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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:30

 

tsiganes-ancien-temps-j.jpg

 

 

 

Introduction de Chantal Dupille (eva R-sistons)


 

La Shoah monopolise l'attention de tous, en permanence, en toutes occasions (même au risque de traumatiser de tous jeunes élèves du CP2), et en particulier maintenant. Tant pis si dans les camps il y avait tant d'autres victimes (Tsiganes, résistants, russes, patriotes, homosexuels, handicapés mentaux,Témoins de Jéhovah, etc), dont on ne parle jamais - privilège de peuple soi-disant élu ? Les privilèges me seront jusqu'au bout intolérables, depuis mon premier souffle car maman a privilégié ma soeur (elle acceptait une fille, pas une deuxième, moi). Et qui se soucie de l'extermination des Palestiniens sous les bombes, mettant au monde des enfants malformés, préparant les malades et les infirmes de demain ? Et qui parle des projets de Shoah universelle des Rothschild, concoctant une guerre mondiale de dépopulation et pour les rescapés, le Nouvel Ordre Mondial totalitaire, eugénique, asexué, esclavagiste ? Personne. Et qui parle de l'extermination des Amérindiens par les cow-boys, de l'esclavage des Africains, de l'agonie des Tutsi ou des Arméniens ? Personne. La souffrance est partout, et souvent l'oeuvre des fils de rescapés, comme au Proche-Orient, au Moyen-Orient ou en Ukraine, pour des raisons de domination et de prédation. Mais dans notre monde si sioniste, hélas, tous les projecteurs sont braqués sur UNE SEULE communauté. Intolérablement injuste !

 

 

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http://www.mandora.fr/mandorine/index.php/cinema/liberte 

 

 

Alors, dès 2008 j'ai commencé à publier toutes sortes d'articles, notamment sur le blog qui m'a fait connaître (R-sistons à l'intolérable), pour faire justice, pour mettre à jour une Shoah ignorée, proportionnellement plus terrible que les autres : Celle des Tsiganes, mes amis qui m'ont fait passer un merveilleux mois avec eux au Sacro-Monte de Grenade, à vingt ans. Voici l'un de mes articles, précédé d'une introduction d'un militant des Droits humains. Chantal Dupille (eva R-sistons)


 

Chantal Dupille au milieu de ses amis Gitans

 

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L'utilisateur est hors-ligne TRiBaLiTy
Mister PANNEAUX, 33 ans  

 

 

http://www.forumfr.com/sujet355148-la-shoah-des-tsiganes-l-injustice-au-sommet.html

 

Dès le collège, je me suis battu avec mes profs pour qu'ils parlent correctement de l'extermination des Tsiganes pendant la guerre et des multiples injustices qui s'ensuivirent, le peuple étant trop occupé à consoler les Juifs ( encore aujourd'hui :blush: ) en occultant complêtement ceux qui ont été exterminés en plus grand nombre, ayant subis les pires atrocités et pourtant ayant le plus vaillamment défendu la Liberté.

Ayant participé au sujet du devoir de mémoire sur la Shoah juive, étant partisan du "perdons la mémoire" c'est à dire arrêtons de ne parler que de ça, je créé ce topic pour réparer l'oubli fondamental de tout les livres d'histoire et cela pourquoi ? Car nous n'avons pas de gouvernement/pays pour rappeler les autres pays à l'ordre et que nous ne sommes pas du genre à geindre comme d'autres populations qui se sert de leurs malheurs aujourd'hui pour nous faire passer tout et n'importe quoi.

Pour cela, je vais donc vous transmettre cet article extrêmement bien écrit qui résume parfaitement ce que je voulais vous dire et l'histoire réel de ce peuple au cours du début du XXème siècle :


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Devoir de mémoire : la Shoah des Tsiganes

Devoir de mémoire : la Shoah des Tsiganes

La barbarie nazie n’épargna pas les Tsiganes. Ils vécurent les mêmes épreuves que les Juifs, en pire. En effet, dès 1936 ceux d’Allemagne, considérés comme des "non-personnes", furent envoyés dans des camps de concentration en Autriche ou dans leur pays. Les femmes étaient stérilisées de force, car on considérait qu’elles ne méritaient pas de se reproduire. Puis commença ce qu’on appela alors "la destruction des vies inutiles". Dans toute l’Europe occupée, on entreprit la traque du "gibier" tsigane, d’abord en 1939, ensuite en 1941 et 1943. L’extermination des 5 à 600 000 nomades eut essentiellement lieu dans les camps polonais.


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En réalité, la persécution des Fils du Vent commença avant l’arrivée des nazis au pouvoir, avec les lois de contrôle de la "plaie tsigane" dès 1926. Deux ans plus tard, la surveillance devint spécifique et permanente. Puis vint, dès 1933, la "stérilisation eugénique", l’interdiction des mariages mixtes en 1934-35 et, enfin, les premiers enfermements au camp de Dachau, en 1936.


C’est à l’automne 1939 que les déportations deviennent massives et c’est sur deux cent cinquante enfants tsiganes que les nazis testèrent le zyklon B, au camp de Buchenwald, en février 1940.


Cette politique-là, les nazis l’étendirent à l’ensemble de l’Europe occupée.

