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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 00:58

 

Voici ce que les médias ne veulent pas que vous sachiez (ch. dupille)

 

Vladimir Poutine : Discours présidentiel à l'Assemblée fédérale

 

Première partie du discours : politique extérieure

 

Kremlin, Moscou, 4 décembre 2014

 

  

 

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Discours original (russe) : http://kremlin.ru/news/47173

Traduction en anglais : http://eng.news.kremlin.ru/news/23341

Version française : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

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https://www.youtube.com/watch?v=goI4JAqAIgQ

Vladimir Poutine : Discours à l'Assemblée Fédérale - 4 décembre 2014 (VOSTFR

 

PRESIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE : Chers membres du Conseil de la Fédération, Députés de la Douma, Citoyens de Russie !


Le discours d’aujourd’hui sera consacré, bien entendu, à la situation et aux conditions actuelles du monde dans lequel nous vivons, ainsi qu’aux défis auxquels nous sommes confrontés. Mais je tiens tout d’abord à vous remercier tous pour le soutien, l’unité et la solidarité dont vous avez fait preuve au cours des récents événements historiques et cruciaux qui vont sérieusement influencer l’avenir de notre pays.


Cette année, nous avons été confrontés à des épreuves auxquelles seule une nation unie et mature et un Etat véritablement souverain et fort peuvent résister. La Russie a prouvé qu’elle peut protéger ses compatriotes et défendre l’honneur, la vérité et la justice.


La Russie a pu accomplir cela grâce à ses citoyens, grâce à votre travail et aux résultats que nous avons obtenus ensemble, et grâce à notre profonde compréhension de l’essence et de l’importance des intérêts nationaux. Nous avons pris conscience de l’indivisibilité et de l’intégrité de la longue histoire millénaire de notre patrie. Nous sommes venus à croire en nous-mêmes, à croire que nous pouvions faire beaucoup de choses et atteindre tous nos objectifs.


Aujourd’hui, nous ne pouvons bien évidemment pas ne pas évoquer les événements historiques qui ont eu lieu cette année. Comme vous le savez, un référendum a été organisé en Crimée en mars, dans lequel les habitants de la péninsule ont clairement exprimé leur désir de rejoindre la Russie. Après cela, le Parlement de Crimée il convient de souligner que c’était un parlement tout à fait légitime, qui avait été élu en 2010 a adopté une résolution d’indépendance. Et enfin, nous avons assisté à la réunification historique de la Crimée et de Sébastopol avec la Russie.


Ce fut un événement d’une importance particulière pour notre pays et notre peuple, parce que la Crimée est une terre où vivent nos compatriotes, et que son territoire est d’une importance stratégique pour la Russie car c’est là que se trouvent les racines spirituelles de la Nation russe, diverse mais solidement unie, et de l’Etat russe centralisé. C’est en Crimée, dans l’ancienne ville de Chersonèse ou Korsun, comme les anciens chroniqueurs russes appelaient, que le Grand Prince Vladimir a été baptisé avant d’apporter le christianisme au Rus.


En plus de la similitude ethnique, de la langue commune, des éléments communs de leur culture matérielle, d’un territoire commun – même si ses frontières n’étaient pas tracées et stables –, d’échanges économiques émergents et d’un gouvernement naissant, le christianisme fut une puissante force unificatrice spirituelle qui a contribué à impliquer dans la création de la Nation russe et de l’Etat russe les diverses tribus et alliances tribales du vaste monde slave oriental. C’est grâce à cette unité spirituelle que nos ancêtres, pour la première fois et pour toujours, se considérèrent comme une nation unie. Tout cela nous amène à affirmer que la Crimée, l’ancienne Korsun ou Chersonèse, et Sébastopol, ont une importance civilisationnelle et même sacrée inestimable pour la Russie, comme le Mont du Temple à Jérusalem pour les adeptes de l’Islam et du Judaïsme.

 

Et c’est ainsi que nous les considèrerons toujours.


 

 

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Chers amis,


Aujourd’hui, il est impossible de ne pas revenir sur notre point de vue au sujet des développements en Ukraine et de la façon dont nous avons l’intention de travailler avec nos partenaires à travers le monde.


Il est bien connu que la Russie a non seulement soutenu l’Ukraine et d’autres républiques frères de l’ancienne Union soviétique dans leurs aspirations à la souveraineté, mais qu’elle a aussi grandement facilité ce processus dans les années 1990. Depuis lors, notre position n’a pas changé.


Chaque nation a le droit souverain et inaliénable de déterminer sa propre voie de développement, de choisir ses alliés, son régime politique et la forme d’organisation de sa société, de créer une économie et d’assurer sa sécurité. La Russie a toujours respecté ces droits et les respectera toujours. Ils s’appliquent pleinement à l’Ukraine et au peuple ukrainien frère.


Il est vrai que nous avons condamné le coup d’Etat et la prise violente du pouvoir à Kiev en février dernier. Les développements auxquels nous assistons actuellement en Ukraine et la tragédie qui se déroule dans le sud-est du pays confirment pleinement la justesse de notre position.


Comment tout cela a-t-il commencé ? Je vais devoir vous rappeler ce qui s’est alors passé. Il est difficile de croire que tout a commencé avec la décision technique par le président Ianoukovitch de reporter la signature de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne. Ne vous méprenez pas sur ce point, il n’a pas refusé de signer le document, mais il a seulement reporté la finalisation de cet accord en vue d’y faire quelques ajustements. Comme vous le savez, cette décision a été prise en pleine conformité avec le mandat constitutionnel d’un chef d’Etat tout à fait légitime et internationalement reconnu.

 

Dans un tel contexte, il n’était pas question pour nous de soutenir le coup de force, la violence et les meurtres. Il suffit de considérer les événements sanglants à Odessa, où des gens ont été brûlés vifs. Comment les tentatives ultérieures de répression des populations du sud de l’Ukraine, qui s’opposent à ce carnage, pourraient-elles être soutenues ? Je répète qu’il nous était absolument impossible de cautionner ces développements. Qui plus est, ils ont été suivis par des déclarations hypocrites sur la protection du droit international et des droits humains. C’est du cynisme à l’état pur. Je crois fermement que le temps viendra où le peuple ukrainien fera une juste évaluation de ces événements.


Comment le dialogue sur cette question a-t-il commencé entre la Russie et ses partenaires américains et européens ? Je mentionne nos amis américains à dessein, car ils influencent continuellement les relations de la Russie avec ses voisins, ouvertement ou en coulisses. Parfois, nous ne savons pas même avec qui parler : avec les gouvernements de certains pays ou directement avec leurs mécènes et sponsors américains ?

 
Comme je l’ai mentionné, dans le cas de l’accord d’association UE-Ukraine, il n’y eut absolument pas de dialogue. On nous a dit que ce n’était pas notre affaire, ou, pour le dire simplement, on nous a dit « où » aller.


Tous les arguments rappelant que la Russie et l’Ukraine sont des membres de la zone de libre-échange de la CEI, que nous avons historiquement établi une coopération profonde dans l’industrie et l’agriculture, et que nous partageons essentiellement la même infrastructure personne ne voulait entendre ces arguments, et encore moins en tenir compte.


Notre réponse a été de dire : très bien, si vous ne voulez pas avoir de dialogue avec nous, nous allons devoir protéger nos intérêts légitimes unilatéralement et nous ne paierons pas pour ce que nous considérons comme une politique erronée.


Quel a donc été le résultat de tout cela ? L’accord entre l’Ukraine et l’Union européenne a été signé et ratifié, mais la mise en œuvre des dispositions concernant le commerce et l’économie a été reportée jusqu’à la fin de l’année prochaine. Cela ne prouve-t-il pas que c’est nous qui avions raison ?


Il faut aussi poser la question des raisons pour lesquelles tout cela a été fait en Ukraine. Quel était le but du coup d’Etat contre le gouvernement ? Pourquoi tirer et continuer à tirer et à tuer des gens ? De fait, l’économie, la finance et le secteur social ont été détruits et le pays a été ravagé et ruiné.


Ce dont l’Ukraine a besoin actuellement est d’une aide économique pour mener des réformes, pas de politique de bas étage et de promesses pompeuses mais vides. Toutefois, nos collègues occidentaux ne semblent pas désireux de fournir une telle assistance, tandis que les autorités de Kiev ne sont pas prêtes à relever les défis auxquels leurs citoyens sont confrontés.


A ce propos, la Russie a déjà apporté une contribution énorme en aide à l’Ukraine. Permettez-moi de rappeler que les banques russes ont déjà investi 25 milliards de dollars en Ukraine. L’année dernière, le ministère russe des Finances a accordé un prêt de 3 milliards de dollars. Gazprom a encore fourni 5,5 milliards de dollars à l’Ukraine et a même offert un rabais qui n’était pas prévu, en exigeant du pays qu’il ne rembourse que 4,5 milliards. Additionnez le tout et vous obtenez de 32,5 à 33,5 milliards de dollars récemment fournis.


Bien sûr, nous avons le droit de poser des questions. Pour quelles raisons cette tragédie a-t-elle été menée en Ukraine ? N’était-il pas possible de régler toutes les questions, même les questions litigieuses, par le dialogue, dans un cadre légal et légitime ?


Mais maintenant, on nous dit qu’il s’agissait de mesures politiques équilibrées et compétentes auxquelles nous devrions nous soumettre sans discussion et les yeux bandés.

 

Cela n’arrivera jamais.


Si pour certains pays européens, la fierté nationale est un concept oublié depuis longtemps et que la souveraineté est trop de luxe, pour la Russie, une véritable souveraineté est absolument nécessaire pour la survie.


Principalement, nous devrions prendre conscience de cela en tant que nation. Je tiens à souligner ceci : soit nous restons une nation souveraine, soit nous nous dissolvons sans laisser de trace et perdons notre identité. Bien sûr, d’autres pays doivent comprendre cela aussi. Tous les acteurs de la vie internationale doivent être conscients de cela. Et ils devraient utiliser cette compréhension pour renforcer le rôle et l’importance du droit international, dont nous avons tellement parlé ces derniers temps, plutôt que d’en plier les normes en fonction d’intérêts stratégiques tiers contraires aux principes fondamentaux du droit et au bon sens, considérant tout le monde comme des gens peu instruits qui ne savent ni lire ni écrire.


Il est impératif de respecter les intérêts légitimes de tous les participants au dialogue international. Alors seulement, non pas avec des mitraillettes, des missiles ou des avions de combat, mais précisément avec la primauté du droit pourrons-nous efficacement protéger le monde d’un conflit sanglant. Alors seulement, il n’y aura pas besoin d’essayer d’effrayer quiconque avec la menace d’un isolement imaginaire et trompeur, ou de sanctions qui sont, bien sûr, dommageables, mais dommageables pour tout le monde, y compris ceux qui les initient.


En parlant des sanctions, elles ne sont pas seulement une réaction impulsive de la part des États-Unis ou de leurs alliés à notre position concernant le coup d’Etat ou les événements en Ukraine, ou même au soi-disant « printemps de Crimée ». Je suis sûr que si ces événements ne s’étaient pas produits – je tiens à le souligner spécialement pour vous, politiciens, présents dans cet auditorium –, même si rien de tout cela ne s’était passé, ils auraient trouvé une autre excuse pour tenter d’endiguer les capacités croissantes de la Russie, de nuire à notre pays d’une quelconque manière, ou d’en tirer quelque avantage ou profit.


La politique d’endiguement n’a pas été inventée hier. Elle a été menée contre notre pays depuis de nombreuses années, toujours, depuis des décennies, sinon des siècles. En bref, chaque fois que quelqu’un pense que la Russie est devenue trop forte ou indépendante, ces mesures sont immédiatement déployées contre elle.


Cependant, parler à la Russie d’une position de force est un exercice futile, même quand elle est confrontée à des difficultés internes, comme ce fut le cas dans les années 1990 et au début des années 2000.


Nous nous souvenons bien de l’identité et de procédés de ceux qui, presque ouvertement, ont à l’époque soutenu le séparatisme et même le terrorisme pur et simple en Russie, et ont désigné des meurtriers, dont les mains étaient tachées de sang, comme des « rebelles », et ont organisé des réceptions de haut niveau pour eux. Ces « rebelles » se sont encore manifestés en Tchétchénie. Je suis sûr que les gens sur place, les forces de l’ordre locales, s’en occuperont de la manière appropriée. Ils œuvrent en ce moment même à stopper un autre raid de terroristes et à les éliminer. Donnons-leur tout notre soutien.


Permettez-moi de le répéter, nous nous souvenons des réceptions de haut niveau organisées pour des terroristes présentés comme des combattants pour la liberté et la démocratie. Nous avons alors réalisé que plus nous cédions du terrain, plus nos adversaires devenaient impudents et leur comportement se faisait de plus en plus cynique et agressif.


Malgré notre ouverture sans précédent alors, et notre volonté de coopérer sur tous les points, même sur les questions les plus sensibles, malgré le fait que nous considérions et vous êtes tous conscients de cela, vous en avez tous le souvenir nos anciens adversaires comme des amis proches et même des alliés, le soutien occidental au séparatisme en Russie, incluant un soutien informationnel, politique et financier, en plus du soutien des services spéciaux, était absolument évident et ne laissait aucun doute sur le fait qu’ils seraient heureux de laisser la Russie suivre le scénario yougoslave de désintégration et de démantèlement, avec toutes les retombées tragiques que cela entraînerait pour le peuple russe.


Cela n’a pas fonctionné. Nous n’avons pas permis que cela se produise.


Tout comme cela n’a pas fonctionné pour Hitler avec ses idées de haine des peuples, qui a entrepris de détruire la Russie et de nous repousser au-delà de l’Oural. Tout le monde devrait se rappeler comment cela a fini.

 

 

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L’année prochaine, nous allons marquer le 70e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique. Notre armée a écrasé l’ennemi et a libéré l’Europe. Cependant, nous ne devons pas oublier les défaites amères en 1941 et 1942 afin de ne pas répéter les erreurs à l’avenir.


Dans ce contexte, je vais aborder une question de sécurité internationale. Il y a beaucoup de questions liées à ce sujet. Elles incluent notamment la lutte contre le terrorisme. Nous assistons encore à ses manifestations, et bien sûr, nous participerons aux efforts conjoints pour lutter contre le terrorisme sur le plan international. Bien sûr, nous allons travailler ensemble pour faire face à d’autres défis, tels que la propagation des maladies infectieuses.


Cependant, à ce propos, j’aimerais parler de la question la plus grave et la plus sensible question : la sécurité internationale. Depuis 2002, après que les États-Unis se soient unilatéralement retirés du Traité ABM, qui était une pierre angulaire absolue de la sécurité internationale, un équilibre stratégique des forces et de la stabilité, les États-Unis ont travaillé sans relâche à la création d’un système global de défense antimissile, y compris en Europe. Ceci constitue une menace non seulement pour la sécurité de la Russie, mais pour le monde dans son ensemble précisément en raison de la perturbation possible de l’équilibre stratégique des forces.


Je considère que ce projet est également mauvais pour les Etats-Unis, car il crée une dangereuse illusion d’invulnérabilité. Il renforce la tension vers des décisions qui sont souvent, comme nous pouvons le constater, irréfléchies et unilatérales, et amène des risques supplémentaires.


Nous avons beaucoup parlé de cela. Je ne vais pas entrer dans les détails maintenant. Je dirai seulement ceci – peut-être que je me répète : nousn’avons nullement l’intention de nous engager dans une course aux armements coûteuse, mais en même temps, nous allons garantir de manière fiable et efficace la défense de notre pays dans ces nouvelles conditions. Il n’y a absolument aucun doute à ce sujet. Cela sera fait. La Russie a à la fois la capacité et les solutions innovantes pour cela.


Personne ne pourra jamais parvenir à une supériorité militaire sur la Russie. Nous avons une armée moderne et prête au combat. Comme on dit actuellement, une armée courtoise, mais redoutable. Nous avons la force, la volonté et le courage de protéger notre liberté.


Nous allons protéger la diversité du monde. Nous dirons la vérité aux peuples à l’étranger, de sorte que tout le monde puisse voir l’image réelle et non déformée et fausse de la Russie. Nous allons promouvoir activement les affaires et les échanges humanitaires, ainsi que les relations scientifiques, éducatives et culturelles. Nous le ferons même si certains gouvernements tentent de créer un nouveau rideau de fer autour de la Russie.


Nous n’entrerons jamais dans la voie de l’auto-isolement, de la xénophobie, de la suspicion et de la recherche d’ennemis.


Ce sont là des manifestations de faiblesse, alors que nous sommes forts et confiants.

 

Notre objectif est d’avoir autant de partenaires égaux que possible, à la fois dans l’Ouest et à l’Est. Nous allons étendre notre présence dans ces régions où l’intégration est à la hausse, où la politique n’est pas mélangée avec l’économie (et vice versa), et où les obstacles au commerce,

class="yiv5133800035">à l’échange de technologie et de l’investissement et à la libre circulation des personnes sont levés.


En aucun cas, nous n’allons limiter nos relations avec l’Europe ou l’Amérique. Dans le même temps, nous allons restaurer et étendre nos liens traditionnels avec l’Amérique du Sud. Nous allons poursuivre notre coopération avec l’Afrique et le Moyen-Orient.


Nous voyons à quelle vitesse l’Asie-Pacifique s’est développé au cours des dernières décennies. En tant que puissance du Pacifique, la Russie tirera pleinement parti de de potentiel énorme.


Tout le monde connaît les dirigeants et les « locomotives » du développement économique mondial. Beaucoup d’entre eux sont nos amis sincères et des partenaires stratégiques.


L’Union économique eurasienne va commencer à être pleinement opérationnelle le 1er Janvier 2015. J’aimerais vous rappeler ses principes fondamentaux. Les principes majeurs sont l’égalité, le pragmatisme et le respect mutuel, ainsi que la préservation de l’identité nationale et de la souveraineté de l’Etat de tous les pays membres. Je suis convaincu qu’une coopération étroite sera une puissante source de développement pour tous les membres de l’Union économique eurasienne.


