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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 03:49

 

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L'effrayante Pensée Unique

Par Chantal Dupille


 

Les chiens de garde aboient, mais en aboyant ils propagent les clichés les plus dangereux. Ainsi, ceux qui aiment leur pays et le défendent parfois au prix de leur vie, sont assimilés à de méchants dictateurs. Allons, avec les chiens de garde du Système qui dévaste la planète pour le racketter et l'asservir, semons la mort en Syrie, détruisons le pays, offrons-le aux terroristes armés par les caniches de l'OTAN, la France en tête ! Oui, la France des sayanim Sarkozy-Copé-Kouchner-Hollande-Fabius-Valls reprend le flambeau de Bush honni : En menant les guerres néo-conservatrices, néo-coloniales, impériales et impérialistes - et surtout illégales, illégitimes, meurtrières... pour le compte du MEDEF ou de Tel-Aviv, de Londres et de Washington.

 

En propageant l'idée d'ingérence - plus ou moins feutrée - dans les affaires intérieures des Etats souverains, le faux humanitaire et vrai sioniste Kouchner a légué à la France un poison n'ayant rien à envier à ceux des criminels néo-conservateurs usraéliens messianiques. Et tandis qu'on nous abreuve de déclarations lénifiantes sur la démocratie, le Bien, l'humanitaire, la civilisation, la lutte contre le terrorisme, comme le misérable Bush qui a déteint sur la France, la barbarie s'étend dans le monde, dument armée et financée par les faux amis du genre humain - et le chaos, une stratégie éprouvée pour régner en divisant les peuples.

 

Lorsqu'une Fourest osant se prétendre de gauche (et s'érigeant en censeurs des non-alignés sur le Système totalitaire se mettant peu à peu en place) enfourche les stéréotypes nauséabonds et mortifères de la Pensée Unique atlantiste et sioniste, on peut s'attendre au pire : On l'a effectivement. Quand le goût du pouvoir, de la notoriété et de l'argent fait perdre la tête, la conscience, l'honneur, c'est une tragédie car elle débouche sur une propagande meurtrière : Pour les esprits dangereusement pollués à leur insu, et pour les hommes de bonne volonté luttant pour la liberté.

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

 

 

Caroline Fourest défend les industries de mort
23.03.2013, 13:57, heure de Moscou
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Caroline Fourest défend les industries de mort

   

« Une fois qu’on a mis le doigt dans l’engrenage », c’est avec cette phrase naïve que Caroline Fourest parlait longuement du besoin vital pour la France de fournir des armes aux rebelles syriens. Dans un monologue sur France Culture dont on peut se demander l’intérêt de ce média à diffuser de telles déclarations, Mademoiselle Fourest, bien que nous n’ayons même plus le droit d’utiliser ce mademoiselle paraît-il discriminateur, montait au créneau pour réclamer des armes pour les amis de la Démocratie en Syrie.

Un bon chien de garde, c’est le qualificatif que nous pourrions donner à Fourest qui sans s’en rendre compte donnait dans l’émission toutes les bonnes raisons de ne pas justement donner des armes aux rebelles syriens. En effet, après avoir évoqué en long et en travers le sacro-saint autel de la Démocratie et des Droits de l’Homme universels, dont aucune messe de Caroline Fourest ne pourraient se passer, elle expliquait à sa manière désormais célèbre à coups de phrases dénuées de sens comme les comiques déclarations sur « la responsabilité entière de la France dans la mort de 10 millions de Juifs » ou encore sur le fait que « 98 % des enfants d’hétéros sont des malades » que nous devrions armer les rebelles syriens.


Le sermon de Caroline Fourest commençait d’ailleurs par son cheval de bataille, c’est-à-dire relier l’extrême-droite française au régime d’al-Assad (laïc de gauche) afin de bien brouiller les pistes et de maintenir l’opprobre sur toutes les opinions que ne seraient pas dans sa ligne et celle officielle de François Hollande et du gouvernement français. Au passage dans une phrase assassine, Fourest lançait l’idée d’un autre amalgame en lâchant une flèche dans une autre direction : « ce nationalisme qui soutient le régime de Bachar al-Assad et aussi d’ailleurs la politique de Poutine ». En trois minutes nous nous retrouvions donc au départ d’un sujet consacré à la livraison d’armes aux rebelles syriens, avec l’extrême-droite française, la Russie forcément terrifiante de Poutine et une dictature sanglante en Syrie… Diable quelle rhétorique !