Gadjo DiloEnsuite commença l’extermination à grande échelle. Si l’on en croit les nazis, la moitié de la population tsigane d’Europe fut supprimée. Tragédie supplémentaire, le nom des victimes tsiganes ne fut même pas mentionné durant le procès de Nuremberg ! L’oubli total... alors qu’on ne cesse de commémorer le martyr juif. Deux poids, deux mesures - ni plus ni moins. C’est pourquoi moi, l’amie des Tsiganes, j’ai décidé de prendre ma plume pour rappeler au monde cette énorme injustice. Il est temps de rendre hommage aux victimes tsiganes, qui d’ailleurs furent parmi les résistants les plus acharnés.


En effet, très tôt ce peuple libre et fier comprit le sort qui lui était réservé. Il accepta immédiatement de rejoindre la lutte clandestine, pour mener ce que l’historien hollandais Jan Yoors appellera la "guerre secrète des Tsiganes". Aguerri, malin, il usera de mille stratagèmes pour déjouer la vigilance des nazis, porter des messages ou transporter armes et explosifs. De nombreux fugitifs furent sauvés grâce aux Tsiganes. On leur doit aussi de nombreuses actions terroristes de résistance à l’ennemi hitlérien.


MarianEn 1945, les nazis aux abois se livrèrent encore à de multiples massacres sur les derniers Tsiganes internés dans les camps allemands. Et plusieurs pays européens gardèrent internés pendant plusieurs mois leurs populations ! Quant aux résistants qui avaient survécu, ils ne bénéficièrent même pas, à la fin de la guerre, des promesses d’intégration sociale qui leur avaient été faites. Et ils ne trouvèrent personne pour les défendre, ni même évoquer la mémoire des disparus. Bien sûr, aucun d’entre eux ne réclama réparation pour tous les préjudices subis. Le peuple tsigane ne revendique jamais ; il subit en silence - et en musique, car chez eux l’instinct de survie et le goût pour les arts a toujours raison des événements les plus dramatiques. Je l’ai expérimenté personnellement, en partageant leur existence misérable dans un bidonville situé sur une décharge publique madrilène. L’horreur absolue, et une joie inscrite dans les gènes pour transcender les moments les plus difficiles. Admirable peuple ! Ce séjour marqua de manière indélébile mon esprit, et scella ma carrière de journaliste.


Quelle a été la politique à l’égard des Tsiganes en France ?


Traditionnellement, les sédentaires se méfient des nomades. Dès 1912, les populations errantes se voient attribuer un carnet anthropométrique, visé dans chaque commune, à l’arrivée comme au départ. A cette époque, déjà, les Tsiganes, tout comme les Juifs, sont victimes de persécutions et de discriminations.


Le gouvernement de Vichy durcit cette politique. Et, dès l’automne 1940, des Tsiganes sont internés dans des camps de concentration, à Argelès-sur-Mer et au Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, camps créés à l’origine afin d’accueillir les réfugiés espagnols et les Juifs. Même logique d’exclusion, pour des populations pourtant différentes. Et ce sont près de trois mille Tsiganes qui auraient été internés dans l’ensemble de la France entre 1940 et 1946.

C’est en 1942 qu’est créé le seul camp d’internement réservé aux nomades, celui de Saliers.


(JPEG)

Photographie de la construction du camp, octobre 1942 (142 W 76)

Le camp est situé en zone libre, sur la commune d’Arles, dans les Bouches-du-Rhône. Il s’est d’abord inscrit dans une logique de sédentarisation, puis d’enfermement. Pour commencer, trois cents nomades doivent s’entasser dans des petites cabanes inachevées, sans électricité. Les conditions d’hébergement et de ravitaillement sont lamentables. Le sort des enfants est particulièrement difficile ; ils ne sont évidemment pas scolarisés. Sans vêtements de rechange, les hébergés finissent par porter des loques. Ils sont squelettiques, mais ils résistent. Aguerris et indomptables. Finalement, le sous-préfet d’Arles demande la fermeture du camp dès juillet 44.

Ceux qui ont survécu à l’enfer ont gardé vivante la mémoire du camp. Mais le site n’a conservé aucune trace du lieu.


Dans les camps de concentration allemands, les Tsiganes ont été littéralement massacrés. On cite par exemple le chiffre de 20 000 pour la seule nuit du 31 juillet 1944, à Auschwitz. Le 1er août, un officier SS d’Auschwitz put écrire, après l’envoi des Tsiganes à la chambre à gaz : "Mission terminée, traitement spécial exécuté". Traitement spécial ! Pire encore que celui que subirent les Juifs, les handicapés, les malades mentaux, les homosexuels, les communistes, les résistants ! Et au total, pour la seule Allemagne, cinq à six cent mille Gitans, Roms et Kalderas auraient péri. A Dachau, les Tsiganes étaient tués le jour même de leur arrivée ou le lendemain. Simplement parce qu’ils étaient nés Tsiganes.


Comme les Juifs, les Tsiganes ont été victimes de l’idéologie nazie, politique de la race afin de régénérer le sang allemand, et politique de l’espace pour la création d’une grande Allemagne débarrassée des éléments impurs, étrangers, inférieurs. L’élimination des Tsiganes aura d’autant mieux été acceptée, que la mise à l’index était ancienne.

Aucune voix ne s’élève pour défendre la cause des Tsiganes discriminés, stérilisés, persécutés, spoliés, exterminés. Nulle mémoire, nulle indemnité, nulle commémoration. Rien. Le vide absolu. Ostracisme complet.