Pour conclure cette partie de mon discours, j’aimerais dire encore une fois que nos priorités sont d’avoir des familles saines et une nation saine, ce sont les valeurs traditionnelles que nous avons héritées de nos ancêtres, combinées avec un accent sur l’avenir, la stabilité comme une condition essentielle du développement et du progrès, le respect des autres nations et États, et la sécurité garantie de la Russie et la protection de ses intérêts légitimes.

 

[…]



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Voir aussi :

 

Poutine à la Douma (Jacques Sapir) + discours 1ère partie

Soudan : Renforcement de la coopération militaire avec la Russie

L’UE se prend une nouvelle gifle par Poutine + liens

 

Poutine aux élites occidentales : fini de jouer

 

 

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Simulation. Un aperçu des possibilités de l’armée russe

http://reseauinternational.net/simulation-un-apercu-des-possibilites-de-larmee-russe/
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L’irresponsable Congrès Américain « déclare la guerre » à la Russie (Ron Paul) + vidéo
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Derniers posts sur deux de mes autres blogs :

Comment la France a osé traiter le Président Corréa - Silence médias

 

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La guerre froide du XXIe siècle a commencé ; La Chambre des représentants adopte la résolution 758

La guerre froide du XXIe siècle a commencé ; La Chambre des représentants adopte la résolution 758

 

… les USA disent à la Russie d’arrêter de s’auto-isoler

 

Par Esther Tanquintic-Misa


Les États-Unis ont effectivement appuyé sur le bouton de la guerre froide du XXIe siècle. Jeudi, la Chambre des représentants a adopté la résolution 758, un décret disant que les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés « doivent garder la pression de manière agressive » sur la Russie et son président Vladimir Poutine, jusqu’à ce que ces mesures « modifient son comportement ».

Mercredi, le Président américain Barack Obama a affirmé que M. Poutine est « en train de complètement isoler la Russie sur la scène internationale » et qu’il sait que le dirigeant russe ne va pas « soudainement changer son état d’esprit… C’est une des raisons pour lesquelles nous allons continuer à maintenir cette pression ». Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry a exhorté la Russie à ne pas s’isoler, lors d’une réunion des 57 membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe dans la ville de Bâle au nord de la Suisse. La résolution 758 avait demandé le renforcement de l’OTAN et des ventes de gaz naturel étatsunien à l’Europe, sous-entendu, au détriment des exportations énergétiques russes.

La résolution a également donné au gouvernement du Président ukrainien Petro Poroshenko le signal de départ pour lancer des actions militaires contre les « séparatistes » dans l’est de l’Ukraine. La résolution 758 a appelé le Président américain à « fournir au gouvernement ukrainien du matériel de défense, des services et des formations pour défendre efficacement son territoire et sa souveraineté ».

« Ce n’est pas seulement une déclaration de guerre froide US contre la Russie mais c’est aussi une déclaration de guerre de Kiev contre Donetsk et Lougansk, », a déclaré à RT News Daniel McAdams, directeur exécutif à l’Institut Ron Paul. La résolution 758, décrite comme un décret qui condamne fermement les actes d’agression de Moscou contre ses voisins, est un document qui ouvre la boîte de Pandore des conflits militaires mondiaux.

McAdams a déclaré qu’il trouvait la résolution comique dans le sens qu’en accusant la Russie d’organiser des élections frauduleuses en Ukraine, elle justifiait une guerre totale, engageant les forces des Etats-Unis et de l’OTAN alors que, en fait, l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN. Il a ajouté que le projet de loi mentionne le chapitre cinq du traité de l’OTAN plusieurs fois, mais ce n’est pas sûr que le Congrès comprenne ce que cela signifie. Sous le couvert de la résolution 758, la Chambre des représentants a exhorté M. Obama à vérifier et examiner l’état de préparation des forces armées américaines et de l’OTAN à la lumière du Traité sur les Forces armées conventionnelles en Europe (FCE).

Jeudi, M. Poutine a dit que la résolution 758, qu’il a décrite comme une « politique de dissuasion » contre la Russie par les autres États, venait juste d’être formellement instituée. Mais il croit que la politique de dissuasion a toujours été en place vis-à-vis de la Russie « depuis des décennies, voire des siècles » et devait être immédiatement activée si les autres Etats sentaient que la Russie devenait trop puissante et indépendante.

Il a fustigé les États-Unis, leur reprochant de manipuler les relations entre les voisins de la Russie. « Parfois vous ne savez même pas à qui il vaut mieux s’adresser : les gouvernements de certains pays ou directement à leurs patrons américains ». US House Resolution 758 a été adopté à une écrasante majorité 411 – 10 par le 113èmeCongrès.

 

Esther Tanquintic-Misa – L’auteur peut être joint à e.Misa@ibtimes..com.au

 

Traduction Avic – Réseau International

 

Source : http://au.ibtimes.com/articles/574969/20141205/cold-war-house-resolution-758-russia-isolation.htm#.VIJK4Hs08jj

envoyé par Mufasa

 

Photo : Le Capitole. REUTERS/Gary Cameron

 

http://reseauinternational.net/la-guerre-froide-du-xxie-siecle-commence-la-chambre-des-representants-adopte-la-resolution-758/

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La guerre pour l’héritage soviétique

4 DÉCEMBRE 2014

 

Texte court reprenant un entretien avec Serguei Tcherniakovski, membre du Club d’Izborsk, publié entre autres le 27 novembre 2014 dans les pages de Zavtra.

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Serguei Felixovich, comment évaluez-vous la situation actuelle dans le conflit entre Russie et Occident, dont le déclencheur fut la victoire de l’euromaïdan, suivie de la guerre civile en Ukraine ? Quel rôle joue le Président de la République Fédérale, Vladimir Poutine, dans ce conflit ? Quelles sont pour vous les éventuelles perspectives de résolution de ce conflit ?

Ce qui se déroule depuis un an en Ukraine et autour d’elle, peut être qualifié de «guerre pour l’héritage soviétique», par analogie aux conflits armés bien connus pour l’héritage espagnol, l’héritage bavarois, l’héritage polonais, etc… En fait, il s’agit d’une guerre pour un nouveau partage du monde, causée par une crise systémique croissante des modes actuels de production et de consommation, portant en elle la nécessité d’une expansion constante, de l’accaparement permanent des actifs réels en vue de stimuler les plus-values des capitaux bancaires.


La raison de ce conflit, en majeure partie, fut le refus des autorités russes de transmettre définitivement le contrôle sur les actifs réels de «l’espace post-soviétique» aux multinationales occidentales.

Ces autorités se présentent comme une dictature de type bonapartiste, forme bien connue en politologie classique, capable de concilier les intérêts de différentes classes et forces politiques dans le cadre d’une société unifiée. Dans le cas de la Russie contemporaine, nous avons affaire à la conciliation des intérêts du grand capital et ceux de l’écrasante majorité de la société «post-soviétique» russienne, humiliée et offensée au cours des «réformes de la démocratie de marché» au cours des années ’90 du siècle dernier.


Il est dès lors compréhensible que le personnage de Poutine joue un rôle extrêmement important, et dans un certain sens, irremplaçable, dans l’État russe actuel. La dictature sans dictateur est impossible, de même que l’empire sans empereur. Ce n’est pas un hasard si nos partenaires occidentaux, comme il est d’usage de les désigner aujourd’hui, dirigent leurs coups précisément contre Poutine, en tant que point de convergence des intérêts nationaux de la Russie, afin de détruire l’unité du système de la communication et des valeurs de la Russie, dans lequel Poutine remplit le rôle clé, en vue d’ukrainiser, de maîdaniser la société de Russie.


A la poursuite de cet objectif, les mass-médias occidentaux sont entrés en action, avec les cinquième et sixième colonnes dans notre pays, ainsi que toutes sortes de structures mercenaires terroristes sous contrôle des services de sécurité occidentaux ; s’y ajoute le jeu de spéculation sur les cours des produits pétroliers, les pressions sur le taux de change du rouble et beaucoup, beaucoup d’autres moyens.

 

De mon point de vue, nous n’avons pas affaire à un «conflit de potentiels», mais à un «conflits des volontés», selon quoi «un troupeau de moutons avec à sa tête un lion vaincra toujours un troupeau de lions avec un mouton à sa tête».

Si au cours des années ’80, alors que la défaite de l’Occident paraissait inévitable face à l’Union Soviétique, la volonté de politiciens tels que Ronald Reagan et Margaret Thatcher vainquit un Politburo soviétique apathique, alors aujourd’hui, la position ferme et cohérente du Kremlin, exigeant encore et toujours de la part de l’Occident le respect des règles du jeu préalablement admises dans l’arène internationale, malgré ce qui paraît être une prééminence totale sur les plans militaires et politiques, sociaux et économiques, financiers et informationnels, dans le chef des États-Unis et de leurs alliés, nous donnera la possibilité de vaincre. Les résultats du récent sommet de Brisbane l’ont clairement montré. Obama et consorts se sont retrouvés isolés, incapables d’élargir leur «front anti-russe» du côté des «pays en voie de développement».

 

Plus encore, tant à Pékin qu’à Brisbane, la République Populaire de Chine s’est affirmée haut et fort en tant que nouveau «centre de forces» global, prenant la place des États-Unis qui font l’expérience d’une profonde crise systémique.


Dès lors, je ne pense pas qu’il faille s’attendre à une catastrophe en Russie, sur les modèles de 1917 et 1991.

 

Source.

http://eurasie.eurasie.ru/archives/181

 

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Published by Chantal Dupille - dans Grandes figures
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 04:11

 

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« Les Américains jouent au Monopoly, les Russes jouent aux échecs – et les Français jouent aux Américains… »

 

 

Par Sayed 7asan ( http://www.sayed7asan.blogspot.fr)

 

« Les Russes mettent du temps à monter en selle, mais ensuite, ils chevauchent très vite. »

 

« Lorsque la Russie est menacée, elle ne s’énerve pas, elle se concentre. »

 

Proverbes russes

 

Cette série d'articles est consacrés aux enjeux géopolitiques des événements de Crimée, et notamment au recul de l’impérialisme américain face à de nouvelles puissances régionales et mondiales, résurgentes ou émergentes, qui résistent au modèle politique, économique et culturel occidental de plus en plus ouvertement, et avec de plus en plus de succès.

 

Le traitement de ces événements en Occident est un révélateur de la crise de confiance entre les populations du monde occidental et leurs gouvernements & médias respectifs, qui sont aujourd’hui moins fiables que la presse soviétique elle-même dans ses jours les plus sombres, mais dont l’hégémonie est aujourd'hui disputée par Internet.

 

 

 

 

2.    Relations internationales : Poutine impose de nouvelles règles du jeu

 

Arrêtons-nous quelque peu sur le discours de Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée au sein de la Fédération de Russie, car il est véritablement historique. Comme le souligne Le Saqr, « Formellement, cet événement sera enregistré commeL’adresse du président russe Vladimir Poutine aux députés de la Douma, membres du Conseil de la Fédération, chefs des régions russes et représentants de la société civile au Kremlin’’. En réalité, bien entendu, il s’agit de beaucoup plus que cela. C’était l’adresse de la nouvelle Russie au monde entier et, en particulier, aux nombreuses personnes à travers le monde qui rejettent le modèle social, économique et politique incarné dans l’Empire Anglo-Sioniste actuel, autrement désigné comme ‘‘l’Occident’’ ».

 

Extraits :

 

« Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (…) Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (…) Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. (…) Ce n’est même pas un ‘‘deux poids deux mesures’’ ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme ‘‘blanche’’ aujourd’hui et ‘‘noire’’ demain. (…)

 

Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes. (…)

 

 

 

 Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.


Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

 


Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».


Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés. (…)


En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. » 

 

Commentaire du Saqr : « Des mots étonnants dans la bouche du Président d’une superpuissance détentrice de l’arme nucléaire : non seulement il dénonce l’hypocrisie complète et totale de l’Empire Anglo-Sioniste, mais il les place même dans le prolongement direct de trois siècles de politiques anti-russes menées par les puissances d’Europe occidentale ! Non seulement il dénonce le ‘‘deux poids deux mesures’’ de l’Empire, mais il se moque même ouvertement de l’incompétence de ses dirigeants. En effet, on ne peut que se demander ce que le ‘‘Haut commandement impérial’’ s’imaginait lorsqu’il a décidé d’utiliser des nazis en Ukraine, tout comme il avait utilisé al-Qaïda en Afghanistan : pensait-il vraiment que la Russie se soumettrait encore une fois ? La Russie avait-elle le choix ? Non, selon Poutine » : 


« Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.


Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (…) C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (…) Evidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne. »

 

 

 

« Résumons. Poutine a ouvertement déclaré que :


1) Il n’y a pas de limite à l’hypocrisie, au mensonge, au mal, à la bêtise et à la nature agressive de l’Empire Anglo-Sioniste.

 

2) Cet Empire représente par sa nature même une menace existentielle pour la Russie.

 

3) Le peuple russe est uni dans sa détermination à résister à cet Empire.


Franchement, pour moi, cela sonne tout à fait comme une déclaration de guerre. Pas nécessairement une guerre « chaude » avec des forces militaires qui s’affrontent, mais quelque chose de plus intense qu’une guerre froide, où le statu quo est une option acceptable. Poutine suggère que la prochaine guerre sera d’ordre civilisationnel, culturel et même moral, une guerre dans laquelle un côté combattra pour imposer comme règle absolue une hégémonie mondiale cynique, et l’autre côté combattra pour établir un monde multipolaire dans lequel tous les pays doivent être soumis au même ensemble de règles et de principes. Mais plus important encore qu’un seul ensemble de règles, le type de système international que la Russie cherche à établir est un système dans lequel chaque nation, chaque culture et chaque religion auraient la liberté réelle – et pas seulement théorique – de vivre comme ils le souhaitent. » 

 

Le Saqr rappelle que dans sa fameuse adresse à l’Assemblée fédérale du 12 décembre 2013, Poutine montrait bien la différence entre les Etats-Unis et la Russie, que d’aucuns – mus par le désabusement, une pseudo-sagesse qui les placerait « au-dessus de la mêlée », ou conditionnés malgré eux par la propagande anti-soviétique inculquée par le système, etc. – veulent obstinément ramener dos à dos :

 

« Nous avons toujours été fiers de notre nation. Mais nous ne prétendons pas être une sorte de superpuissance ayant une revendication à l’hégémonie mondiale ou régionale; nous n’empiétons sur les intérêts de personne, nous n’imposons notre patronage à personne, et n’essayons nullement d’enseigner aux autres comment vivre leur vie. Mais nous nous efforcerons d’être des leaders qui défendent le droit international, luttent pour le respect et la souveraineté nationale et l’indépendance et l’identité des peuples. 

 

Aujourd’hui, de nombreux pays révisent leurs valeurs morales et leurs normes éthiques, gommant les traditions ethniques et les différences entre les peuples et les cultures. La société est maintenant appelée non seulement à reconnaître le droit de chacun à la liberté de conscience, à la liberté d’opinion politique et à la vie privée, mais aussi à accepter sans question l’égalité du bien et de mal, aussi étrange que cela puisse paraître, alors que ce sont des concepts de sens opposé. Cette destruction des valeurs traditionnelles par le haut entraîne non seulement des conséquences négatives pour la société, mais elle est aussi essentiellement anti-démocratique, car elle est effectuée sur la base d’idées abstraites, spéculatives, contrairement à la volonté de la majorité, qui n’accepte pas les changements qui se produisent ou la proposition de révision des valeurs.

 

Nous savons qu’il y a de plus en plus de gens dans le monde qui soutiennent notre position sur la défense des valeurs traditionnelles qui ont constitué la base spirituelle et morale de la civilisation dans toutes les nations durant des milliers d’années : les valeurs de la famille traditionnelle, de la vie humaine authentique, y compris la vie religieuse, non pas seulement l’existence matérielle, mais aussi la spiritualité, les valeurs de l’humanisme et de la diversité mondiale.

 

Bien sûr, il s’agit d’une position conservatrice. Mais pour reprendre les mots de Nikolai Berdiaev, le conservatisme ne vise pas à empêcher le mouvement vers l’avant et vers le haut, mais à empêcher le mouvement vers l’arrière et vers le bas, vers l’obscurité chaotique et le retour à un état primitif. »


Commentaires du Saqr : « Il est assez clair que cette dernière phrase exprime le point de vue de la Russie sur le niveau de dégradation civilisationnelle et culturelle que l’Empire Anglo-Sioniste a imposé aux peuples de l’Europe et des Etats-Unis. En outre, lorsque Poutine déclare que la ‘‘destruction des valeurs traditionnelles par le haut entraîne non seulement des conséquences négatives pour la société, mais elle est aussi essentiellement anti-démocratique, car elle est effectuée sur la base d’idées abstraites, spéculatives, contrairement à la volonté de la majorité’’, il affirme clairement que l’Empire Anglo-Sioniste n’est pas régi par les peuples qui y vivent, mais par des minorités, des groupes d’intérêts spéciaux, des lobbies en coulisses et des cabales qui imposent leur ordre du jour déformé au reste de la population.

 

La ligne de fond est la suivante : le Président de la Russie a déclaré une guerre ouverte contre l’élite des 1% qui est actuellement aux commandes de l’Empire Anglo-Sioniste. Cette guerre verra des affrontements à plusieurs niveaux, combinant le ‘‘soft power’’ (résistance culturelle, résistance religieuse, résistance informationnelle, guerre économique et financière) au ‘‘hard power’’ (une armée prête à combattre les USA / l’OTAN si nécessaire, l’utilisation de ‘‘l’arme énergétique’’ afin d’exercer des représailles contre la guerre économique). Dans un revirement ironique de l’histoire – surtout pour une société capitaliste qui a dénigré Marx et répudié le concept de lutte des classes –, cette guerre sera aussi profondément une guerre de classe dans laquelle les oligarques de différents pays vont se soutenir mutuellement et dans laquelle les 99% (le peuple réel, le peuple ‘‘de base’’) vont travailler ensemble, par exemple, sur les ‘‘champs de bataille virtuels’’ d’Internet. »

 

 

Poutine n’est certes pas le Messie, et agit bien évidemment avant tout dans les intérêts de la Russie. Mais il n’est pas criminel de défendre ses intérêts et les intérêts de sa nation et de son peuple. Au contraire, cela s’appelle le patriotisme, une valeur malheureusement tombée en désuétude ; un De Gaulle français serait aujourd’hui encore écœuré par cette France atlanto-sioniste qui a été dépouillée de l’aura gaullienne, et il serait en exil, peut-être même à Moscou… Tant que les intérêts nationaux n’empiètent pas sur d’autres droits et intérêts légitimes, il est tout à fait légitime et légal de les protéger. Si cela venait à changer un jour en ce qui concerne Poutine, s’il faisait de la Russie une puissance impériale, cela changerait bien évidemment tout, mais en attendant, le crime d’arrière-pensée n’existe que dans les véritables Etats totalitaires, et il faut juger sur pièces et n’évaluer que la conformité des actes avérés avec le droit international et l’éthique. Et sur ce point, Poutine a effectivement fait un « sans faute ».

