2] Nourriture légère présentée sous forme de bouillie liquide, de gruau ou de soupe, communément fabriquée à partir de farine d’avoine, et traditionnellement servie dans les prisons et les hospices.


Source : Igor Strelkov replies to Mikhail Khodorkovsky (vineyardsaker, anglais, 20-10-2014)

 

 

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L’ordre mondial : de nouvelles règles, ou un jeu sans règles ? Discours de Vladimir Poutine au Club Valdaï, le 24 octobre 2014

 

Vladimir Poutine au Club de Valdaï le 24 octobre 2014Vladimir Poutine au Club de Valdaï le 24 octobre 2014

Préambule

 

Depuis 2004, le Club international de discussion de Valdaï réunit une fois par an des experts et des politiques de différents pays pour débattre de la politique internationale. Cette année, la rencontre a eu lieu les 22, 23 et 24 octobre, à Sotchi, dans un hôtel de la station de montagne de Krasnaïa poliana.

108 experts, historiens et analystes politiques, originaires de 25 pays, dont 62 étrangers à la Russie ont ainsi analysé durant trois jours le thème de cette édition 2014 : L’ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

Vendredi 24 octobre, lors de la synthèse des travaux des trois journées précédentes en séance plénière, Vladimir Poutine est intervenu. Nous vous présentons ici des extraits de cette intervention du Président de la Fédération de Russie.

Et quand vous aurez lu ce discours impressionnant, nous vous invitons à lire l’article que Philippe Grasset lui a consacré aujourd’hui 25 octobre : L’ours de la taïga, la dédollarisation et la question du fou.

 

Le Saker francophone

 

 

RETRANSCRIPTION DU DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE AU CLUB VALDAÏ, LE 24 OCTOBRE 2014

 

 

Chers collègues, Mesdames et Messieurs, chers amis,

 

C’est un plaisir de vous accueillir à la XIe réunion du Club Valdaï.

 Il a déjà été mentionné que le Club a de nouveaux co-organisateurs cette année. Ils comprennent des organisations non gouvernementales russes, des groupes d’experts et de grandes universités. Il a également été suggéré d’élargir les discussions à des questions qui ne sont pas seulement liées à la Russie elle-même, mais aussi à la politique et à l’économie mondiales.

J’espère que ces changements dans l’organisation et le contenu des sessions renforceront l’influence du Club en tant que forum de discussion et d’experts de premier plan. Dans le même temps, j’espère que « l’esprit de Valdaï » sera conservé – cette atmosphère libre et ouverte, cette opportunité d’exprimer toutes sortes d’opinions très différentes et franches.

Permettez-moi de dire, à cet égard, que je ne vais pas vous décevoir et que je vais parler directement et franchement. Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d’un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité.

Nous nous réunissons pour d’autres raisons. Nous nous réunissons pour nous parler franchement. Nous avons besoin d’être directs et francs aujourd’hui, non pas pour s’envoyer des piques, mais afin de tenter de faire la lumière sur ce qui se passe dans le monde, d’essayer de comprendre pourquoi le monde est de moins en moins sûr et de plus en plus imprévisible, et pourquoi les risques augmentent partout autour de nous.

Les débats d’aujourd’hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd’hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. Bien sûr, il n’y a rien de nouveau dans l’idée que le monde est en train de changer très rapidement. Je sais que c’est quelque chose dont vous avez parlé durant les échanges d’aujourd’hui. Il est certainement difficile de ne pas remarquer les transformations dramatiques dans la politique mondiale et dans l’économie, dans la vie publique, dans l’industrie, l’information et les technologies sociales.

Permettez-moi de vous demander dès maintenant de me pardonner si j’en viens à répéter ce que certains des participants à la discussion ont déjà dit. C’est pratiquement inévitable. Vous avez déjà eu des discussions détaillées, mais je vais exposer mon point de vue. Il coïncidera avec le point de vue des participants sur certains points et divergera sur d’autres.

Tandis que nous analysons la situation d’aujourd’hui, n’oublions pas les leçons de l’histoire. Tout d’abord, les changements dans l’ordre mondial – et tout ce que nous voyons aujourd’hui constitue des événements de cette ampleur – ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l’échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l’homme.

Aujourd’hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n’y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. Ce système a été sérieusement affaibli, fragmenté et déformé. Les organisations internationales et régionales de coopération politique, économique, et culturelle traversent également des temps difficiles.

Oui, un grand nombre des mécanismes actuels visant à assurer l’ordre mondial ont été créés il y a très longtemps, y compris et surtout dans la période suivant immédiatement la Seconde Guerre mondiale. Permettez-moi de souligner que la solidité du système créé à l’époque reposait non seulement sur l’équilibre des forces et les droits des pays vainqueurs, mais aussi sur le fait que les « pères fondateurs » de ce système se respectaient mutuellement, n’essayaient pas de mettre la pression sur les autres, mais tentaient de parvenir à des accords.

L’essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l’intensité de la concurrence naturelle entre les nations.

Je suis convaincu que nous ne pouvions pas prendre ce mécanisme de freins et contrepoids que nous avons construit au cours des dernières décennies, parfois avec les plus grands efforts et difficultés, et tout simplement le détruire sans rien reconstruire à sa place. Sinon, nous serions laissés sans instruments autres que la force brute.

Ce que nous devions faire était de procéder à une reconstruction rationnelle et de l’adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales.

Mais les États-Unis, s’étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n’en voyaient pas le besoin. Au lieu d’établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l’ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond.

La Guerre Froide a pris fin, mais elle n’a pas pris fin avec la signature d’un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d’un nouvel ensemble de règles et de normes. Cela a créé l’impression que les soi-disant « vainqueurs » de la Guerre Froide avaient décidé de forcer les événements et de remodeler le monde afin de satisfaire leurs propres besoins et intérêts. Lorsque le système actuel des relations internationales, le droit international et les freins et contrepoids en place faisaient obstacle à ces objectifs, ce système était déclaré sans valeur, obsolète et nécessitant une démolition immédiate.

Pardonnez l’analogie, mais c’est la façon dont les nouveaux riches se comportent quand ils se retrouvent tout à coup avec une grande fortune, dans ce cas sous la forme d’un leadership et d’une domination mondiale, au lieu de gérer leur patrimoine intelligemment, pour leur propre bénéfice. Aussi bien sûr, je pense qu’ils ont commis beaucoup de folies.

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l’assaut impitoyable du nihilisme légal. L’objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l’autel de l’opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l’emprise complète sur les médias de masse mondiaux a rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d’un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s’est souvent transformée en une tentative d’imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu’ils ont commencé à présenter les politiques qu’ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l’ensemble de la communauté internationale. Mais ce n’est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.

Nous aurons une discussion libre après mon propos et je serai heureux de répondre à vos questions et je tiens également à utiliser mon droit à vous poser des questions. Que personne n’hésite à essayer de réfuter les arguments que je viens d’exposer lors de la discussion à venir.

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois. Elles comprennent l’usage de la force, la pression économique et la propagande, l’ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu’ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants. Ce n’est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

Demandons-nous à quel point nous sommes à l’aise avec tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel degré de justice et de rationalité il est parvenu. Peut-être n’avons-nous pas de véritables raisons de nous inquiéter, de discuter et de poser des questions embarrassantes ? Peut-être que la position exceptionnelle des États-Unis et la façon dont ils mènent leur leadership est vraiment une bénédiction pour nous tous, et que leur ingérence dans les événements du monde entier apporte la paix, la prospérité, le progrès, la croissance et la démocratie, et nous devrions peut-être seulement nous détendre et profiter de tout cela ?

Permettez-moi de dire que ce n’est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d’imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d’États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux, allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu’ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d’être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c’est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore.

Ils ont jadis parrainé des mouvements islamistes extrémistes pour combattre l’Union soviétique. Ces groupes se sont formés au combat et aguerris en Afghanistan, et ont plus tard donné naissance aux Talibans et à Al-Qaïda. L’Occident les a sinon soutenus, du moins a fermé les yeux sur cela, et, je dirais, a fourni des informations et un soutien politique et financier à l’invasion de la Russie et des pays de la région d’Asie centrale par les terroristes internationaux (nous ne l’avons pas oublié). C’est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme. Permettez-moi de vous rappeler que nous avons été le premier pays à soutenir le peuple américain à l’époque, le premier à réagir comme des amis et partenaires après la terrible tragédie du 11 Septembre.

Au cours de mes conversations avec les dirigeants américains et européens, je parlais toujours de la nécessité de lutter ensemble contre le terrorisme, de le considérer comme un défi à l’échelle mondiale. Nous ne pouvons pas nous résigner et accepter cette menace, nous ne pouvons pas la couper en morceaux séparés à l’aide du deux poids deux mesures. Nos partenaires ont exprimé leur accord, mais après quelques temps, nous nous sommes retrouvés au point de départ. Ce fut d’abord l’opération militaire en Irak, puis en Libye, qui a été poussée au bord du gouffre. Pourquoi la Libye a-t-elle été réduite à cette situation ? Aujourd’hui, c’est un pays en danger de démantèlement et qui est devenu un terrain d’entraînement pour les terroristes.

Seule la détermination et la sagesse de la direction égyptienne actuelle a sauvé ce pays arabe clé du chaos et de l’emprise des terroristes. En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles et leur ont permis de remplir leurs rangs de mercenaires provenant de divers pays. Permettez-moi de vous demander où ces rebelles obtiennent leur argent, leurs armes et leurs spécialistes militaires ? D’où tout cela vient-il ? Comment l’État Islamique notoire a-t-il réussi à devenir un groupe aussi puissant, de fait une véritable force armée ?

Quant aux sources de financement, aujourd’hui, l’argent ne vient plus seulement de la drogue, dont la production a augmenté non pas de quelques points de pourcentage mais dans des proportions considérables depuis que les forces de la coalition internationale sont intervenues en Afghanistan. Vous êtes au courant de cela. Les terroristes obtiennent également de l’argent en vendant du pétrole. Le pétrole est produit dans le territoire contrôlé par les terroristes, qui le vendent à des prix de dumping, le produisent et le transportent. Mais d’autres achètent ce pétrole, le revendent, et font du profit, sans penser au fait qu’ils financent ainsi les terroristes qui pourraient venir tôt ou tard sur leur propre sol et semer la destruction dans leur propre pays.

Où trouvent-ils les nouvelles recrues ? En Irak, après que Saddam Hussein ait été renversé, les institutions de l’État, y compris l’armée, ont été laissés en ruines. Nous avons dit, à l’époque, soyez très, très prudents. Vous mettez les gens à la rue, et que vont-ils y faire ? N’oubliez pas que légitimement ou non, ils faisaient partie de la direction d’une grande puissance régionale, et en quoi est-ce que vous les transformez maintenant ?

Quel fut le résultat ? Des dizaines de milliers de soldats, d’officiers et d’anciens militants du parti Baas se sont retrouvé à la rue et ont aujourd’hui rejoint les rangs des rebelles. Peut-être cela explique-t-il pourquoi l’État islamique s’est avéré si efficace. En termes militaires, il agit très efficacement et il a certains cadres très compétents. La Russie a mis en garde à plusieurs reprises sur les dangers des actions militaires unilatérales, des interventions dans les affaires des États souverains, et des flirts avec les extrémistes et les radicaux. Nous avons insisté pour que les groupes luttant contre le gouvernement syrien central, surtout l’État islamique, soient inscrits sur les listes des organisations terroristes. Mais avons-nous vu le moindre résultat ? Nous avons lancé des appels en vain.

Nous avons parfois l’impression que nos collègues et amis sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu’ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu’ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé.

Andrei Bystritsky (Président du conseil de la Fondation du Club international Valdaï), Wolfgang Schüssel (ancien chancelier fédéral autrichien) and Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie)Andrei Bystritsky (Président du conseil de la Fondation du Club international Valdaï), Wolfgang Schüssel (ancien chancelier fédéral autrichien) and Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie)

 

Cette période de domination unipolaire a démontré de manière convaincante que le fait d’avoir un seul centre de pouvoir ne rend pas les processus mondiaux plus faciles à gérer. Au contraire,

(..)

 

Vladimir Vladimirovitch Poutine 

 

 

suite ici, faute de place :

 

http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/25/lordre-mondial-nouvelles-regles-jeu-regles-discours-vladimir-poutine-au-club-valdai-24-octobre-2014/

 

..


Voir aussi :

 

 

Analyse du discours de Vladimir Poutine

 

La campagne de propagande contre la Russie est en train de tourner à la Bérézina

Le choc des civilisations selon Vladimir Poutine

 

Vers un Nouvel Ordre Mondial ? : Le discours de Poutine au Club Valdaï (vidéo)

Khodorkovsky contre Strelkov : le mondialisme euro-atlantique contre le monde des nations

UPR : Les enseignements du très important discours de Vladimir Poutine à Sotchi

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:23

 

 

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Vers un monde multipolaire avec les BRICS ?

Par Chantal Dupille

 

 

Les médias ne remplissent plus leur fonction d'information ; même les débats sont truqués, ou inexistants : Par exemple, où parle-t-on de la menace du Nouvel Ordre Mondial ou du sionisme international qui orchestre la plupart des chaos de la planète ? Où parle-t-on de la montée d'un monde multipolaire, grâce à la détermination et à la bonne entente de la Russie et de la Chine ? C'est pourtant ce qui est en train de se produire, et le visage du monde est peut-être en train de changer !

 

Un Etat, surtout brutal et hors-la-loi comme les Etats-Unis, peut-il dominer seul la planète et imposer ses vues au monde ? Certes non. Et cet Etat, en plein effondrement économique, ne tient que par sa puissance militaire... Tout est fait pour affaiblir le rival russe, en Ukraine, avec des sanctions iniques, en tentant de provoquer une Révoluton Orange, en finançant le terrorisme au Caucase,  en infiltrant des milieux russes pour s'appuyer sur une cinquième colonne... En effet, la Russie est la bête noire des Occidentaux : Elle milite pour un monde multipolaire où la collaboration de tous remplace la confrontation de tous, elle défend les valeurs traditionnelles (la souveraineté nationale, la famille, la religion, la santé, etc), elle rêve d'un monde de paix.... et elle est avec la Syrie d'Assad ou l'Iran et la Chine, le principal obstacle à la mise en place du Nouvel Ordre Mondial dictatorial ! De surcroît, à l'ONU elle bloque avec la Chine les résolutions internationales qui visent seulement à consolider les intérêts de l'Empire.

 

Le couple Chine-Russie, avec l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud dans les BRICS (des Etats comme l'Argentine songent à les rejoindre), surtout à l'heure où il est question d'évincer le dollar, donne des sueurs froides aux Anglo-Saxons et à Israël. A eux seuls, ces Etats représentent plus de la moitié de la planète ! Et tout est fait (notamment par les Services Secrets US), actuellement, pour abattre Mme Rousseff au Brésil, afin que l'Opposition sorte le pays des BRICS et le rapproche des Etats-Unis. Et pour affaiblir la Chine, après avoir tenté de détacher le Tibet (soit un tiers du continent), l'Occident orchestre actuellement une nouvelle "Révolution pour la démocratie" à Hong-Kong, afin ensuite d'installer une base militaire aux portes de la Chine en prévision de la guerre mondiale à venir.

 

Bref, nous avons désormais un puissant ensemble capable de contrebalancer l'hégémonie américaine. D'autant que le pouvoir vient de changer de mains en Inde, et qu'il est bien décidé à renforcer ses liens avec la Russie et la Chine.

 

Empire qui pleure, peuples qui rient ! Car peut-être qu'enfin un espoir se lève, en Orient ! Et seul un monde multipolaire peut éviter le pire à l'humanité...

 

Chantal Dupille (eva R-sistons)


.