Définitif ?


Jusqu’à mon dernier souffle, je me battrai pour la reconnaissance de ce peuple admirable, qui a toujours refusé toutes les guerres et marqué son indépendance dans un monde de plus en plus uniforme.


Eva R-sistons (Chantal Dupille)


Éléments de bibliographie :

  • Christian EGGERS, L’Internement sous toutes ses formes : approche d’une vue d’ensemble du système d’internement dans la zone de Vichy in Revue d’histoire de la Shoah, pp 7-75, janvier-avril 1995.
  • Marie-Christine HUBERT, La Réglementation anti-Tsiganes en France et en Allemagne avant et pendant l’occupation nazie in Revue d’histoire de la Shoah, Les Tsiganes dans l’Europe allemande.
  • Marie-Christine HUBERT, L’Internement des Tsiganes : un premier pas vers la socialisation ? in Revue d’histoire de la Shoah, Aryanisation : le vol légalisé, pp 107-139, janvier-février 2000.
  • Donald KENRICK, Grattan PUXON, Destins gitans, coll. Tel, Gallimard, 1972.
  • Paul LEVY, Poitiers, antichambre de la Shoah in Revue d’histoire de la Shoah, pp 120-143, janvier-avril 1995.
  • Denis PESCHANSKI, Les Tsiganes en France 1939-1946. coll. Histoire du XXe siècle, CNRS éditions, 1994.
  • Jacques SIGOT, Ces barbelés oubliés par l’histoire. Un camp pour les Tsiganes... et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945. Wallada Cheminements, 1994
  • La Persécution des Tsiganes par les nazis, de G. Leury, Belles Lettres 2003.
  • Destins gitans, de D. Kenrick Gallimard 1995.
  • Les deux photos en noir et blanc de l’article sont issues de http://memoire-net.org

 

Tony Gatlif, film Liberté

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Tsiganes-scene-liberty-j.jpg

 

 

Sur mon blog R-sistons à l'intolérable, à contre-courant

Tsiganes (2): Appel aux rescapés de la Shoah pour qu'ils témoignent

R-sistons à l'intolérable

 

 

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Published by Chantal Dupille - dans Tsiganes - Indiens
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 02:39

  " Chère Chantal, Comme tu m'as laissé entendre

que tu étais en osmose avec les Indiens,  

voici une pièce historique incontournable datant de 1854

qui n'a pas perdu une seule ride

et que tout écolo bien né devrait méditer du matin au soir

montrant et démontrant la sagesse du peuple indien. 

Amicalement  
Christian

 

indien-seattle.jpg

 

Voici une pièce historique incontournable datant de 1854 qui n'a pas perdu une seule ride et démontrant la sagesse du peuple indien.
« PEUT-ÊTRE SOMMES NOUS FRÈRES »
 
 
 
« Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre.

« Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour.

« Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.

« Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !

« Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraicheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pensez vous nous l’acheter ?

« Le moindre recoin de cette terre est sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte le souvenir de l’homme rouge.

« Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.

« Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères ; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.

« Ainsi, lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.

« Le Grand Chef nous assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants.

« Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous est sacrée.

« L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous souvenir qu’elle est sacrée, et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

«  Les fleuves sont nos frères ; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.

« L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte ; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas.

« Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux mêmes.

«  Nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.

« Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même.

«  Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours, Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes ; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas d’avantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer.

«  Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes nous frères malgré tout ; nous verrons. Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour : notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc.

« La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets. «  Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés de la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère ; nous ne comprenons pas, lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur des hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.

« Où est le fourré ? Disparu. Où est l’aigle ? Il n’est plus. Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C’est finir de vivre et se mettre à survivre.

« Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, se sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin  d’elle comme nous en avons pris soin.

«  Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants, et aimez-le comme Dieu vous aime tous.

«  Nous savons une chose : notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre.
.
L’homme blanc  lui-même ne peut échapper à la destinée commune.
.
PEUT-ÊTRE SOMMES-NOUS FRÈRES.  Nous verrons ».


("Discours de 1854" - Chef Sealth dit Seattle in Vers un développement solidaire, Lausanne, 1976)
.

Indiens.jpg

 

"Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes"

Chef Indien Seattle - http://lescheminsdelasagesse.over-blog.com/article-vous-devez-apprendre-a-vos-enfants-chef-indien-seattle-60856533.html

 

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Published by Chantal Dupille - dans Tsiganes - Indiens
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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 05:43

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/les%20vanniers.gif

 

 

Bonjour


Vous le savez, je suis

une grande amie des Gitans,

  j'ai partagé leur existence,

leurs danses, leurs passions,

leurs libertés, leurs itinérances,

leurs joies, leurs peines,

  je défends leur mode de vie spécifique

et leurs causes,

notamment celle de la reconnaissance de leur génocide en 40.

  Eh bien j'ai "craqué" pour ce merveilleux peintre

comprenant si bien les siens,

les "croquant" dans leur chatoyante vérité.

 

Voici quelques-unes de ses oeuvres,

à déguster !

 

 

 

 

Peindre pour vivre, peindre la vie

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/la%20roulotte.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/les%20vanniers.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/le%20cirque.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/le%20camp.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/lepeintre.gif

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/MARIUS%20CAZAR%20SELECTION/combat%20de%20coqs.gif

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/la%20vie%20des%20gitans.htm

 

 

 

Ma peinture c’est ma vie . C’est le partage, la fraternité. Etre Gitan des années 1900, c’est respecter les gens, respecter les anciens, respecter la parole donnée.