 

Défendre la Russie aujourd’hui n’est pas une marque d’aveuglement, de soumission ou un réflexe irréfléchi sur le mode « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », comme de nombreux propagandistes, simplets & autres trolls le suggèrent insidieusement, mais une action sensée et conforme aux lois et aux principes moraux – cf. par exemple cet article sur « l’abominable tsar du Kremlin », qui assène quelques vérités aussi évidentes que vitales, ou la réfutation argumentée du Saqr, qui, d’origine russe, rappelle qu’il était dans le camp antisoviétique durant la guerre froide et souligne qu’il n’a commencé à soutenir la Russie qu’à partir du moment où elle a « représenté et défendu tout ce qui est juste, décent, honorable et véridique. » Et il y a une différence notable entre les intérêts de la Russie tels que Poutine les conçoit, et qui, la Russie n’étant pas une puissance impérialiste (malgré les phobies & fantasmes des uns et des autres), nécessitent avant tout une implémentation stricte du droit international, et ceux des Américains et de leurs féaux – car les Américains n’ont pas d’alliés mais seulement des serfs – qui, comme le soulignait très justement Poutine, bafouent en permanence les droits les plus élémentaires et font preuve d’un cynisme et d’une hypocrisie révoltantes qui a fait son temps, mais qui est maintenant désuète du fait de l’avènement d’Internet qui constitue aujourd’hui un champ de bataille informel mais crucial, tant pour les États-majors que pour les populations.

 

Sayed 7asan

 

A venir : 

3. Les « médias » occidentaux aux ordres ?

4. Les arènes émergentes du refus du Nouvel Ordre Mondial

 

 

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Nouveau gouvernement : plus ça change et plus c’est la même chose

Image du Parti politique UPR - http://www.upr.fr/

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Et pendant ce temps,

propagande des meRdias en faveur de l'UE !

 

Un exemple parmi d'autres :

 

Mercredi 2 avril 2014



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Published by Chantal Dupille - dans Grandes figures
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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 22:22

 

 

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De Gaulle, 2.

 

Reçu ce commentaire

 

Puis les images suivantes que je reproduis voir pages 64-65-66 et 67 du livre de Gonzales-Mata "Les vrais maîtres du monde". Il y raconte comme il a en tant qu'agent secret spécialisé dans les opérations d'infiltrations des groupes d'extrème-gauche, essayé de manipuler les groupes révolutionnaires durant mai 68. On peut acheter le livre sur des sites de livres rares, je peux aussi vous envoyer le scan des pages en questions si vous voulez.

Commentaire n°2 posté par roland avant-hier à 20h02


Pourquoi avoir tué politiquement De Gaulle? La question juive. Nobel à Snowden? Pétition. Bilderberg


Pages scannées du livre de Gonzales-Mata   

concernant les opérations d'infiltrations

en mai 68 pour affaiblir De Gaulle

 

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Souveraineté et Nation

(Jacques Sapir)


11 juillet 2013
http://russeurope.hypotheses.org/1441

À propos d’un article de Frédéric LORDON, et en attendant le 14 juillet.


Frédéric LORDON vient de publier un texte important[1] où il aborde la question essentielle de la souveraineté mais aussi celle tout aussi essentielle de la Nation. On voit immédiatement l’enjeu de ce texte, et des interrogations auxquelles il cherche à répondre, dans le contexte de la crise de l’Euro, mais aussi, plus généralement, de la crise de l’idée européenne engendrée par les efforts de ceux qui se proclament les plus ardents défenseurs de l’Union européenne. Ces questions ont aussi été abordées dans le livre qu’a dirigé Cédric Durand[2], et j’invite les lecteurs de ce carnet de se reporter au débat que j’ai eu avec lui dans des notes précédentes[3].

 Souverainisme de droite, souverainisme de gauche?

Avant d’essayer d’approfondir certains points du texte avec lesquels j’ai un accord évident, et sur lesquels j’ai pris position depuis plus de dix ans[4], il convient de préciser une chose. Frédéric LORDON écrit donc : « Car si cet ordre (i.e. le Néo-Liberalisme) en effet se définit comme entreprise de dissolution systématique de la souveraineté des peuples, bien faite pour laisser se déployer sans entrave la puissance dominante du capital, toute idée d’y mettre un terme ne peut avoir d’autre sens que celui d’une restauration de cette souveraineté, sans qu’à aucun moment on ne puisse exclure que cette restauration se donne pour territoire pertinent – n’en déplaise à l’internationalisme abstrait, la souveraineté suppose la circonscription d’un territoire – celui des nations présentes… et sans exclure symétriquement qu’elle se propose d’en gagner de plus étendus ! ». C’est un début que je partage entièrement, y compris le fait que la souveraineté implique un territoire mais aussi la définition de qui est à l’intérieur et de qui est à l’extérieur. La frontière est un élément décisif et même constitutif de la démocratie, que cette frontière soit territoriale ou qu’elle soit métaphorique comme dans le cas de l’appartenance à une organisation. Il est plaisant d’entendre ceux-là mêmes qui refusent les frontières autour d’un territoire défendre la distinction membre/non-membre dès que leur pouvoir est en jeu. Il ferait beau voir que chacun d’entre nous puisse voter au sein des instances d’un parti politique, quel qu’il soit, sans en être membre ! On voit bien, à travers cet exemple, que l’existence de la démocratie implique la clôture de l’espace politique, et que cette dite clôture implique une « frontière ». Dire cela n’implique pas que nous n’ayons rien en commun, ou que nous ayons à nous désintéresser de ceux qui sont de l’autre côté de la clôture, que celle-ci définisse une organisation ou un pays. Mais cela conduit à donner du sens à la distinction membre / non-membre, à lui conférer une pertinence et donc, par opposition, à tenir pour dangereuses les idées qui récusent qui récusent cette distinction.

Frédéric LORDON ne dit pas autre chose quand il ajoute que ceux qui opposent la Nation à l’Internationalisme ne se rendent pas compte que cette opposition tourne à vide car on a : « un internationalisme politiquement vide puisqu’on en n’indique jamais les conditions concrètes de la délibération collective, soit qui, les indiquant, n’aperçoit pas qu’elle est simplement en train de réinventer le principe ( moderne ) de la nation mais à une échelle étendue ! »

Puis, Frédéric LORDON distingue ce qu’il appelle un « souverainisme de droite » d’un « souverainisme de gauche » en opposant « Nation » et « Peuple » : « il pourrait être utile de commencer par montrer en quoi un souverainisme de gauche se distingue aisément d’un souverainisme de droite, ce dernier se concevant généralement comme souveraineté « de la nation », quand le premier revendique de faire droit à la souveraineté « du peuple ». »

Il y a là, me semble-t-il, une confusion. La différence entre droite et gauche ne vient pas de la souveraineté mais de la manière dont on conçoit la Nation. De ce point de vue, je récuse l’idée qu’il puisse y avoir un souverainisme « de droite » ou « de gauche ». Il y a le souverainisme, condition nécessaire à l’existence d’une pensée démocratique et les idéologies qui récusent la souveraineté et donc, in fine, la démocratie.

 Quelles visions de la Nation?

Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas une pensée de droite ou une pensée de gauche, mais cette opposition ne passe pas par la question de la souveraineté mais par celle de la Nation. Pour une pensée « de droite », la Nation « est » et en conséquence on réfléchit fort peu à son origine. On préfère mettre l’accent sur les aspects intemporels de son existence et la question du « corps mystique » de la Nation n’est pas une lubie ou un anachronisme. On retrouve rapidement les mythes chrétiens pour les plupart des penseurs de « droite » avec l’idée que la Nation renvoie, in fine au triptyque « une foi, une loi, un Roi ». Les problèmes commencent, d’ailleurs, dès l’entrée dans la période moderne, avec l’émergence d’un pluralisme religieux (la Réforme) qui casse l’idée d’une unicité de religion. Des auteurs modernes, et parmi eux des personnalités aussi opposées sur Carl Schmitt et von Hayek, font références à des « méta-valeurs » comme origine de la « loi » et donc comme structurant l’espace de la Nation. La référence au christianisme est explicite chez Carl Schmitt. Il ne faut pas être grand clerc pour y voir une refiguration de la métaphysique. Mais ici se pose un problème. Celui des guerres de religion qui ont ensanglanté l’Europe à la Renaissance. En fait, dès la fin du XVIe siècle, à travers un personnage comme Bodin, se dégage au contraire l’idée que la loi tire sa légitimité de la nécessité de faire coexister des intérêts et des croyances qui sont diverses au sein d’un même cadre territorial.

Ce n’est pas pour rien que Bodin fut certes l’auteur connu des « Six Livres de la République »[5], mais aussi celui, moins connu mais non moins important, du « Colloquium Heptaplomeres [6]» ou le « Colloque des sept » qui pose les bases de l’État laïc à partir du constat qu’il est impossible de convaincre en matière religieuse à partir d’arguments faisant appel à la Raison. Dès lors, l’important lors des guerres de religion en France n’est pas de savoir si l’on est catholique ou huguenot, mais si l’on est français ou rallié au roi d’Espagne. Ce n’est qu’en posant la question en ces termes-là que l’on a pu reconstituer un espace politique collectif. Mais pour ceci il fallait penser qui était français et qui ne l’était pas. La pensée « de droite » ne s’est jamais remise de cette révolution qui oblige de penser l’origine de la loi et les compromis sociaux hors de toute référence à une norme « divine » ou simplement saturante. De ce point de vue, la Nation et l’État post-Bodin sont à jamais irréconciliables avec tous les fanatismes religieux, toutes les lectures littérales d’une religion, qu’il s’agisse des chrétiens, des juifs ou des musulmans (voire d’autres….).

Pour les penseurs « de gauche » la Nation est d’abord une construction sociale. On est rassuré et l’on croit avoir liquidé la question métaphysique. Rien n’est moins sûr. À cette pensée qui est profondément vraie, ils ajoutent immédiatement deux apories. S’ils sont marxistes, ils ne conçoivent cette construction sociale qu’à travers le prisme de « la lutte des classes qui mettra fin à la lutte des classes », bref du retournement hegelien de la contradiction. Mais ceci n’est qu’une représentation, et elle les conduit à minorer l’importance de la Nation comme cadre habité (et même hanté) par la démocratie. Puisque l’exploitation de l’homme par l’homme mettra fin à l’exploitation, qu’importe cette « relique du passé » qu’est la Nation et l’État. D’ailleurs, dans une société sans conflits, l’État n’est plus nécessaire… À peine avons-nous cru être délivré du carcan métaphysique que celui-ci est de retour. Et Lénine qui écrivait quelques mois avant Octobre 1917 l’État et la Révolution a dû, sous l’emprise de la nécessité, reconnaître et l’importance de l’État et l’existence de conflits sociaux légitimes même dans la société post-révolutionnaire. Pour certains marxistes (pas tous, je le sais parfaitement) cela se combine avec une sous-estimation fondamentale de la démocratie elle-même. Cette dernière devient instrumentale par rapport à l’objectif de fin de l’exploitation. On sait à quelles dérives ceci a conduit.

S’ils sont par contre marxiens et non marxistes (la différence pour les non-initiés vient de ce qu’un marxien cherche à être fidèle à la démarche de Marx alors qu’un marxiste cherche à être fidèle à une tradition interprétative de Marx), ils n’ont pas de prisme téléologique mais ils considèrent en général le changement social comme relevant du temps court, ce qui est assez normal d’ailleurs quand on veut changer le monde. Le problème est que la Nation, et l’État-Nation avec, sont des constructions sociales relevant du temps long, et s’étalant sur plusieurs siècles. La culture politique qui en est issue, et qui diffère assez largement d’une Nation à l’autre, imprègne non seulement notre conscient mais aussi notre inconscient. Cette culture n’est autre que le langage dans lequel nous pouvons exprimer les conflits comme les solutions. De ce point de vue, même si les analyses sont radicalement différentes entre une vision métaphysique de la Nation et de l’État articulée autour de la notion de « corps mystique » et une vision qui les considèrent comme les produits d’une construction sociale de très longue durée, il n’y a pas fonctionnellement de différence radicale entre les deux à ce niveau de l’analyse. La différence est plutôt que, pour celui qui entend penser la Nation et l’État dans le cadre d’une construction sociale de longue durée, il est indispensable de s’en tenir à la double injonction de Jean Bodin. Cette injonction porte à la fois sur le principe (on ne peut fonder la Nation et l’État sur des bases religieuses parce que la religion nous divise et ne nous rassemble pas) et sur les conditions de fonctionnement de la Nation et de l’État qui doivent maîtriser des conflits entre des intérêts et des croyances multiples au nom de la « chose publique », la Res Publica.

 

L’opposition n’est donc pas entre un souverainisme « de droite » et un « de gauche ». Il n’y a qu’un souverainisme. Mais il y a des conceptions de la Nation qui sont « de droite » parce qu’elles ramènent à des apories religieuses (et l’on parle ici des religions constituées comme des visions téléologiques) qui ne sont pas compatibles avec le déploiement complet de la démocratie. Ceci étant dit et précisé, on partage pleinement l’idée affirmée par Frédéric LORDON que la gauche, la vraie, aurait tout intérêt à se réapproprier la Nation comme condition nécessaire à l’existence de la démocratie et de la Res Publica. Mais, bien entendu, cette Nation n’est pas constituée sur des bases ethniques et elle accueille en son sein tous ceux qui viennent la faire vivre par leur travail et par leur énergie, dans le respect de ses lois à la formation desquelles ils contribuent.


[1] Lordon F., « Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas», billet posté dur le blog du Monde Diplomatique à l’adresse http://blog.mondediplo.net/2013-07-08-Ce-que-l-extreme-droite-ne-nous-prendra-pas le 8 juillet 2013.

[2] Durand C., (sous la direction de), En finir avec l’Europe, La Fabrique éditions, Paris, 2013.

[3] Sapir J., « Europe : un livre, un sondage » note publiée sur RussEurope le 16 mai 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1237 et Idem, « En finir avec l’Europe (suite) », note publiée sur RussEurope le 31 mai 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1306

[4] Sapir J., Les économistes contre la démocratie – Les économistes et la politique économique entre pouvoir, mondialisation et démocratie, Albin Michel, Paris, 2002.

[5] Bodin, J. Les Six Livres de la République, Librairie Générale Française, Le Livre de Poche, avec une présentation de Gérard Mairet, Paris, 1993, 607p.

[6] Bodin, J., Colloquium Heptaplomeres, ouvrage écrit en 1587, mais longtemps resté manuscrit, cet ouvrage n’a été publié qu’en 1858, à Leipzig, par Ludwig Noack

 

 

Jacques Sapir

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.https://twitter.com/russeurop

 


https://twitter.com/russeurope

Jacques Sapir 

@russeurope

Economiste, spécialiste de la et des questions monétaires | et

Paris · russeurope.hypotheses.org

 

 

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FRANCE

La France, petit caporal des USA

Laurent Brayard

 

La France, petit caporal des USA
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C’est un secret de polichinelle, mais les événements des derniers mois démontrent à quel point la France est tombée bien bas depuis les années Pompidou et comment une grande nation, par les artifices de la politique internationale, peut se retrouver en quelques décennies reléguée au rang de caporal de l’Europe… derrière bien entendu le sergent-chef allemand et le sous-lieutenant britannique. La longue descente aux enfers n’est pourtant pas terminée.

Longtemps les différents gouvernements ont fait illusion sur l’assujettissement des milieux politiques français et la mise au pas de la France par le gendarme américain. Désormais, après le chant du cygne du discours de M. Villepin aux Nations unies http://www.youtube.com/watch?v=RNxU-tN8qNc un 14 février 2003, la France n’est plus qu’un pantin sinistre, agitant les bras selon les désidératas du grand ordonnateur, satisfait dans sa Maison Blanche. Qu’ils soient socialistes ou libéraux, les politiques français, de reculades en reculades, en sont arrivés à fondre l’idée de la Nation dans un vaste creuset salvateur qui selon une propagande savamment orchestrée est la panacée du futur des Français : l’Union européenne. Au nom de cette grande idée, toutes les capitulations ont été justifiées, à commencer par les renoncements et même pire, les humiliations.

 

C’est ainsi que nous retrouvons la France « en pointe », non pas de la défense des petits et des laissés pour compte, mais des intérêts de la première puissance mondiale, les USA. Elle est en Afghanistan pour combattre des hommes certes peu recommandables, mais armés par l’Oncle Sam à un moment où il fricotait avec les islamistes pour combattre l’hydre soviétique communiste. Hier la France prêtait main forte en Lybie afin de « libérer » un peuple opprimé, mais surtout pour mettre fin à un régime décidément trop riche en hydrocarbures… Tant de richesses ne pouvaient raisonnablement pas se trouver entre d’autres mains que celles de la puissante Amérique. C’est ainsi que cela s’est également passé en Irak et c’est ce que les mêmes histrions rêvent pour la Syrie d’abord… pour l’Iran après.

 

La France avait une place privilégiée dans le monde arabe. Désormais, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Au Maroc, en Tunisie, en Egypte, au Liban, partout, l’influence française régresse aussi rapidement qu’une peau de chagrin et proportionnellement à la main mise américaine sur ses positions. Diluée dans l’Europe des Nations, la France participe elle-même à la destruction de sa souveraineté et de ses intérêts les plus importants. Elle a détruit ses frontières, elle propose un vote étrange en Alsace et nous entendons et lisons de plus en plus d’inquiétants discours sur les bienfaits de la régionalisation : indépendance en Catalogne, en Corse, en Ecosse, création de supers régions européennes qui ressemblent à un découpage à la manière du tristement célèbre traité de Trianon de 1920… derrière lequel se trouvait déjà les Américains.