Commentaire de notre ami Lecteur AHURA :


Eva... le soleil se lève à l'Est et l'espoir de voir capoter le projet de monde unipolaire des américains vient de cette direction. La troisième prédiction de Fatima parlait de l'Ukraine et de la Russie !!!! Le noyau dur constitué de la Russie et de la Chine auquel viendra s'agglutiner l'Inde, l'Afrique du Sud , le Brésil et les Brics vont mettre à mal le dollar et faire effondrer le château de cartes que constituent les Etats-Unis et leurs toutous (car on ne peut parler d'alliés tant ils sont traités avec mépris comme de simples sous traitants ou de vulgaires porte flingues). On ne peut pas impunément voler des pays souverains et semer le chaos partout sur la planète ! Poutine mène le combat contre ce projet messianique et grâce à Dieu il a des alliés de poids tant technologiquement que financièrement. Le dénigrer et tenter de déstabiliser ses soutiens est peine perdue ! Un nouveau monde plein d'espoir pour les peuples opprimés est en marche et plus rien ne peut l'arrêter sauf une guerre, mais je pense que les américains vont y réfléchir à deux fois car ils savent qu'ils sont en retard et que chinois et russes peuvent les frapper sur leur territoire et cela change tout !

  

 

Les BRICS ET l’OSC face à l’hégémonisme occidental

 

 

La Russie et la Chine se sont alliées et ont attiré des partisans dans leur camp dans le but de défendre les intérêts des Etats qui ne font pas partie des coalitions et des unions occidentales. Moscou et Pékin étaient d’ailleurs les initiateurs de l’OCS et des BRICS. Dans ces organisations, les membres ne dépendent pas les uns des autres, et leur coopération est tout à fait réelle.


Les États-Unis et l’Europe cherchent à instaurer leur contrôle sur tous les marchés, que cela soient des marchés financiers, des marchés d’écoulement des marchandises, et des marchés du travail. Grâce à ce contrôle, les pays occidentaux arrivent à tirer un bénéfice maximal pour eux-mêmes. Ils utilisent pour y parvenir la pression politique, en spéculant les principes de la démocratie et des droits de l’Homme. Et tous les moyens sont bons pour que les pays occidentaux y parviennent : le contrôle ou les manipulations. Si certains capitulent face à une telle pression, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et l’alliance Brésil-Russie-Inde-Chine Afrique du Sud (BRICS) ne veulent pas capituler.

« L’objectif des BRICS et de l’OCS est de renforcer l’influence des pays-membres de ces organisation sur l’arène internationale en contrepoids à la politique hégémonique de l’Europe et des Etats-Unis », explique Nikolaï Mironov, directeur général de l’Institut des projets régionaux prioritaires. « En se rendant compte de cela, les pays se réunissent pour garantir leurs intérêts et le respect des règles du jeu, notamment en ce qui concerne la concurrence globale. Les relations entre les pays qui font partie des BRICS ou de l’OCS ne portent pas de caractère politique, à la différence des unions construites entre les pays européens. Nous menons des transactions commerciales, nous interagissons les uns avec les autres, mais nous ne réalisons jamais ensemble des missions politiques. De ce point de vue, ces alliances sont beaucoup plus utiles pour la Russie ».


Du point de vue géographique, l’OCS et les BRICS représentent près de la moitié de la planète.


« Les BRICS, c’est la concentration de l’Orient global face à l’Occident global, car cette union inclut des pays de quatre continents », commente Gleb Ivachentsov, directeur adjoint du Centre d’études russe de l’APEC à l’Académie russe de l’économie nationale. « Quant à l’Organisation de coopération de Shanghai, c’est une percée sur le territoire de l’Asie, qui s’étend du Nord au Sud. Outre ses six membres, l’OCS inclut aussi des pays-observateurs – l’Inde, le Pakistan, la Mongolie et l’Iran. Il n’est pas exclu que ces pays puissent également rejoindre l’organisation à l’avenir.
Ainsi, l’OCS aura la forme d’un arc sur le continent asiatique, regroupant la plus large partie de l’humanité ».


Craignant le renforcement de l’OCS et des BRICS, les Etats-Unis sont en train de promouvoir un pacte commercial transatlantique qui devrait réunir l’Amérique et l’Europe au sein d’un seul marché libre. Mais cela risque de porter atteinte aux producteurs européens. On voit donc clairement qui va contrôler ce marché « libre ». Un autre projet des États-Unis - un accord commercial transpacifique, a pour objectif de rendre l’Asie dépendante de l’Amérique. Ces tentatives des Etats-Unis ne sont pas très bien vues par d’autres acteurs mondiaux.
On peut donc affirmer avec assurance que les organisations comme l’OCS et BRICS auront une longue vie.


Svetlana Kholodnova
26 septembre 2014

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5089

Les BRICS ET l'OSC face à l'hégémonisme occidental

 

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Les BRICS s'organisent contre "les diktats de l'Occident

Les BRICS créent leur propre banque de développement

La montée en puissance du groupe des BRICS (Brésil ..

La réponse russe à une double déclaration de guerre Le .

 

Voir aussi :

 

La grande révolution anti-oligarchique de Poutine

Les voix des électeurs sont ouvertement achetées en Ukra

;

 

Le dernier sondage en Angleterre met Pourine à + de 80 %, Mme Merckel à 35%, Obama à 4%, et le pauvre Hollande à 1%. Note de Ch D.

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Extraits :

Un rapide regard sur le bilan de Poutine

Comme je l’ai écrit dans le passé, contrairement à d’autres blogueurs et commentateurs, je ne suis ni voyant ni prophète, et je ne peux pas vous dire ce que Poutine pense ou ce qu’il fera demain. Mais ce que je peux vous dire, c’est ce que Poutine a déjà fait dans le passé. Il a (sans ordre particulier) :
• brisé le dos de l’oligarchie soutenue par les anglo-sionistes en Russie ;
• obtenu un succès vraiment miraculeux en Tchétchénie (un succès que personne, prophètes compris, n’avait prévu) ;
• littéralement ressuscité l’économie russe ;
• reconstruit les forces armées, les forces de sécurité et les forces de renseignement russes ;
• gravement perturbé les capacités de subversion des ONG étrangères en Russie ;
• fait plus pour la dé-dollarisation de la planète que quiconque avant lui ;
• fait de la Russie le leader incontesté à la fois des BRICS et de l’OCS ;
• ouvertement contesté le monopole de l’information de la machine de propagande occidentale (avec des projets comme Russia Today) ;
• arrêté une frappe US/OTAN imminente sur la Syrie par l’envoi d’un corps expéditionnaire de la Marine russe (qui a procuré à la Syrie une couverture radar complète de l’ensemble de la région) ;
• permis à Assad de l’emporter dans la guerre civile syrienne ;
• rejeté ouvertement le « modèle de civilisation universelle » de l’Occident et déclaré son soutien à un autre modèle, fondé sur une religion et des traditions ;
• ouvertement rejeté un « nouvel ordre mondial » unipolaire sous la conduite des Anglo-Sionistes, et déclaré son soutien à un ordre mondial multipolaire ;
• soutenu Assange (à travers Russia Today) et protégé Snowden ;
• créé et promu un nouveau modèle d’alliance entre le christianisme et l’islam, sapant ainsi le paradigme du « choc des civilisations » ;
• viré les Anglo-Sionistes de certains endroits clés dans le Caucase (Tchétchénie, Ossétie) ;
• viré les Anglo-Sionistes de certains endroits clés en Asie centrale (base de Manas au Kirghizstan) ;
• donné à la Russie les moyens de défendre ses intérêts dans la région de l’Arctique, y compris les moyens militaires ;
• établi une alliance stratégique à spectre complet avec la Chine, alliance qui est au cœur à la fois de l’OCS et des BRICS ;
• Il est actuellement en train de faire adopter des lois empêchant des intérêts étrangers de contrôler les médias russes ;
• Il a donné l’Iran les moyens de développer un programme nucléaire civil dont ce pays a grand besoin ;
• Il travaille avec la Chine à la création d’un système financier sous forme entièrement séparée de l’actuel système contrôlé par les Anglo-Sionistes (comprenant notamment un commerce en roubles ou en renminbi) ;
• Il a ré-établi un soutien politique et économique de la Russie à Cuba, au Venezuela, à la Bolivie, à l’Équateur, au Brésil, au Nicaragua et à l’Argentine ;
• dégonflé de manière très efficace la révolution colorée pro-américaine en Russie ;
• organisé le « Voentorg » [4] qui a armé les FAN ;
• donné refuge à des centaines de milliers de réfugiés ukrainiens ;
• envoyé une aide humanitaire vitale dont la Novorussie avait absolument besoin ;
• fourni aux FAN un soutien russe direct en matière de puissance de feu et peut-être même une couverture aérienne dans des endroits clés (le « chaudron sud », par exemple).
• enfin, et ce n’est pas là la moindre de ses actions, il a parlé ouvertement de la nécessité pour la Russie de rétablir elle-même sa propre « souveraineté » en l’emportant sur la 5ème colonne pro-américaine.

Et la liste s’allonge encore et encore. Ce que j’illustre ici, c’est qu’il y a une très bonne raison à la haine que les Anglo-Sionistes vouent à Poutine : la longue histoire du combat efficace qu’il mène contre eux. Donc, à moins de supposer que Poutine ait soudainement changé d’idée et d’intention, ou qu’il soit tout simplement venu à manquer d’énergie ou de courage, je soutiens que la notion d’un brusque virage à 180 degrés de sa part n’a pas de sens. Et d’ailleurs, les politiques qu’il mène actuellement sont parfaitement cohérentes, comme je vais maintenant essayer de l’expliquer.

Si vous êtes du genre à penser que « Poutine a trahi la Novorussie », s’il vous plaît mettez cette hypothèse de côté pour un moment, juste pour la commodité du raisonnement, et supposons ensemble que Poutine soit à la fois quelqu’un de raisonné et de logique. Que pouvait-il faire en Ukraine ? Pouvons-nous donner un sens à ce que nous observons ?

Des impératifs que la Russie ne peut ignorer

Tout d’abord, je considère que la séquence suivante n’est pas contestable :

Premièrement, la Russie doit l’emporter dans la guerre que les Anglo-Sionistes mènent actuellement contre elle. Ce que l’Empire veut en Russie, c’est un changement de régime, suivi par une absorption complète du pays dans la sphère d’influence occidentale, avec aussi une dislocation probable de l’intégrité de la Russie. Ce qui est menacé, c’est donc l’existence même de la civilisation russe.


Deuxièmement, la Russie ne sera jamais en sécurité avec un régime russophobe néo-nazi au pouvoir à Kiev. Les monstres nationalistes ukies ont prouvé qu’il est impossible de négocier avec eux (à ce jour, ils ont rompu absolument chacun des accords qu’ils ont signés), que leur haine pour la Russie est totale (comme le montrent leurs constantes références à l’utilisation d’hypothétiques armes nucléaires contre la Russie). Par conséquent,


Troisièmement, un changement de régime à Kiev suivi d’une dénazification complète est la seule voie possible qui permette à la Russie d’atteindre ses objectifs essentiels.

Encore une fois, et au risque que certains viennent à tordre et déformer mes mots, je dois répéter ici que la Novorussie n’est pas ce qui est en jeu ici. Ce n’est même pas l’avenir de l’Ukraine qui est en jeu. Ce qui est en jeu ici, c’est une confrontation planétaire (c’est bien la seule des thèses de Douguine avec laquelle je sois entièrement d’accord). L’avenir de la planète dépend de la capacité des pays des BRICS et de l’OCS à remplacer l’Empire anglo-sioniste par un ordre international multi-polaire qui serait véritablement très différent. La Russie est un élément crucial et indispensable dans cet effort (entrepris sans la Russie, un semblable effort serait voué à l’échec), et ce qu’elle fera en Ukraine décidera de son avenir. Quant à l’avenir de l’Ukraine, il dépend en grande partie de ce qui va arriver en Novorussie, mais pas exclusivement. D’une manière paradoxale, la Novorussie est plus importante pour la Russie qu’elle ne l’est pour l’Ukraine. Voici pourquoi :


Pour le reste de l’Ukraine, la Novorussie est perdue. POUR TOUJOURS. Même un effort conjoint Poutine-Obama ne pourrait empêcher cela. En fait, les Ukies le savent, et c’est pourquoi ils ne font aucun effort pour gagner les cœurs et les esprits de la population locale. Au point que, j’en suis convaincu, la prétendue destruction « aléatoire » et « délibérée » des infrastructures industrielle, économique, scientifique et culturelle de la Novorussie a été un acte intentionnel de vengeance haineuse, similaire à la façon dont les Anglo-Sionistes en viennent à chaque fois à tuer des civils lorsqu’ils ne parviennent pas à vaincre les forces militaires (les exemples de la Yougoslavie et du Liban viennent à l’esprit). Bien sûr, Moscou peut probablement forcer les dirigeants politiques novorusses sur place à signer une sorte de document d’acceptation de la souveraineté de Kiev, mais ce sera une fiction ; il est bien trop tard pour cela. Si ce n’est pas de jure [2], alors en tout cas de facto [3] la Novorussie n’acceptera jamais d’en revenir à la primauté et au gouvernement de Kiev, et tout le monde le sait, à Kiev, en Novorussie et en Russie.


A quoi pourrait ressembler une indépendance de facto mais non de jure ?


Pas de militaires ukrainiens, pas de garde nationale, pas de bataillons des oligarques ou de SBU, une complète indépendance économique, culturelle, religieuse, linguistique et éducative, des dirigeants élus localement et des médias locaux, mais tout cela avec des drapeaux ukies, pas de statut d’indépendance officielle, pas de forces armées novorusses (elles seront dénommées « forces de sécurité régionale » ou quelque chose d’approchant, voire même « forces de police ») et pas de monnaie novorusse (même si le rouble – avec le dollar et l’euro – sera utilisé quotidiennement dans la région). Les hauts fonctionnaires devront être officiellement approuvés par Kiev (ce que Kiev fera, bien entendu, de peur que son impuissance ne devienne visible). Ce sera un arrangement temporaire, transitoire et instable, mais il devrait suffire pour fournir à Kiev un moyen de sauver la face.

Cela posé, je dirais que Kiev et Moscou ont toutes deux intérêt à maintenir la fiction d’une Ukraine unitaire. Pour Kiev, c’est une façon de ne pas apparaître comme complètement vaincue par les maudits Moskals. Qu’en est-il de la Russie ?

Que feriez-vous si vous étiez à la place de Poutine ?

 

suite ici :

Le bilan de Poutine. Que doit faire la Russie? Enjeux pour elle et le monde


Russie-BRICS-Bresil.jpg

L'Allemagne en «déclin» :

des économistes donnent l'alerte

Effondrement des naissances, manque cruel d'investissements, répercussions du conflit entre l'Ukraine et la Russie... Le PIB allemand a été revu à la baisse. Certains économistes parlent ouvertement d'échec, de déclin et même de chute du pays.

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/09/29/20002-20140929ARTFIG00137-l-allemagne-en-declin-des-economistes-donnent-l-alerte.php

 

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La Russie et la Chine
évinceront le dollar

IRIB-Moscou et Pékin facilitent les relations commerciales mutuelles
sur le fond des sanctions économiques. La Banque centrale de Russie et la Banque populaire de Chine se sont mises d’accord sur l’organisation des échanges financiers (des swaps) en roubles et en yuans. Il s’agit des transactions qui prévoient simultanément l’achat et la vente d’une monnaie en échange de la monnaie d’un autre pays.

Le projet d'accord sur les swaps a enfin été coordonné par les gouvernements des deux pays. Cependant la Banque centrale de Russie et la Banque populaire de la RPC n’ont fait aucun commentaire sur le volume éventuel des swaps en monnaies nationales. Et elles n’ont pas donné la date du lancement de ce programme. Pourtant, ce qui est évident, c’est que les deux pays vont faire tout leur possible pour ne pas s’entraîner dans des procédures formelles trop longues avant la signature de l’accord. Car les régulateurs ont déjà donné leur feu vert, ce qui permettra aux sociétés russes d’avoir l’accès au renminbi (yuan chinois). Quant à leurs partenaires chinois, ils auront également un accès direct au rouble russe.

Cet accord entre les régulateurs russe et chinois est également un signal pour les Etats-Unis, qui montre que la Russie et la Chine construisent un nouveau modèle de collaboration sur le fond des sanctions, et ce modèle leur permettra de se passer du dollar américain.

« Le renforcement de la pression de la part des pays occidentaux sur la Russie suscite naturellement l’élargissement des relations financières et commerciales de Moscou avec d’autres pays, et en premier lieu avec les pays d’Asie », analyse Sergueï Khestanov, administrateur délégué du groupe de société Alor. « Un accord pour une durée de 30 ans sur la livraison du gaz russe en Chine a été conclu en mai dernier. Et après la signature de ce contrat, il est devenu évident que le vecteur des intérêts économiques de la Russie est en train de se déplacer progressivement des pays occidentaux vers les pays orientaux. Cela ne peut ne pas déplaire aux pays occidentaux ».