Ma peinture elle est comme moi. Elle veut traduire les choses simples de ma vie. Elle ne ment pas, elle est le reflet de la fraternité et du partage,
de l’amour de son prochain.

Ma peinture elle est comme moi, naïve mais authentique.

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Marius Casar est né le 6 janvier 1940 à Perpignan. Ses parents vivaient rue Jean Fortin avec leurs six enfants. Son père, seul à travailler, était chiffonnier et vendait des peaux de mouton. Toute la famille vivait dans une seule pièce.
Il vit actuellement dans le quartier du Haut Vernet.
A l'âge de huit ans, il commence à faire les vendanges avec son oncle, dans la région de Thuir. A douze ans, il aide également aux travaux agricoles. Il gange alors 25 francs par jour.
A dix ans, il va à l'école Torcatis, Place Cassagne. C'est à ce moment qu'il commence à s'intéresser au monde plein de couleurs qui l'entoure.
Durant les déplacements de sa famille, il vit en roulotte ou sous la tente et il s'émerveille des paysages colorés qu'il rencontre. Quand il s'intéressera à la peinture, il sera attiré par des peintres comme Lautrec, Renoir, Gaughin ou Matisse, chez lesquels il retrouvera les couleurs de son enfance.
Il est aussi très attiré par la peinture de nus, mais par pudeur et incompréhension familiale, il ne s'autorise pas cette forme de peinture.
La communauté gitane, plus attirée par la musique ou les arts du cirque ne comprend pas son goût pour la peinture et contribue à isoler le peintre.
Il se lance en 1999 en peignant sa première toile, représentant son épouse regardant la télévision. Depuis, il peint la vie quotidienne, sa communauté, Collioure et sa lumière si particulière, Perpignan et ses marché de la place Cassagne ou les sardanes au bas du Castillet, ses copains. En un mot il peint la vie qui l'entoure et qu'il aime.
Sa peinture naïve mais authentique laissera sans aucun doute un trace indélébile de la vie des gitans des années 1900 à nos jours.

 

 

 

http://www.marius-casar-peintre-gitan.fr/liens.htm

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Published by Chantal Dupille - dans Tsiganes - Indiens
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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 17:41

 

http://cache2.allpostersimages.com/p/MED/8/882/M5JJ000Z/affiches/m-caroselli-caroselli-chef-sacre.jpg

 

http://www.allposters.fr/-sp/Caroselli-Chef-sacre-Affiches_i413160_.htm

 

 

 

 

Les arbres ont besoin d'amour, parle-leur

 

Aimons la création de Dieu

 

Le temps est venu d'adopter un mode de vie

respectueux de l'environnement,

par l'éducation

et par la réduction de la consommation d'énergie

 

On est tous responsables de la sauvegarde de la planète

 

Les arbres sont offerts à tous les hommes,

noirs, blancs, jaunes, rouges,

chaque parcelle de terre est sacrée

 

La terre est la mère 

l'animal est le frère

la bête, l'arbre, l'homme

partagent le même cycle

exaltons les merveilles de la nature

 

La terre n'appartient pas à l'homme,

l'homme appartient à la terre

 

Aujourd'hui les hommes sont devenus tyrans,

l'amour de posséder est devenu une maladie

 

Le peuple a fait des lois que les riches peuvent briser

et non les pauvres,

ils prélèvent des taxes sur les pauvres

pour entretenir les riches qui gouvernent

 

Ils revendiquent contre notre mère à tous

la terre pour eux seuls,

ils se barricadent contre leurs voisins,

ils défigurent la terre avec les constructions

 

Cette nation est comme un torrent

de neige fondue

sortant de son lit

et détruisant tout

 

indiens

http://notreterre.wordpress.com/category/amerindiens/page/4/

 

 

Grand Esprit écoute-moi,

laisse-moi marcher dans la beauté

et faisons que nous respections

les choses que tu as créées

 

Que je puisse comprendre les leçons

que tu as cachées dans chaque feuille

dans chaque roche

 

Fais que je sois toujours prêt

à me présenter devant toi

avec des mains propres

et un regard droit

 

Notes prises à partir de

"Des arbres et deux testaments"

Présence Protestante

(Virginie Crespeau)

septembre 2005

 

 

 

 

Une belle prière amérindienne pour la terre :


Pieds nus sur la terre sacrée

Chant iroquois :


Nous rendons grâces à notre mère la terre, qui nous soutient.
Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux

qui nous donnent l’eau.
Nous rendons grâces à toutes les plantes

qui nous donnent les remèdes contre nos maladies.
Nous rendons grâces au maïs et à ses soeurs les fèves et les courges,

qui nous donnent la vie.
Nous rendons grâces aux haies et aux arbres

qui nous donnent leurs fruits.
Nous rendons grâces au vent qui remue l’air et chasse les maladies.

Nous rendons grâces à la lune et aux étoiles

qui nous ont donné leur clarté après le départ du Soleil.
Nous rendons grâces à notre grand-père Hé-no,

pour avoir protégé ses petits-enfants des sorcières et des reptiles,

et nous avoir donné sa pluie.