 

Pendant ce temps, elle est entrée à nouveau dans l’OTAN, organisation que le général De Gaulle dénonçait comme devant être dissoute à la chute de l’Union soviétique sous peine de devenir un danger mortel… pour la France et le monde. Elle pouvait alors prétendre représenter une troisième voie, celle des pays libres entre les deux blocs et les tireurs de ficelles. Aujourd’hui, sans vergogne, la France détourne l’avion présidentiel bolivien sur un seul coup de fil d’Outre-Atlantique. Mitterrand n’avait pas fait autrement au moment de l’affaire Vetrov connue sous le nom de Farewell. Les années passent, les têtes changent mais pas les procédés. La différence essentielle depuis 1981, c’est à la fois la mutation européenne et la destruction de la force militaire française.

 

Cette liquidation de l’armée française est en marche depuis 30 ans. Elle s’appelle aujourd’hui Le Livre Blancet elle est au cœur de la perte d’indépendance de la France. Les Français ont applaudi massivement à la fin de la conscription et du service militaire universel. Il y avait là pourtant un instrument important de la garantie de sa liberté et de la communion des Français au sein de leur armée. C’est un retour à l’Ancien Régime où les armées étaient professionnelles et pour partie mercenaires. Cette force militaire tant décriée par un pacifisme criminel est pourtant le dernier rempart de l’indépendance et de la Liberté. Les exemples du passé ne manquent pas, notamment dans les rangs des pacifistes de 1919 à 1939 qui rallièrent massivement la collaboration après avoir applaudi le pacte Germano-soviétique.

 

Ce n’est pas en désarmant la France, en proposant, comme ce fut le cas dernièrement des socialistes, de se débarrasser de l’arme nucléaire ou de donner son siège au Conseil de Sécurité de l’ONU à l’Union européenne, que les Français défendront leurs intérêts. En refusant de s’armer contre le danger clair qui se levait à partir de 1933 en Allemagne, la France a couru à la catastrophe. Elle court aujourd’hui à la même déconfiture et pour les mêmes raisons. Se défendre, ce n’est pas aimer la guerre, ce n’est pas intervenir dans des pays comme la Lybie, la Syrie ou la Côte d’Ivoire. Aimer la France, ce n’est pas souhaiter qu’elle soit désarmée. Aimer la France, ce n’est pas détruite son industrie d’armement. Si nous vivions dans un monde totalement pacifique et bienveillant, il y a bien longtemps que nous aurions jeté par-dessus bord ces brimborions.

 

Dans une récente conférence (http://www.youtube.com/watch?v=kLauGGDA7To ), Pierre Hillard expliquait très clairement les enjeux géopolitiques, internationaux et politiques entre la France et le monde anglo-saxon. Nier la pertinence de cette analyse est jouer avec le feu, car l’histoire parle et elle parle clairement : la France a été pendant longtemps un obstacle à l’hégémonie anglo-saxonne. Après bien des aléas, après Waterloo et l’incroyable reniement que la France fait de l’empereur Napoléon, après les déculottées et les saignées du XXe siècle, la France est désormais le pays où l’on donne l’asile politique à des Inna Shevchenko, une sexe-extrémiste ayant découpé à la tronçonneuse une croix catholique transformée en orthodoxe par les médias… http://fr.news.yahoo.com/france-accorde-lasile-%C3%A0-chef-file-femen-121636993.html érigée ici en mémoire des victimes de Staline… En France, désormais, on aime mieux enseigner et recevoir des instructions en langue anglaise, distribuer des bons points et emprisonner des Nicolas. N


http://www.alterinfo.net/La-France-petit-caporal-des-USA_a92368.html

 

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Le blog qu'over-blog a retiré

(censuré ?) de ma Communauté

Journalistes et Clubs de Presse,

donc à visiter (derniers posts) =

 

 

Presidentielles 2012 Union populaire republicaine

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   La bataille du Chili, 40 ans après

 

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Publié le 11 Juillet 2013

 

Le 11 septembre 2013, il y aura 40 ans du coup d’État de Pinochet et de la mort d’Allende, mais c’est aussi les 40 ans du Coup d’État du 27 juin 1973 en Uruguay (petit pays dont on parle moins souvent mais où la dictature militaire a mené une répression plus sanglante, proportionnellement au nombre d’habitants, qu’en Argentine). Grâce à la Coordination « 40 ans après », on a pu revoir au cinéma Action Christine La Bataille du Chili, de Patricio Guzman.

Voir le post ici =

La bataille du Chili, 40 ans après, et aujourd'hui, manifestation à Paris


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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 01:43

 

 

batho_scalewidth_630.jpg

 

http://www.europe1.fr/Politique/Delphine-Batho-limogee-par-l-Elysee-1571131/

 

 

 

La Ministre de l' Ecologie, Mme Delphine Batho,

a donné sa démission. Je lui rends hommage.

 

Voici les tweets que j'ai publiés sur mon compte Twitter 

https://twitter.com/rsistons

 

 

 

Ce qu'elle a dit : 

 

 

"Désormais, au PS, il y a des "arbitrages directs SANS discussion avec les Ministres. C'est nouveau. Finie la collégialité"


"Il n'y a PAS de débat collégial au PS"


"Le sujet ce n'est pas moi, mais l'ORIENTATION politique du gouvernement"


"Ce sont des forces économiques qui ont obtenu ma tête, le gouvernent n'a pas été solidaire"

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"Il y a assurément des résistances au changement"

 

 "Je n'accepte pas le tournant de la rigueur qui prépare la marche de l'Extrême droite"

"La politique d'austérité en Europe fait le lit de l'extrême droite"

 

"J'ai été une rempart contre le Gaz de Schiste et je voulais moins de nucléaire. Mon départ était prévu. Ce n'est pas une faute punie, mais une résistance !.

"J'assume d'être une lanceuse d'alerte. Je n'accepte pas le renoncement, je serai là pour changer le cours des événements"

 

 

 

Tweet lu = P.Crouzet ,mari de Sylvie Hubac, directrice de cabinet de Hollande à l'Elysée, a annoncé plusieurs semaines à l'avance l'éviction de D.Batho !


 

Ce que j'ai dit d'elle :

 

 

Mme Batho, ce n'est pas une perdante, mais une combattante. Une RESISTANTE est née, elle a gagné le coeur des Français (échange avec M. Pinsolle, Porte-Parole de M. Dupont-Aignan)

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Elle me réconcilie avec la politique. Elle est proche de nous. Alors le monde politique la rejettera. Mme Batho est l'anti politique politicarde, bravo

 

 .   
 Avec Mme Batho, on sait maintenant qu'il y a aussi des incorruptibles parmi les membres de gouvernement. Nous espérons qu'elle fera école !

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J'aime Delphine Batho. C'est une femme simple, vraie, authentique, sincère, courageuse, anticipant les problèmes, et surtout une vraie résistante.

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Derrière Mme Batho, il y a de GRANDS ENJEUX. Quelle Société ? Quelle défense de l'environnement ? Quelle liberté face aux forces économiques ? Quelle démocratie ? 

   

Quel panache! Et comme les Médias la comparent à Ségolène Royal, ça rejaillit sur cette dernière.

   

Delphine Batho ne sera peut-être + au gouvernement, mais elle vient d'écrire une belle page d'Histoire.
   
Une nouvelle résistante est née. Saluons Delphinee Batho, SALUONS son courage, son indépendance, sa combativité, BRAVO Delphine, on est à tes côtés
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Avec un panache incroyable, Delphine Batho dit la terrible vérité sur la soumission de ce gouvernement face à la finance
 
Mme Batho, un symbole, une résistance au social libéralisme.
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Les préférés des peuple, Mme Batho ou M. Montebourg au PS,  ou les Snowden, Assange, Bradley, Chavez, sont ceux qui sont inquiétés par l'Oligarchie !
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Derrière l'intervention de Mme Batho, discernons le POIDS des lobbies parasitant tout. Une parole enfin libre sur monde pourri  
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Pour moi, pour beaucoup, Mme Batho est une authentique militante résistante incorruptible. Elle a tendu un miroir au PS. C'est HISTORIQUE
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Et j'ajoute qu'on n'écrit pas pour elle les discours, mais qu'elle est sincère

 

 
Ce qu'on dit d'elle :
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"Mme Batho est en train de dire qu'il y avait une sorte de complot contre elle" (Ruth Elkrief, BFMTV).

 

"Il y avait du cran en Delphine Batho, du ségolène Royal  (sa marraine). Elle sera à gauche de la Gauche" (Rédacteur en chef de BFMTV)

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http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2012/06/21/Delphine-Batho-devient-ministre-de-l-Ecolog

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 18:50

chavez-Bolivar-y-Chavez.jpg

http://www.cerromercedario.com/2010/07/bolivar-no-descansa-en-paz.html

 

Bonjour. Je suis une rescapée de la tempête qui a sévi dans le sud, ma voiture a d'ailleurs failli être submergée (et moi avec) au moment où je quittais précipitamment la zone en proie aux fureurs naturelles. Au retour, boîte mails plus que remplie, débordant elle aussi, et puis la disparition de notre ami à tous : Chavez. Je lui rends bien tardivement hommage, excusez-moi. Le Vénézuela le pleure, le monde le pleure, jamais personne ne pleurera nos dirigeants actuels depuis que Sarkozy nous a été imposé par les Médias orchestrés par les Sayanim pour la destruction des valeurs de notre pays et son arrimage à Tel-Aviv.. (1) Chantal Dupille

(1) Derniers posts à ce sujet : http://mai68.org/spip/spip.php?article4946
http://blog.mondediplo.net/2012-11-…

 

Chávez y Bolivar.

 http://politicalcontext.org/blog/2013/01/hugo-chavez-in-the-context-of-history/chavez-y-bolivar/

 

Introduction par Chantal Dupille

 

Chavez. La meilleure part d'entre nous vient de partir. Partir, vraiment ? Un homme comme lui ne meurt jamais : Il est trop en nous. Lui seul était vraiment sincère. Lui seul savait parler avec son coeur et sa faconde. Lui seul savait mettre ces putains d'Américains à leur place. Lui seul avait toujours le mot juste - et coloré. Lui seul savait s'opposer à Mâmon. Il aimait Dieu, la vie, son peuple, les pauvres, il avait un coeur immense ! Moi la croyante je suis persuadée qu'il sera au premier rang du Royaume de Dieu : Parce qu'il avait d'abord servi les pauvres.

 

Les Médias l'ont discrédité, sali, traité d' "assassin" (de qui ? Le Vénézuela n'a jamais attaqué personne, contrairement aux Yankees, et Chavez a défendu avec brio et passion son peuple !), de "dictateur" (il a toujours respecté le suffrage universel), de "populiste" (car il était aimé, adoré)... tout était bon pour le calomnier (1). C'est simple : Regardez qui sont les préférés de NOS médias collabos des oligarchies mafieuses, de BHL à Valls en passant par super Sarko ou super Mario (Monti, Draghi), et vous saurez qui sont nos vrais ennemis. Chavez a été discrédité ? Pardi, ne cherchez pas, il était le meilleur d'entre nous ! Comme il va nous manquer, maintenant : "Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" (Lamartine) !

 

Pour notre ami Chavez, aucun superlatif n'est de trop. Il était tout: Homme de coeur, de foi, drôle, sincère, orateur, dirigeant, patriote, combattant de la liberté... etc, etc ! 

 

J'ai juste pu envoyer quelques tweets. Parmi mes nouveaux abonnés, une belle surprise :


Chère Cristina, tu es une privilégiée ! Ton pays a eu à sa tête le plus grand dirigeant, le meilleur d'entre nous ! Nous, nous n'avons que des pourritures depuis Sarkozy. Et peut-être le pire est devant nous, pour achever de détruire notre pays, avec Copé ou Valls.

 

Avec son sifflet, un jour, Chavez a sifflé la fin de la partie pour les charognards. Il a soustrait le pétrole du Vénézuela (en le nationalisant) et les Vénézueliens aux prédateurs sans foi ni loi.

 

Suivons son exemple ! A notre tour, sifflons la fin de la partie pour tous les ennemis des peuples.

 

Chantal Dupille


(1) http://www.marianne.net/Chavez-pourquoi-tant-de-haine_a227118.html

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chavez-castro.jpg 

 

 

Mes Tweets

(que j'alimente moi-même depuis peu)

https://twitter.com/rsistons


Honte à l'UE qui envoie juste des représentants de second rang pour les funérailles Chavez (Adoré des peuples donc pas des dirigeants UE vendus !)


Funérailles Chavez: Le peuple vénézuelien pleure son immense Président. Quand verra-t-on le peuple français pleurer un Sarkozy ou un Hollande?


Médias: Milliers de partisans,dizaines de milliers,centaines de milliers,enfin,l'évidence, un aveu : MILLIONS de Vénézueliens pour les funérailles de CHAVEZ


Honte de voir François Hollande Président du Parti français encore dit "socialiste" boycotter les funérailles du dirigeant socialiste Chavez!


Travail Médias : Comment masquer l'amour des Vénézueliens pour Chavez et préparer la victoire des opposants ? Déjà, on parle de divisions des Chavistes !


Chavez toujours présent. On n'arrive pas à croire qu'il est mort, qu'il ne rira +, qu'il ne combattra +, il est irremplaçable, il est unique


Chavez: Pas seulement une politique, c'est un coeur, une force de la nature, une spontanéité, un rayonnement.. Les dirigeants sont NAINS à côté


Chavez a une telle personnalité qu'il ne nous quittera plus, il est rentré en nous. Je crois que nous sommes tous amoureux de lui ! Fabuleux


Chavez, souvenir. Avec son sifflet, il a sifflé la fin de la partie (de pillage du pétrole : Nationalisé). SIFFLONS LA FIN DE LEUR PARTIE !

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Obama "veut de nouvelles relations avec Venezuela" ? Que les USA cessent de financer des coups d'Etat et des terroristes là-bas!

 


Le avant et après Hugo


 

 

Tous les liens sur Chavez ici,

ses discours :

Hugo Chavez ...

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Hasta Siempre, Comandante !

Hasta Siempre, Comandante !

Nous dédions cet article à un grand Homme. Au leader d’un pays et de sa région, un symbole pour le monde entier. C’était également un grand ami de la Russie, qu’il aimait beaucoup. Aujourd’hui, cet homme n’est plus. Il s’agit de Hugo Chavez.

En ces jours très tristes avant tout pour les Vénézuéliens, mais également pour bon nombre de Latino-Américains en général, ainsi que de Russes, d’Africains, d’Européens et de nombreuses personnes sur tous les continents, il est important de se rappeler qui était Hugo Chavez.

Issu d’un milieu modeste, métis dans les veines duquel coulait du sang indien, africain et espagnol, sa mère souhaitait qu’il devienne prêtre catholique. Hugo rêvait de devenir joueur de baseball. Finalement, il rejoint l’armée vénézuélienne à l’âge de 17 ans et plus tard s’inscrit à l’Académie vénézuélienne des sciences militaires, en tant que cadet. Diplôme militaire d’arts et de sciences en poche, il commence officiellement à servir dans l’armée. En 1992, il participe au coup d’État qui échoue. Il est alors emprisonné durant deux ans. A sa libération, il jouit déjà d’une grande popularité, surtout grâce à ses prises de position en faveur des classes les plus démunies du pays. Il crée le « Mouvement Cinquième République », basé notamment sur de nombreux principes de la Révolution cubaine. Chavez a par ailleurs toujours considéré Fidel Castro comme son mentor et inspirateur. Il sera élu président du pays à la fin de 1998. Combinant les principes de la justice sociale ainsi que les valeurs patriotiques et anti-impérialistes de Simon Bolivar, figure emblématique en Amérique Latine, sa popularité ne cesse de croître. Justement, les plus défavorisés, tout simplement oubliés et ignorés par ses prédécesseurs, lui assurent un soutien sans faille.

En 2000, il est réélu avec près de 60% des suffrages. En 2002, il fait face à un bref coup d’État, orchestré par l’oligarchie locale et leurs soutiens extérieurs, avant tout celui des Etats-Unis. Chavez est arrêté. Mais c’est alors que la majorité de la population vénézuélienne témoigne son soutien indéfectible envers son président et sort massivement dans les rues pour exiger sa libération. Il est finalement libéré deux jours plus tard et reprend ses fonctions de chef de l’État. En 2006, il est réélu avec près de 63% des voix. En 2007, le référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chavez est rejeté (à une courte majorité de 50,7%), malgré de nombreuses fraudes enregistrées lors du référendum. Malgré ces fraudes, Hugo Chavez décide de reconnaître publiquement sa « défaite ». Quant aux élections présidentielles de 2012, il est de nouveau vainqueur, avec cette fois-ci plus de 55% des voix.

En politique intérieure et au niveau des réalisations sociales, parmi les nombreuses réussites du président Chavez, on peut citer : la baisse importante du chômage, la diminution de plus de la moitié du taux de pauvreté (de 54% des ménages en 2003 à moins de 25% aujourd’hui), quant à la pauvreté elle a diminué de 72%. On citera également la chute du taux de la mortalité infantile et des inégalités sociales (le Venezuela étant devenu le pays le moins inégalitaire de la région), l’augmentation à plusieurs reprises du salaire minimum et du revenu par habitant (ayant augmenté de plus de 3 fois), construction massive de logements (surtout en faveur des plus pauvres), forte baisse de la dette publique, éducation gratuite dès l’enseignement préprimaire, et ce jusqu’à l’université, augmentation conséquente de la part du PIB consacrée à l’éducation et éradication de l’analphabétisme (selon les données de l’UNESCO), ainsi que forte réduction des importations alimentaires (pratiquement 60%), pour ne citer que ces acquis... En politique extérieure, Hugo Chavez a défendu la souveraineté de son pays mais également de ses ressources. Et c’est bien lui qui a été le chef de file de l’intégration régionale et continentale. C’est bien autour de lui que se sont réunis d’autres leaders latino-américains comme Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Équateur), Cristina Fernandez de Kirchner (Argentine), Daniel Ortega (Nicaragua) et Raul Castro (Cuba). Le pays-leader sud-américain, le Brésil, a également activement participé au projet d’ « Alliance latino-américaine ». Hugo Chavez a par ailleurs vivement soutenu la coopération entre l’Amérique latine et les Caraïbes. Son action a beaucoup contribué à la mise en place des organismes suivants : l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, l’Union des nations sud-américaines, la Banque du Sud, ainsi que le réseau régional de télévision Telesur. Et tous ces projets grandioses ont été réalisés dans une région où il y a encore pas si longtemps, la CIA organisait des coups d’États quand bon leur semblait, en mettant au pouvoir des pantins qui arrangeaient l’empire étasunien. Hugo Chavez s’est employé à tourner cette page définitivement. Il a également activement développé les relations du Venezuela avec la Russie, la Chine, l’Iran, les États africains et le monde arabe. Il a par ailleurs vécu le meurtre de Mouammar Kadhafi comme une tragédie personnelle. Grand visionnaire, il est également l’initiateur du Sommet Afrique-Amérique latine. Mais une fin tragique est venue stopper la vie du Comandante.