Les sanctions des pays occidentaux contre la Russie avec sa position sur l’Ukraine ont déjà fait remonter le pouvoir financier du yuan chinois auprès des sociétés russes, alors que la monnaie chinoise bénéficiait d’une grande confiance sur le marché financier. En juillet, le volume des transactions « yuan-rouble » a fait un bond de 52% comparé au mois de juin. Et le 31 juillet dernier le binôme yuan-rouble a montré le meilleur résultat de toute son histoire des cotations à la Bourse de Moscou. Selon le chercheur de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales (IMEMO) de l’Académie des sciences de Russie Alexandre Salitski, cette tendance ne fera que s’atténuer à l’avenir.

« Nous allons devenir de plus en plus dépendants de la Chine », explique-t-il. « Il s'agit d'une tendance objective dans le développement de l'économie mondiale. La Chine est déjà une grande nation commerciale. Et la part des marchandises que nous allons acheter en Chine va inévitablement augmenter. En conséquence, notre part dans l'exportation des marchandises vers la Chine va augmenter aussi, notamment grâce aux contrats sur les hydrocarbures que nous avons signés. Il est donc important de prévoir que nos sociétés du complexe pétrolier et gazier puissent accepter les yuans pour les transactions commerciales réalisées avec la RPC. Peut-être que l'un des moyens d'accroître leur intérêt pour ce genre de transactions pourrait être la présence croissante de nos sociétés sur le marché intérieur chinois. Cela permettra d'accroître considérablement le volume des transactions en yuans et en roubles, faisant sortir de la circulation le dollar dans ce secteur d’économie ».

Les experts soulignent que pour les États-Unis, les événements en Ukraine ne sont qu’un prétexte pour imposer les sanctions sur les livraisons de l’équipement gazier et pétrolier vers la Russie. Leur objectif – c’est de redessiner la carte mondiale de l'énergie, où la Russie joue actuellement un rôle dominant. Mais Moscou peut répondre à ces sanctions en évinçant progressivement le dollar de ses transactions avec les hydrocarbures. Le règlement des ventes du gaz et de pétrole en monnaies nationales avec la Chine, l'Inde, l'Iran, la Turquie, et en roubles et euros avec l'Union européenne, priverait les Etats-Unis de ce levier monétaire qui leur permettait jusqu’à présent de faire pression sur la Russie. Et ce nouvel accord créera une nouvelle marge de manœuvre permettant de se débarrasser de l'hégémonie du dollar dans le monde.


Pékin et Moscou se dirigent vers la suppression du dollar

Pékin et Moscou se dirigent vers la suppression du dollar  
IRIB-La Chine envisage d'augmenter la part des monnaies nationales dans ses échanges commerciaux avec la Russie,

a annoncé le vice-premier ministre chinois  Wang Yang lors du 9e forum économique russo-chinois qui se déroule samedi à Sotchi.Le forum est consacré la coopération entre les deux pays dans le commerce, l'industrie et les investissements. Selon M. Yang, la Chine envisage de poursuivre l'ouverture de ses marchés nationaux et de développer les échanges commerciaux avec ses partenaires étrangers. "Nous continuerons à augmenter les règlements en monnaies nationales et à élargir l'utilisation de ces dernières dans nos échanges commerciaux", a souligné le vice-premier ministre chinois. Il a également fait savoir que les deux pays envisageaient de renforcer leur coopération économique au niveau régional.

 

http://linkis.com/french.irib.ir/info/p9UF2

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 00:27

 

Pour ne plus voir les sales pubs

qui grouillent sur over-blog

au mépris complet des Lecteurs :

téléchagez un logiciel Addblock

Publicités

Nous condamnons la décision unilatérale

de la plateforme Overblog de truffer ce blog

de publicités en VIOLATION des conditions générales

d'utilisation initialement définies.

et sur ce blog,

Blog devenu depuis aujoud'hui diffuseur de pubs malsaines !


 

resister-sante-mentale.jpg

 

 

 

.

 

 

Parce qu'il est temps de nous unir et d'agir

pour faire face aux problématiques

de notre système et de notre développement.

Parce qu'il ne nous reste certainement plus bien longtemps

avant d'atteindre la zone de non-retour.
Il est nécessaire pour chaque être humain

de se sentir concerné par les problématiques

de notre temps et d'agir à son niveau

pour essayer d'améliorer les choses.
Gardez cela en tête, si nous ne faisons rien,

il ne se passera rien...

 

http://www.youtube.com/watch?v=Vgv-rIqFT0w#t=79

 

 

 

 

resister-s-indigner.jpg

 

 

 

Je viens de trouver cette vidéo,

je ne résiste pas au plaisir

de la partager avec vous :

 

De Gaulle et l'OTAN

 

 

 

 

 

 

resister-se-reveiller.jpg

 

 

Armée, suite :

 

Dernière nouvelle :

Comme la France n'a pas d'argent pour son armée,

elle parle de la mutualiser avec l'Europe,

donc de la partager,

donc de la dissoudre, 

comprenons bien :

Il n'y aurait plus d'Armée française !

Encore un moyen de tuer la Nation !

(Chantal)

 

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L’épouse d’un militaire du 2e Régiment d’infanterie Marine basé à Auvours, près du Mans, vient d’adresser à Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, une lettre pour dénoncer les conséquences des errements du système Louvois de gestion des soldes des...
Lire la suite

 

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Fermeture du Val-de-Grâce : «La Grande Muette sera bientôt aveugle et paralysée !»

Fermeture du Val-de-Grâce : «La Grande Muette sera bientôt aveugle et paralysée !» | Armée et Défense | Scoop.it

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le gouvernement envisage de fermer l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris. La maire du Vème arrondissement Florence Berthout s'indigne d'une décision

 

 

 

hollande-Sarko.jpg

 

Et à propos de l'actualité,

voici quelques-uns de mes tweets :

 

 

 

Diplomatie : TOUT sépare Juppé (choix du CRIF) de Fillon : Le premier est néoconservateur clone de BHL, Fillon est Gaulliste, cf pro Russie

 

"Sarkozy remplit les rayons des tribunaux" (Public Sénat, 22h). Ah les casseroles, ça prend de la place ! Et celles des Juppé ou des Fabius, au fait ?

 

"Mon ennemi est la City" (Hollande candidat). "Mon ami est la City" (Valls qui est aussi le pion d'USraël) . La France et les Français trahis ! 


ILS (les VRAIS Décideurs) ne veulent plus de Sarkozy. La preuve, ils sortent de leur chapeau le lapin des affaires, toutes ses casseroles, et un soi-disant "super Juppé" !


On ose nous dire que nous sommes en démocratie, liberté de vote, et on nous dit pour qui voter : "Super Sarko, Changement Hollande,Super Juppé ou super Valls" !

 

 

guerres-US-bombes.jpg

 

 

 

Moi je me demande pourquoi tous ces Occidentaux se baladent dans des secteurs dangereux: Guide de montagne, chauffeur de taxi.. Ou sont-ils un agent ?


Brésil. Souvenez-vous de ce que j'annonce. Si Dilma Rousseff l'emporte, la CIA sèmera le chaos en contestant sa victoire. Turbulences à venir


La "recette" marche, alors l'Occident étend le terrorisme partout, même en Afrique. Avantages: Terroriser, choc de civilisations, dépopulation, piller les ressources


A propos de Hong-Kong : Hé, Hollande-Valls, vous feriez quoi si des opposants occupaient la rue en face de l'Elysée et tentaient de pénétrer ? Laisser faire ? Non !


TRAITRES ! La puissante armada internationale ne peut rien contre les quelques centaines de terroristes attaquant Kobané. Car elle veut un nettoyage ethnique !


Les civils asphyxiés en Irak ou en Syrie, comme en Palestine occupée. C'est voulu par l'USraël, dépopulation (et destruction identité, Histoire..)


Dans quel monde vivons-nous, alors que dès qu'un Gouvernement plaît au peuple et pas à l'USraël, il est contesté et attaqué dans le sang ?


Dans quel monde vivons-nous, alors que TOUT tourne autour des exigences des Banques, quitte à sacrifier peuples, Droit, Etats, pays, écologie..?


Brésil. Scénario écrit par la démoNcratie US : Si Mme Roussef l'emporte, l'élection sera contestée dans la rue jusqu'à un coup d'Etat !


Ce sont les manifestants (conditionnés par l'USraël), maintenant, qui doivent faire la loi, attaquer les gouvernements, se substituer à eux ? C'est ça, la démocratie aujourd'hui ?


Un gouvernement ne plaît pas à l'USraël, des jeunes sont conditionnés ou payés pour l'attaquer, comme à Hong-Kong !


Hong-Kong : Les jeunes osent dire qu'ils sont pacifiques, alors qu'ils veulent attaquer le siège du Gouvernement ! Même scénario qu'à Kiev


Les meRdias osent dire que la Chine refuse la démocratie. En fait, elle refuse une Révolution Orange d'USraël avec plus tard une base militaire US


Les terroristes sont sur le point de rentrer dans Kobané, et le puissant Occident ne peut les arrêter. Preuve qu'USraël ne les vise pas, mais l'armée d'Assad et ses alliés !


Le virus Ebola décime les Africains, les isole, comme durant le Sida. Des épidémies opportunes pour que l'Occident contrôle et pille l'Afrique !


La Syrie d'Assad (qui ELLE lutte contre le terrorisme) était déjà attaquée par de nombreux pays, là elle devra subir une énorme coalition !


En Ukraine Est, les séparatistes sont bombardés car ils sont Pro Russes. En Catalogne, ils sont encouragés pour fragmenter les pays. Sale Occident !


On cause EI, Daech, islamistes, terrorisme.. et pendant ce temps, que subissent encore les Palestiniens du terrorisme d'Etat israélien ?


Kobani est fichue, car l'Occident l'a décidé ! Les terroristes n'ont pu être arrêtés avant d'y arriver, ce sera pire quand ils seront dedans !


Kobani ne sera pas sauvée, car "si Kobani est prise par Daech, le pétrole et le gaz passeront en Turquie" (BFMTV). Or le pétrole est roi !


L'armada de l'Occident ne peut arrêter les terroristes à Kobané, mais elle arrive à tuer des anti terroristes (armée d'Irak, Assad, Hezbollah..)

 

 

Coucou ! Revoilà Sarkozy...


ump sarkozy

 

 

 

Nicolas Sarkozy: Rappel des casseroles et des 205 taxes et impôts

Le désastreux bilan économique de Nicolas Sarkozy

 

 


.

 

 

 

Très gentil hommage d'un blogueur à mon travail

 

 


 

J'ai dis ici que mes écrits  n'engagent  que moi , je ne fais pas de politique , ça m'ennuie et j'aime pas trop plonger mes mains dans " .. le pas net" , j'ai un avis sur chaque chose , j'aime passer aux filtres de mes expériences et de mes sensibilités les évènements de la vie qui passe . J'aime assez ce qu'écrit  cette journaliste , et il faut le dire , une des dernieres survivantes  dans la profession , il y en a encore , mais si peu... Il s'avère que certaines informations , certains textes  de son blog me semblent plus honnêtes , plus crédibles que d'autres , surtout actuellement ou les médias principaux se sont vendus aux pouvoirs. Je cite très peu de blogs , j'ai une  affinité avec celui de Chantal Dupille , une femme de tempérament  honnête dans sa vision du monde .

 

Naturellement , il ne s'agit pas de croire tout ce qu'elle raconte , mais de profiter de son savoir et sa capacité à décoder les milles mensonges qui mènent le monde actuellement.

 

C'est particulièrement étrange de retrouver dans certains êtres des affinités aussi réelles , et ça rassure . Dans mon plus rien est vrai , plus rien n'est faux , elle occupe une ligne médiane qui permet d'esperer en l'avenir de l'humanité. horobindo.

 

 

CHANTAL DUPILLE. - horobindo

  


http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2014/10/07/daech-quelle-coalition-pour-faire-quoi-906448.htm
yankee-go-home

 

 

Et le titre que donne ce Lecteur me fait très plaisir :
En effet, je milite pour la vie,
contre tout ce qui est mortifère ! (ch.dupille)
.
Samedi 21 juin 2014

 

 

.

Un député européen en colère :

Le peuple va vous pendre !

 

 

 

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« Quelle guerre la France compte-t-elle

mener en Irak et Syrie ? »

- Lettre à Madame Adam, présidente de la Commission défense à l’Assemblée nationale

Mondialisation.ca, 4 octobre 2014
.Poutine-Obama-Roi-Fou.jpg

La perspicacité de Poutine
(dans un commentaire) :
.
Pour l’amour de dieu, d’où tenez-vous que les U.S.A ont humiliés la Russie?

Vous affirmez ne pas détenir la science infuse, il faudrait aussi ajouter la diffuse !

 

La seule chose qui retient les U.S.A (comprendre les faucons néo-conservateurs qui sont du reste tous sionistes à l’image de Zbignew Brezinsky conseiller d’Obama.) d’asservir la planète c’est uniquement l’armement et les capacités nucléaires Russes !


Il ne faut surtout pas faire une lecture hâtive des événements, ce qui se passe en Ukraine n’est ni plus ni moins que de la provocation.

Si Poutine cède en attaquant l’Ukraine, alors il ne fera que pousser les pays Européens réticents dans les bras des U.S.A et une coalition plus large et aux rangs serrés, verra le jour.
C’est le but rechercher par les U.S.A, qui redoute la confrontation directe, à laquelle ils préfèrent la guerre par procuration où le rôle de chaire à canons sera dévolu aux européens, une sorte de "Daech" version Europe.

Poutine est, sans exagération, l’homme politique du siècle sans commune mesure avec les dirigeants occidentaux, il doit subir une énorme pression, d’une part l’opinion publique Russe
qui le pousse à agir en Ukraine quel qu’en soit le prix, d’autre part les provocations Américano-européennes, et l’on voit qu’il manœuvre avec une aisance à couper le souffle,
signe qu’il est très bien conseillé.

Son parcours jusqu’à présent ne recèle aucun faux pas,sur les dossiers chauds: Syrie,Ukraine, les sanctions, l’attaque contre le dollar U.S et le système financier, l’ouverture de l’économie Russe vers la Chine et les pays Sud-Américains pour ne citer que ceux-là.

Il abat ses cartes les unes après les autres, dans une succession logique qui ne peut être le fait du hasard où d’une réaction aux événements, ce sont des actions étudiées, mûrement réfléchies et planifiées.

C’est pour cela qu’il donne l’impression d’avoir un certain nombre de coups d’avance, sur ses adversaires qui ne font que conneries sur conneries preuve qu’ils essaient de s’ajuster aux événements en donnant l’impression d’être à la barre.

"Savoir ce qu’il se passe requiert du jugement, savoir agir en conséquence requiert de la sagesse."
Proverbe Chinois.

 

Liberté

oct 7, 2014 @ 0:24

 

http://allainjules.com/2014/10/06/la-blague-du-jour-etat-islamique-la-declararion-du-roi-abdallah-darabie-saoudite/

 

resister-99.jpg

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 02:57

 

 

 

 

Il est des images plus parlantes

que toutes les discours !

Chantal Dupille

 

 

Palestine-enfant-terroriste-jpg

 

 

Tu as tué ma famillle,

tu as volé nos biens,

et tu me traites de terroriste

car je tente de me défendre ?

Le terroriste, c'est toi !


 

.Palestine-terrorisme.jpg.

 

palestine-historique.jpg

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 15:50

 

Bonjour

 

On s'amuse un peu ?

 

Alors que je venais d'écrire ce tweet (1),

un blogueur d'Algérie (2) m'envoie ce texte sur Hollande,

à lire d'abord de haut en bas mais surtout ensuite de bas en haut. Etonnant !

 

 

Hollande-endroit-envers.jpg

 

 

(1) MON TWEET : Là, c'est trop ! François Hollande le traître, le menteur, le vendu à Tel-Aviv, Washington, Bruxelles, la City... a rendu hommage à l'homme du 18 juin !