Vous devrez braves gens enregistrer que si vous n’êtes pas pour la livraison d’armes aux islamistes syriens, vous êtes donc des nazis à la solde de Poutine et responsable de 70 000 morts en Syrie, car dans cette affaire, il est certain que les rebelles que nous voyons dans les vidéos ne tuent jamais personne, ce sont toujours les balles gouvernementales qui tuent…

 

Un peu plus loin dans cette prose délirante d’appel à la guerre, l’égérie des FEMEN ne pouvait pas toutefois esquiver le problème des islamistes syriens et des désastres dans les pays « libérés » des « tyrans » abominables qui étranglaient la Démocratie… Mais Mademoiselle Fourest ayant réponse à tout continuait sa leçon de choses en déroulant son programme comme à la parade… militaire.


Selon cette gardienne du temple sacré des Droits de l’Homme (ou plutôt de la Femme ?), il y aurait bien en Syrie une montée en puissance des éléments rebelles islamistes qui seront bien dans le futur tout à fait dangereux. Etrange logique donc de livrer à ces gens des armes meurtrières, car entre les « gentils rebelles » et les « méchants rebelles » nous gageons qu’il sera difficile de faire le tri entre les uns et les autres… Continuant encore plus loin dans son cynisme, elle déclarait même que Bachar al-Assad luttait assurément contre son peuple pour le massacrer…


Ici, bien évidemment, pas un mot sur les minorités syriennes, soit musulmanes, comme les Alaouites, soit chrétiennes avec les Druses, les Syriaques et les chrétiens d’Orient ou encore les Kurdes musulmans… Ces gens qui luttent pour leur vie ne sont dans la bouche de cette propagandiste criminelle rien que du vide, le néant, des gens dont la vie ne coûte rien et dont il ne faut pas se soucier pour pouvoir dans des flots de sang crier « Hourra, victoire ! ». En tant qu’historien, à l’entendre, nous entendons surtout la voix ténébreuse de Marat l’homme qui réclamait 100 000 têtes ou du père Duchesne, le chef du parti des Enragés, qui réclamait lui aussi du sang pour sauver des idéaux. Si Fourest met les Droits de l’Homme universel au-dessus de la souveraineté des Etats, elle s’oublie en trahissant les premiers.


Non être contre la livraison d’armes en Syrie ce n’est pas être fasciste, non être admiratif de la Russie de Poutine ce n’est pas être nazi, non soutenir les négociations autour d’une table entre Syriens ce n’est pas être de mauvaise foi, non ne pas vouloir livrer des armes à des islamistes ce n’est pas être contre la Démocratie, non Mademoiselle Fourest, n’être pas hétéro ce n’est pas avoir toujours raison et être exempt de partialité et de partis pris. En faisant des amalgames de cette nature, Caroline Fourest nous montre surtout que la Démocratie est fatiguée d’être défendue par ceux qui sont ses meilleurs et pires ennemis.


Autrefois objecteur de conscience, je m’étonne toujours de ces gens qui militent pour des causes les armes à la main et réclament des armes qui tueront leurs congénères au nom d’idéologies novatrices et salvatrices : ces gens-là finissent toujours par créer quelques camps de la mort ou de rééducation et au nom de leurs idées à massacrer plus de pauvres gens que les pires dictateurs dont ils dénonçaient les méfaits. Celui qui tuera par l’épée mourra par l’épée mais Caroline Fourest ne serait-telle pas en train de promouvoir l’industrie d’armement française sur les cadavres des Syriens ?

 

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

 

 

http://french.ruvr.ru/2013_03_23/Caroline-Fourest-defend-les-industries-de-mort/

 

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Sélection :

 

 

La Nation - 2010
http://www.lacollectionducitoyen.fr/fr/patrimoine-et-histoire/92-la-nation.html

Se réapproprier l'idée de NATION pour combattre capitalisme et Extrême-Droite

 

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Cette vidéo (3 mn) sur la Syrie est une pure merveille !

 

 

 


Alerte nouveau Média encore lié à UE atlantiste

va militer pour conditionner les femmes !

 

NISSA TV: Nouvelle TV pour droits femmes.. ou pour se servir d'elles?

 

Une carte très parlante... Colonialisme, suite


centrafriqueGF-071be.png

 

Une nouvelle guerre se prépare-t-elle pour la France en Centrafrique ?