Depuis juin 2011, il luttait contre le cancer. Après plusieurs opérations à Cuba et les espoirs de guérison tant espérée par ses concitoyens et tous ses partisans dans le monde entier, le Président Hugo Chavez s’est éteint le 5 mars 2013, dans la capitale vénézuélienne. Selon le président par intérim Nicolas Maduro, la maladie du leader vénézuélien ne serait pas due au hasard et les États-Unis seraient directement impliqués. On attend avec impatience tous les détails à ce sujet, mais beaucoup de questions vont se poser. Pour n’en citer qu’une : connaissant les méthodes occidentales vis-à-vis de tous ceux qui n’arrangent pas les intérêts des lobbies concernés (emprisonnement de Laurent Gbagbo, meurtre barbare de Mouammar Kadhafi), on aura en effet bien besoin d’analyser sérieusement tous les scénarios possibles.

Dans tous les cas, Hugo Chavez restera à jamais la personne qui non seulement a accompli des exploits aussi bien dans son propre pays, mais aussi à l’échelle de tout le continent sud-américain et du monde entier. Il est et restera une source d’inspiration pour un très grand nombre de personnes aux quatre coins du monde. Un homme pour qui les mots « justice, liberté, et surtout dignité » resteront des synonymes gravés à jamais dans la mémoire collective. Tous les leaders d’Amérique latine lui ont rendu hommage. Comme l’a également fort bien dit le président russe Vladimir Poutine, Hugo Chavez « était un homme hors du commun et fort, qui regardait vers l’avenir et qui était toujours très exigeant envers lui. Il était un ami très proche de la Russie ». Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a déclaré que « toute la vie de Chavez était un celle d’un homme au service désintéressé de la justice et de l’égalité, luttant pour le bien du peuple vénézuélien ». Le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU, Vitaliy Tchourkine, a quant à lui qualifié Hugo Chavez de grand homme politique, et son décès de tragédie, aussi bien pour le Venezuela que la Russie : « Un grand homme pour son pays, pour toute l’Amérique latine et le monde entier. Il a joué un rôle important dans le développement des relations entre le Venezuela et la Russie, et aujourd’hui nous pleurons sa mort ». Connaissant les nombreux points communs entre la Russie et le Venezuela, ainsi que les nombreux défis communs lancés par les deux pays, notamment en matière de défense de la démocratie et de la souveraineté face à la dictature de la « pensée unique » et des grands lobbies, il est important d’aider le gouvernement vénézuélien à élucider toutes les circonstances tragiques de la maladie du président Chavez.

Pour finir, il faut dire que Hugo Chavez restera à jamais dans l’histoire. Dans l’histoire de son pays, de l’Amérique latine, du monde, mais aussi dans le cœur des hommes. Il a également réussi à prouver qu’il est possible de combattre pour les grandes valeurs dans le respect de la démocratie, la vraie démocratie. Il reste et restera le symbole de la lutte pour la justice, la liberté et la dignité humaine, où que ce soit. Nous ne pourrons jamais l’oublier. Quant à son successeur et ses partisans, nous espérons qu’ils poursuivront fièrement et dignement l’œuvre du président Chavez. Hasta la victoria siempre, Comandante !

http://french.ruvr.ru

http://www.alterinfo.net/Hasta-Siempre-Comandante-_a87639.html

 

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Pour France 2, le chavisme est une secte qui a réussi
Philippe ARNAUD

Elise Lucet [après le sujet sur les femmes] : "Direction Caracas, maintenant, où une grande partie de la population s’apprête à vivre un grand événement. Les obsèques d’Hugo Chavez vont en effet se dérouler à 16 h 30. Avant ce moment très solennel, des milliers de Vénézuéliens ont patienté pendant des heures en espérant approcher la dépouille du "comandante". Un sentiment de dévotion incroyable, mais qui ne touche pas toute la population. Certains restent critiques vis-à-vis du président défunt. Reportage de nos envoyés spéciaux, Maryse Burgot et Laurent Desbois."

Maryse Burgot : "C'est l'un de ces moments de communion collective inventés par le chavisme : une marée humaine dans les rues de Caracas". [Vue d'une femme transportée sur une civière]. "Cette femme s'est évanouie après avoir patienté neuf heures dans une file d'attente. Elle espérait pouvoir se recueillir sur la dépouille de Chavez". [Un des brancardiers parle : "Anzoategui, elle est venue de l'Etat d'Anzoategui, c'est vraiment loin"]. Maryse Burgot : "Quand la foule apprend que, finalement, Chavez sera embaumé, et visible pour l'éternité, elleexulte. [Déclaration d'une femme : "On l'aime et cet amour ne mourra jamais. Aujourd'hui, il est même plus grand qu'avant."]. Maryse Burgot : "Et c'est bien ce culte de la personnalité qui est dénoncé dans les quartiers chics de Caracas. [Vue d'une résidence de luxe, mais solidement bétonnée, avec des barbelés]. Maryse Burgot : "Dans sa maison, cernée de murs et de barbelés, cet ancien diplomate de haut rang dénonce les dérives du chavisme". [Vue du diplomate (...) Lire la suite »
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Pourquoi Chávez ?
Jean-Luc MELENCHON, Ignacio RAMONET
Hugo Chavez est sans doute le chef d’Etat le plus diffamé du monde. À l’approche de l’élection présidentielle au Venezuela, le 7 octobre, ces diffamations redoublent d’ignominie. Tant à Caracas qu’en France. Elles témoignent du désespoir des adversaires de la révolution bolivarienne devant la perspective (que les sondages semblent confirmer) d’une nouvelle victoire électorale de Chavez. Un dirigeant politique doit être jugé sur ses actes, et non sur les rumeurs colportées contre lui. Les candidats font des promesses pour se faire élire ; rares sont ceux qui, une fois élus, les tiennent. Dès le début, la promesse électorale de Chavez a été claire : travailler au profit de ceux, majoritaires dans son pays, qui vivaient dans la pauvreté. Et il a tenu parole. C’est le moment de rappeler ce qui est vraiment en jeu dans cette élection à l’heure où le peuple vénézuélien va voter. Le Venezuela est un pays très riche en raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures. Mais presque toutes (...) Lire la suite »
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50 vérités sur Hugo Chávez et la Révolution bolivarienne
Salim LAMRANI

Décédé le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer, le président Hugo Chávez a marqué à jamais l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine.

1. Jamais dans l’histoire de l’Amérique latine, un leader politique n’avait atteint une légitimité démocratique aussi incontestable.Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, seize élections ont eu lieu au Venezuela. Hugo Chávez en a remporté quinze, dont la dernière en date, le 7 octobre 2012. Il a toujours battu ses opposants avec un écart allant de dix à vingt points. 2. Toutes les instances internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains, en passant par l’Union des nations sud-américaines et le Centre Carter, ont été unanimes pour reconnaître la transparence des scrutins. 3. James Carter, ancien président des Etats-Unis, a déclaré que le système électoral vénézuélien était le « meilleur au monde ». 4. L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézuéliens ont appris à lire, écrire et compter grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. 5. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que (...) Lire la suite »
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ONU : Chavez me serre la main et me demande : « Comment ça se prononce, votre nom ? ».
Mon témoignage sur Hugo Chavez
Hervé Kempf

Je n’avais guère prêté attention à Hugo Chavez. Pour moi, le Venezuela évoquait un pays pétrolier longtemps réduit à un statut de semi-colonie par les Etats-Unis, et qui par ailleurs avait subi des inondations catastrophiques en 1999. Chavez ? Hmm ?

Mais peu avant la conférence de Copenhague sur le climat, en 2009, la traduction en espagnol de mon livre, Comment les riches détruisent la planète, lui fut transmise.

Il faut savoir que Chavez participait tous les dimanches à un programme radiophonique de plusieurs heures, mélange de radio-crochet, chansons, jeux, informations sur l’activité du gouvernement et éducation politique populaire. Une part de la faconde intarissable de l’animateur Chavez venait de ses lectures de la semaine, que ce quasi-autodidacte dévorait pendant ses nuits. Advint la conférence de Copenhague sur le climat en 2009. On l’a oublié aujourd’hui, mais cette conférence se produisit dans un état d’excitation impressionnant, dans un moment où la question du changement climatique n’avait jamais été aussi présente dans la conscience collective. Et tout ce que la planète comptait d’écologistes engagés et de chefs d’Etat étaient animés par l’irrépressible besoin… d’ETRE LA. Permettez-moi de vous raconter comment j’ai croisé alors Hugo Chavez – il s’agit en fait des notes que j’avais prises alors, pour le récit de la conférence. Ainsi donc, le 16 décembre 2009… me voici à côté de la salle plénière, qui (...) Lire la suite »
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Quand nos politologues se surestiment et sous-estiment un peuple
De Sandino à Chavez, « l’aube n’est plus une tentation »
Thierry DERONNE

Comme le dit le sociologue Reinaldo Iturizza, parler de “transition” ou de “post-chavisme” reviendrait à insulter l’intelligence des vénézuéliens, et à nier l’Histoire elle-même, ce mouvement profond qui ne fait que commencer dans une Amérique Latine qui a changé de nature.

Comprendre le Venezuela de 2013, c’est d’abord comprendre une vérité qui crève les yeux. Le peuple vénézuélien d’aujourd’hui n’est plus le peuple des années 90. C’est la victoire de Chavez : « à ceux qui me souhaitent la mort, je leur souhaite une très longue vie pour qu’ils continuent à voir la Révolution Bolivarienne avancer de bataille en bataille, de victoire en victoire. » Dans les années 80 j’ai vécu au Nicaragua, en pleine révolution sandiniste. Deux faits m’ont marqué. Augusto C. Sandino et son Armée de Défense de la Souveraineté Nationale (EDSN). Alors que sur place, les nicaraguayens jouissaient pour la première fois d’élections libres, d’un État de Droit et de la liberté d’expression, après l’interminable nuit de tortures, de massacres et de disparitions de la dictature somoziste, les médias occidentaux s’empressèrent de transformer cette révolution en « totalitarisme en marche ». A l’époque Julio Cortázar, le grand cronope argentin, envoyait ses protestations au journal français « Le Monde » pour tenter (...) Lire la suite »
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Chavez est mort (pour le moment)
Viktor DEDAJ
« Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple. » - Hugo Chavez« Si vous voulez savoir qui était Chavez, regardez qui pleure sa disparition, et regardez ceux qui s'en réjouissent, là vous aurez votre réponse ! » - Fidel Castro J'avoue qu'en apprenant la mort d'Hugo Chavez, j'ai pleuré. Ce fut bref, mais intense. J'avoue qu'à la mort de Fidel Castro, je pleurerai jusqu'à la dernière larme de mon corps. Ce sera probablement un peu plus long et un peu plus intense. J'avoue aussi qu'à chaque annonce de la mort d'un dirigeant occidental, j'ai plutôt tendance à reprendre deux fois des moules. Oui, j'avoue : j'échangerai la quasi-totalité de la classe politico-médiatique occidentale contre un seul Hugo Chavez. Même malade. Même mort. Alors que toute la gauche latino-américaine, et même au-delà, décrète le deuil, ici La Gauche la Plus Conne de la Planète, comme à chaque fois que l'occasion lui est offerte, refait (...) Lire la suite »
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Nous savions bien qu’ils dégoulinaient de roublardise, de lâcheté et de traitrise
La Haine et l’Amour
Archibald EMOREJ

Rien. Ils ne laisseront rien passer. Ni l’injure, ni l’infamie, ni l’ignominie. Les hordes de fonctionnaires du vil, les coprophages de la lâcheté, les défroqués de la grandeur humaine, tous grouinent dans la fange en bouffant le cadavre d’un combattant qu’ils n’ont pas su abattre. Pas même touché, ni même égratigné. Eux ne sont pas des Hommes, sans respect pour la mort, à pisser sur la dépouille, comme leurs ont dit de dire leurs supérieurs de l’ombre, d’un très grand de notre monde. Notre monde. Ils n’ont pas idée de ce qu’il est. Nous avons tous nos cultures, nos langues, nos histoires, nos folklores et nos héros, et pourtant nous partageons les valeurs de ce monde, ce monde dont ils n’ont même pas idée.

Chez nous, pas d’idolâtre ni maximo ni dictateur, simplement l’humilité de reconnaitre les meilleurs d’entre nous, et pas sur leurs filiations, leurs mécènes ou leur maîtres, mais jugés sur leurs actions, leurs morales et leurs actes. Peut-être leur haine vient de cette liberté que nous partageons, celle de la critique constructive, de l’indépendance, de la dialectique pour le bien du groupe, donc de tous - ni pour l’esbroufe, ni pour une carrière aux ordres. De tous, parce que nous n’excluons personne, et même le pire de nos ennemis, sa mort nous ne l’acceptons qu’au champ d’honneur, dans le respect d’une idée chevaleresque qui fait de nous des humains, pas des bêtes dégueulasses. Est-ce naïf d’être révulsé par ce magma de haine, un flot visqueux de gratte-papiers venus vomir leur joie de la mort d’un homme que rien n’a terrassé, sinon la maladie ? Seuls les puissants sont magnanimes. La bêtise est une chose, nous les avons assez moqués. Nous savions bien qu’ils dégoulinaient de roublardise, de lâcheté et de (...) Lire la suite »
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Après la mort de Chavez, je rêve...
Gwendal Evenou
Avec la mort de Hugo Chavez, les médias m’ont appris que créer des programmes sociaux pour les plus pauvres, éradiquer l’analphabétisme dans son pays ou augmenter le salaire minimum de 30% n’étaient en fait que des pratiques clientélistes, et n’avaient d’autre visée que de remplir les urnes de bulletins de vote à son nom. Moi, simple citoyen des classes populaires, aujourd’hui, je rêve d’être à mon tour victime d’un affreux clientélisme électoral. Je rêve qu’un président de la République sans morale propose de garantir une réelle sécurité sociale gratuite pour tous et augmenter les effectifs des personnels soignants des hôpitaux, osant déclarer au peuple crédule que « la santé, ça n’a pas de prix ». Je rêve qu’un président de la république, dans l’irrespect total de toute logique économique pure, interdise les licenciements dans les entreprises faisant des bénéfices et refuse le dialogue social avec le patronat qui consiste en l’imposition inévitable de la flexibilité pour « sauver les emplois », dans l’unique but de (...) Lire la suite »
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La chronique de Recherches internationales
Hugo Chávez, la mort d’un grand.
Xavier Calmettes

Le Venezuela enterre aujourd’hui l’un des dirigeants les plus marquants de ce début de XXIème siècle. L’homme a monopolisé le débat politique vénézuélien et latino-américain durant plus de 20 ans. Détesté par les élites, adulé par les classes défavorisées, Hugo Chávez ne laissait personne indifférent. Son parcours personnel a contribué à forger le mythe.

Un parcours mouvementé Né dans une famille de l’État de Barinas, il intègre les forces armées, gravit les échelons de la hiérarchie militaire et devient lieutenant-colonel. Admirateur de Simón Bolivar, le libérateur de la grande Colombie du joug espagnol, il crée le Mouvement Bolivarien 200 au sein des forces armées en 1983. Ce mouvement d’inspiration nationaliste aurait très certainement été voué à l’anonymat, s’il n’était pas né en même temps qu’une profonde crise économique, sociale, et politique. Incapables de résoudre les problèmes économiques de la société vénézuélienne, les élites de la IVème République tentent de mettre en place des réformes de caractère néo-libéral qui échouent à relancer l’économie. Les inégalités augmentent, le Venezuela s’appauvrit, le PIB régresse, et le FMI demande la réduction des déficits publics. Le peuple reste fidèle aux deux partis historiques de la IVème République (Acción Democrática et COPEI) jusqu’à ce que Carlos Andrés Pérez (candidat d’Acción Democrática) soit élu Président. Ce (...) Lire la suite »
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Chavez : regardez France 2, vous saurez tout !
Philippe ARNAUD

J’ai regardé le journal télévisé de France 2 de 13 h de ce mardi 6 mars. Je propose quelques remarques qui constitueront une analyse des omissions, des manques, de l’implicite. C’est-à-dire une analyse des “ creux ”.