(2) Blida Eveil | Blog d'information et de culture générale sur le ...

 

Inutile d'épiloguer sur Hollande, si falot, si ambigu, si misérable, qu'il ne mérite même pas ses 2 ou 3% d'opinions "favorables". Qu'il dégage rapidement, mais malheureusement avec sa sale équipe des Fabius-BHL-Valls, il ose juste demander le départ d'un Assad ou d'un Poutine alors que tous quatre ne sont même pas dignes de lécher les pieds des Présidents de la Syrie et de la Russie !


Au secours,  "Sarkozy l'Américain" (3) revient ? Il ne vaut guère mieux qu'Hollande, même soumission au CRIF, à la City, à la Maison "Blanche", à Bruxelles, au NWO (4)... l'énergie en plus, et l'hypocrisie en moins !

 

Fuyons tous ces voyous !

 

Chantal Dupille


 

NS l'Américain (camargue)

 

 

(3)

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents

(2007, sur mon blog R-sistons à l'intolérable)

Un casseur nommé Sarkozy...

(2009, sur mon blog sos-crise, très court)

 

(4)

Le Nouvel Ordre Mondial dans les discours de Nicolas .. 

Sarkozy veut imposer le NOUVEL ORDRE MONDIAL (NWO .. 

www.youtube.com/watch?v=aeXhEp7dhvw
30 janv. 2009 - Ajouté par Noovok
You need Adobe Flash Player to watch this video. Download it from ... Sarkozy veut imposer le NOUVEL ORDRE ...


 

Sarkozy-De Gaulle vus par le talenteux dessinateur Laplote

NS-grandi---de-Gaulle--Laplote.jpg

 

 

 

 

 

Message reçu hier, d'un Lecteur :

 

 

Mes respects Madame,

 Je vous suis depuis peu connaissant votre vraie identité,
 par contre, cela fait quelques années que je lisais les articles

d'une certaine eva r-sistons.

 Vos articles m'intéressaient par leur pertinence et,
 surtout, les sujets traités.

 Les sujets que vous traitiez, ou que vous abordiez,
 sortaient du cadre
 de la routine qui sévit sur le net. Certes,

il y a du mouvement sur la toile,

mais pas suffisamment, je pense, pour pouvoir amorcer

  un processus qui puisse, à terme, affranchir les peuples
  du joug et de la tyrannie des dirigeants

(dirigeants que nous nous donnons soit dit en passant).

 Il est vraiment pénible et malheureux de constater que bien 
  que les peuples soient plus éduqués, plus conscients,

plus informés ...
il n'en demeure pas moins qu'il leur manque

l'outil indispensable :
 l'esprit d'analyse et de critique.

 Au fil de mes lectures de beaucoup de sites,

dont le vôtre, je me suis aperçu

qu'il y'avait une catégorie de personnes

qui portait haut et fort les valeurs humaines universelles.

Il va sans dire que chacun, de par sa position et son expérience propre,

avance des arguments qui lui semblent les plus appropriés

pour l'ébauche d'une solution à la
 situation que vivent les peuples

à travers notre si belle planète.
 Mais il existe néanmoins un dénominateur commun:

Tous sont unanimes  quand à l'objectif à atteindre :

La libération des peuples !

 Je vous avoue, madame, que je ne me fais pas trop d'illusion

quant aux différents concepts modernes qui se veulent les représentants
  de valeurs telles que la liberté, la démocratie, le droit à l’autodétermination ...

Non, je pense que le destin de l'humanité est
 dans tout ce qui fédère et surtout pas dans ce qui divise.

 Je me permets, au risque d'alourdir ce message,

de vous donner un bref
 aperçu historique de l'évolution des notions mis en avant 
 quotidiennement par les médias que vous ne semblez

pas porter dans votre coeur.

 Le concept d'état, de nation, de peuple et de liberté, tel
 qu'il est connu de la plupart d'entre nous,

est le fruit de la pensée de philosophes

pour la majorité issus des lumières.
  En ces temps là, il a été observé le recul de l'influence

qu'avait l'église sur la vie du peuple.

C'était une ère qui a favorisée l'apparition de nouveaux concepts,

de nouvelles valeurs, inconnus jusque là par le peuple
car il ne faut pas oublier que la majorité n'avait pas reçu d'instruction
 ni d'éducation et était, pour la plupart, inculte.
Il était facile pour quiconque avait un minimum de savoir

de peser sur le quotidien de ce peuple démuni

afin de lui faire suivre la voie qu'il voudrait le voir suivre.

Les nouveaux penseurs, libérés de toutes ces contraintes,
 commencèrent alors à réfléchir et chacun,

d'après sa propre expérience
 et vision des choses de la vie,

construisit un modèle de ce qu'il pensait être la solution ..

la voie que devait suivre les gens afin de recouvrir leur liberté

et préserver ainsi ces nouveaux acquis par un choix bien précis

de la forme de gouvernement qui serait le plus

à même d'assouvir leurs aspirations.
 Est né donc le concept d'état, état nation, parlement ... et, surtout,
 de deux concepts clés qui allaient changer de façon irréversible
  la structure même des sociétés :

le Nationalisme et le Patriotisme !

 A la base, tous ces concepts n'ont pas eu l'aval de toute la
 population parce que, en ces temps là,

elle était peu cultivée et peu encline

à assimiler des notions qui revêtaient beaucoup plus

un aspect philosophique que populaire comprises de tous.

Un important travail de propagande s'en est suivi

afin de faire accepter ces nouvelles idées
 et, au final, en faire les aspirations légitimes du peuple
 en lui faisant croire qu'elles émanaient directement de lui.

 A ce moment là, les seuls foyers de résistance étaient les seigneurs,
 car, ils y voyaient une menace directe à leur droits et privilèges !
 Comment ce peuple composé d’ignares et d'incultes

osait-il remettre en question leur droit absolu, leur appartenance

à la classe noble qui
 faisait d'eux les maitres naturels incontestables.. ?

 Enfin, je m'en tiendrais là, juste pour vous dire, chère madame,

que les choses sont plus complexes qu'elles ne paraissent et,

si nous voulons vraiment nous libérer,

nous devrons d'abord nous débarrasser
 de toutes ces idées qui intoxiquent et altèrent nos jugements,

et nous unir, tous sans exception et sans exclusion aucune,

afin de trouver la voie commune

qui nous fera parvenir, une fois parcourue,
à ce monde porteur de tous nos espoirs,

de toutes nos aspirations

et où se concrétiseront tous nos rêves ...

 Je vous remercie de vous être donnée la peine de lire

cet ennuyeux, lourd et pesant message.

 S.A.

 

N'oubliez pas de lire les commentaires d'AHURA sur ce site


 

émeute 2005

 

« Vers des émeutes géantes et la fin de la démocratie ! »

Du haut de cet Empire, deux siècles vous contemplent

Cette guerre que (presque) tout le monde attend

.

 

 

C'est à un Appel du 18 juin 2014 que je convie.

Chantal Dupille

 

 

S’inspirer aujourd’hui de l’Appel du 18 juin 1940

du Général de Gaulle, pour une nouvelle Résistance !

 

 

Cette journée est celle du 74ème anniversaire de l’Appel du Général de Gaulle, le 18 juin 1940 à Londres.

Cette commémoration de l’appel à la résistance de 1940 se fait, à nouveau, dans le contexte d’une France en grande difficulté.


La situation de notre pays est, encore une fois, caractérisée par la trahison nationale et par la vassalisation, idéologiquement consentie, de notre pays par de prétendues élites adeptes de la capitulation et du rejet de l’intérêt national.
Cette trahison est celle des dirigeants compradores de notre pays qui, délibérément, entendent faire sortir la République Française de l’Histoire, au nom de la construction d’une Europe supranationale au service d’une oligarchie financière, sous hégémonie germano-américaine.

Comme en 1940, lorsque le Général de Gaulle lança son appel, l’esprit de capitulation et de collaboration, de type pétainiste, imprègne les classes dirigeantes.
Il est général dans les partis européistes qui, à droite ou à "gauche", diffusent dans notre peuple la pédagogie de la résignation et du renoncement à la souveraineté. Au bout du compte, ils prônent l’acceptation de la destruction de la nation française.


L’appel historique du Général de Gaulle a marqué l’origine du combat de la France Libre, à Londres d’abord. Il a également stimulé le développement de la Résistance, qui se construisait parallèlement sur le territoire national, et dont il a ultérieurement favorisé la dynamique d’unification autour de Jean Moulin et du CNR.

Comme en 1940, la liberté du peuple de France, sa souveraineté et l’indépendance nationale, sont aujourd’hui détruites. Nous vivons dans un régime de dictature qui, pour être moins visible que celle des nazis, n’en est pas moins efficace.
La soldatesque allemande ne défile pas de la même façon arrogante qu’en 1940 sur les Champs Elysées, mais la domination germano-américaine et l’occupation, notamment dans le domaine idéologique, est plus généralisée que celle des nazis.


Aujourd’hui, les marionnettes collabos au pouvoir ne vont pas manquer, hypocritement, de parader au Mont Valérien et dans les médias aux ordres, pour y tenir de beaux discours sur Charles de Gaulle et son célèbre appel. Mais les Français sont de moins en moins dupes devant les simagrées de François Hollande.
En ce mois de juin 2014, seulement 16 pour cent d’entre eux n’ont pas encore compris qu’ils n’ont rien à attendre de positif de ce fondé de pouvoir du "monde de la Finance".
Majoritairement, le peuple de France constate, depuis des décennies, que la politique de la social-démocratie atlantiste, comme de celle de la droite européiste, est l’antithèse de ce qu’impliquait l’appel du 18 juin pour la liberté de la France, la reconquête de l’indépendance et de la souveraineté.

Il est aujourd’hui nécessaire de remettre à l’ordre du jour l’esprit de l’appel du 18 juin 1940, l’esprit de la Résistance.
Le Comité Valmy, depuis plus de 20 ans, appelle à s’inspirer de celle-ci.
Charles de Gaulle, Jean Moulin et la plupart des héros de la Résistance nous ont quittés, mais leur exemple demeure dans l’Histoire.
Le peuple de France doit compter sur ses propres forces, desquelles ne manqueront pas d’émerger de nouvelles élites républicaines, pour forger une nouvelle résistance patriotique et républicaine. Prenant exemple sur le CNR et son programme, dont les principes demeurent d’une grande modernité, il est urgent de développer un rassemblement populaire pluraliste et anti-oligarchique, autour de la nation, de la République et de la question sociale, afin de rétablir le droit inaliénable de notre peuple nation à disposer de lui-même. En même temps, les Français devront également s’opposer aux fauteurs de guerre occidentalistes, qui, notamment en Syrie ou en Ukraine, menacent la paix mondiale.


Paris le 18 juin 2014
Pour le Comité Valmy, Claude Beaulieu

Mis en ligne le 18 juin 2014

 

 

 

 

 

  http://maison-resistance-aubin.asso-web.com/45+le-conseil-national-de-la-resistance-cnr-jean-moulin.html

 



  • Manque-t-il aujourd'hui de l'argent pour maintenir les acquis du CNR ?


  • CNR - le Conceil National de la Résistance au 20h de France 2 le 28 novembre 2013 (vidéo - Les Jours heureux) :
    La "deuxième guerre mondiale" fut en réalité une guerre contre la révolution :
    Le programme du CNR du 15 mars 1944 au format PDF
    Version simple et très légère : mai68.org/spip/IMG/pdf/Programme_du_Conseil
    Jolie version : mai68.org/spip/IMG/pdf/Les-J
  •  
    Fac-similé : mai68.org/spip/IMG/pdf/Livre
     
  • (Faire un clic droit sur un lien, puis "Enregistrer sous")

  • Résistance - 15 mars 2004 - Manque-t-il aujourd'hui de l'argent pour maintenir les acquis du CNR ?
     Appel à la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944 :
    « programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des "féodalités économiques", droit à la culture et à l'éducation pour tous, presse délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.
    « Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? »
    Article complet et vidéo : http://mai68.org/spip/spip.php?article7423


 

 

L’appel longtemps oublié de Charles TILLON

(j'ai retiré ce qui n'est plus d'actualité, note de ch.d ):


 

"Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie... Et maintenant, ils livrent la France.

 

Ils ont tout trahi.

 

Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme.

 

Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l’esclavage du fascisme.

 

Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes.

 

Il est le nombre : uni, il sera la force.

 

Pour l’arrestation immédiate des traîtres


Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes.

 

Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION !"

 

Charles Tillon, Gradignan, 17 juin 1940


Source : F.T.P. Soldats sans uniformes.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 00:13

 

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L'ennemi américain

 

 

Il y a quelques jours, j'ai lancé une publication "Merci la Russie". Voici son pendant, "La menace américaine". De quoi irriter tous nos mal-pensants de l'information officielle... atlantiste !

 

Les "sauveurs américains" présentés dans la Presse aux ordres, sont en réalité avec les Anglais et les Israéliens, les pires commanditaires de troubles sanguinaires. Ils ne font plus les guerres eux-mêmes, ils les sous-traitent à la France vendue et dénaturée (celle des Sarkozy-Kouchner-Bhl-Hollande-Fabius-BHL) et à des mercenaires fanatiques drogués, armés, formés par eux. Et financés par Ryad et Doha !

 

Je vous avais promis une parution sur la façon de contrer l'Empire américain, vous verrez ci-dessous comment l'impérialisme peut-être anéanti si les peuples autochtones se lèvent. Il faut aider les Améridiens à reprendre légalement leurs terres usurpées par les cow-boys, et alors le colosse aux pieds d'argile s'écroulera et ne polluera plus le monde, ne l'ensanglantera plus.

 

Demain, je vous prépare un article sur l'actualité, comme d'habitude du politiquement très incorrect et dérangeant. Et dans quelques jours, sortira mon premier livre (le roman) d'une série (en grande partie appuyée sur mes blogs, voire sur mes tweets). A bientôt, chantal dupille

 

Tags : Etats-Unis, Empire, impérialiste, Amérindiens, résistance

 

 

"Mission accomplished" : le désordre est partout !

monde-de-desordre-et-chaos"«Mission accomplished» : on se souvient de la déclaration bouffonne de «W.» Bush à bord de l’USS Abraham Lincoln à propos de la vertueuse libération de l’Irak. C’était le 1er mai 2003. Dix ans et un million de morts plus tard, le soldat Ryan s’est carapaté sur la pointe des pieds, laissant le pays à sa ruine et aux 800 morts mensuels de sa guerre civile. C’est que l’Oncle Sam avait d’autres fers au feu, dont le soutien des bouchers-djihadistes actifs en Syrie, parmi lesquels le fameux groupe de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui marche aujourd’hui sur Bagdad. Fameux bilan. Ajoutez à cela le bourbier afghan ; le ratage libyen ; les guerres larvées au Pakistan et au Yémen ou, enfin, la nouvelle guerre froide déclenchée en Ukraine, et vous aurez l’image assez fidèle d’une machinerie US productrice d’un chaos phénoménal qui se propage partout comme un feu de brousse.

 

 

Une phase éruptive


On se demande où tout cela va s’arrêter et, si cela ne s’arrête pas, où tout cela va conduire. Le bilan des 20 dernières années de leadership US laisse en effet pantois. A ce stade, ce n’est plus du leadership, c’est du massacre.


Tout se passe en effet comme si la machinerie du Système américaniste était soudainement entrée dans une phase éruptive, avec surproduction d’un chaos et d’un désordre au demeurant parfaitement conformes à son essence. On dirait un phénomène de saturation chimique, où la densité du mal accumulé au cœur du Système est devenue telle qu’il ne peut plus être contenu et qu’il déborde, se nourrissant désormais de lui-même, incontrôlable.

 
Toutes les magouilles, les saletés, les trahisons et les crimes perpétrés bien évidemment au nom des valeurs indépassables que l’on sait remontent à la surface et éclatent partout, comme de bulles de magma, obligeant le Système aux volte-face et contorsions les plus spectaculaires pour échapper aux éclaboussures et, ainsi, tenter de «perdurer dans son être».

 

 

Contorsions-Système


Si elle n’impliquait des océans de sang, l’affaire en serait presque comique.