 

banques-cartel-a-table.jpg

 

Je propose d'étendre l'action devant les Rédactions TV,

devant la Presse ! (eva-chantal)

Opération "Je dépose mes poubelles devant les banques" (à relayer)

 

 

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Témoignage d'un ancien chef du FBI très dérangeant.
Notre monde est "une vaste conspiration" ! 
CIA, Satanisme, corruption etc

 

 

 

 
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europe_bastille_valmy.png

 

 

Vidéo à écouter et à voir sans faute

Philippe De Villiers sort enfin de son mutisme
et il le fait de belle manière,
en disant tout haut
ce que les gens pensent tout bas
de l’Europe et de l’Euro.

Son discours, qui s’adresse à Hollande présent dans l’Hémicycle,
est on ne peut plus juste !

A voir et à entendre absolument...
A ne manquer sous aucun prétexte ,

Cliquer sur le lien ci-dessous :

.
Information non alignée :
.
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Mes derniers tweets, à chaud : 

 

 

  1. mme@alexandrelatsa C'est ce que je ne cesse de dire. Alerte, Arctique (d'ailleurs co Crimée) zone ultra sensible,âprement disputée

  2. Sur LCP : "L' Europe a changé de mains. Elle appartient aux banquiers". DONC détournement... criminel, à dénoncer, rejeter, à judiciariser !

  3. LCP Ca va, ca vient (2) = Guerrier Sarkozy a réussi à transformer les riches en victimes.. des assistés, etc ! IL a favorisé l'exil fiscal

  4. Sarko était prédisposé à être Président des RICHES: Maire Neuilly, a côtoyé les + grands, il était avocat d'AFFAIRES (comme Copé d'ailleurs)

  5. Formule juste, à retenir : " Aujourd'hui, c'est la RELIGION du profit à tous prix ! "

  6. Propagande atlantiste France24 : Musharaf rentre au Pakistan. Pr Médias il "va sauver le pays". Comprenez: Va sauver les intérêts américains

  7. Ayrault dit qu' "il sait où il va". Pas nous. Droit dans le mur ?

  8. Des médicaments et des pesticides dans l'eau en bouteille

  9. Tanzanie, Afrique du Sud, non-alignés ? Comment l'Occident va-t-il les aligner ? Coup d'Etat, déstabilisation, guerre.. ?

  10. et le PS veulent 1 loi "sans tolérance" contre le foulard, mais votent des lois "tolérantes" pour les banques

  11. Rediffusion de l'émission de Radio Courtoisie avec Jean-Loup Izambert aujourd'hui à 14h:

  12. Chasse aux sorcières soi-disant antisémites atteint un sommet avec l'affaire Mélenchon, et même frise le grotesque ! Stop dérives partisanes

  13. H.Désir devrait être démis de ses fonction et poursuivit pour calomnie au regard de son utilisation systématique du procès en antisémitisme

  14. Libye : ce sont les rebelles qui bombardaient, pas Kadhafi

  15. Manifestants hier se sont heurtés à poigne très musclée de Valls. Droite a trouvé super "répresseur" en lui, et Gauche déshonore ses valeurs

  16. TV et infos: Défilé de jeunes beautés. Charmant,mais on aimerait mieux de l'info sérieuse,fiable,plutôt que de jolis minois masquant désinfo

  17. Mort de Gerald Babin : La dure réalité de la téléréalité

  18. Syrie: Bachar Les dessous de la (PREMIERE) tentative d’assassinat avortée d’Assad

  19. Martin Schulz PSE (Parti socialiste européen) parle comme élus de droite: Sur plan social,Défense, guerre contre Bachar. Voter pour pantins?

  20. Cameroun GB avait boudé Hollande à son élection, a vite compris qu' Hollande = Sarko,même moule. Maintenant ils sont larrons en foire,clones

  21. Quand on écoute Elus UE (bien payés) de Droite comme de Gauche, on constate = interchangeables, même discours. Stop à cette UE de bandits !

  22. Je vomis Rocard fausse gauche faux démocrate. Me suis présentée contre lui vers 80. Il ose se dire de gauche,et il est d'accord avec Parisot

  23. "Le modèle social français a besoin d'intégrer le monde d'aujourd'hui" (Parisot) : autrement dit, de disparaître ! TOUT revu... à la baisse!

  24. Parisot inquiète crise écon et financière majeure "comme en 1930". Titre émission: Fin du modèle français? Espéré par Médias co UE et valets

  25. Gazage etc Valls s'entraîne sur enfants et vieillards avant de passer aux choses séreuses contre chômeurs en colère. Jolie société

  26. Et Pentagone maître 90 % Recherche prépare armes du futur,anti-manif: Manifestants "micro-ondés" (mot créé par moi), brûlés

  27. En Iran il y a des églises et des synagogues. En Arabie saoudite, il y a 0 église et 0 synagogue. Or quel pays est qualifié d'intolérant?