De la présentation, j'extrais ces quelques phrases : 1. "Il était le fils spirituel de Fidel Castro. Il n'a cessé, comme le Lider Maximo, de montrer du doigt les États-Unis et le modèle capitaliste..." Remarque. Cette phrase laisse penser que la mise en accusation des États-Unis par Hugo Chavez est un rituel, une plaisanterie éculée, sans raison, sans fondement (comme on rit des cocus ou des belles-mères, bêtement, parce que ça c'est toujours fait). Où est le creux, où est l'omission ? L'omission, c'est celle du rappel de toutes les interventions violentes des États-Unis en Amérique latine depuis les années 1850, et dont l'énumération prendrait plusieurs pages. Je dis "violentes" pour englober à la fois les interventions directes de l'armée américaine par bombardements (Cuba, 1961), pilonnages, débarquements (Argentine, 1853), parachutage (La Grenade, 1983), mais aussi les complots contre des gouvernements légaux (Arbenz, au Guatemala, en 1954, Allende, au Chili, en 1973), les blocus, (...) Lire la suite »

HASTA SEMPRE COMANDANTE CHAVEZ

 

HASTA SEMPRE COMANDANTE CHAVEZ ...
ELAC & ALAC Committees /

The Jamahiriyan Resistance Network / 2013 03 06 /
http://www.elac-committees.org

# Un ami sincère de la Jamahiriya nous a quitté.

Le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez, soutien sans faille de l'ancien dirigeant libyen, avait condamné l'"assassinat" de Mouammar Kadhafi, qu'il avait qualifié de "martyr".
"Malheureusement, la mort de Kadhafi a été confirmée. Ils l'ont assassiné, (c'est) une violation supplémentaire de la vie", a commenté M. Chavez. Pour le chef de l'Etat vénézuélien, l'ancien dirigeant libyen sera désormais reconnu comme "un martyr" et "un grand combattant".
Adepte de positions anti-impérialistes conséquentes, Hugo Chavez n'avait jamais varié dans son soutien à Mouammar Kadhafi depuis le début de l'intervention des USA et de l’OTAN en Libye.

http://www.alterinfo.net/HASTA-SEMPRE-COMANDANTE-CHAVEZ_a87544.html

 

 

Mort de Chavez: Caracas accuse ses "ennemis extérieurs"

Mercredi 6 Mars 2013


Mort de Chavez: Caracas accuse ses "ennemis extérieurs"
Le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro a accusé les "ennemis extérieurs" du pays d'avoir provoqué le cancer du commandant Hugo Chavez, rapportent mercredi les médias locaux.
"Les ennemis historiques de notre patrie cherchaient à porter atteinte à la santé de notre commandant", a déclaré le vice-président lors d'une réunion des chefs politiques et militaires du pays.
"Nous n'avons aucun doute, arrivera un moment dans l'Histoire où nous pourrons créer une commission scientifique qui révèlera que le commandant Chavez a été attaqué avec cette maladie", a-t-il poursuivi.
Dans le même temps, M.Maduro a accusé les "ennemis extérieurs" de la mort de l'ex-leader palestinien Yasser Arafat.
Ces déclarations ont été faites avant l'annonce de la mort du président vénézuélien plus tard dans la journée. D'après la version officielle, le commandant Chavez est décédé des suites d'un cancer mardi à 16h25 heure locale.
Le vice-président Maduro a également fait savoir que Caracas avait pris la décision d'expulser l'attaché militaire des Etats-Unis David del Mónaco en raison de ses tentatives de "déstabiliser la situation dans le pays".

http://fr.rian.ru
http://www.alterinfo.net/Mort-de-Chavez-Caracas-accuse-ses-ennemis-exterieurs_a87549.html
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Chavez organise la rébellion des anges

(..) Lorsqu’on parle avec les millions de personnes (parmi lesquelles un marcheur nommé Evo Morales) qui forment depuis quatre jours à Caracas des files de plusieurs kilomètres pour rendre un dernier hommage à leur président, on se rend compte rapidement qu’il ne s’agit pas de croyance aveugle comme le prétendent des médias jamais à court de mépris de classe. Tous les peuples latino-américains sont profondément religieux mais il s’agit d’abord d’une réaffirmation d’une culture politique en expansion : la participation citoyenne dans la construction de l’État. Autre caractéristique de cette mobilisation populaire : le mélange de civils et de soldats de tout bord, sans que ceux-ci suscitent la moindre peur parmi les citoyens.  Des soldats qui avant Chavez étaient utilisés par l’élite pour réprimer toute rébellion sociale. C’est un autre trait des gouvernements de gauche latino-américains que d’avoir mis fin à cette histoire de disparus, de massacres et d’avoir reconstruit l’humanité, la vocation citoyenne, pacifique des forces armées. Le premier jour sont venus surtout des habitants de Caracas et à partir du deuxième jour, depuis l’intérieur du pays, et même d’Amérique Latine.  Piedad Chavez, ex-sénatrice colombienne et militante des droits humains : « Chavez s’est chargé de faire en sorte que le chavisme ne dépende pas de lui, c’est une école de leadership collectif, aujourd’hui il y a des millions de Chavez ».

Ce samedi 9 mars 2013, depuis Quito, Rafael Correa a initié son programme alternatif de radio et télévision en parlant de « cet ami unique, sur qui on pouvait toujours compter, qui fut le président le plus diffamé, le plus attaqué par les élites propriétaires des médias ». Il a rappelé que lorsqu’il voyage en Europe, il se rend compte de l’impact de cette désinformation, quand il entend des jeunes lui parler de « Chavez assassin ». « Voilà ce qu’ils font des présidents qui luttent pour la souveraineté, pour la justice sociale : des assassins ! Et quand je demande : qui a-t-il assassiné ? quel pays a -t-il envahi ?, personne ne peut me répondre. Le fait qu’un visionnaire aussi solidaire, puisse être transformé en criminel, donne une idée de la dictature médiatique en Occident. Nous, nous devons continuer à lutter pour cette Amérique latine en pleine libération. «

Au nom du Mouvement des Sans Terre du Brésil, Joao Pedro Stedile a rappelé lors d’une interview à Telesur ce 9 mars 2013, « le combat commun des Sans Terre et du président Chavez : création d’écoles agro-écologiques, luttes contre les OGM, réforme agraire, souveraineté alimentaire, mais aussi promotion incessante des idées des  mouvements sociaux au coeur de l’intégration latino-américaine. Beaucoup de présidents lorsqu’ils arrivent au pouvoir, se croient les maîtres du monde, ne conservent que la bouche et perdent les oreilles. Chavez, lui, en toute simplicité, t´écoutait, cherchait à converser avec toi pour apprendre,  écouter ».

 

Lula da Silva : “¡Si vous n’existiez pas, vous devriez renaître !”

006_EG_0327_P.pngLa présidente Dilma Roussef et l’ex-président Lula aux côtés du Vice-président Nicolas Maduro.

“Je pense qu’un siècle ne suffit pas pour produire un homme qui possède les qualités de Chávez. On ne voit pas tous les jours un pays élire une personne qui possède un engagement différent avec son peuple”, a pour sa part exprimé l’ex-président du Brésil.  “C’etait un homme doté de 80 pour cent de coeur et 20 pour cent de raison, comme, je le crois, doivent l’être tous les grands hommes du monde”. Lula a rappelé que Chavez ne pensait qu’à son peuple et surtout aux personnes les plus pauvres. J’ai eu le plaisir de converser souvent avec lui. « Dès le début nous avons noué une relation très forte parce que nous avions de nombreuses affinités. Oui, nous avions des divergences idéologiques mais nous avions beaucoup d’affinités politiques, par exemple sur la relation stratégique entre le Brésil et le Venezuela, comme entre tous les pays d’Amérique Latine. Nous comprenions le rôle des pays pauvres, surtout ceux de l’Amérique du Sud, dans l’affrontement construit avec les pays du nord, surtout dans les questions commerciales et poltiques. Tout cela a fait qu’un jour, en 2007, nous sommes passés d’une relation entre présidents à une relation de compagnons. Chavez savait que les raisons d’arriver au gouvernement étaient de faire que le peuple du Venezuela se sente fier, qu’il dispose enfin de droits, de travail, de santé et de la possibilité d’étudier. Il a évidement subi une très forte opposition comme nous l’affrontons tous en Amérique Latine… Chavez a valu la peine non seulement pour ces conquêtes mais pour le symbole que signifia ce qe qu’il a fait pour son pays : un peuple, les enfants, tous ont repris confiance en eux-mêmes. Un peuple a compris que le Venezuela était beaucoup plus grand que ce que les élites voulaient lui faire croire. Je crois que les idées de Chavez comme celles de Bolívar, vivront longtemps, parce que l’Amérique Latine vit un moment exceptionnel. Et Chavez a beaucoup à voir avec cela : la création de l’

UNASUR, de la CELAC, du Conseil de Défense de l’UNASUR, de la Banque du Sud, et de tant d’autres idées qu’ensemble nous jetions sur papier et que nous discutions, pour les concrétiser peu à peu. J’ai eu le plaisir de partager avec lui huit ans de présidence et je ressens la fierté d’avoir construit tant de choses positives avec lui. Et je sens aussi la tristesse de n’avoir pas pu faire davantage. »

 

chavez-y-lula

Thierry Deronne, Caracas 9 mars 2013

 

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Décès de Chavez: le PC russe veut une enquête internationale

Dossier: Mort de Hugo Chavez

Décès de Chavez: le PC russe veut une enquête internationale
14:56 06/03/2013
MOSCOU, 6 mars - RIA Novosti

Le dirigeant du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), Guennadi Ziouganov, affirme que la mort du président vénézuélien Hugo Chavez n'est pas fortuite et qu'elle doit faire l'objet d'une enquête internationale.

"Comment expliquer le fait que six leaders de pays latino-américains qui critiquaient la politique des Etats-Unis et tentaient de former leur propre bloc influent pour devenir souverains et indépendants, ont soudainement contracté la même maladie que Chavez?", a demandé M. Ziouganov interrogé par la chaîne de télévision Rossiya 24.

"Je pense que cet épisode est loin d'être fortuit", a souligné le chef du KPRF, ajoutant qu'il fallait "engager une enquête, y compris sous contrôle international".

Plus tôt mercredi, le vice-président de la commission des Affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe), le communiste Leonid Kalachnikov, a indiqué à RIA Novosti que les relations entre la Russie et le Venezuela ne seraient plus aussi étroites qu'elles l'étaient sous Hugo Chavez. Le parlementaire est persuadé qu'en cas d'arrivée de l'opposition au pouvoir au Venezuela, la Russie aura peu de chances de pratiquer une coopération fructueuse avec ce pays.

Après avoir qualifié Hugo Chavez de "personnalité illustre", le député a fait savoir que les communistes russes présenteraient dans les heures qui viennent leurs condoléances à l'occasion de sa mort.

Outre Chavez, différentes formes de cancer ont été diagnostiquées chez l'ex-président argentin Raul Alfonsin (mort en 2009) et la dirigeante actuelle du pays Cristina de Kirchner, l'ex-président brésilien Lula da Silva et la présidente actuelle Dilma Rousseff, ainsi que chez l'ancien chef de l'Etat paraguayen Fernando Lugo.

 

http://fr.ria.ru/world/20130306/197720378.html

 

 

hessel

 

Stéphane Hessel aussi nous a quittés. J'avais envoyé ce tweet :

"Contorsions de Hollande pour rendre hommage à Hessel. Pour la Gauche, il salue l'Indigné. Pour le CRIF, il désapprouve l'engagement pro-Palestiniens".

 

Le CRIF a osé le discréditer. Il était même poursuivi pour antisémitisme par ses pairs ! Abomination totale..

 

Triste semaine où deux grands, très grands résistants, nous ont quittés, éternels indignés et combattants pour la Justice. Ils doivent rester pour nous des modèles.

 

Chantal Dupille

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 04:25

 

Et pendant que nous sommes intoxiqués
par les Médias avec le terrorisme,
voici les dernières nouvelles glanées sur Wikistrike :

 

 

 


La mort de Fidel Castro annoncée d'ici 72 heures? Selon un journaliste vénézuélien, la mort de Fidel Castro devrait être annoncée d'ici 72 heures, révèle ce samedi Le Soir. Le fils de l'ancien dirigeant cubain a démenti. Ce n'est pas la première fois que la rumeur de la mort de Fidel Castro s'empare la toile, mais cette fois-ci elle semble plus réelle. C'est en effet Nelson Bocaranda, le célèbre journaliste vénézuélien qui avait annoncé qu'Hugo Chavez était atteint d'un cancer, qui a écrit jeudi que la mort de l'ancien […]

 

Si c'est le cas,

je rappelle ce que j'ai déjà plus ou moins dit :


 

Eloge de Fidel

par Chantal Dupille

 

 

New-Orleans, le jeune W. Bush survole enfin la ville

détruite par la tempête 8 jours plus tôt 

- alors que l'argent avait été refusé

pour consolider les digues.

 

Une tempête menace Cuba,

la plus grave de son Histoire.

Fidel Castro, 80 ans, est aux commandes.

2 jours et une nuit sans discontinuer.

Il n'y aura pas un mort !

 

Et c'est Cuba la rebelle

qui a nargué la puissante armada américaine

et qui est calomniée par les journaleux prostitués de l'Occident,

qui donne des leçons à la planète entière !

Les meilleurs médecins,

envoyés partout bénévolement pour sauver des vies,

et même pour redonner gratuitement la vue aux aveugles,

et puis l'analphabétisme totalement éradiqué

et aussi un niveau culturel hors du commun,

des écoles et des dispensaires partout,

la créativité encouragée pour pallier les carences

provoquées par le monstrueux blocus inique de l'Occident,

une joie de vivre naturelle qui n'est pas ternie

par la tyrannie de l'argent.

Il y a des prisonniers politiques ?

Evidemment ! Ces agents de l'impérialisme américain

rêvent de déstabiliser le pays et de l'offrir

au monde de la Finance anglo-saxonne !

Ces traîtres n'ont que ce qu'ils méritent !

 

Fidel, comme tu portes bien ton nom :

Tu ne t'es pas laissé corrompre !

Tu ne t'es pas laissé acheter par l'Argent !

Tu es resté fidèle à tes convictions généreuses,

à la soif de Justice !

Fidel, nous t'aimons, comme ton ami Chavez,

et tu resteras pour toujours l'icône de la résistance

et de l'amour de son peuple !

 

Avec reconnaissance,

 

Chantal Dupille

 

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Dernières nouvelles sur Wikistrike :

 

 

Samedi 13 octobre 2012


La police grecque torture des manifestants anti-fascistes Par Christoph Dreier 13 octobre 2012 Les participants à une manifestation contre le parti fasciste Chrysi Avgi (Aube Dorée) ayant eu lieu le 30 septembre ont été battus et torturés après leur arrestation par la police grecque. Selon les victimes, la police a utilisé des techniques semblables à celles pratiquées dans les prisons comme Abou Ghrib. Les prisonniers furent battus, filmés nus et eurent la peau brûlée. Cela fit l’objet d’un reportage paru le 9 octobre […]

 

 

 


Les caisses de retraite complémentaire bientôt à sec ? Selon Les Echos, l’Agirc n’aurait plus de quoi payer les cadres retraités d’ici 2017. L’Arrco serait confrontée au même problème pour tous les anciens salariés en 2020. La sonnette d’alarme est tirée. L’Agirc et l’Arrco devraient, avant la fin de la décennie, ne plus être en mesure de verser de pensions aux millions de retraités qui comptent dessus pour maintenir leur pouvoir d’achat. Du moins, si aucune décision n’est prise. Selon le quotidien Les Echos, qui s’est […]

 

 

 

Samedi 13 octobre 2012


L’Elysée a tenté de faire disparaître les infos sur l’«état de faillite aggravée» de la France Stefan Renninger, patron de Romandie.com, a raconté qu’il avait reçu des coups de fil insistants de l’Elysée, exigeant de supprimer les propos de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait déclaré que la France était dans un « état de faillite aggravée ». Il n’a pas cédé aux pressions.La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a dû se rendre compte un peu tardivement de l’effet […]

 

 

 

Samedi 13 octobre 2012


Un ambassadeur japonais dénonce les pressions des Etats Unis pour occulter la gravité de Fukushima Le Pr. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse dénonçait en Juillet les pressions du gouvernement Américain pour occulter autant que possible la crise de Fukushima. Donc bien avant la récente intervention de Clinton auprès du gouvernement Japonais début Octobre pour que celui-ci abandonne son projet de sortie du nucléaire. Les centrales de Fukushima ont effectivement été conçues par la firme Américaine. […]

 

 

Samedi 13 octobre 2012


ESPAGNE - Jeter des pierres lors d’une manifestation est passible de six ans de prison Voici grosso modo les nouvelles mesures de l’article 557 du code pénal espagnol voté hier, applicable lors des manifestations , les perturbations vont s’accélérer sinon ils ne voteraient pas ce genre de lois. Accrochez vos ceintures pour les jours a venir !!! - Article 557 Alinéa (1) : De 6 mois a 3 ans de prison pour ceux qui véhicule la violence ou menaces d’autres personnes sur la voie publique. - Article 557 Alinéa (2) : De 1 à 6 […]

 

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 14:39

 

 

 

Ses interventions télévisées sont trop rares pour les rater, donc au passage merci à Frédéric Taddeï de nous offrir une telle séquence.

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/10/04/francois-asselineau-dans-lemission-ce-soir-ou-jamais/

 

 

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Sur cet excellent site,

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 02:46
webbua.univ-angers.fr

 

Article paru aujourd'hui: Je le relaie. Il est intolérable, parce que Roger Garaudy a été un négationniste, qu'on enterre son oeuvre si originale. Et n'oublions pas qu'il fut un infatigable militant pour la foi sincère, pour la justice sociale, pour la paix, pour la communion des civilisations, et pour la promotion de la danse. Comme moi ! Chantal Dupille

 

Roger Garaudy:ombres et lumières

[Voir l'article intégral sur le blogue http://rogergaraudy.blogspot.com]

 


  Roger Garaudy mort, sa trace demeure. Avec les inévitables jeux d'ombres et de lumières .
     "Je ne peux plus vous faire d'autres cadeaux que ceux de cette lumière sombre
      Hommes de demain soufflez sur les charbons
                             A vous de dire ce que je vois "(1).

     Comme ces paroles s'appliquent bien à l'engagement de Roger Garaudy, appel constant à la vie, à la résistance et à l'invention de l'avenir. Il fallait bien convoquer un poète communiste français puisqu'aucun des dirigeants actuels du parti communiste français n'a eu le courage de dire ne serait-ce que quelques mots sur celui qui fût non seulement l'ami de Louis Aragon, de Paul Eluard et de Maurice Thorez - pour ne citer qu'eux - mais surtout pendant vingt ans l'un des principaux dirigeants de leur parti, avant que la bande à Marchais n'en soit le fossoyeur ainsi qu'il l'avait compris dès 1968.