Ainsi, après que Washington eu soutenu l’EIIL via ses alliés turcs et saoudiens pour taper sur Bachar el-Assad et contrer l’influence de l’Iran chiite en Irak, voici que le monstre a échappé au contrôle de ses maîtres et tente d’établir désormais un Etat islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie.


Sur les deux théâtres d’opérations, la stratégie de Washington vient donc de virer au cauchemar.


En Irak, la seule option qui reste à la Maison-Blanche pour contenir la contagion djihadiste est désormais de s’appuyer sur Téhéran, au grand dam de l’Etat-voyou israélien et des monarques du Golfe qui voient avec effroi le retour au pas de charge de l’Iran comme gendarme régional incontournable.


Côté syrien, même constat : il va falloir composer avec Bachar el-Assad pour contrer autant que possible l’avancée de l’EIIL sur le front ouest, et du même coup réduire également l’hydre terroriste façonné par trois ans de soutien atlantiste aveugle aux clones d’al-Qaïda, avec ses hordes de combattants «étrangers» dont on sait qu’ils finiront par revenir porter le fer à domicile.


Tout le sel de l’affaire est qu’on voit mal comment Washington pourrait réussir à circonscrire ces nouveaux incendies sans le soutien de… la Russie.


Là encore, les contorsions s’annoncent spectaculaires et l’on se réjouit de voir les services de com’ de la Maison-Blanche à la manœuvre.

 

 

Une logique implacable

 

 

Tout le problème, c’est que les contorsions les plus extravagantes ne changeront rien au fait que le mal est là, constitutif du Système américaniste lui-même, et que donc rien ne pourra enrayer la logique destructrice engagée.


Toutes les manœuvres destinées à éteindre les incendies en cours ou à venir ne feront qu’en allumer d’autres, toujours plus improbables, toujours plus ravageurs, tout simplement parce le mal ne peut qu’engendrer le mal.


Sous l’impulsion du néolibéralisme dévastateur du Système américaniste, même les rendez-vous les plus festifs sont désormais devenus symboles de honte et d’injustice, comme cette Coupe du monde de football aujourd’hui synonyme de corruption et de prévarication, et pourtant sensée faire émerger une joie primesautière de la misère des favelas.


Il peut paraître hasardeux de tirer un parallèle entre la manipulation des groupes terroristes sur les théâtres d’opérations atlantistes et les malversations de la FIFA, et pourtant, nous pourrions tout aussi bien y ajouter les OGM, le triomphe des banksters ou les tentacules liberticides de la NSA, car le principe régissant cette «pollution» globale du monde est pour nous le même : un Système corrupteur par essence, destructeur par nature.


«W.» avait finalement raison, «Mission accomplished» : le désordre est partout !
Mais il signifie aussi l’accélération de l’effondrement d’un Système qui finira nécessairement par se dévorer lui-même".


Entrefilets.com, le 13 juin 2014

 

 

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Irak: la guerre contre la division...cherchez les empreintes de l’Arabie

 

arabie-saoudite.jpg

 

 

Sur ce site,

 

 

 

http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/06/16/mission-accomplished-le-desordre-est-partout/#more-24920

 

 

Indiens-tribus-map-2.jpg.

Résistance politique au colonialisme :

Vérités dérangeantes sur l’Amérique du Nord…


“Nous regardons vers le futur, comme cela représente une des toutes premières obligations qui nous incombe en tant que chefs, afin d’être sûr et de prendre chaque décision en relation avec le bien-être de la septième génération à venir… Qu’en sera t’il d ela septième génération ? Où l’emmenez-vous ? Qu’aura t’elle en héritage de nos actions ?”
~ Oren Lyons, Onondaga, Haudenosaunee ~

 

La Grande Paix sur terre !

 

Mohawk Nation News

 

18 décembre 2013

 

url de l’article original:

http://mohawknationnews.com/blog/2013/12/18/great-peace-on-earth/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Note: Pour mieux comprendre ce texte court mais très significatif tant sur l’explicite que sur l’implicite de la situation actuelle, nous allons expliquer paragraphe par paragraphe le phrasé employé par l’auteur Mohawk. Ce texte explique, avec un minimum de connaissance de la culture autochtone, le pourquoi les problèmes du monde d’aujourd’hui (liés à l’impérialisme anglo-américain) sont DIRECTEMENT liés à la persistance de la colonisation du continent des Amériques et en l’occurence de l’Amérique du nord, antre de la puissance colonialiste actuelle. (Résistance 71)

 


Le dollar US a commencé avec le vol des terres indigènes et des ressources ici sur l’Île de la Grande Tortue (NdT: L’Amérique du nord, ce qui est aujourd’hui le Canada, les Etats-Unis et le Mexique…). Personne ne nous a aidé à résister. Maintenant c’est devenu un problème mondial. Ceci aura bientôt  une fin !

 

 

 

Explication: La véritable raison de la guerre d’indépendance des 13 colonies contre la “couronne” britannique (à savoir la City de Londres et la Banque d’Angleterre) en 1776 est une raison monnétaire. Le roi d’Angleterre ayant refusé aux colonies le droit d’émettre leur propre monnaie. Dès l’indépendance gagnée sur l’empire britannique, les colonies nouvellement indépendantes s’empresserent de briser tous les traités avec les autochtones établis par les Anglais afin d’étendre les territoires vers l’Ouest. Par traité, qui ne fut jamais brisé sous la domination britannique (même si cela n’aurait bien sûr pas duré), les colons s’étaient engagés à ne jamais bouger à l’Ouest des montagnes Appalaches. La jeune “Amérique” brisa cet accord dès le départ pour piller, assujettir plus de territoires afin de permettre à plus de colons de s’installer (ceci s’est répété dans l’ère moderne avec la Palestine et la colonisation sioniste de territoires pas à pas usurpés…) et ainsi de se renforcer. La loi canon et ses bulles papales de 1455 et 1493 sont les fondements du droit civil et romain nord-américain. Les cours suprêmes des Etats-Unis et du Canada ont rendu des décisions incorporant la notion fondamentalement raciste et hégémonique que toute terre non chrétienne était déclarée “terra nullius”, vide de tout occupant et devait être saisie au nom du pape et de ses représentants royaux. Le système légal colonial est fondé sur la loi canon qui demande la saisie des terres non chrétiennes et la mise en “esclavage perpétuel” (termes exacts de la bulle) des populations les occupant. Cette main-mise illégale et coercitive sur des terres et ressources au nom d’une doctrine raciste ecclésiastique dite “de la découverte” a amené le monde à a situation actuelle. L’empire anglo-américain a pu développer sa puissance au fil du temps en monneyant contre crédit des ressources territoriales qui ne lui appartient aucunement et qu’il a de facto volé en perpétuant l’héritage de la doctrine de la découverte comme stipulé dans les bulles papales datant du XVème siècle ! Par extension, l’empire s’est développé de manière incontrôlé et les problèmes du monde actuel sont enracinés profondément dans cet état de fait. Cela peut se finir bientôt, dans la mesure où les nations autochtones possèdent le potentiel légal de forcer à la répudiation des bulles pontificales qui sont la base du système légal et de la propriété sur les territoires des Amériques. Si la base légale s’effondre, l’empire territorial s’effondre et l’empire n’a plus de justificatifs pour continuer l’emprunt faramineux pour se financer. La territorialité de cet empire est totalement fictif. Les oligarques le savent, une partie des Indiens des Amériques le sait et ce n’est pas du tout un hasard s’il y a eu récemment un “remplacement” de pape au Vatican: L’ancien pape avait trop de “casseroles au cul”, il a été remplacé par un jésuite, c’est à dire que le Vatican est passé en mode de guerre. Les fondements du système  sont sous attaque et l’oligarchie usurpatrice sait que là réside le nerf de cette guerre pour l’hégémonie et va les défendre coûte que coûte. 


La seule entrave à la paix sur terre est le groupe des 13 familles du crime connu aujourd’hui sous le nom des “banquiers”. Lorsque vous suivez les grandes racines de l’arbre albino jusqu’à leur source, la formule pour vivre dans une paix durable et viable vous y attend. Brûler du tabac, regardez la vidéo et suivez les racines albino…


 Michael Rivero. “All Wars Are Bankers Wars”.


Explication:  Le monde de la finance et du gros business transnational est contrôlé pas à pas, petit à petit depuis le XVIIIème siècle par 13 familles : Astor, Bundy, Collins, DuPont, Freeman, Kennedy, Li, Onassis, 
Reynolds, Rockefeller, Rothschild, Russell, and Van Duyn. A celles-ci viennent se greffer les familes royales européennes et les 8 banques qui contrôlent la réserve fédérale américaine et qu’on retrouve en fait aux manettes de tout le système tentaculaire des banques centrales, géré depuis la Banque des Règlements Internationaux (BRI) dont le siège est à Bâle en Suisse:
Rothschild Banks of London and Berlin, banquiers de la reine Victoria
Lazare Brothers Banks of Paris
Israel Moses Seif Bank of Italy
Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
Lehman Brothers Bank of New York
Chase Manhattan Bank of New York 
(Rockefeller)
Kuhn, Loeb Bank of New York
Goldman, Sachs Bank of New York


Ces familles contrôlent la “couronne” qui n’est pas la famille royale britannique, mais la City de Londres et la Banque d’Angleterre, qui est une entité privée comme toutes les banques centrales.


Toutes les guerres depuis disons au moins l’ère napoléonnienne sont faites pour et par leurs leurs intérêts (il a été établi depuis longtemps que la banque Rothschild de Paris prêtait à Napoléon, tandis que la banque Rothschild de Londres prêtait au rival, le duc de Wellington…)


Selon la loi de la Grande Paix de la nation Haudenosaunee (Confédération Iroquoise), les armes de la guerre sont enterrées sous le grand pin blanc de la paix, dont les racines se ramifient dans les 6 nations et au delà. Si des personnes ou des nations désirent vivre en paix sous les auspice de la constitution iroquoise (Kaiaera:kowa), ils peuvent remonter et suivre les racines et trouver refuge sous l’arbre de la paix et y vivre en harmonie, comme un en esprit. Le Wampum devenu drapeau de la confédération iroquoise symbolise les 5 nations originelles reliées entre elles et soudées à l’arbre de la paix en son milieu, symbolisé géographiquement par la nation Onondaga, qui se situe au centre de la “longue maison” de la confédération et dépositrice, gardienne, du feu permanent du conseil des nations..


Avant toute action déterminante ou avant tout évènement important, il est de coutume pour bien des nations autochtones de faire l’offrande du tabac, qui est une plante sacrée. Certaines nations brûlent du tabac, d’autres le fument (calumet), d’autres encore font déposer une petite quantité de feuilles de tabac séchées sur le lieu de la cérémonie par le ou les shamans. Une fois fait et le message compris, tout à chacun est libre et bienvenu de suivre les racines du pin albino et venir trouver refuge en l’esprit commun de la grande paix sous les auspices de la loi de la grande paix (constitution haudenosaunee). ==


Notes: Les terres et ressources de l’Île de la Grande Tortue ont été déclarées parcs et propriétés privés de manière frauduleuse et ont été faussement listées dans l’inventaire de la grande entreprise commerciale (que sont les Etats-Unis, le Canada et le Mexique). L’illusion continuera aussi longtemps que ses sujets le permettent dans leur esprit. La résistance indigène est leur plus grande peur parce que tout le monde attend de pouvoir suivre leurs “Indiens”.

 

Explication: Comme nous l’avons dit plus haut, le système légal canadien et états-unien a pour référence de base, incorporé dans la loi civile et foncière, le droit canon et la doctrine suprémaciste et raciste de la “découverte”, englobé dans les bulles pontificales Romanus Pontifex de 1455 et Inter Caetera de 1493. Le droit foncier, le droit de propriété canadien et états-unien est basé, reconfirmé par des décision des cours suprêmes respectives, sur une doctrine datant du XVème siècle, stipulant clairement que toute terre non possédée par des chrétiens devaient être saisies au nom du pape et de dieu et tous les peuples païens vivant sur ces terres devaient être réduits à l’état “d’esclavage perpétuel” selon les propres mots de la bulle du pape Nicolas V de 1455. Par héritage, les terres sont passées aux familles royales sous responsabilité papale, même la royauté anglicane britannique, puisqu’il faut bien savoir que la banque du Vatican est un gros actionnaire de la City De Londres, de fait historiquement, la dite City de Londres est sous responsabilité du Vatican et du pape. La soi-disante scission entre les églises “catholique” et “protestante” n’est qu’un leurre de plus, car les tenants financiers des églises demeurent liés à la banque du Vatican toute puissante. Les pays connus sous le nom d’Etats-Unis et de Canada ne sont en fait que des entités commerciales, l’entreprise Canada a été de fait enregistrée en tant que corporation à Wahington DC en juillet 1867. Le Canada est une “entreprise/corporation” dépendante de la loi de l’amirauté britannique et n’est pas un pays en tant que tel.
De fait, la loi sur l’Amérique du Nord Britannique (connue sous le vocable de BNA ou British North America Act) de 1867 n’a pas été per se la naissance de l’indépendance du Canada comme on veut le faire croire, mais ce ne fut que l’incorporation formelle de l’entité entrepreneuriale “Canada” et de son gouvernement fédéral, une entité commerciale qui est la propriété légale de la couronne britannique, c’est à dire de la City de Londres (Banque d’Angleterre et ses familles de contrôle + Banque du Vatican). Le premier ministre canadien n’est que le de facto PDG de l’entreprise Canada qui ne rend de compte qu’à ses maîtres de la City de Londres. La Banque du Canada est propriété de la “couronne”, c’est à dire de la City de Londres et de la Banque d’Angleterre.


“L’illusion demeurera” tant que les peuples colonisés et ceux qui ont été lobotomisés comme colons le permettront. Les nations autochtones détiennent la clef de ce nœud gordien, car elles peuvent véritablement si elles retrouvent une unité, faire annuler les bulles, forcer le Vatican à renier son abject dogme et ainsi de facto retirer le tapis de dessous les pieds de l’oligarchie, privant ainsi légalement l’empire de sa “terre” usurpée depuis plus de 500 ans. Ceci ne pourra se produire qu’avec le soutien des peuples “colons”, libérés du voile de l’ignorance et s’engageant dans une véritable réconciliation et en honorant les traités, notamment le traité père de tous les autres, celui du traité Wampum à deux rangées, le seul permettant une cohabitation harmonieus, juste et pacifique entre différentes nations sur un même territoire.


A titre indicatif, nous l’avions déjà mentionné sur ce site, voici le numéro d’entegistrement de l’entreprise “canada” à Washington DC en juillet 1867: 0000230098 CANADA DC SIC: 8880 American Depositary Receipt. Business Address Canadian Embassy 1746 Massachusetts Ave., NW, Washington, DC 20036. ==

 

Proverbe Cree: “Vous n’héritez pas de la terre de vos parents. Vous l’empruntez à vos enfants  jusqu’à la 7ème génération.”


 “Le pouvoir est le peuple et non pas l’argent ou la guerre. Montons le ton de nos voix qu’ils puissent nous entendre. Grondons. Assez du meurtre de notre propre famille. Donnons naissance à la paix ; parce que nous sommes tous partie-prenante de tout cela, nous les peuples de la Terre-Mère.”

http://www.youtube.com/watch?v=y71MBDGe-Ik

 

(..)