Nous rendons grâces au Soleil qui a regardé la terre d’un oeil bienfaisant.
Enfin, nous rendons grâces au Grand Esprit en qui s’incarne toute
bonté et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants.

 

 

http://idacestmoi.wordpress.com/category/les-amerindiens/

 

 

 

 

Sagesse amérindienne


DEUX LOUPS


Un soir, un vieux Cherokee parlait à son petit-fils du combat

qui a lieu à l’intérieur des gens. Il disait :

« Mon petit, il y a une lutte entre deux loups à l’intérieur de chacun de nous.
« L’un est le Mal – c’est la colère, l’envie, la jalousie, le chagrin, le regret,

la cupidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité, l’amertume,

le sentiment d’infériorité, le mensonge, l’orgueil, la supériorité et l’égo.
« L’autre est le Bien – c’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité,

la bonté, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité,

la compassion et la foi. »
Le petit-fils a réfléchi pendant quelques instants,

puis il a demandé à son grand-père :« Quel loup va gagner? »
Le vieux Cherokee a simplement répondu : « Celui que tu nourris. »


 

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Pensée navajos

 

«Les Navajos enseignent à leurs enfants que, chaque matin,
quand le jour se lève, il y a un nouveau soleil flamboyant et neuf.
Il naît chaque matin, il vit une journée et disparaît chaque soir

pour ne plus revenir.
Dès que les enfants sont en âge de comprendre,

les adultes les emmènent à l’aube et disent:
« Le soleil ne possède qu’une journée, tu dois bien vivre cette journée
pour qu’il n’ait pas gaspillé son temps précieux.
 » Reconnaître que chaque jour est précieux

est une bonne manière de vivre,
d’entrer en contact avec notre joie fondamentale.»

Pema Chödrön

 

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Terre sacrée, le trésor dilapidé

 

 

 

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 02:19

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Les Amerindiens

 

Prophétie concernant l'Arc en ciel

 
"Comme les anciens Indiens, ils enseigneront l'unité, l'amour et la compréhension mutuelle entre les peuples et les gens.
Ils n'écouteront plus les doctrines qui prétendent détenir exclusivement la vérité, mais verront que Celui qui entend tout est trop grand pour des principes limités, trop juste pour n'accepter qu'un seul peuple choisi, trop libre pour être emprisonné par l'intellect.
Ils écouteront plutot ceux qui enseignent l'harmonie entre tous les Êtres, puisque le vent souffle sans favoritisme dans tous les coins du monde."

"Comme les Indiens purs d'autrefois, ils prieront l'Esprit avec l'Amour qui coule à travers les mondes successifs, telle la brise qui chante son chant au Grand Silence parmi les aiguilles du pin.
En solitude et en conseil, leurs coeurs s'élèveront avec joie, libres des querelles et jalousies, libres d'aimer toute l'humanité fraternellement. Alors que le Grand Esprit se réjouira et sourira heureusement, ils chanteront l'avènement glorieux de l'union des hommes."

"Comme les glorieux Indiens du passé, par leur joie et leur rire, leur amour et leur compréhension, ils changeront tous ceux qu'ils rencontreront.
Comme le courant d'une rivière qui use les rochers les plus durs, ils conquerront les coeurs les plus durs avec l'Amour, jusqu'à ce que le monde entier commence à s'épanouir avec une nouvelle croissance de l'humain."

"Comme les radieux Indiens d'autrefois, qui renforcissaient leurs muscles par l'exercice et nourrissaient leurs âmes par le jeûne et la prière, ainsi ils se feront héros du Nouvel-Age, conquérant chaque difficulté avec la force de leurs corps, le feu de leur amour, et la pureté de leurs coeurs.

N'acceptant dans leurs bouches que des liquides et des aliments sains, et recherchant la beauté du Maître de la Vie dans chaque pensée, ils dédaigneront les habitudes néfastes et impures qui détruisent et affaiblissent l'homme. Ils retourneront sur les sommets des collines pour prier et jeûner, et dans la solitude des forêts et des déserts, pour trouver la force."

"Comme les Indiens de jadis qui laissaient leurs enfants courir librement dans les prairies, les bois et les montagnes, pour les aider à devenir des hommes et des femmes dignes de leur Créateur, ainsi, les Guerriers de l'Arc-en-ciel travailleront à amener à tous les enfants la bénédiction magique de la Nature, le délice de courir pieds nus dans l'herbe sur les collines et la caresse fraiche du vent dans les cheveux.

La civilisation spirituelle qui s'en vient créera la beauté par son souffle même, purifiant les eaux des rivières, aménageant des forêts, des parcs et des jardins, là où il y a maintenant désolation et pollution, et elle ramènera les fleurs sur les flancs des collines.
Quelle entreprise glorieuse que d'améliorer le monde par la beauté."

"Comme les Indiens de jadis qui aimaient, comprenaient et connaissaient les pouvoirs des animaux et des plantes, qui ne prenaient rien de plus que le nécessaire aux besoins essentiels de survie, ainsi les nouveaux Indiens éclaireront la conscience des destructeurs ignorants.
Ils adouciront les coeurs des exploiteurs, afin que les animaux repeuplent la Terre et que les arbres puissent encore pousser haut et protéger le sol précieux. En ce jour, tous les peuples seront capables de marcher dans la Nature en harmonie avec laVie.