  28. Humour vrai: Via Liban, USA livres armes missiles etc.. et tout ce beau monde terroriste anti Syrie souveraine se les dispute, s'entretue !

  29. Ca y est,propagande Médias atlantistes pr retour au Pakistan Musharaff ami USA: Filmer gens disant "non, pas un dictateur", "on le regrette"

  30. Journaleux politiques: Acrobatie arriver à désinformer et paraître informer, dire un peu mais pas tout, plaire à Industrie armement et OTAN!

  31. Les vestiges archéologiques de l'Irak irrémédiablement détruits par l'invasion américaine

  32. France24 de la néoconservatrice Ockrent ne cite extraits que pr marteler nécessité intervention ARMEE (OTAN) contre Syrie. Pas rôle Médias !

  33. Ceux qui saluent devant caméras les soldats de l'OTAN arrivant dans leur pays pr le coloniser,le soumettre,le piller - sont payés combien ?

  34. Occident illogique: Média fustige au Mali "Place Indépendance" devenue "Place de la Charia", et en Syrie plaident pr aider les + extrémistes

  35. Mon opinion:France des Sarkozy-Hollande-Fabius = pays TOXIQUE avec toutes ses guerres impérialistes néoconservatrices illégitimes illégales

  36. Dessous 1e tentative assassinat (avortée) d’Assad ourdie de concert entre services renseignements turcs et FRANCAIS

  37. On est traité de conspirationniste si doute sur actualité,mort suspecte Or GB a MEMES doutes sur mort oligarque russe

  38. "Retrait troupes françaises du Mali" co USA d'Irak.Mensonge! Délèguent pouvoirs à soldats locaux ou mercenaires,et contrôle agents US,France

  39. Médias: Peuples ne comptent pas pour eux! 20 h FR2 "Personne ne souhaite sortir de l'euro". Et nous, on ne compte pas? Juste les banksters ?

  40. Journaliste ou individu libre est accusé aujourd'hui d'être complotiste,antisémite, négationniste, fasciste..Malsain! Sauver Liberté opinion

  41. Il est temps de réaliser le SALE climat en France désormais. Chasse aux sorcières, discrédit, attaques, listes noires.. Stop Police Pensée !

  42. Comment aligner Pakistan sans l'attaquer ? Changer de dirigeant,ex envoyer ds pays Musharaff se représenter! A renversé démocrate et ami USA

  43. Patatra! Hollande dégringole encore.Combien de guerres devra-t-il faire pr remonter, apparaître comme un homme fort, le Tarzan des Français?

  44. Suivez conseil du duo Sarko-Herzog: Vous n'aimez pas le jugement? Mettez en cause le Juge! Nouvelle mode? - Avis gogos:Sarko a encore avenir

  45. Mettre en cause le monde de la Finance, cela veut-il dire être fasciste (fan Hitler !) ou antisémite ? Bigre !

  46. Sarko voulait supprimer juges instruction + enquêtes! Me Herzog met en cause impartialité Juge Gentil. Au besoin juge Instruction succédant?

  47. Pouvoir culturel, oui. Journaliste, je dis d'ailleurs : Des Médias libres, c'est la 1e condition de la liberté, de la démocratie !

  48. « La prise du pouvoir politique passe par la prise du pouvoir culturel. » Antonio Gramsci

  49. A Bruxelles, que font-ils ? Ils discutent de savoir comment mieux PLUMER les Européens (+ les Russes de Chypre)

  50. Devinette : Quels sont les 2 hommes les + menacés de la planète ? Réponse : Bachar et Poutine, visés par CIA-MOSSAD. Les auront-ils ?

  1. MOT terrible prononcé : "La colonisation de la Cisjordanie devient UN FAIT ACCOMPLI" (correspondante USA Kiosque presse étranger TV5 Monde)

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 03:34

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Un peu d'impertinence, non ?

A lire de bas en haut

 

 

Nicolas Sarkozy à sa sortie du palais de justice jeudi soir.
Nicolas Sarkozy à sa sortie du palais de justice jeudi soir. Crédits photo : REGIS DUVIGNAU/REUTERS
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/22/01016-20121122ARTFIG00831-affaire-bettencourt-sarkozy-n-est-pas-mis-en-examen.php

 

 

Depuis peu, je me suis mise aux tweets

pour commenter à chaud l'actualité et la désinformation

(jusque là, j'annonçais seulement la publication de mes articles).