     Les dirigeants du PCF n'ont pas pardonné à Garaudy d'avoir eu raison avant eux par exemple sur l'Union Soviétique, et les anti-communistes d'avoir été stalinien "des pieds à la tête" comme il le disait lui-même. Le communisme comme idéal: l'URSS patrie du socialisme, le dévouement des militants, l'exemplarité des dirigeants d'un parti qui à l'époque ne voulait pas être et n'était pas "un parti comme les autres". Le communisme comme repoussoir: la dictature, les procès, l'écrasement du Printemps de Prague et la "normalisation". Garaudy a participé à l'espérance communiste pour le pire comme pour le meilleur, mais il a su rompre avec le pire. Trop tard pour les uns, trop tôt pour les autres. Ombres et lumières ! Mais pourquoi ne voir dans le marxiste que le stalinien, et non par exemple l'homme du dialogue avec les chrétiens et l'homme d'un "marxisme du 20e siècle".

     Après le communisme "réel", le retour aux sources: "Le socialisme et le communisme ont été défigurés et discrédités par l'expérience stalinienne et ses séquelles. Le socialisme et le communisme [...] ont donné un visage à l'espérance des hommes [...] Ce visage de la plénitude humaine dans toutes ses dimensions. Vivre selon la loi fondamentale de l'être: l'amour. La Croix m'en a appris les renoncements. La Résurrection les dépassements. Je suis chrétien." (2)

     Le dialogue chrétiens-marxistes devient un élément du plus vaste dialogue  des cultures et des civilisations. Et l'on moque la naïveté de Don Quichotte de Garaudy - dont il est fier -, on dit qu'il enfonce des portes dont l'avenir montrera qu'elles n'étaient pas si ouvertes que ça, mais on n'argumente pas contre lui. Il participe au débat politique en France, à des conférences dans le monde entier, il écrit des livres qui "se vendent bien" (3), mais il ne fait pas, il ne fait jamais ce que le système médiatico-politique attend de lui.

     Comme il serait plus "convenable" en dénonçant l'URSS comme n'étant pas socialiste qu'il se rallie au capitalisme rebaptisé "libéralisme" pour s'accaparer la référence à la liberté ! Mais il continue à se battre "pour un socialisme à visage humain", selon la belle formule des communistes tchécoslovaques, contre ce qu'il appellera plus tard le "monothéisme du marché". Comme il serait plus convenable en prenant ses distances d'avec le PCF qu'il rejoigne les héraults de l'anti-marxisme, mais non il défend le marxisme "méthodologie de l'initiative historique" et non "recettes de cuisine pour les gargotes de l'avenir" ou catalogue de lois immuables.

     Ayant rejoint l'Islam avec la Bible sous un bras et le Capital sous l'autre, il rallie ainsi en 1982, après l'éclatement de l'URSS, le camp du "nouveau Satan", celui de la religion majoritaire des exploités et des opprimés du monde.  Mais le musulman, comme le marxiste et comme le chrétien, ne fait pas ce que les "docteurs de la foi" attendent de lui.
     Dénonçant, et avec quelle vigueur, toutes les "théologies de la domination" (juives, chrétiennes, islamiques) il indispose fortement les intégristes de tous poils.
     Commencé avec le procès de son article dans "Le Monde" sur l'agression israélenne au Liban - qu'il gagne contre la LICRA - et parachevé avec le procès des "Mythes fondateurs de la politique israélienne" - qu'il perd -, son emmurement étouffe désormais pour le grand public la parole d'un homme qui a pourtant tant à dire. N'oublions pas, à notre époque où les intégristes sont pour l'Occident le danger principal ici et ses meilleurs alliés là-bas à l'Orient et en Afrique, qu'entre les deux dates Roger Garaudy a démonté l'argumentation de tous les intégrismes, de ceux de l'Occident (marxisme dogmatique, monothéisme du marché) à ceux de l'Orient (sionisme maladie du judaïsme et  "islamisme maladie de l'Islam) (4).

     La "shari'a" - la "Voie" - confondue avec le "fiqh" - le droit historiquement limité, et c'est la décadence de l'Islam. Comme il y eut avec Esdras et Jérémie la décadence du judaïsme prophétique en "loi". Comme il y eut décadence du christianisme de Jésus en Constantinisme. Et, toute proportion gardée, comme il y eut décadence du marxisme en catalogue de prêt-à-porter, comme il y a décadence de l'histoire en histoire "officielle" avec ses lois qui en figent le contenu. Pourtant, si une révolution est bien, ainsi que la définit  Garaudy, pour une société ce qu'est une conversion pour l'individu - "changer le but et le sens de la vie " - alors elle a aujourd'hui "plus besoin de transcendance que de déterminisme" (5).

     Les idoles, toutes les idoles doivent être brisées (6). Des mythes doivent être déconstruits. Roger Garaudy s'y est essayé toujours avec courage face aux risques encourus, mais parfois - rarement mais parfois - imprudemment. Comme le rénovateur Luther, à qui on a parfois comparé Garaudy, commit la faute de prendre le parti des princes allemands contre la révolte des paysans, le rénovateur Garaudy commit la faute de contester le chiffre de 6 millions de juifs victimes d'Hitler (7), chiffre pourtant admis - avec certes des variantes, mais faibles - par tous les historiens (8). La contestation de ce chiffre, comme celle de la réalité des chambres à gaz, n'apportent d'ailleurs rien à la démonstration de l'instrumentalisation du génocide des juifs au service d'un Etat, de sa politique, et de la politique américaine "hungtingtonienne" dans cette région, démonstration qui avait été déjà faite dans "L'affaire Israël" (9). Ombres et lumières !

     Sans l'ignorer, ne pas réduire Roger Garaudy à "L'affaire des Mythes" si l'on veut comprendre le sens de son oeuvre. Ne pas en faire un "gourou" à l'abri de l'erreur. Mais, adaptant une formule qu'il cite souvent, savoir trouver et ranimer la flamme sous la cendre.
 



(1) Aragon, Les poètes
(2) dernières lignes de Parole d'homme, 1974
(3) Par exemple Appel aux vivants (1979) et sa suite Il est encore temps de vivre (1980)
(4) Voir par exemple Intégrismes, 1991
(5) L'avenir, mode d'emploi, 1998; Le XXIe siècle, suicide planétaire ou résurrection ?, 2000; etc.
(6) Sa volonté d'être incinéré, au grand dam des intégristes, ne participe-t-elle pas elle aussi de cette exigence ?
(7) Les mythes fondateurs de la politique israélienne, 1998
(8) Par exemple Raul Hilberg, La destruction des juifs d'Europe, 1ère édition 1988, 2éme 2006
(9) 1983



Photos: - Roger Garaudy à une réunion du Bureau Politique du PCF, avec Maurice Thorez
                -  Roger Garaudy, l'Abbé Pierre et Helder Camara à Assise   

 

Posté par Alaindependant à 00:03 -

 

(Je suis abonnée à cet excellent blog , Ch. D.) 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2012/09/06/24990969.html

 

.

 

La lutte de classe n'est pas un slogan, une théorie, un mot d'ordre lancé par des "meneurs". C'est un fait historique irrècusable. Elle est d'abord menée par les classes dirigeantes pour maintenir leur ordre, c'est-à-dire leur domination. Il importe ici de définir clairement la "violence". Lorsque le chercheur norvégien Johan Galtung écrit:"Pour moi il est impossible d'accepter l'idée que la mort causée par un fusil soit d'une autre nature que la mort causée par la famine", il établit un rapport trés clair entre la "violence directe" (celle des armes) et la "violence structurelle" (celle des institutions)...
Martin Luther King, dans une lettre de sa prison de Birmingham, en 1963, préfigurait cette analyse de la violence directe et de la violence structurelle en établissant une distinction entre "paix positive" et "paix négative"...
La paix ce n'est pas seulement l'absence de guerre, c'est la justice, et j'entends très précisément par justice un ordre social créant pour chaque enfant, pour chaque femme et chaque homme, les conditions économiques, sociales, politiques, culturelles lui permettant d'épanouir pleinement toutes les richesses humaines qu'il porte en lui.
Là où des êtres humains ont faim quand d'autres regorgent de biens, il y a violence.
Là où des êtres humains sont privés d'accéder à la culture de leur esprit et de leur corps, il y a violence.
Là où des êtres humains n'ont pas les moyens de proclamer leur vérité ou leur foi parce qu'elles ne sont pas en accord avec la société dominante, il y a violence.
Toutes ces violences-là sont des violences structurelles, mais elles sont maintenues, perpétuées, imposées par des violences directes: la répression de la police et de l'armée.
Elles ne restent "structurelles" que tant qu'elles ne sont pas contestées. Tout ce que l'on appelle des "révolutions" se sont heurtées à des armées. Sans aller bien loin dans l'espace ni dans le temps: les révolutions de 1848, de 1871, de 1917, ont été baignées dans le sang par l'armée, de même que les luttes de libération des peuples dominés, du Vietnam à l'Algérie.
Parce que la violence directe maintenait la violence structurelle, les luttes de classes et les luttes de libération sont devenues des "contre-violences", symétriques des premières, et il n'y aurait pire hypocrisie que de les accuser - et elles seules -de violence, alors qu'elles avaient pour objet de mettre fin à une violence structurelle ("institutionnelle", comme dit Dom Helder Camara) qui engendre toutes les autres, et qu'elles se heurtaient à la violence directe de polices et d'armées, chiens de garde de la violence structurelle.
Il serait également hypocrite de condamner dans la lutte de classe le fait d'avoir pris conscience de l'existence des classes et de leur lutte. Ce qui est fâcheux - et d'abord pour cette lutte - c'est de s'être souvent laissé imposer les méthodes de ceux qu'elle combat: par la lutte armée, l'on n'a jamais aboli une domination que pour la remplacer par une autre...

Roger Garaudy, Il est encore temps de vivre, Editeur Stock, pp 127à 129
http://rogergaraudy.blogspot.fr/2010/09/la-lutte-de-classe-nest-pas-un-slogan.html

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 07:23

 

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Image envoyée par un contributeur de Wikipedia connaissant la Maison... Qu'il soit remercié. Plus bas, une autre illustration envoyée par lui parmi beaucoup d'autres.

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W-TB-rats_encyclopediestes-et-encyclopeteux-.gif

Il y a les encyclopédistes sincères, honnêtes, et les encyclopéteux...

 

 

Illustration immédiate, ce 30 8 12 à 16 h, de ce qui suit : Avis de Wikimedia de changement de ma fiche (le monde de wikipedia est petit, wikimedia est tenu par une amie d'euterpia, m'a-t-on dit, ce que je n'ai pu vérifier) : "et depuis la crise Syrienne elle prend le parti de Bachar-el-Assad." (sous-entendu d'un "dictateur", en se gardant bien de renvoyer à mon article comme pour les autres mentions, preuve de la malveillance), ainsi 5 ans d'information et de militantisme sur Internet en faveur de la Vérité, sont ravalés à des engagements pro-dictateurs ou pro-négationnistes (sans que j'aie jamais abordé la question du négationnisme !) ! Voilà Wikipedia... avec des Euterpia et via le corporatisme de la Maison ! Je m'y attendais ; le combat pour la Vérité, à tous prix, continue, plus que jamais ! 

 

NB 17 h 12 : Après l'encyclopéteux, voici l'encyclopédiste. Nouvelle péripétie : La mention de Bachar el Assad est suivie du lien de mon article... Le petit jeu continue ! Gageons qu'un encyclopéteux va intervenir pour annuler l'intervention de l'encyclopédiste...

 

A suivre...

 

 

 

bachar-el-assad.jpg

 

 

Bachar-el-Assad réhabilité.

A contre-courant, et dans la vérité !

Par Chantal Dupille

.

 

A contre-courant, encore et toujours !

3e réhabilitation...

 

Réhabiliter Roger Garaudy l'humaniste

(croyant sincère, homme de gauche épris de justice et de paix,

artiste, militant pour la communion des humains,

libre penseur dissident), à sa mort : 

Disparition de Roger Garaudy,humaniste,artiste,croyant,libre penseur fraternel..

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Réhabiliter le socialiste Kadhafi : 

Libye : Le vrai Kadhafi, un grand réformateur sauvagement assassiné


Je dédie cette parution à Wikipedia :

 

En fait, à la contributrice-suppressionniste §1 Euterpia, atlantiste en diable, qui après avoir vu qu'une journaliste-écrivain (moi) relayait les vidéos de François Asselineau en admirant son courage, a pris la direction de ma fiche et a juré ma perte, très exactement de me discréditer §2, comme elle disait sur moi dans ses tweets §3 ("j'ai des envies de strangulation", pas moins, une phrase comme celle-ci peut conduire celui, ou celle, qui la prononce publiquement, devant un Tribunal, elle est d'une gravité inouïe). Elle pourra ajouter cette réhabilitation à ma charge ! Naturellement sans conduire à mes articles qui désamorcent ses subtils discrédits, mais aux fiches Wikipedia sur Garaudy ou Kadhafi. Comment les esclaves de la Pensée Unique, du Système imposé via le conditionnement des Médias, peuvent-ils comprendre les chercheurs de Vérité, les dissidents ? J'assume ma position,  et plus que jamais, face à tous les mensonges des Médias aux ordres. Pour moi le journalisme doit être neutre, au service de la Vérité plutôt que des puissants, il doit informer, pas désinformer ! Encore moins faire de la propagande pour les criminels faux démocrates et vrais prédateurs de l'Occident !

 

Et donc, lorsque (du temps où les Médias étaient moins aux ordres que maintenant) j'ai vu le document d'Arte "Bachar-el-Assad à visage découvert", lorsque j'ai suivi les interviews du dirigeant syrien sur les Chaînes françaises, j'ai admiré l'homme : Humaniste (mon mot préféré) rempli de bon sens §4, volontariste, discret, posé, calme, serein, intelligent, cultivé, ouvert, courageux, sincèrement attaché à la paix et au bonheur de son peuple, mari et père modèles. Comment ne pas admirer cet homme si parfait ? Hélas, il reste en partie prisonnier d'un clan, malgré sa bonne volonté, et d'un Système loin des intentions démocratiques affichées par l'Occident menteur - mais d'un Système attaché à l'indépendance du pays, et laïc, soucieux de maintenir la cohésion du pays en dépit de la mosaïque d'origines ethniques ou religieuses ce qui, dans une région aussi tourmentée, est sans prix ! Et Système si courageux, au milieu de Régimes obscurantistes ou au service d'une idéologie nauséabonde axée sur la prétendue supériorité d'un peuple...

 

Et le drame de Bachar-el-Assad est d'être tiraillé entre son sincère désir de modernité, d'ouverture, et sa fidélité familiale, ce que personne ne peut lui reprocher. Prudent, il aura avancé pas à pas entre tous les écueils. Cette prudence, cette sagesse l'honorent aussi.

 

Et ce sont ses qualités (courage, sens de la justice, profond attachement à la Paix et à la souveraineté des Nations...) qui ont conduit ce grand, ce très grand dirigeant, à épouser de justes causes comme celle de la défense des Palestiniens martyrisés, au mépris de sa propre tranquillité, de sa sécurité personnelle. Si Bachar-el-Assad a choisi le camp de "l'Iran, du Hezbollah, du Hamas", comme disent avec mépris les Occidentaux, c'est moins par idéologie, que parce qu'il a eu l'intelligence de comprendre que les Nations devaient demeurer souveraines et ne pas passer sous la coupe de Washington, de Londres, de Tel-Aviv. Bachar-el-Assad est un vrai combattant de la Liberté, ce droit que les pseudo démocrates dénient à l'ensemble de l'humanité... Si l'Histoire n'était pas écrite par les Occidentaux, par les Isaac et les Jacob §5, elle rendrait hommage à cet homme que j'ose qualifier d' "incorruptible", prêt à donner sa vie pour défendre son peuple qui dans sa grande majorité, le plébiscite ! §6 Nos dirigeants sont élus, au mieux, par un citoyen sur deux, Bachar-el-Assad a derrière lui tous les citoyens éclairés, pas les fanatiques et les obscurantistes, voilà la vérité tue par nos Médias larbins vendant leur conscience pour un plat de lentilles.


 

Asma et Bachar el-Assad : deux amoureux à Paris

"Asma et Bachar el Assad, deux amoureux à Paris". C'était le 17 décembre 2010. Depuis, les Occidentaux cherchent à tout détruire, une fois de plus !

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Asma-et-Bachar-el-Assad-deux-amoureux-a-Paris-232170/

 

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Pour moi, on reconnaît les dirigeants qui aiment vraiment leur pays, comme Salvador Allende, Kadhafi, ou Bachar-el-Assad : Ils ne fuient pas, ils ne se laissent pas acheter ou corrompre, ils meurent les armes à la main pour défendre le pays qu'ils représentent. Allende et Kadhafi ont cru au socialisme, Bachar-el-Assad a cru au progrès éclairé, à la laïcité, à l'unité de son pays, à sa souveraineté, surtout.

 

Lorsque je disparaitrai, Wikipedia retiendra sans doute la présentation caricaturale qu'aura faite une de ses contributrices attachée non à la nécessaire neutralité pour un support qui aurait pu être digne de ce nom, mais à la défense de ses opinions atlantistes, et cela au détriment de la vérité d'une journaliste-écrivain démasquant les mensonges au prix de sa vie personnelle (+ de 15 h par jour au service de la Vérité), de sa réputation (scandaleusement diffamée alors qu'elle est une authentique femme de gauche vomissant l'injustice, le racisme, le mensonge, la guerre, la désinformation, etc), de son honneur. Ceux qui approfondiront mon parcours reconnaîtront sa sincérité, son universalisme, son courage, sa générosité. Les autres ne m'intéressent pas.

 

Le combat politique pour la Vérité, la Justice et la Paix, qui est le mien, continue, plus que jamais ! Quel que soit le prix payé...

 

Chantal Dupille

http://chantaldupille.over-blog.com

 

§1: Suppressioniste : C'est ainsi qu'elle se définissait elle-même dans sa fiche, avant de se censurer. Le Lecteur dont je parle a tout sauvegardé, comme moi !

 

§2 : Tous mes engagements humanitaires, associatifs ou politiques, si divers, sont passés à la trappe au profit d'une vision cariraturale et diffamante. Une vidéo comme celle-ci, qui devrait figurer sur ma fiche, a été ignorée car elle disait clairement, déjà, que je combattais le fascisme et le racisme - je suis une femme de gauche, et pour moi il n'y a qu'une race, humaine ! Gênant lorsqu'ABUSIVEMENT on souhaite représenter une personne comme "brun-rouge", "raciste", etc !