La conservation de tout ce qui est beau et bon: tel est le cri qui vient du cœur du Nouvel AGE"
"Comme les Indiens compatissants d'autrefois qui donnaient à tous l'opportunité de survivre et prenaient soin des pauvres, des malades et des faibles, ainsi les Guerriers de l'Arc-en-ciel travailleront à construire un nouveau monde avec joie et louanges envers le Grand Esprit. Aucun enfant ne sera sans Amour ou protection et aucun vieillard sans aide et bonne compagnie dans ses années de déclin.

Nul ne sera laissé affamé ou blessé à cause de l'insensibilité des autres."
"Comme les joyeux Indiens d'autrefois, les nouveaux Indiens apporteront à tous les gens de toutes les races la joie des bonnes relations, de la bonté et de la courtoisie, qui font de la communauté naturelle un mode de vie si heureux pour tous.
Ils danseront ensemble; ils mangeront ensemble en harmonie et avec Amour. Ils prieront ensemble et chanteront leur joie.
Cela viendra pour améliorer le nouveau monde."

"C'est donc l'Amour que les Guerriers de l'Arc-en-Ciel ajouteront à leur médecine pour guérir le monde de ses maux, et l'élever avec des coeurs purs et des pensées humbles.
Grandes sont les tëches devant nous, terrifiantes les montagnes d'ignorance, de haine et de préjugés, mais les Guerriers de l'Arc-en-ciel s'élèveront comme sur les ailes de l'aigle pour surmonter toutes les difficultés. Ils mettront leur foi en action car ils sauront que l'action est plus significative que la parole.

Ils seront heureux d'apprendre qu'il y a maintenant des millions de gens partout sur la Terre prêts et déterminés à émerger et à se joindre à eux en conquérant toute barrière qui entrave la voie vers un monde meilleur, nouveau et glorieux."
 

 

 

 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:09

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L'Amerindien a beaucoup à nous apprendre, en ces temps où l'on oublie les principes les plus élémentaires de vie.

Nous nous prétendons civilisés. Nous ne sommes pas civilisés. C'est toute la différence entre l'être et le paraître. 

La Sagesse est ce qui nous manque le plus. Il est temps de la retrouver, d'en faire le principe moteur de notre vie. Pour nous relier à l'essentiel, à l'essence des choses. Cela nous conduit naturellement à retrouver le Créateur de tout ce qui vit, mais aussi l'authenticité, la simplicité de vie, le sens de la solidarité, le respect du bien commun, de la nature, des êtres, des anciens, des animaux.  

Oui, il est temlps de se réconcilier avec la nature, avec les valeurs éternelles, avec les grands principes de vie et peut-être, aussi, avec nous-mêmes.

Nos modes de vie doivent changer, notre manière d'appréhender la vie, les autres, il ne faut plus tout voir sous un angle marchand.

Tout peut être beauté si le regard change. Tout peut-être harmonie si on tend la main à l'autre, plutôt qu'un fusil. Tout peut changer si les êtres humains décident de coopérer, de bâtir ensemble un monde meilleur.

Ce sera le grand défi de demain pour qu'il y ait, justement, un demain.

Et cela passe par le bridement de nos égoïsmes, de nos egos ! 

Bannissons la compétition entre individus, pays, peuples, continents, qui ne peut mener qu'à la ruine. Regardons autrement notre prochain, et alors, nous verrons en lui un frère, une soeur, plutôt qu'un concurrent ou qu'un ennemi. Tout changera.

Il en est temps.

Et alors que nous allons bientôt voter, rappelons-nous que cette Europe-là n'est pas notre amie. Elle tourne autour de l'argent, des banques, de l'égoïsme, elle est bâtie par des technocrates indifférents au sort de chacun.

Préférons-lui une Europe des peuples, des cultures, de la solidarité, de la paix. Alors oui, les Européens s'y reconnaîtront.

Cette Europe-là ne sera jamais bâtie par Sarkozy. L'Union populaire est une union au service d'une caste.

Alors, nous voterons en conscience, mais surtout, surtout pas, pour le Parti qui rêve d'en faire un outil pour je ne sais quel désordre planétaire mondialisé. Aucune voix ne doit aller à l'UMP.

Dimanche prochain, prenons le temps de voter, d'aimer, de rêver.

Et plongeons-nous avec délices dans la Sagesse indienne. Elle est là pour être dégustée, et mise en application.

Chantal


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L'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères...

Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d'acheter notre terre.
Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour.
Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.

Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !
Si nous ne sommes pas propriétaire de la fraîcheur de l'air, ni du miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous l'acheter ?
Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge. Les morts des hommes blancs, lorsqu'ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beautée de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.
Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.
Ainsi, lorsqu'il nous demande d'acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous. Le Grand Chef nous a assuré qu'il nous réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants.
Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre pour nous, est sacrée.
L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas de l'eau seulement; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vendonc notre terre, vous devez vous souvenir qu'elle est sacrée, et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.
Les fleuves sont nos frères: ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont vos frères et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.
L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte, ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. La sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas. Les tombes de ses pères et le patrimoine de ses enfants sont oubliés. Il traite la terre, sa mère, et le ciel, son frère, comme des objets qu'on achète, qu'on pille, qu'on vend, comme des moutons ou des perles brillantes. Son appétit va engloutir la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.
Je ne sais. Nos voies diffèrent de vos voies. La vue de vos villes blessent les yeux de l'homme rouge. Peut-être parce que l'homme rouge est un sauvage qui ne comprends pas.
Il n'y a pas de lieu calme dans les villes de l'homme blanc, pas de place où entendre les feuilles qui se déroulent, au printemps, ou le bruissement des ailes d'insectes. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage qui ne comprend pas. Le fracas qui règne seul insulte l'oreille. Et à quoi bon vivre, si l'homme ne peut écouter le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour de la mare ? Je suis un homme rouge, et je ne comprends pas. L'Indien préfère le doux bruit du vent effleurant la surface d'un étang, et le parfum du vent, lavé par la pluie de midi ou chargé de la senteur des pins.
L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle; les bêtes, les arbres, l'homme, tous participent au même souffle. L'homme blanc paraît indifférent à l'air qu'il respire. Comme un homme à l'agonie depuis des jours, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vendons notre terre, vous devez vous souvenir que l'air nous est précieux, qu'à tous les êtres qu'il fait vivre il fait partager son esprit. Le vent qui a donné son premier souffle à notre aïeul reçoit aussi son dernier soupir. Et le vent doit aussi donner à nos enfants l'esprit de la vie. Si nous vendons notre terre, vous devez la conserver comme un lieu à part et sacré, où l'homme blanc lui-même puisse goûter la douceur du vent parfumé par les fleurs des prairies.

Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre. Si nous décidons de l'accepter, ce sera à une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.
Je suis un sauvage et ne comprends pas les autres usages. J'ai vu mille buffles pourrir sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train en marche. Je suis un sauvage qui ne comprends pas que le cheval de fer fumant puisse être plus important que le buffle, lui que nous tuons que pour rester en vie.
Qu'est l'homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait de grande solitude de l'esprit. Car tout ce qui arrive aux bêtes ne tarde pas à arriver à l'homme. Toutes choses sont liées. Vous devez enseigner à vos enfants sur la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfant que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées comme par le sang qui unit une même famille.
Toutes choses sont liées.
Tout ce qui arrive à la terre arrive au fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie. Il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.
Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le restant de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leurs corps de nourritures douces et de boissons fortes.
Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d'hommes pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.
Même l'homme blanc, dont Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le posséder comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc.
La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les Blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.
Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance de Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas, lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.
Où est le fourré . Disparu. Où est l'aigle ? Il n'est plus. Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C'est finir de vivre et se mettre à survivre.

Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute vos forces, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants, et aimez-le comme Dieu nous aime tous.
Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin.
Nous savons une choses: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être somme-nous tous frères.
Nous verrons.


("Discours de 1854" - Chef Sealth dit Seattle in Vers un développement solidaire, Lausanne, 1976

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 02:19

Je vous l'ai dit : Le souffle de liberté du Tsigane, son indépendance, sa joie de vivre, sa fibre artistique, son sens inné de la musique et de la danse - dès le plus jeune âge -, ses couleurs chatoyantes, son refus de faire des guerres ou de s'insérer dans le monde dit "moderne", me fascinent.

Mon autre peuple préféré est Indien. Très exactement, Amerindien. Pour sa Sagesse infinie, son attachement à la terre-mère, son respect pour tout ce qui vit, et en particulier pour les anciens. Pour sa poésie, aussi. Et par-dessus tout, pour son sens de la solidarité. Comme son frère Tsigane. Chaque membre de la tribu, ou du groupe, est solidaire de l'autre.

Le sauvage, c'est nous. Le civilisé, l'Indien. En relation intime avec l'essence de toutes choses, en osmose avec la terre, l'air, l'eau, sensible à chaque vibration... Chérissant le milieu qui l'a vu naître, choyant la terre, dorlotant tout ce qui vit. L'Indien a le sens de l'essentiel. Nous l'avons perdu, englué que nous sommes dans le matériel, la recherche des biens et non du Bien, de l'avoir et non de l'être, de la compétition au lieu de la coopération, ou la quête du matériel au lieu du spirituel.

Nous avons tout à apprendre de l'Indien, et tellement à savourer du Tsigane...

                         

A tous les "Grands Chefs"


par le Chef Seattle

Ce discours serait la réponse du Chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d’abandonner sa terre aux blancs et promettait une réserve pour le peuple indien.
 
Ce texte serait un faux... à méditer tout de même
 
 
« Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre.
 Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour. 

Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre. 

. Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !
 Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous l’acheter ?
 

 Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l’homme rouge. 

 Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge ; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.   

Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères ; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.

 Ainsi, lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous. 

 Le Grand Chef nous a assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants.

 Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée

 L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée, et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

 Les fleuves sont nos frères ; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.

L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte ; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas.

 Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous le savons : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.

 Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même.

 Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes ; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer. 

 Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout ; nous verrons. Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour : notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc. 

La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.

 Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère ; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur d’hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.

 Où est le fourré ? Disparu. Où est l’aigle ? Il n’est plus. Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C’est finir de vivre et se mettre à survivre.

 Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin d’elle comme nous en avons pris soins.

 Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.

 Nous savons une chose : notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L’homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons. »


http://www.tariqramadan.com/spip.php?article988#forum32214

baniiereforumez8.gifhttp://www.culture-amerindiens.com/


Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de "l'Esprit qui est en toute chose"...