 

Voici mes 1e réactions sur Sarkozy,

et quelques autres récents tweets

 

Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)

 

https://twitter.com/rsistons

 

 

Sarkozy-DSK.jpg

http://www.paperblog.fr/

 

 

 

  1. Supposons que saint Sako aille en prison : Il ira dans les cases VIP. Service parfait, accueil de choix. Et il ne manquera pas d'oranges.

 

 

  1. Guaino fait fort : "La Justice salit la France". (Y a besoin de la Justice pour que la France soit salie?) La Justice va de + en + aimer UMP

 

  1. Suite feuilleton grand complot contre idole UMP : Une batterie d'avocat se précipite pour défendre Super Sarko. Bénévolement, ou avec NOS sous?

 

  1. Le juge va vite être déclaré incompétent...

  2. Pour fans UMP, la Justice est indépendante pour Tapie, D de Villepin, Cahuzac... mais pas pour Super Sarko. Dans quel monde vivons-nous !

  3. Mise en examen indigne de la Justice pour supporters de Super Sarko. Justice mise en cause, les Juges apprécient: "Interdit jeter discrédit"

  4. V Pécresse sur mise en examen Sarko : "C'est une décision surréaliste". Quand la République et la Justice remplissent leur rôle, surréalisme

 

  1. Grand complot contre Super Sarko, suite. Pour un commentateur Sciences Pô, Cahuzac et Sarkozy sont visés: "Ca sent" (complot donc) juges jeu balles Droite-Gauche

 

 

  1. (2) Donc.. le juge indépendant étant le principal juge d'instruction, il a une dent contre Sarkozy. Donc complot, grande vengeance pour Balkany

  2. Militants UMP scandalisés, on le comprend, on a osé toucher à leur idole. Balkany défend son pote:  Sarko voulait supprimer Juges instruction

 

  1. Super Sarko "ne comprend pas". Ds la "démocratie irréprochable", lui l'intouchable mis en exam co un vulgaire malfrat qu'il n'est pas, voyons

  2. Le GRAND COMPLOT - contre "Super Sarko" (Médias). "Complotistes", vous tenez votre revanche, y a pas que vous, sic !!

 

 

  1. HEAULME traîne à l'endroit du meurtre de 2 gamins, et on a osé accuser le jeune Diehl ? Attention aux aveux extorqués, en + sur adolescent !

  2. Et voilà, UMP et tenants Pensée unique se moquant des "complotistes", parlent de COMPLOT POLITIQUE (à l'égard de Saint Sarkozy). Foutaises!

  3. Sarko va rester au Conseil Constitutionnel ? Va oser se présenter en 2017 pr abuser Frs ? Visé aussi pr financement occulte,Karachi,sondages

  4. Mise en examen Sarko: C'est un Juge indépendant unanimement reconnu, 2 ans d'instruction du dossier. Pas complot ( co pense UMP) mais expert

 

  1. NON à CENSURE en France pr OPINION, non au délit d'opinion! Non à Police communautariste de la Pensée ! Oui à liberté! http://lecitoyenengage.fr/la-censure-juive-mattaque-et-pavoise-4332 

  2. Il y a 48 heures: perquisition chez Christine Lagarde Il y a 24 heures: Cahuzac mis en examen il y a 10 minutes: Sarkozy mis en examen

  3. Tenants Pensée Unique (Fourest et autres) dénoncent théorie complot. Mais là, UMP Lucas..parle de décision pr empêcher Sarko de se présenter


accusé de conspirationnisme

 

 

Tenants Pensée Unique (Fourest et autres) dénoncent théorie complot. Mais là, UMP Lucas.. parle de décision pr empêcher Sarko de se présenter

 

 

Tenants Pensée Unique (Fourest et autres) dénoncent théorie complot. Mais là, UMP Lucas.. parle de décision pr empêcher Sarko de se présenter

 

 

 

MERCI aux nouveaux abonnés de me suivre. Depuis peu,j'envoie mes analyses perso de l'actualité + désinfo (avant juste notifier envoi mes posts)

  1. Qu'a-t-on promis aux Kurdes pr les aligner ? Paix Turquie-Kurdes facilite adhésion Turquie à UE pr la soumettre + l'utiliser ds guerres OTAN

  2. Mélenchon réclame bon coup de balai (des politiciens). C'est un grand nettoyage dont on rêve ! Démocratie directe... basta les corrompus

  3. @rsistons Metzner avocat de Bettencourt mort dimanche ... Sarko mis en examen en ce jeudi ...