Grande Loi de la Paix ~ Un plat, une cuillère ~
Documentaire, durée: 1h16
2009

"Dans ce documentaire vous trouverez la vérité. Rappelons-nous que nous ne sommes que des invités, ici, en Amérique du Nord sur cette terre et que les peuples se doivent d’être respectés si le changement vers une nouvelle ère d’Amour et de Paix pour toute vie dois se produire. Le mauvais Karma que nos ancêtres ont créé en venant ici d’Europe et dont nous souffrons tous maintenant doit être corrigé une fois pour toute partout sur cette terre…
Seulement au travers d’une décolonisation efficace et non pas au travers de cette farce créée oar nos gouvernements, pourrons-nous trouver justice pour toute vie et voilà pourquoi nous devons marcher main dans la main avec nos frères et sœurs autochtones pour obtenie un bonne décolonisation de la part d’un système de gouvernement pour tous en Amérique du Nord… Dites OUI à une décolonisation correcte, Dites OUI à la liberté !! Appelez pour un referendum sur la décolonisation" = Confédération Haudenosaunee 2007 pour une attention et une éducation publique =
Traduit de l’anglais par Résistsnce 71

 

 

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[…] article est à mettre en relation directe avec deux de nos articles publiés récemment, ici et ici. Attaquer l’empire, c’est attaquer ses piliers idéologiques et financiers. C’est […]

 

http://resistance71.wordpress.com/2013/12/19/resistance-politique-au-colonialisme-verites-derangeantes-sur-lamerique-du-nord/

 

 

 indiens-250px-Charles_Deas_A_group_of_Sioux.jpg

 

 

Sur ce site, d'autres articles sont à lire :

 

 

Voici ce qui terrifie l’oligarchie étatique…

… Et pourquoi, à chaque fois que les peuples ont fondé et entretenu ce modèle politique égalitaire et progressiste, tous les états, quelle que soit leur forme, se sont ligués pour l’anéantir. Il suffit de regarder l’histoire: La Commune de Paris (1871), les grèves générales expropriatrices italiennes de 1920, Cronstadt 1921, communes espagnoles entre 1878 et 1939, révolution espagnole 1936-39. Cette dernière est absolument édifiante dans son  unicité, puisque pour venir à bout des communes anarchistes de Catalogne, D’Aragon et d’Andalousie, il aura fallu une sainte alliance étatique des fascismes nationalistes italien et allemand sous Mussolini et Hitler, du communisme d’état (fascisme rouge du capitalisme d’état) sous Staline, de la complicité d’une république "modérée", la France et d’une monarchie constitutionnelle (La Grande-Bretagne), preuve s’il en fallait encore une, que les soi-disants "ennemis extrêmes" s’allient pour lutter contre le seul modèle politico-social qui annihilerait la société parasitique capitaliste inégalitaire et coercitive d’état: La (con)fédération des communes libres.

Résistance politique: Les voix indigènes montent…

Du Mexique au Canada en passant par le pays du goulag levant et l’Amérique Latine. L’avenir de l’humanité passe par le soutien des mouvements et conseils autochtones des Amériques par les occidentaux libérés de l’idéologie colonialiste mortifère. Victor Hugo, sympathisant des révolutionnaires de 1848, de la Commune de 1871 et des idées anarchistes (il dédicaça […]

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Colonialisme en Palestine occupée: Lutte de libération au même titres que les nations autochtones des Amériques… 

La similitude entre le colonialisme européens des Amériques et le colonialisme juif de la Palestine est de plus en plus frappante ; il puise ses racines dans un racisme et une idéologie suprémaciste profonds. Le colonialisme et son idéologie sous-jacente est le fléau dont l’humanité doit se débarrasser… De la "doctrine de la découverte" chrétienne […]

 

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ONU : Une machine à asservir les peuples 

En Afrique, le sionisme ou la mort ?

En Afrique, le sionisme ou la mort ?  
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IRIB-Les Africains devraient se méfier, mais le feront-ils ?

Le talmudo-racialo-escroc Avigdor Lieberman, estampillé ministre des Affaires étrangères d’Israël, se trouve cette semaine en tournée pré-colonisatrice en Afrique. Au programme, une dizaine de pays dont le Rwanda, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya et la Côte d’Ivoire.

« Nous faisons face à des défis similaires, j’exprime ma solidarité », a balancé Avigdor au président kényan, au sujet du terrorisme, avant d’en appeler sans rire à une « accélération de la coopération en matière de sécurité ». Façon à peine voilée de prévenir les pays Africains que pour protéger leurs populations, ils ont sévèrement intérêt à acheter du matos «Made in Israël». Bonne nouvelle, une cinquantaine de patrons israéliens sont montés dans l’avion. S’il y a un petit billet à faire…

Et puis, si jamais la coûteuse camelote israélienne ne sert pas à la lutte antiterroriste, les gouvernements africains pourront toujours l’utiliser… cette fois-ci contre leurs populations, pour mieux contrôler les frontières et réduire le flux grandissant d’immigrés africains déboulant sur le sol israélien. Ça arrangerait vraiment Lieberman qui aime bien les Africains quand ils restent chez eux et qu’ils consomment israélien.

L’Afrique est bien une terre promise pour Israël, dont les exportations subsahariennes ont quadruplé ces dix dernières années, pour atteindre en 2013 près d’un milliard et demi de dollars*. La menace grandissante du boycott international contre les entreprises israéliennes opérant dans les colonies de Cisjordanie impose aussi de trouver de nouveaux terrains de chasse.

Le safari business d’Avigdor, ancien portier de boîte de nuit reconverti sur le tard dans le nettoyage ethnique et les solutions très finales pour les Palestiniens, est donc un voyage d’affaires peinturluré de lutte contre la terreur, c’est pratique et ça fait toujours son effet.

L’homme qui frappe les enfants de douze ans – Lieberman a été condamné pour violences sur mineur en 2002 – mais qui est trop rustre pour apprécier la finesse de l’éducation prussienne, a quand même quelques arrières pensées politiques, il n’y a pas que le pognon non plus. Il y a aussi le sionisme, merde !

La mission est claire, il s’agit ni plus ni moins que de décrocher pour Israël un statut de membre observateur au sein de… l’Union africaine (UA). C’est-à-dire un bureau de vente d’armes israéliennes disponible en permanence pour les chefs d’Etat africains. C’est alléchant…

« Israël entend retrouver sa place en Afrique », a même lâché le porte-parole d’Avigdor. Il n’a pas tort car son pays était membre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’instance qui a précédé l’UA. Et Israël n’est jamais parvenu à intégrer la nouvelle organisation fondée en 2002, en raison d’un obstacle de taille qui s’est dressé sur sa route messianique : la Libye du colonel Kadhafi.

* source: IAESI (Israël Export & International Cooperation Institute)

http://diktacratie.com
http://french.irib.ir/component/k2/item/329534-en-afrique,-le-sionisme-ou-la-mort?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter
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Iran_versus_USA_attaques_d_autres_pays-99b0d.jpg.

 

90 % de décès dans toutes les guerres sont des civils
et les États-Unis ont lancé 201 sur  les 248  conflits armés  
depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

 

warcrime.jpg.

 

 

Et ces perles !

 


L’EIIL fait son apparition en Arabie !!

(effet boomerang !)


 

 

"Il n'y a actuellement aucune preuve

que les trois enfants juifs aient été enlevés"

Ban Ki-moon.

(NB : "les enfants israéliens doivent vivre en toute sécurité

sans craindre pour leur vie", pas les Palestiniens !)


http://alyaexpress-news.com/2014/06/onu-il-n-y-a-actuellement-aucune-preuve-que-les-trois-enfants-juifs-ont-ete-enleves/?cb=08337452078898777

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:37
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 00:02

 

 

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Introduction à cette parution,

par Chantal Dupille


 

Qu'est devenue la France ? Qu'est devenue la Patrie des Droits Humains ? Un humoriste qui se moque de tout même des Juifs, même de Valls, est traîné en Justice, chassé de son Théâtre, sa famille reçoit des menaces de mort, etc. Où va-t-on ? Mais ça ne s'arrête pas là ! Un Candidat aux Européennes est interdit de médias et de fiche Wikipedia en France, ostracisé, diffamé,  parce qu'il plaide pour la sortie de l'UE ! Ainsi, on peut parler de changer l'Europe (alors qu'elle ne pourra jamais changer car il faut l'unanimité des pays la composant), mais surtout pas de sortir de l'Europe ! Ou les vrais débats sont interdits, ou ils sont truqués comme sur C dans l'Air ou sur France24. Nous devenons la honte de l'Europe ! Et dans le monde entier, on se moque de nous, de nos dirigeants ("Flanby", Fabius "Le Ministre des Affaires Etrangères d'Israël", etc), de nos médias devenus pire que les berlusconiens (parce qu'orchestrés par des sayanim), de notre brillante diplomatie gaullienne devenue supplétive des basses besognes d'USraël en s'appuyant sur les pires terroristes, de notre refus de laisser se poser sur notre sol l'avion en perdition du Président socialiste Moralès, ou encore de notre bellicisme outrancier, stupide, dangereux, vis-à-vis de la Syrie, de la Russie, etc.


 

censure-crif-licra-france.jpg

 

Mini dossier sur une France à la dérive.... et qui, orchestrée par des fanatiques agents d'USraël (de Sarkozy à Hollande en passant par BHL, Fabius, Kouchner, Valls..), risque un jour de payer très cher ses choix fous si une guerre mondiale éclate. Ainsi, la Russie visée ne nous pardonnera pas notre acharnement à la perdre (1) : Et elle possède les armes les plus redoutables de la planète, même des sous-marins furtifs (invisibles, se promenant face aux Etats-Unis !), et elle menace de réduire en cendres radioactives l'Amérique si elle est attaquée (2)...

 

Il est temps de réagir !

 

Chantal Dupille

 

(1) Comment la Russie nous voit :

Journal hebdomadaire21 avril 2014 

www.prorussia.tv/Journal-hebdomadaire-21-avril-2014_v876.html
21 avr. 2014 - Bienvenue pour cette nouvelle édition du journal télévisé de ProRussia.tv. Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente les ...

Journal hebdomadaire – 28 avril 2014 / Édition spéciale ... 

www.prorussia.tv/Journal-hebdomadaire-28-avril-2014-Edition-speciale-...
Il y a 3 jours - Journal hebdomadaire – 28 avril 2014 / Édition spéciale consacrée au 2e Colloque Franco-Russe ... Journal hebdomadaire21 avril 2014.

 

 

(2) La Russie est capable de réduire les USA en "cendre radioactive".

 

 

 

 

 

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Dieudonné

Dieudonné


La France est en pleine dramaturgie ! J’ai ouï-dire, de la bouche de ceux qui ne sont jamais allés voir Dieudonné sur scène, que, l’humoriste faisait de ses spectacles, des attaques contre les juifs. Un mensonge mille fois répété mais, qui ne passe plus/pas. Oui, avec des associations comme l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), c’est plutôt l’inverse qui se produit.  Nous sommes, en France, en plein délire. J’avoue que là, on atteint même le fond comme avec la quenelle. Est-ce fait exprès pour favoriser la montée de l’antisémitisme ? Parce que, à cette allure, tous les humoristes devront montrer patte blanche avant de monter sur scène. Il y a un recul évident de la liberté d’expression en France et ces gens-là y contribuent. Ce sont des pompiers pyromanes ces mamamouchis. Ils deviennent de vrais dangers pour la République, contrairement à ce qu’ils affirment urbi et orbi. Accrochez-vous.


Au delà du côté comique des nouvelles actions médiatiques de l’UEFJ, on se demande bien qui peut leur donner le droit de censurer ou de demander de censurer à tout va, une seule et unique personne. Oui, l’UEJF a assigné ce mardi Dieudonné pour demander à la justice d’ordonner à l’humoriste de talent, de retirer une vidéo vue plus de deux millions de fois sur YouTube. En attendant la décision du juge des référés, qui interviendra le 6 juin prochain, l’UEJF aurait obtenu le retrait de la vidéo (en dessous) à titre conservatoire. Cette cabale devient insupportable et surtout, elle est contre-productive. Il est vrai que, plus c’est gros plus ça passe mais là, ils ne peuvent tromper personne. Après, les mêmes vont jouer les vierges effarouchées quand l’humoriste leur répondra à sa façon. On ne peut éternellement se positionner en victime des attaques d’un homme alors alors qu’on oeuvre à sa mort sociale. Dans quel monde vivons-nous ?

 

En gardien autoproclamé du temple de la rectitude morale, plus prosaïquement de la  liberté d’expression, l’UEJF, dont on se demande bien quel est son pouvoir, veut faire la loi, se substituer même à celle-ci. Alors que ce sont nos impôts qui financent ce machin, il dit  craindre de «nouveaux propos racistes ou antisémites» dans  le prochain spectacle de Dieudonné, qui sera joué dès le 26 juin prochain au théâtre de la Main d’Or, si l’humoriste n’est pas expulsé par la justice à la demande des propriétaires des lieux le 27 mai prochain. Mais la suite est plus cocasse. Il ne reste plus que cette association croqueuse de diamants n’aille sur les planches pour faire son show. L’excès ne peut provoquer que les excès. Personne n’est dupe et comprend que cet acharnement abscons est probablement dû à la couleur de peau de l’humoriste… 


Ce n’est surtout pas une blague, accrochez-vous ! C’est un fait sans précédent, semblable à la censure et/ou interdiction à-priori, avec la violation flagrante des institutions étatiques comme le fit l’actuel premier ministre Manuel Valls, avec le Conseil d’Etat. En effet, l’UEJF demande que lui soit communiqué le texte du nouveau spectacle de Dieudonné intitulé «Incitation à la haine». Au nom de quoi ? En tant que qui ? Mandaté par qui ? Demain, n’exigeront-ils pas que la police se substitue aux vigiles et demande des papiers à tous les fans de l’humoriste qui viennent voir son spectacle ? Franchement, cet acte relève de la dictature la plus abjecte qui soit. Toujours dans le sarcasme, l’humoriste leur a répondu sur ce ton, un tantinet provocateur et toujours mâtiné de son humour corrosif: «Ils auront un texte qui sera peut-être pas tout à fait le texte définitif (…) jusqu’au soir de la première il peut y avoir des surprises». Une façon de les renvoyer à leurs chères études. 


Ces clowns n’ont rien compris. Un spectacle peut évoluer. C’est comme la connaissance, il n’est pas figé, rien n’est mécanique et par conséquent, l’humoriste, qui déclare que ce nouveau spectacle est co-écrit avec plusieurs plumes peut leur envoyer un texte complètement loufoque, aux antipodes de son prochain spectacle. Bien sûr, pas par peur, le courage de l’homme ne peut se démentir, mais pour se moquer de ces humoristes du dimanche. Franchement, mais où sont donc les juifs de France pour dire NON à ces gens qui parlent en leur nom et font monter l’antisémitisme ? Je n’arrive vraiment pas à comprendre ce silence assourdissant. Comment peut-on laisser sévir ce genre d’arnaqueurs ? Je n’arrive pas à comprendre cette lâcheté face à l’argutie de ces gens qui fragilisent encore un peu plus la communauté juive de France, surtout, avec des combats de pacotille…


Publié par : http://allainjules.com/

 

DIEUDONNE. Pour qui se prend l’UEFJ ou le pompier pyromane de l’antisémitisme ?

 

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Sur ce blog,

 

 

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Elections européennes :

 

Censure si l'on demande la sortie de l'Europe !

SCANDALE désinformation, censure en France : Le CSA saisi de manquements


Les troublantes censures d'un candidat gênant car il propose de sortir de l'UE

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conspirationnistes-ou-moutons.jpg

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De l'humour aux persécutions, des Dragonnades au déni de Nantes

 

La République des censeurs ». Entretien avec Jean Bricmont

 

Interview avec Jean Bricmont - Silvia Cattori 

 

Jean Bricmont sur Dieudonné, Caroline Fourest et Taddéi ..

 

 

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Par Diana Johnstone
La Bonne et la Mauvaise Haine
Remarques sur un livre qui risque d’attirer la haine des bien-pensants : La République des Censeurs, de Jean Bricmont (L’Herne).
29 avril 2014

La censure en France ? Il y en a si peu. Seulement contre les mauvaises pensées. Donc si vous êtes contre la censure, vous êtes forcément pour les mauvaises pensées, n’est-ce pas ?

 

Il y a quelques quarante ans, au moment du scandale autour des déclarations de Robert Faurisson contestant l’existence des chambres à gaz, l’intelligentsia de gauche en France a souscrit à ce type de raisonnement en condamnant Noam Chomsky pour avoir soutenu le principe de la liberté d’expression en général et celle de Faurisson en particulier. Jean Bricmont, alors professeur de physique à l’université de Princeton aux Etats-Unis, y avait pris connaissance de l’importance de Chomsky dans la vie intellectuelle de notre époque. Traducteur et commentateur de l’œuvre de Chomsky, Bricmont fut scandalisé de voir le célèbre linguiste traité comme un paria en France. Ce petit livre est le produit de sa réflexion sur une attitude liberticide dans le domaine des idées qui pendant quatre décennies n’a cessé de peser sur la vie politique et intellectuelle en France.