Le message prémonitoire 
des Indiens d'Amérique 


"Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu'elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru."

Black Hawk, chef indien


"Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n'avons pas peur."

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796


"Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même."

Seattle, chef indien Suquamish


"Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l'âge. (...) C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature."


Standing Bear, chef Lakota (Sioux)




"Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité.

Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."


Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)


"Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.

L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y laisse une plaie."


Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)


"Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (hommes blancs) les ont tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant. Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois ils ne les dépeçaient même pas. Ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Parfois ils ne prenaient même pas les langues; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer. Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins."

Hehaka Sapa, grand chef Sioux




"Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.

Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.

Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."


Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)


"La vie dans un tipi est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée; elle est toujours malsaine. Les Indiens et les animaux savent mieux vivre que l'homme blanc. Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau. Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restassent à un endroit, il aurait fait le monde immobile; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les oiseaux et les animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mures.

L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui."


Flying Hawk, chef Sioux du clan des Oglalas


"Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas « sauvages » à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous accable d'injustices insensées et brutales."

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)


"Notre terre vaut mieux que de l'argent. Elle sera toujours là. Elle ne périra pas, même dans les flammes d'un feu. Aussi longtemps que le soleil brillera et que l'eau coulera, cette terre sera ici pour donner vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons vendre la vie des hommes et des animaux. C'est pourquoi nous ne pouvons vendre cette terre. Elle fut placée ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons la vendre parce qu'elle ne nous appartient pas."


Chef indien Blackfeet (Pieds-Noirs)







"Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves."


Smohalla, chef indien Sokulls


"Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.
Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « pourquoi ne devenez-vous pas civilisés? » Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."


Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas


"Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...

En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"


Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve



"Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."


Pachgantschilhilas, chef des Delawares


"Chaque année notre envahisseur blanc devient plus avide, exigeant, oppressif et autoritaire... La misère et l'oppression, tel est le lot qui nous échoit... Ne sommes-nous pas dépouillés jour après jour du peu de liberté qui nous reste ?

A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l'avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d'automne par le vent."


Tecumseh, chef Shawnee, en 1812


"Nous ne voulons pas des chariots de feu qui font du bruit (trains à vapeur) sur les terrains de chasse au bisons. Si les Visages Pâles s'avancent encore sur nos terres, les scalps de vos frères seront dans les wigwams des Cheyennes. J'ai dit !"

Roman Nose, chef-guerrier des Cheyennes, s'adressant au général Palmer en 1866 dans le Kansas



"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.

Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."


Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux


"Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures. Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.

Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? (...)

Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre?

Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que ta religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils. Nous aussi nous avons une religion que nos ancêtres ont reçue et nous ont transmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière. Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis. Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit."


Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations




"J'assiste avec tristesse au déclin de notre noble race. Nos pères étaient forts et leur pouvoir s'étendait sur tout le continent américain. Mais nous avons été réduits et brisés par la ruse et la rapacité de la race à peau blanche. Nous sommes maintenant obligés de solliciter, comme une aumône, le droit de vivre sur notre propre terre, de cultiver nos propres terres, de boire nos propres sources.

Il y a de nombreux hivers, nos sages ancêtres ont prédit qu'un grand monstre aux yeux blancs viendrait de l'Est, et qu'eu fur et à mesure qu'il avancerait il dévorerait la terre. Ce monstre, c'est la race blanche, et la prédiction est proche de son accomplissement."


O-no'-sa, chef indien


"Le changement du costume tribal pour celui de l'homme blanc fut brutal. Les effets sur la santé et le confort des enfants furent considérables. Notre premier grief fut d'avoir les cheveux coupés. Les hommes Lakotas ont toujours porté les cheveux longs. Plusieurs jours après avoir été tondus, nous nous sommes sentis bizarres et mal à l'aise. Si l'argument avancé était vrai, à savoir l'élimination des poux, pourquoi les filles n'avaient-elles pas subi le même traitement que les garçons?

La vérité, c'est qu'ils voulaient nous transformer. Les cheveux courts étant la marque distinctive de l'homme blanc, on nous l'imposa, alors que lui-même conservait sa propre coutume de se laisser pousser les poils du visage."

Standing Bear, chef indien Lakota


"Les Wasichus nous ont mis dans ces boites carrées (maisons), notre pouvoir s'en est allé et nous allons mourir parce que le pouvoir n'est plus en nous.

Nous sommes des prisonniers de guerre tant que nous attendons ici. Mais il y a un autre monde."


Hehaka, ou Black Elk (Wapiti Noir), indien Sioux


"Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars !"

Chiyesa, écrivain indien contemporain


"Je suis allé à l'école des hommes blancs. J'y ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la bible. Mais j'ai découvert à temps que cela n'était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l'ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en étudiant la nature.

Si vous preniez tous vos livres et les étendez sous le soleil, en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur oeuvre, il n'en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d'étudier à l'université de l
a nature les forêts, les rivières, les montagnes, et les animaux dont nous faisons partie."]i

Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)



"L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.

Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.

Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.

Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.

Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."


Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970


Ces textes sont extraits du livre de T.C.Mac Luhan, "Pieds nus sur la terre sacrée", une anthologie de la philosophie, du mode de vie et de la destinée des Indiens d'Amérique du Nord.

DVD

http://www.alterinfo.net/Le-message-premonitoire-des-Indiens-d-Amerique_a7738.html?voir_commentaire=oui#com_583452

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