  4. Vie politique en France. Quel pion en 2017 ? Sarko va abuser de notre faiblesse ? Hollande va nous trahir encore? Copé et Fillon par terre..

  1. Financement illégal campagne "super Sarko" 2007. Kadhafi assassiné pr qu'il se taise. Dans affaire Bettencourt,pas encore de mort de témoin?

  2. Ca y est,Espagne songe aussi à taxer les dépôts bancaires.. Et nous,et nous? Souriez,bonnes gens! Tout va pr le mieux ds meilleur des mondes

 

"Super Sarko" mis en examen pour abus de faiblesse. Donc, il ne pourra plus abuser de la faiblesse des Français en 2017 ?

 

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  1. YOUPI, vive la Justice : "Super Sarko" mis en examen pour abus de faiblesse !

 

 

Sarkozy entendu (affaire Bettencourt): Il a tant de casseroles qu'une se retournera peut-être contre lui ? Ou c'est à désespérer de la Justice

 



vous-avez-dit-complot-copie11.1258422363

http://nawaat.org

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 03:43
censure-sioniste.jpg
Alerte ! La liberté d'expression
menacée en France

Par Chantal Dupille


 

   Alerte, la Police de la Pensée du CRIF veille ! Non contente de seulement laisser la mauvaise parole de la Pensée Unique se répandre, non contente de propulser les animateurs ou les émissions les plus alignées et intolérantes, voici maintenant qu'une cabale sioniste (Cyril Hanouna, Patrick Cohen, Claude Askolovitch, Frédérique Haziza) tente de discréditer l'excellent Frédéric Taddeï qui anime la seule émission de débats vraiment libres, avec aussi des invités ostracisés, interdits ailleurs, comme Soral ou Dieudonné ! C'est ça, la démocratie, la dictature d'un petit groupe de fanatiques intolérants, tribalistes, communautaristes - en France, patrie des Droits de l'Homme ? Les cerveaux réellement malades, ce sont eux, car obsédés par leur idéologie raciste et haineuse, ils refusent l'expression libre, la diversité ! Et en plus, ils osent traiter de dérangés ceux qui sont attachés à la liberté de pensée et d'expression, penseurs ou comiques !
   Tariq Ramadan est invité dans les facs et les médias du monde entier, et voici que pour le discréditer, on le fait passer pour un fou dangereux ! Nous sommes encore en démocratie, quand les libres penseurs sont traités de cinglés ? Alerte ! Notre pays devient totalitaire, Wikipedia censure l'homme politique François Asselineau, on tente d'empêcher, sur nos terres, au comique Dieudonné de se produire, l'analyste Alain Soral est masqué, tout est fait pour interdire aux esprits réellement libres de s'exprimer, et l'on ne voit plus à la télé que des minables racistes, haineux, va-t-en guerres comme le sinistre BHL, ou des opportunistes comme Caroline Fourest !
    Jusqu'à quand allons-nous tolérer qu'un petit groupe de sionistes fanatiques fasse la loi et empêche dans la Patrie des Droits de l'Homme l'expression libre ? Les sionistes talmudistes sont le VRAI cancer de notre pays, pas les Dieudonné ou les Soral !
    Est-il normal que lorsque je ne parlais pas des sionistes ni ne dénonçais le Nouvel Ordre Mondial, je sois invitée partout (un homme comme Philippe Bouvard disait "n'avoir jamais rencontré quelqu'un crevant autant l'écran que moi", Emission Samedi soir), et que soudain, parce que je dénonce la Pensée unique totalitaire, me voici désormais en France interdite d'antenne, censurée, ostracisée, discréditée ?
   Over-blog, sous la pression, se garde bien de mettre mon site sos-crise au TOP comme avant parce qu'il est dans les tous premiers - ce qui risque de le promouvoir -, Wikipedia avec l'atlantiste partisane Euterpia a totalement dénaturé ma pensée et ma fiche (eh oui, je ne défends pas les dictateurs, mais la vérité, la paix et la liberté), Daily Motion ou Facebook falsifient les données (Facebook, par ex, depuis que certains de mes articles sur R-sistons ont totalité près de mille J'aime; quant à Daily Motion, les appréciations sont totalement fantaisistes, elles stagnent ou régressent, des lecteurs ne peuvent voter, etc). Et le reste à l'avenant.
   De qui se moque-t-on ? Jusqu'à quand va-t-on supporter tous les mensonges de la propagande et la désinformation ? Jusqu'à quand va-t-on supporter la censure des grands esprits comme François Asselineau, ou de voir toujours les mêmes minables, pédophiles, va-t-en guerres, ambassadeurs du Nouvel Ordre Mondial atlantico-sioniste (tous les Cohn-Bendit, les Attali ou les BHL)... à la télévision débiter les mêmes discours ?
    Bon sang, la France avec les Cohen, Askolovitch, Haziza...  qui peuplent nos Médias, perd son âme, son originalité et sa liberté !