 

Les lois actuelles de censure prennent la forme d’amendements à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Curieusement, elles ne s’appliquent pas qu’à la presse et limitent plutôt que renforcent la liberté. Pour le premier, dit loi Pleven (1972), il s’agit de punir « l’incitation à la haine raciale ». Le deuxième, dit loi Gayssot (1990), inspiré par la difficulté qu’il y avait à faire taire Faurisson, punit toute contestation des crimes contre l’humanité condamnés au Tribunal de Nuremberg (1945-46) – en pratique, il s’agit de la contestation de l’utilisation de chambres de gaz homicides dans l’extermination des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

 

Se vantant d’être « la patrie des droits de l’homme », la France d’aujourd’hui s’estime protégée de la diffusion de mauvaises pensées par ses sentinelles de la bien pensance. Ce sont des associations, auto-promues à travers leurs propres statuts en combattantes contre le racisme, qui sont dotées par les lois Pleven et Gayssot du privilège de porter plainte contre les fauteurs de méchantes idées. Le plus zélé de ses anges gardiens s’appelle la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), suivi du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP). Du seul fait de leurs bonnes intentions affichées, elles peuvent porter plainte contre tout individu qu’elles estiment responsables d’infraction à ces lois en demandant dommages et intérêts. Les victimes n’étant pas des individus mais des groupes identitaires qui pourraient se sentir lésés, ces associations peuvent aller au tribunal et demander de l’argent pour le tort que les hypothétiques (mais absentes) victimes authentiques auraient subi.

Ces associations ne cessent de dénoncer « la haine », mais leur tâche n’est pas de l’abolir, mais de cibler la mauvaise haine, de la dénoncer, et si possible de la faire payer.

 

Pourtant, le petit livre de Jean Bricmont montre, en donnant des exemples, que parmi toutes les « haines » propres à la condition humaine, celles qui sont poursuivies par les lois de la République manquent souvent d’envergure. A lire la loi, on imagine des démagogues appelant aux pogroms ou aux lynchages, mais ce gibier est rare, ou plutôt inexistant. Il ne s’agit jamais de faits de cette nature (car l’appel au meurtre est déjà criminel). Au palmarès de nos associations inquisitrices on trouve des plaisanteries de mauvais gout, des procès d’intention, des malentendus, des vendettas politiques et surtout l’exercice de « deux poids, deux mesures ». Beaucoup de poursuites tournent court, mais même acquittés, les accusés y ont perdu du temps, de l’argent et souvent un peu de leur bonne réputation.

 

La lutte contre « la haine » engendre sa propre haine : la haine contre tous ceux qui sont accusés de haine. On n’a qu’à suivre les mouvements de physionomie de notre nouveau premier ministre pour la voir en temps réel. Les censeurs de la République n’abolissent pas la haine, mais ils créent la distinction entre la bonne et la mauvaise haine.

 

Purifiée de la mauvaise haine, la France et les Français sont libres de haïr, d’abord, tous ceux qui sont accusés de haine, et par amalgame, tous ceux qui sont censés leur être proches, les gens de droite, promus en « fascistes » pour l’occasion, les souverainistes soupçonnés de « nationalisme » donc de la « haine des autres », tous ceux dont l’attitude équivoque risque de cacher des attitudes nationalistes, racistes, fascistes, « conspirationnistes »…

Si, comme Jean Bricmont, qui n’a jamais dit un mot contre les juifs, vous demandez qu’on définisse avec clarté le terme « antisémite » avant de l’utiliser pour porter des accusations, ou vous appelez à « libérer la parole » sur Israël, vous risquez de trouver sur votre bio de Wikipédia des épithètes diffamatoires qui ne feraient pas bonne impression si vous postulez à un emploi. Ce phénomène n’encourage pas le débat libre.

 

Dans les rares cas où l’on ose critiquer Jean Bricmont pour sa défense de la liberté d’expression au lieu de le traiter en crypto-Nazi, on a tendance à interpréter son argumentation comme une « défense du système américain », ce qui la réduit à une sorte de folklore : les Amérloques sont bizarres, ils laissent tout le monde dire n’importe quoi. (N’oublions pas qu’il ne s’agit ici ni de diffamation d’individus, ni d’appels à des actions illégales, qui sont réprimés de toute façon, mais d’opinions et d’idées générales.)

 

La liberté d’expression, comme Bricmont le montre, n’est aucunement une excentricité venant d’outre-Atlantique. En réalité, les Etats-Unis, dont les pères fondateurs étaient fort influencés par les Lumières, en particulier françaises, ont inscrit la liberté d’expression comme le premier des droits des citoyens dans la liste des amendements dite « the Bill of Rights » adoptée à leur Constitution en 1791, lui donnant ainsi une importance certaine : « Le Congrès ne fera aucune loi accordant une préférence à une religion ou en interdisant le libre exercice, restreignant la liberté d’expression, la liberté de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement et d’adresser à l’État des pétitions pour obtenir réparation de torts subis. »

 

La censure et la guerre


Pourtant, aux Etats-Unis comme ailleurs, ce principe a été violé, surtout en temps de guerre. Ce fut notamment le cas dans la persécution d’opposants à l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre Mondiale, qu’il s’agisse de socialistes ou d’Américains d’origine allemande (ou les deux), où à l’occasion de grandes hystéries anti-communistes à l’issue des deux grandes guerres du vingtième siècle. Dans les années soixante, le principe de liberté d’expression a été réaffirmé par la Cour Suprême, et – contrairement à la France – bénéficie toujours du soutien des esprits critiques qui savent qu’ils seront les premières victimes de la censure. Mais dans les Etats-Unis bellicistes d’aujourd’hui, ce principe est menacé de nouveau.

 

Les juristes français sont presque unanimes à condamner la loi Gayssot, qui perdure pourtant. Baser la seule loi de censure punissant la contestation d’un fait historique sur le Tribunal de Nuremberg est curieux pour plusieurs raisons. Laissant de côté le problème d’un « tribunal des vainqueurs », ou du jugement rétroactif, les jugements de ce tribunal suivirent de peu les faits, précédant tout travail véritable d’historiens, comme on constate en lisant le livre de Bricmont. Mais ce n’est pas le seul paradoxe. Si la lettre du jugement de Nuremberg fut nécessairement rapide et incomplète, l’esprit en était clairement énoncé dans le jugement final 30 septembre 1946 : « Déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international : c’est le crime international suprême ne différant des autres crimes de guerre que du fait qu’il les contient tous. »

 

L’esprit du jugement de Nuremberg est que le crime fondamental est le crime contre la paix. Les autres crimes, commis à l’intérieur de la guerre, les atrocités et tous les crimes contre l’humanité, en sont le produit et le résultat. Il est remarquable que le zèle de préserver « la mémoire » du mal à éviter, si fort en ce qui concerne certains crimes produits par la guerre, ou plutôt un seul de ces crimes, ne s’applique pas du tout à la mémoire de la leçon principale de Nuremberg : la condamnation du crime consistant à déclencher la guerre, considéré comme la source de tout le mal qui en découle.

 

Au contraire, on se focalise sur les crimes commis à l’intérieur des guerres, de façon, d’abord, à faire comme si la guerre pourrait être innocente, si on en faisait respecter les lois. Et ensuite, à faire comme si la guerre pouvait être nécessaire pour empêcher les crimes qui pourraient être commis par un hypothétique « nouvel Hitler ». Ainsi la lutte contre la mauvaise haine, la haine « raciste », est instrumentalisée pour attiser la bonne haine contre ceux que les médias et les dirigeants de l’Occident vertueux accusent d’être des dictateurs qui voudraient « massacrer leur propre peuple ». Innocente de la mauvaise haine, on était libre de haïr Milosevic, et ainsi de faire la guerre contre son pays, allié traditionnel de la France, qui n’avait ni attaqué ni menacé aucun membre de l’alliance qui a bombardé et dépecé la Serbie.

 

On était libre de haïr Kadhafi, jusqu’à se réjouir de l’assassinat barbare du vieux Bédouin qui avait enrichi beaucoup plus qu’il n’avait « tué » son peuple.

 

On est libre de haïr Bachar el Assad au point de donner une caution politique aux djihadistes fanatisés, y compris parmi la jeunesse française, qui partent pour participer dans la décapitation d’hérétiques.

 

Aujourd’hui cette « bonne haine » est en train de reproduire la haine d’il y a exactement un siècle, à l’époque dirigée contre l’Allemagne et le Kaiser, une haine de masse, orchestrée par l’Etat et les médias qui lui font écho, la haine de tout un pays, présenté en ennemi, et son dirigeant diabolisé. Dans tout l’Occident, et surtout aux Etats-Unis chef d’orchestre, la bonne haine vertueuse, celle qui précède et accompagne les grandes guerres, est dirigée aujourd’hui contre Vladimir Poutine et la Russie – qui par ailleurs ne nous ont rien fait de mal.

 

Il n’y a aucune loi contre « l’incitation à la haine » d’un pays tout entier ni de son dirigeant, même si cette haine-là est basée sur des mensonges et pourrait mener à une guerre catastrophique. Au contraire, la censure existant en France contribue à un conformisme propice à l’acceptation des haines officielles qui peuvent mener au pire.

 

Le petit livre de Jean Bricmont éclaire la réalité de la censure à la française, qui est minable dans son fonctionnement mais néfaste dans son esprit. Le lire est une invitation au réveil de l’esprit critique, qui en a vraiment besoin.

 

Diana Johnstone
29 avril 2014

 

La Bonne et la Mauvaise Haine [Silvia Cattori]

 

Les corbeaux anonymes "anticonspis" et "antifas" sont les deux mamelles de la tartufferie intolérante :

 

 

 

Faux antifascistes et Indymedia Paris soumis au détecteur de mensonge

(Michel Collon)

 

Le mirage FN - Faux antifas - Wikipedia,neutre ? - "Dictateurs" - Négationnisme

 

 

Ils sont fous ces « antifas », par Etienne Chouard

http://www.cercledesvolontaires.fr/2013/05/28/ils-sont-fous-ces-antifas-par-etienne-chouard/

 

De plus en plus dingue et confus : des prétendus « antifas » dénoncent , avec ce courage très anonyme des corbeaux professionnels, les personnalités et mouvements suivants :

- Frédéric Lordon
- ATTAC
- Le Monde diplomatique
- Alain Gresh
- les Économistes atterrés
- Thomas Coutrot
- René Balme
- Reopen911
- la CGT
- Le Front de Gauche…

 

Le texte « antifa » (enfin, soi-disant antifa) que je reproduis ci-dessous répond à un article (formidable) de Frédéric Lordon que j’avais signalé ici :

F. Lordon : « Conspirationnisme : la paille et la poutre » – Jean Quatremer voit des complots partout

 

Cet article « antifa » est un collier de perles de sottises (agrémentées de pépites de mensonges), un véritable objet d’étude de ce qu’on pourrait appeler ‘complotisme’, précisément — même si, pour ma part, je n’utilise jamais ce mot car je considère ESSENTIEL POUR L’AUTODÉFENSE D’UNE DÉMOCRATIE DIGNE DE CE NOM que tous les citoyens (y compris de faux antifas) puissent à tout moment dénoncer librement les complots, quitte à se tromper (peu importe : on y verra clair à l’occasion des controverses publiques) ; ça s’appelle l’ISEGORIA.


Il serait temps que les vrais antifas se désolidarisent des fous furieux qui se font passer pour eux, qui détestent la patrie et qui voient des complots fascistes partout, non ? (..)

Le point commun des attaques (anonymes) des « antifas » et des « anticonspis », c’est que ces attaques s’en prennent toujours à des opposants à la guerre, à ceux qui résistent aux manœuvres impériales, à ceux qui ciblent précisément les grands banquiers d’affaires, aux défenseurs de la patrie => pas difficile de comprendre pour qui travaillent EN FAIT les « antifas » et les « anticonspis ».


Le vrai mystère n’est plus de savoir s’ils croient eux-mêmes à tous leurs mensonges et amalgames foireux, mais de savoir s’ils sont bien payés pour leur sale besogne.

 

Étienne Chouard


 


 

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 04:52

Levez vous !

Tous unis (c'est la clé de tout)

Comprendre le monde en 4 mn 20


 

 

 

resister-doit-toujours-se-conjuguer-au-present-Lucie-Aubrac.jpg

 

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" Il y a 70 ans était signé le programme du Conseil National de la Résistance appelé « Les Jours Heureux ». A la libération la deuxième partie de ce programme fut appliquée et donna naissance au modèle social français. Cette Révolution sociale nous la devons aux hommes courageux, qui au péril de leur vie, dans la période la plus sombre de notre histoire, ont combattu l’ignoble et ont rendu possible la formidable utopie des « Jours Heureux ». Cette belle histoire n’a jamais été racontée et il est important de la faire connaitre surtout aux jeunes générations. Le film éponyme de Gilles Perret est un excellent vecteur pédagogique.

 

Pour célébrer le 70° anniversaire l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » animait le débat après la projection à Montauroux le vendredi 14 mars 2014. (Voir PJ).

 

Le 15 mars 2014 est donc une date importante et il appartient à chacun de nous de faire un petit effort pour faire revivre ce moment déterminant de notre patrimoine commun. A l’heure où les conquis de la Libération sont un à un remis en cause, il est important d’appliquer les recommandations de feu Stéphane Hessel : « Résister c’est créer, créer c’est Résister ».  L’objectif des maîtres du monde est parfaitement clair, Denis Kessler l’a parfaitement résumé dans cette déclaration au journal « Challenge » du 4 octobre 2007 en disant : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ». (..) " Lucien Pons


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=E4uLCGrBNT8

 

Comité pour une Nouvelle Résistance

 

Résister...

Résistons à l'intolérable !

Plus que jamais..

Par Chantal Dupille

 

 

Résister !


Il n'y a pas de plus beau mot, pour moi ! Car c'est celui d'un homme ou d'une femme debout. Debout, oui pleinement debout, avec dans le coeur la rage de se battre pour la liberté, la vérité, la justice, la paix, la fraternité entre tous les humains ! Un engagement qui ne permettra jamais de pactiser avec le moindre mensonge ou avec la moindre injustice. Et quand un frère ou une soeur souffre, quelle que soit la couleur de sa peau ou de sa religion, quand un camarade est bafoué dans sa dignité, quelle que soit sa cause, alors oui levons-nous ardemment ! Contre tous les oppresseurs, contre tous les racistes, contre tous les tyrans, contre tous les dictateurs, contre tous les profiteurs, contre tous les va-t-en guerres ! Il n'y a qu'une seule race, humaine. Si tous les individus se donnaient la main contre leurs bourreaux, comme ils seraient forts - invincibles ! Seules notre passivité, notre faiblesse, notre désunion leur permettent d'être si puissants et dévastateurs.


Et à l'heure de la résurgence de tous les fascismes, de toutes les pestes brunes, de tous les totalitarismes, de toutes les intolérances, de toutes les haines... il est plus que jamais nécessaire de se lever; Nous le devons à nos ancêtres qui ont versé leur sang pour la liberté, nous le devons à nos enfants (pour qu'ils vivent sinon mieux que nous, au moins pas plus mal), nous le devons en fraternité avec les peuples du monde entier ! Nous le devons aussi à notre conscience...


valmy-france.jpg

 

Lorsque l'on voit la tyrannie s'étendre, cyniquement parée des plus nobles vertus, lorsque l'on voit grandir le spectre de toutes les injustices, de tous les égoïsmes, de toutes les guerres (de plus en plus meurtrières), de toutes les fausses révolutions, et surtout du Nouvel Ordre Mondial qui ose même plaider dès l'école pour que nous ne soyons plus un homme ou une femme, mais un genre neutre à abêtir et à soumettre, alors oui nous DEVONS nous lever pour dénoncer l'intolérable et travailler au bien commun, au bonheur de tous. C'est un devoir impérieux, le devoir de chacun, sans frontières et concommittant. Nous avons tous nos capacités propres, mettons-les en commun et avançons, toujours épris de l'espérance d'un avenir meilleur. Comme le rappelle Lucie Aubrac, le verbe résister se conjugue au présent ! 