R-sistons vidéo 7. En 1982, eva interviewée par un journaliste-producteur de FR3, 3 mn 

§3 : J'ai tout sauvegardé avec ce Lecteur, avant que prise de honte ou de peur, la jeune demoiselle ne se censure là aussi. Lorsque je ferai un article sur Wikipedia, je dirai tout... et cela sera décapant ! la vérité doit éclater...

 

§4 : Humaniste, oui: Voir la vidéo "Bachar-el-Assad" à visage découvert, d'Arte. Bachar el Assad déclare : "J'ai choisi d'être médecin. C'est en rapport avec l'être humain, pas avec l' ordi. Le médecin s'occupe de la santé. C'est un métier HUMANISTE, une vocation". Bachar et sa femme sont sincèrement attachés aux idéaux de liberté et de progrès, mais pas au sens caricatural de l'Occident. Et si Bachar voulait ouvrir l'économie de son pays, c'était en la régulant pour qu'elle garde son humanité -  au service de ses concitoyens, encore et toujours ! 

 

§5 : Célèbres manuels scolaires d'Histoire

 

§6 Quel dirigeant se promène librement dans son pays, sans escorte, sans garde du corps, dans une voiture sans vitre blindée et en la conduisant lui-même ? (Document Arte Bachar el Assad à visage découvert) : "On est en sécurité parce que le pays est sûr, pas parce qu'on se promène avec un garde du corps" (Bachar el Assad). Qu'est devenue la Syrie attaquée par les démocraties occidentales ? Un pays en ruine, à feu et à sang comme la Libye, l'Irak, la Côte d'Ivoire, etc. Honte à l'Occident criminel drapé dans des intentions humanitaires ! L'Occident est la PLAIE de l'humanité...

 

A visage découvert (Arte, 2003 ?) : Bachar el Assad avant que l'Occident ne le cible pour aligner la Syrie sur ses diktats, la dompter, la piller (gaz..), et l'utiliser comme rampe de lancement d'attaques contre l'Iran prochaine nation souveraine visée. En embuscade, israêl et son appétit de grand israël

 

 

 

 

Syrie : Bachar Al-Assad, droit dans ses bottes et plus serein que jamais.

Publié le30 Août 2012

 

Bachar Al-Assad, capture d'écran Addounia TV

Bachar Al-Assad, capture d’écran Addounia TV

 

Le président syrien, égal à lui-même, vient de faire la démonstration de sa force. C’est une force tranquille qu’on vient de voir et d’entendre. Aucune hésitation, une analyse de la situation sur le terrain qui prouve qu’il coordonne avec brio la reconquête de son pays souillé par des terroristes et des mercenaires. Intelligence, sérénité, loin des gesticulations du camp d’en face qui n’a comme unique argumentation, le mensonge à satiété. C’est incontestable, ce soir, entre rage et douleur, gueule de bois et désespérance, le temps a suspendu son vol, et une épée de Damoclès est suspendue sur la tête des terroristes qui, jour après jour, essuient des défaites cuisantes…L’ambiance est visiblement morose chez les roses de Libération qui titrent: “Impitoyable Bachar Al-assad”, s’ensuit alors les “dictateur”, “rester au pouvoir à tout prix” , “refus de zones tampons”et tutti quanti, sans toutefois revenir sur les massacres perpétrés par la soi-disant opposition…des terroristes… 

Petit trackbacks de son interview d’hier soir sur Addounia TV: 

Nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n’avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps

Nos forces armées font absolument un travail héroïque.”

Nous pouvons utiliser notre force et détruire tous les terroristes en Syrie, mais ce n’est pas raisonnable, car cela fera de lourdes pertes parmi les civils.”

“La Ligue arabe est une imposture qui ne garantie en rien l’arabisme”

Ce qui se passe n’est ni une révolution ni un printemps, il s’agit d’actes terroristes“.

“La Turquie  porte une responsabilité directe dans l’effusion du sang en Syrie“.

C’est le sort d’une patrie qui est en jeu, non pas d’un régime“.

soit la Syrie s’en sort soit elle coule“.

Les patriotes et les vrais gens, ne fuient pas, ni ne quittent leur patrie. Finalement, cette opération est positive, c’est une opération d’auto-nettoyage de l’Etat, en particulier, et de la nation en général

Les Syriens peuvent être fiers d’un président aussi fort et intelligent, contrairement aux Tunisiens qui en ont un, quelconque et pusillanime. Quand on lit les salmigondis qu’assène le président tunisien Marzouki, qui n’est rien du tout sans les salafistes d’Ennhadah, ces derniers qui sévissent en toute impunité en Tunisie, on ne peut qu’avoir pitié de lui, lorsqu’il dit ceci:

« Le président syrien illégitime Bachar Assad doit être traduit devant la Cour pénale internationale (CPI), ainsi que toutes les personnes impliquées dans les massacres perpétrés en Syrie ».

« Le massacre de Daraya constitue un crime contre le peuple syrien qui lutte pour sa liberté », a-t-il indiqué. Il a également condamné vivement les attaques contre les civils par une armée qui « agit comme une armée d’occupation intérieure ».

Le pauvre Marzouki, qui est incapable de condamner l’abjection absolue lorsque ses amis salafistes en Syrie commettent un attentat contre un cortège…funèbre, ne sait-il pas que, à Daraya, ce sont encore eux ?

L’incontournable  Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) affirme, toute honte bue, que les combats du jour (mercredi)  ont fait au moins 52 morts , 32 civils, 15 soldats et cinq rebelles. Vous remarquerez que, chaque fois, il y a plus de soldats tués que de terroristes. Consultez ses chiffres, vous allez plutôt rire tous les jours. C’est une bonne thérapie. Hélas, les grands médias se font complices d’une telle falsification…


Syriens en liesse, après l'interview.

Syriens en liesse, après l’interview.


Damas : Les forces de sécurité syriennes ont attaqué tôt, hier matin,  un repaire situé près d’Abu Baker Al-Sakeek dans Kafar batna, domaine de la campagne de Damas. Elles ont liquidé les 15 terroristes qui s’y trouvaient. Elle se sont  ensuite emparées d’un grand stock d’armes.

Hier soir,  80 terroristes ont été tués à Alep. C’est une unité de l’armée syrienne  qui a donné l’assaut sur leurs bases, en annihilant des dizaines de terroristes dans le quartier de  Seif al-Dawleh.

Homs: Du côté est de la ville, les forces de sécurité syriennes se sont affrontées avec un groupe de terroristes qui tirait des obus de mortier sur le petit village de Al-Mashrafa. Le bilan ne nous a pas été communiqué mais, le groupe a été mis en déroute.

Au moment ou nous bouclons ce papier, de nombreux Syriens, à Lattaquié, Homs, Alep, Damas et ailleurs, sont sortis dans la rue comme un seul homme, contents de la fermeté de Bachar Al-Assad sur Addounia TV. Klaxons, youyous, cris de joie et liesse populaire ont accompagné cette procession improvisée.


Syrie : Bachar Al-Assad, droit dans ses bottes et plus serein que jamais.

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Je suis tombée, en recherchant une image, sur ceci :

Gilles Jacquier: l'enquête confirme la thèse du tir des rebelles -

 

Dernières infos :

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Un article de Robert Fisk
Déraya - comment un échange de prisonniers raté s’est transformé en massacre

 29 août 2012 | Les hommes et les femmes auxquels nous avons pu parler, dont deux ont perdu des êtres chers dans l’infamie de Déraya qui s’est déroulé il y a quatre jours, ont relaté une histoire bien différente de la version qui a été répétée dans le monde entier : la leur est un récit de prise d’otages par l’Armée Syrienne Libre et de négociations désespérées d’échange de prisonniers entre les opposants au régime armés et l’armée syrienne, avant que les forces gouvernementales de Bachar el-Assad ne prennent la ville d’assaut pour la reprendre des rebelles.

Moscou : En Syrie, l’aide occidentale aux rebelles déstabilise le Proche-Orient

 29 août 2012 | L’aide financière et militaire, ainsi que les renseignements fournis aux rebelles par des pays occidentaux risquent de déstabiliser la situation aussi bien en Syrie que dans l’ensemble du Proche-Orient, indique un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères mis en ligne mardi sur son site.

Un article de Kourosh Ziabari
Les victimes silencieuses des sanctions contre l’Iran

 29 août 2012 | Alors que les États-Unis et l’Union européenne se font farouchement concurrence dans une course apparemment sans fin pour imposer des sanctions à l’Iran, les citoyens iraniens ordinaires subissent de plein fouet les impacts les plus durs de cet impitoyable embargo.

Le journaliste d’investigation face aux manipulations des services
La déstabilisation de la Syrie et du Liban pour atteindre l’Iran

 

29 août 2012 | Cet entretien réalisé en 2007 demeure d’actualité. Le journaliste allemand Jürgen Cain Külbel y révélait les difficultés auxquelles peut se heurter un journaliste honnête dans ses investigations et certaines pratiques utilisées par les divers pouvoirs, en soulignant la façon dont Israël et les États-Unis, en collusion avec des journalistes à leurs ordres, étaient déjà à la manœuvre pour pousser la soi-disant « communauté internationale » à affaiblir le gouvernement de Bachar el-Assad

 

Un article d’Eric Walberg
Le sommet du Mouvement des Non Alignés, l’Egypte, l’Iran...

 28 août 2012 | L’écart entre la réalité au Moyen-Orient et la vision de la presse occidentale est effarant. Le leader égyptien Moubarak était considéré comme un bon garçon et un allié solide jusqu’à ce que, tout à coup, il devienne un méchant, un homme corrompu, un tyran bon à jeter.

 

...

Mercredi 5 septembre 2012

 

 

 

 

Révolution syrienne ?

Il n'y a jamais eu plus de quelques milliers

de "révolutionnaires" dans les rues contre Bachar-el-Assad !

Et ces manifestants étaient cadrés par les reporters de l'Occident

pour donner l'illusion d'une grande foule, au mépris de la vérité !

Dans le même temps, il y avait des rassemblements

de 2 à 6 millions de Syriens

(dans d'autres vidéos que j'avais vues en leur temps)

pour acclamer leur jeune courageux protecteur

d'une Syrie libre, indépendante, souveraine

et défendant de justes causes comme la Palestinienne ! (eva)

 

 

 

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Syrie : Le film de Bachar Al-Assad qui rend Hollande et Fabius jaloux…[vidéo]

by Allain Jules

...Et qu'il n'auront jamais la chance d'avoir de toute leur vie. Ce sont des images qui datent d'à peine un an. Souvenez-vous, les wahhabo-salafistes veulent le pouvoir en Syrie par la force depuis 18 mois, aidés par les monstres qui nous gouvernent. 

Lire la suite.

Nos dirigeants à nous sont hués dans la rue

pour leur servilité aux Puissances de l'Argent ! (eva)

 

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 16:29

 

BobMarley Destinduneâmerebelle Bob Marley Destin dune âme rebelle Francis DORDOR

http://www.adnsound.com/bobmarley-destinduneamerebelle-francisdordor-4454

 

Introduction de Chantal Dupille.

 

Voilà bien un homme dans lequel je me reconnais totalement, comme pour Castro, Chavez ou Garaudy § , mêmes caractéristiques ! Contestataire, rebelle, anti-conformiste, aimant l'autre plus que tout, artiste, homme de foi très engagé sur le plan politique, Prophète, passionné, audacieux, impertinent, défenseur des damnés de la terre, pourfendeur du Système occidental dans sa globalité, engagé pour la libération des peuples opprimés, rêvant d'un monde plus juste, tout y est ! "Ma seule richesse, dit-il, c'est la vie !" Voilà un homme universel, ayant la passion de la vie et des vivants, pas de l'argent, de la réussite, de la compétition, de la concurrence, comme les Occidentaux pervertis nous y invitent !

 

Tout est dit dans cette seule phrase, dégustez-là :

"Ma vie, c'est les autres !"

Et toujours son destin fut celui d'un rebelle, d'un Prophète. Pour notre plaisir !

 

Rendons-lui hommage, à l'occasion de son anniversaire, et de la sortie du livre de Francis Dordor !

 

Chantal Dupille

 

§ http://chantaldupille.over-blog.com/article-disparition-de-roger-garaudy-humaniste-artiste-croyant-libre-penseur-fraternel-106895558.html

Disparition de Roger Garaudy,humaniste,artiste,croyant,libre penseur fraternel..

 

 


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Bob Marley, le ” Prophète “

Bob Marley – Destin d’une âme rebelle – Francis DORDOR

http://www.adnsound.com/bobmarley-destinduneamerebelle-francisdordor-4454

 

"Souvent la vie d’un artiste semble se résumer à la conquête d’une notoriété ou à la réalisation d’un idéal esthétique. Rares sont celles qui débordent le cadre du divertissement pour embrasser un plus vaste champ d’action et de signification. La vie de Bob Marley, où se rejoignent l’art, la politique et la spiritualité, est de celles-là. »

C’est sur ces paroles que s’ouvre la biographie écrite par Francis Dordor sur l’un des artistes les plus célèbres du 20ème siècle. Sous-titrée Destin d’une âme rebelle, elle a pour ambition de « montrer la face cachée du mythe » et « comment il passa du statut de chanteur à celui de prophète », s’appuyant sur le fait que l’auteur a été amené à côtoyer Bob Marley de par son métier de journaliste musical.

Ce livre de près de 500 pages nous conte donc l’histoire du soul rebel, de son enfance dans la campagne jamaïquaine et dans le ghetto de Trench Town jusqu’à son décès le 11 mai 1981, en passant par les galères des Wailers avant leur ascension fulgurante dans les années 70.  La lecture est ponctuée d’anecdotes peu connues ainsi que de brefs apartés explicitant certains détails ou influences du chanteur.

La lecture est plutôt aisée et, malgré l’épaisseur du volume, rapide. Personnellement, j’ai apprécié la mise en valeur de la dualité de Bob Marley, de sa quête de reconnaissance en parallèle de sa lutte religieuse et (a)politique. J’ai également trouvé très intéressante la dernière partie du livre : une réflexion sur sa marchandisation à titre posthume, icône de Babylone malgré lui.

Keep on moving…

Éditeur : Flammarion

 

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Ludovic Bayle   18 juin 2012  - http://www.lecourant.info/2012/06/18/la-legende-bob-marley-au-cine/

Bob Marley : Destin d'une âme rebelle 

http://livre.radiofrance.fr/livre-bob-marley-destin-dune-ame-rebelle.html

Par Francis Dordor
Éditeur : Flammarion

Bob Marley

Destin d'une âme rebelle

Bob Marley reste l'un des derniers héros du XXe siècle, le symbole universel du reggae. Destin exceptionnel pour ce prophète rasta, depuis les ghettos de Kingston jusqu'au rayonnement dans le monde entier aujourd'hui encore, plus de vingt ans après sa mort à 36 ans d'un cancer. En quelques années, Marley est devenu, grâce à ses hymnes militants, le porte-parole du tiers-monde comme de toutes les minorités.

Dans cette biographie, Francis Dordor allie l'oeil du spécialiste et le regard plus personnel de celui qui a eu la chance de le côtoyer. Levant le voile sur les mystères Marley (l'attentat dont il a été victime un an avant sa mort, les facettes inconnues de l'homme), l'auteur s'attache à montrer la partie cachée du mythe. Et de ce fait s'interroge sur la permanence du phénomène Marley dans le monde entier ; sur les raisons qui ont poussé ce chanteur à opérer une véritable révolution, faisant surgir le sacré dans le profane et le politique dans le divertissement. Ou comment il passa du statut de chanteur à celui de prophète.

Francis Dordor est journaliste musical, ancien rédacteur en chef de Best et aujourd'hui aux Inrockuptibles. Il fut parmi les premiers en France à s'intéresser au reggae et à la Jamaïque dans les années 70 et est aujourd'hui l'un des spécialistes incontestés de cette musique. Amené à côtoyer Bob Marley à plusieurs reprises, il a entretenu avec lui des liens privilégiés. Auteur d'un Bob Marley pour Librio et d'une BD Bob Marley pour Casterman, il s'attaque avec cette biographie au dernier mythe musical du siècle.

 

La Critique

 Il fut un temps, camarades, où il fallait choisir son camp. « Rock e& Folk » ou « Best »,  l’un ou l’autre, l’un pour contrer l’autre, jamais les deux en même temps. Comme pour les Beatles et les Rolling Stones ? Exactement ! C’était l’époque où la presse musicale française se portait aussi bien que le parti communiste. J’étais très jeune à l’époque, que Dieu me pardonne, j’aimais Georges Marchais et je lisais Rock & Folk.

Et puis un jour tout bascule : Bob Marley fait la couv’ de « Best » ! A l’intérieur un article passionnant de Francis Dordor. Fini « Rock & Folk » et le PC : désormais Dieu s’appelle Bob et Francis Dordor est son messager en France métropolitaine.

Et ça continue, 30 ans après la mort de Marley. La biographie du roi rasta  par Francis Dordor, le premier journaliste français à s’intéresser au reggae et à rencontrer Bob Marley, est un exemple édifiant de ce que fut le journalisme musical à l’époque : passionné, intelligent, d’une précision d’orfèvre. 

Dans ce livre de référence, Dordor détaille aussi bien les origines musicales du reggae que le sens politique et philosophique de celui va merveilleusement l’incarner et le diffuser à travers le monde.  Aujourd’hui Francis Dordor écrit de temps en temps pour Les Inrocks.

Avez-vous remarqué que les meilleurs spécialistes français des musiques du monde s’appellent tous Francis ? Francis Dordor, Francis Marmande, Francis Falsetto (l’excellent dénicheur des musiques éthiopiennes) ? Je parie tous mes dreads que Jackie Berroyer- qui assure une savoureuse chronique dans « Vibrations » et une émission tout aussi précieuse sur Le Mouv’  (Mélomanie tous les dimanches à 11h ) s’appelle en réalité Francis Berrurier. Va falloir que je me renseigne… Et changer de moquette par la même occasion.  

Tewfik Hakem - Un autre jour est possible - France Cultu

http://livre.radiofrance.fr/livre-bob-marley-destin-dune-ame-rebelle.html
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Published by Chantal Dupille - dans Grandes figures
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