    Alerte, ces individus tuent la démocratie, la pensée, la France !

    Réagissons ! Non au terrorisme intellectuel ! Il y va de l'identité de notre pays, de sa diversité, de la liberté, du pluralisme, de la démocratie !
    Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)

 

 

Censure-medias.jpg

Après Patrick Cohen, Hanouna n’aime pas l’émission "Ce Soir ou Jamais" de Taddeï

 

Après Patrick Cohen, Claude Askolovitch, Frédérique Haziza, c'est au tour de Cyril Hanouna dans son émission TPMP sur D8 de réprouver l'émission Ce soir (ou jamais !) diffusé sur France 2 et présenté par Frédéric Taddeï.

 

 

Voici l’intervention de Cyril Hanouna :

"Je vais vous donner mon avis deux petites secondes, pour moi, dans télévision publique il y a public, le problème c’est que le public ne regarde pas cette émission ! [...] Pour éclairer un peu le téléspectateur, ça n’a jamais marché sur France 3, arrêtez de me dire que ça a marché, ça faisait au mieux 7% de parts de marché, arrêtez c’est une catastrophe, arrêtez ! [...] Sous prétexte que c’est une émission culturelle, on la laisse-là depuis 10 ans,arrêtez, arrêtez [...] Arrêtez avec votre culture s’il vous plait, je peux pas laisser passer ça. [...] Il ne faut pas comparer Yves Calvi qui fait 12 % de parts de marché tous les jours ... Mon problème est que l’on ne doit pas laisser des émissions pendant 7 ans qui ont fait toutes les cases de France Télévision, on laisse trop de place à ces gens là, on donne une tribune toutes les semaines et moi ça m’énerve ..."

 

Mardi dernier, Patrick Cohen s’était attaqué à l’émission de Taddéï :

 

"Vous invitez des gens qu’on n’entend pas ailleurs mais vous invitez aussi des gens que les autres médias n’ont pas forcément envie d’entendre ! En passant sur France 2, est-ce que vous continuerez à inviter Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral... Des gens que vous êtes le seul à honorer à la télévision. Et à mon avis, pas seulement pour de bonnes raisons (...) On a une responsabilité, quand on anime une émission de débats publics, de ne pas propager des thèses complotistes ou de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. (...) Moi je n’ai pas envie d’inviter Tarik Ramadan !"

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par UJFP

« Qui sème le racisme récolte la tempête
Qui sème la résistance récolte notre solidarité »

ManipIl y a bien longtemps, le fabuliste La Fontaine, reprenant Esope, nous a narré cette belle histoire de l’enfant qui n’arrête pas de crier au loup. Il finit par être discrédité. Un jour, le loup arrive pour de bon mais plus personne ne le croit.

Les supporters inconditionnels de la politique israélienne n’ont pas lu Esope et leur imaginaire est bien pauvre. Ils s’épuisent à dégainer sur tout ce qui émet le moindre doute sur le rouleau compresseur colonial israélien, hurlent au loup, et traitent immédiatement les impudent-e-s « d’antisémites ».

La liste de ces « antisémites » redoutables n’arrête pas de s’allonger : après Charles Enderlin, Hugo Chavez, Stéphane Hessel, le BDS ou l’Assemblée Générale de l’ONU qui a eu l’outrecuidance d’admettre la Palestine comme Etat non-membre, voici de nouveaux cas « d’antisémitisme » relevés par la « vigilance » de nos inconditionnels spasmodiques.