 

Quelle intuition j'ai eue en appelant mon premier blog "R-sistons à l'intolérable" ! Deux mots qui doivent nous unir : Militer ensemble, refuser l'intolérable qu'on nous impose chaque jour un peu plus et si sournoisement. Alors que l'on va bientôt commémorer la Révolution des Oeillets menée par les Généraux Portugais unis à leur peuple, tournons-nous vers ceux dont la vocation est d'être prêts à donner leur vie pour leur pays, vers les militaires comme hier au Portugal. Demandons-leur de se joindre à nous pour que quelques grosses familles n'imposent pas leurs délires à l'humanité entière. Personne ne peut rien contre tout un peuple uni. Ne laissons personne nous diviser et nous effrayer !

 

 

Portugal.

 

Permalien de l'image intégrée

 

 

Ensemble, frères et soeurs, faisons barrage au monde insensé qu'ils veulent nous imposer, sans patrie, sans Etat, sans départements, sans villages, sans paysans, sans ouvriers, sans dignité, sans liberté, sans fraternité, sans idéal... et même sans hommes et sans femmes !

 

En avant, tous ensemble, pour une nouvelle résistance qui renverse tous les obstacles !

 

Chantal Dupille

 

TAGS : résister, Lucie ubrac, Révolution des Oeillets, Portugal, Nouvel Ordre Mondial, Militaires, Généraux, Armée

 

 

Hommage à http://lucien-pons.over-blog.com/

 

  • Le blog de Lucien PONS

et au Comité Valmy,

mes deux sites préférés


Valmy-panoramique.jpg

 

http://www.comite-valmy.org/

 

 

Des militaires portugais défilent contre l'austérité à Lisbonne le 15 mars 2014

Des militaires portugais défilent contre l'austérité à Lisbonne le 15 mars 2014 | Patricia de Melo Moreira 

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Plusieurs milliers de militaires portugais en civil ont manifesté samedi contre les mesures d'austérité du de centre droit, signe d'un malaise croissant à l'approche du 40ème anniversaire de la Révolution des Oeillets du 25 avril.
 

 

Entre 4.000 et 5.000 manifestants, selon les organisateurs, ont défilé derrière des banderoles dénonçant "l'humiliation" des militaires et des tentatives de "démantèlement des forces armées".


Le cortège a démarré au son de la chanson "E depois do Adeus" (et après les adieux) de Paulo de Carvalho. Elle avait donné le signal de départ de la Révolution menée en 1974 par des militaires qui ont renversé la dictature salazariste.
"Les militaires sont sereins, mais pas soumis. Ils ne sont assujettis à la volonté de personne", a averti Antonio Lima Coelho, de l'Association nationale des sergents (ANS) des Forces armées, dans un discours très critique envers le gouvernement.
"Vive la , vive la Constitution", a-t-il lancé à la foule rassemblée devant le Parlement, avant d'entonner solennellement l'hymne national.
D'autres manifestants ont chanté "Grândola Vila Morena", l'hymne de la Révolution des Oeillets qui retentit fréquemment dans des manifestations anti-austérité au Portugal.
Plusieurs anciens "capitaines d'avril" ont fait le déplacement: "j'ai fait la guerre coloniale, j'ai fait le 25 avril, et maintenant je me retrouve dans une nouvelle dictature, celle de Merkel et des marchés", s'est lamenté l'un d'entre eux, le colonel Sidonio, 72 ans.
Les manifestants agitaient des drapeaux noirs pour attirer l'attention sur la "réalité dramatique" vécue, selon eux, par de nombreux militaires qui n'arrivent plus à faire face aux dépenses familiales.
"La situation des militaires se détériore de jour en jour. Ils sont toujours plus nombreux à ne plus pouvoir payer leur loyer, financer l'éducation de leurs enfants ou rembourser leurs prêts", a commenté à l'AFP Manuel Pereira Cracel, président de l'Association des officiers des forces armées (AOFA).
Après presque 40 ans de service, ce colonel a vu son salaire baisser à 1.800 euros nets par mois, soit 700 euros de moins qu'en 2010, avant le début du programme de rigueur au Portugal.

- 'Absence d'espoir' -

"C'est une atteinte à notre dignité. Les hommes politiques d'aujourd'hui sont totalement insensibles à notre sort", a-t-il poursuivi.
Ce mécontentement est également palpable dans les rangs des forces de l'ordre. Plus de 15.000 policiers en colère, selon les organisateurs, avaient manifesté le 7 mars à Lisbonne, dans un climat de grande tension qui tranche avec le calme affiché par les militaires.
"Les militaires sont tenus à une certaine réserve, ils n'ont pas l'habitude de manifester dans la rue", a expliqué le colonel Pereira Cracel.
En contrepartie d'un prêt international de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011, le Portugal applique une sévère cure de rigueur budgétaire, qui s'est traduite par des coupes draconiennes dans les salaires et retraites des fonctionnaires, dont plusieurs milliers ont encore manifesté vendredi.
"Rendez-moi mon salaire!", "gouvernement dehors!", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les militaires.
Mario Ramos, un sergent âgé de 50 ans, a vu son salaire fondre de 1.400 euros nets en 2010 à 1.100 euros cette année. "Comment voulez-vous que je paie avec cela les frais universitaires pour mes filles, soit 2.400 euros par an?", se désole-t-il.
Les militaires se sentent particulièrement lésés par les réductions d'effectifs et des réductions jugées "brutales" dans leurs revenus qui entament leur motivation et leur capacité à remplir leur mission.
Peut-on imaginer une nouvelle révolte, à l'approche des commémorations de la Révolution du 25 avril?
"Les révolutions ne s'annoncent pas, elles se font",

 

suite ici : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/portugal-des-militaires-dans-la-rue-pour-denoncer-l-austerite-15-03-2014-3676503.php

 

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Ukraine : Combattre à boulets rouges le IV Reich Euro-Atlantique en marche

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

La crise ukrainienne est révélatrice de l’aventurisme extrême des milieux dirigeants de l’euro-atlantisme.

C’est au mépris des réalités géopolitiques et territoriales les plus évidentes et en bafouant grossièrement le droit des Ukrainiens à disposer d’eux-mêmes, sans ingérence extérieure, que l’Axe Washington-Bruxelles, abondamment relayé et stimulé par le gouvernement social-impérialiste de Hollande, a commencé par tendre un piège au peuple ukrainien, traditionnellement très lié à la Russie, en proposant à Kiev d’entrer dans un « partenariat » euro-ukrainien dont chacun sait qu’il avait pour unique perspective l’annexion pure et simple de l’Ukraine à l’UE et, à travers elle, l’inscription de l’Ukraine dans la très agressive et très antirusse Alliance atlantique. Comment la Russie, déjà encerclée de troupes américaines et otaniennes des Pays baltes à la Bulgarie, sans parler des bases américaines qui campent dans les ex-Républiques soviétiques d’Asie centrale, pourrait-elle accueillir autrement que par une réaction justifiée de colère cette manière pour les USA et l’UE (elle-même en passe de se transformer en pilier Est de l’ « Union transatlantique » en gestation) d’avancer sans cesse vers l’Est en se positionnant directement, de Riga à la Crimée, sur les frontières de la Russie ? Rappelons que, lors du référendum sur le maintien de la Fédération soviétique organisé en 1990 sous Gorbatchev, les peuples de l’URSS avaient voté à 76 % pour le maintien de l’Union et que c’est en violant ce vote massif et souverain que les agents occidentaux, Eltsine et Koutchma (ex-président de l’Ukraine), ont dissout l’espace soviétique pour y éradiquer le socialisme...


« L’ingérence grossière de l’UE et des USA »


Par ailleurs, pour faire main basse sur l’Ukraine, l’UE atlantique et les USA ont grossièrement pratiqué l’ingérence politique dans les affaires d’un pays qu’ils déclarent pourtant souverain : on n’est pas près d’oublier la présence sur la place Maïdan, à côté des nazis ukrainiens destructeurs des statues de Lénine, du secrétaire d’État états-unien, de Catherine Ashton (responsable de la politique extérieure de l’UE), de Fabius et bien entendu, de l’inénarrable trublion international, le pseudo-philosophe B.-H. Lévy ; honte à ce dernier qui, après avoir suscité la guerre en Libye et provoqué des conséquences ravageuses pour toute l’Afrique occidentale – n’a pas craint de cautionner un mouvement putschiste infiltré par des nazis et par des antisémites caractérisés !


Ces mêmes dirigeants euro-atlantiques ont reconnu le putsch par lequel le président ukrainien élu – dont c’est peu dire que nous ne cautionnions pas la politique – a été destitué sous la pression armée des milices néo-nazies et pseudo-nationalistes soutenues par l’UE atlantique. Soutenus par Catherine Ashton, ces « démocrates » fidèles au Reich n’ont rien eu de plus pressé que d’exalter le traître Bandera et que de détruire les monuments en l’honneur de l’Armée rouge, victorieuse de la Wehrmacht et libératrice de l’Ukraine. Rien de plus pressé que d’interdire de fait le courageux PC d’Ukraine et que de persécuter, voire de lyncher ses militants. Rien de plus pressé que d’introduire de nouvelles discriminations contre la langue russe alors que 60% de la population ukrainienne, surtout à l’Est, utilise quotidiennement la langue de Pouchkine.

Bien entendu, si l’Ukraine tombait dans l’escarcelle de l’UE/OTAN, on peut imaginer l’énorme programme d’austérité « à la grecque » qui attend ce pays, les coups terribles qui seront portés contre la classe ouvrière minière et métallurgique de l’Est russophone, l’émigration en masse vers l’Ouest de millions de nouveaux prolétaires « bon marché », venant peser encore et encore sur le prix de la force de travail des travailleurs d’Europe occidentale...


« La poussée expansionniste de ce IV Reich qu’est l’Empire transatlantique en gestation »


En réalité, ce qu’on nous présente comme une « euro-révolution » est en fait une aggravation brutale du processus contre-révolutionnaire en Ukraine et de l’encerclement impérialiste de la Russie. Si ce processus parvenait à son terme, ce serait la Biélorussie et l’ensemble du Caucase qui seraient ensuite déstabilisés et annexés. Ainsi se poursuivrait l’incessante « poussée vers l’Est » (« Drang nach Osten », disait Hitler...) de ce Quatrième Reich de plus en plus expansionniste et fascisant qu’est l’Empire transatlantique en gestation. Comment ne pas penser, en la circonstance, au manifeste du MEDEF « français », intitulé « BESOIN D’AIRE » (on disait « espace vital » dans les années 30/40...) ? Ce texte antisocial, antinational et grossièrement impérialiste prévoit à la fois de dissoudre la nation française dans l’Europe des régions, de soumettre le peuple de France à l’impérialisme allemand et de subordonner l’Europe au maître américain... tout en continuant les prédations de l’impérialisme français en Afrique et au Proche-Orient.


« Un déséquilibre stratégique au profit de l’OTAN, extrêmement dangereux pour la paix nucléaire mondiale »


Aujourd’hui, la Russie a pris des mesures compréhensibles, massivement soutenues par la population locale, pour ne pas laisser la Crimée, majoritairement russophone et d’importance stratégique pour la défense maritime russe, tomber aux mains de l’OTAN. Si, en effet, l’Occident faisait main basse sur le seul accès de l’armée russe à la Mer noire et à la Méditerranée, les conditions militaires évidentes d’une agression nucléaire et contre la paix mondiale seraient crées : la Syrie et tout le Proche-Orient deviendraient la propriété privée de la CIA et des Emirats, l’Iran serait écrasé, l’agression nucléaire antirusse serait facilitée puisque la dissuasion russe par les sous-marins serait désactivée dans cette région stratégique. S’en suivrait, nécessairement, un déséquilibre stratégique au profit de l’OTAN, extrêmement dangereux pour la paix nucléaire mondiale. En réalité, les impérialistes euro-atlantiques ne peuvent pardonner à la Russie d’avoir stoppé le processus d’invasion occidentale de la Syrie, en affichant sa force militaire en Mer noire et en Méditerranée. C’est pourquoi, les forces atlantistes essaient désormais de « syriser » la situation en Ukraine, de l’annexer ou d’y susciter la guerre civile.


Il n’est évidemment pas question de nier le caractère capitaliste, anti-ouvrier, anti-paysan et anticommuniste du régime contre-révolutionnaire russe, même s’il est clair que Poutine, contrairement à l’agent américain Eltsine, a pris certaines mesures pour rétablir la souveraineté de son pays et rétablir les liens traditionnels avec les ex-républiques soviétiques. Pas question, non plus, d’ignorer les traits impérialistes de la grande bourgeoisie russe dont les exportations de capitaux, y compris mafieux (c’est flagrant sur le littoral méditerranéen français) sont de notoriété publique.


Pour autant, il serait dangereux pour les communistes de renvoyer dos à dos l’agresseur euro-atlantique et la Russie, fût-elle bourgeoise. Nous ne devons pas répéter mécaniquement le schéma de 1914/18 où deux alliances impérialistes, également hégémoniques, agressives et prédatrices, l’Entente anglo-franco-américano-russe et l’Alliance des « Empires centraux », portaient à égalité la responsabilité du premier conflit mondial. Bien que de tels affrontements restent encore possibles à notre époque entre les impérialismes dominants (américain, germano-européen, japonais...), une autre ligne de fracture existe et se manifeste aux marches de la Russie, mais aussi en Amérique latine et en Extrême Orient (réarmement du Japon, pression accrue contre Pyongyang...). Celle qui oppose le projet hégémonique mondial des USA, d’un côté avec « l’Union transatlantique » (USA/Europe), de l’autre avec l’ « Union transpacifique » (USA/Japon/Corée du sud), de dominer la planète en imposant partout l’esclavage néolibéral et en mettant fin à l’idée même de nations indépendantes. Ce projet hégémonique est structurellement incompatible avec l’accès des « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Russie, Chine – soit la majorité de l’Humanité !) au premier cercle de l’exploitation capitaliste. Et cela d’autant plus qu’en Chine, le PC chinois continue formellement de diriger le pays (si thermidorienne et capitaliste qu’en soit l’orientation dominante), qu’en Russie, les traditions communistes restent à fleur de peau (la majorité des Russes regrettent ouvertement l’URSS), qu’en Inde et au Brésil agissent des P.C. de masse et que les traditions de lutte de classes y restent fortes, que les communistes et les progressistes sont actifs dans toute l’Amérique latine ou au Népal. Dans ces conditions, les pôles impérialistes dominants font et feront tout pour soutenir, en Chine, les dissidents pro-occidentaux et toute la gamme des séparatistes médiévaux (Tibet, pays ouïgour...), en Russie, pour y susciter des « révolutions oranges » qui remettraient le pays aux mains de l’Occident tout en désarticulant la Fédération russe*[1], en Amérique latine pour déstabiliser l’ALBA et reprendre le contrôle total du sous-continent, coups d’Etat fascistes à l’appui du Honduras au Venezuela.

« l’agressivité des euro-atlantistes français à l’extérieur n’a d’égal que leur acharnement antisocial contre la classe ouvrière et contre le peuple de France »


Quant à la France, c’est peu de dire qu’elle n’a rien à gagner dans l’aventurisme des euro-atlantistes et de leurs honteux alliés nazis en Ukraine. Car, ce qui détruit la République française en ce moment, ce n’est pas le mineur russophone du Donbass, c’est l’intégration euro-atlantique qui ne laissera rien subsister, si elle triomphe, des acquis sociaux du CNR, des principes démocratiques issus de la Révolution française, de l’unité du territoire national en voie d’euro-régionalisation, voire de la langue et de la culture françaises passées au rouleau compresseur de l’américanisation. Non seulement « l’ennemi principal est dans notre propre pays » (Liebknecht) -, mais l’agressivité des euro-atlantistes français à l’extérieur n’a d’égale que leur acharnement antisocial contre la classe ouvrière et contre le peuple de France. C’est d’ailleurs dans l’intérêt du peuple français et des peuples est-européens concernés que le PRCF et son président d’honneur Georges Hage avaient combattu l’annexion des ex-pays socialistes (Pologne, Bulgarie, Roumanie...) à l’Empire européen au début des années 2000 : qui ne voit aujourd’hui combien cette opération de recolonisation a été désastreuse pour la classe ouvrière de toute l’Europe ?

»» http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/ukraine-com...

  Ukraine-Crimée, ce que les meRdias ne vous montrent pas.

 

 

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