A Bezons, le maire Dominique Lesparre, est accusé d’antisémitisme. Il a osé, avec tout le conseil municipal de la ville, faire citoyen d’honneur de sa ville le prisonnier palestinien Majdi Ihrima-Al-Rimawi. Ce prisonnier, comme les 4500 palestinien-ne-s emprisonnés aujourd’hui, est un résistant à l’occupation. Et faut-il le rappeler ici en France, la Résistance contre l’Occupation est un droit reconnu et défini par le droit international. Le CRIF accuse le prisonnier d’avoir du sang sur les mains. Il oublie que tou-te-s les résistants ont subi la même accusation. Résistants pour la France libre et terroristes pour celle de Vichy, les résistant-e-s juifs/ves au nazisme, ont eux aussi été traité-e-s de terroristes et exécuté-e-s comme tels [1].

L’UJFP soutient le maire et le conseil municipal de Bezons comme elle a soutenu autrefois le maire de Seclin accusé « d’antisémitisme » pour avoir prôné le BDS dans les cantines des écoles de sa ville. Le soutien aux prisonnier-e-s palestinien-ne-s, victimes permanentes de mauvais traitements et d’isolement en violation de toutes les normes du droit international, est une noble cause portée par tout le mouvement de solidarité français, et il est scandaleux de le lier à un quelconque antisémitisme.

Aux Pays-Bas, les autorités ont (enfin) décidé de demander que certains produits israéliens venant des colonies soient étiquetés [2].Rappelons que le droit international ne reconnaît pas l’annexion et la colonisation de la Cisjordanie et que ces produits devraient tout simplement être interdits. Réaction du ministre de l’intérieur israélien Eli Yishaï : « il s’agit d’une tentative de boycott de nos marchandises de la part d’un pays qui n’a pas versé tous les dédommagements sur les biens juifs confisqués (pendant la deuxième guerre mondiale) ». Vous avez bien lu, le ministre ne parle pas de dédommager les Palestiniens pour leur expulsion et la destruction de leur pays. En fait, dès qu’un Etat tente de mettre sa législation en accord avec les règles du droit international et européen, qui condamnent la colonisation, la réponse automatique est Shoah et antisémitisme. Cette réponse d’un ministre israélien serait risible si elle ne révélait la profonde déliquescence morale et politique du gouvernement qui la porte. Le ridicule ne tue plus, mais pendant ce temps la Palestine continue d’être écrasée.

La CIMADE de la région PACA refuse de côtoyer le CRIF dans une cérémonie commémorant la rafle de Marseille en dénonçant l’instrumentalisation du génocide faite par le CRIF [3]. La CIMADE dont le rôle dans le sauvetage des enfants juifs est bien connu est aussitôt accusée d’antisémitisme. Ce même CRIF ira-t-il jusqu’à proférer la même accusation contre la FNIDRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, résistants et Patriotes) qui s’est insurgée contre les insultes proférées par Richard Prasquier contre Stéphane Hessel [4] ?

La menace, l’intimidation, la confusion des genres, la récupération éhontée du génocide finissent par ne plus prendre. Par contre elles libèrent une parole antisémite possible en favorisant un amalgame dangereux entre la politique israélienne et les Juifs du monde où qu’ils se trouvent. En cela l’instrumentalisation du génocide et de l’antisémitisme est une arme redoutable qui met en danger les Juifs et produit ce qu’elle prétend empêcher. La Palestine, la résistance du peuple palestinien, les droits du peuple palestinien sont une cause juste qui mérite d’être défendue, pour un monde plus juste et plus humain. De plus en plus nombreux sont les citoyens du monde et les Etats qui le savent et veulent agir pour obliger Israël à respecter la loi et arrêter le sociocide qu’il pratique sous nos yeux. Et cela, ce n’est pas de l’antisémitisme c’est du Droit et de l’Humanité. Les condamnations de la politique israélienne continueront de se multiplier. Les sanctions et la fin de l’impunité sont plus que jamais à l’ordre du jour, parce qu’elles sont les seuls moyens pour parvenir à une paix basée sur l’égalité des droits.


Bureau national de l’UJFP le 13-03-2013

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 21:29

 

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http://www.newzilla.net/2012/12/20/l%E2%80%99integralite-de-vos-tweets-bientot-consultables-sur-votre-ordinateur/

 

 

Tweets, tweetons !

 

Par Chantal Dupille

 

 

Depuis quelques jours, je me suis mise aux tweets. Il y a peu encore, j'annonçais juste la parution de mes articles. Eh bien, les tweets, c'est super ! On peut commenter l'actualité ou la désinformation en direct, à chaud ! Et je ne m'en prive pas, d'ailleurs c'est super vivant et drôle. Je me marre, j'informe, je tire la langue aux Médias et aux Elus aux ordres. De quoi ulcérer tous les "bien pensants", tous les adeptes de la Pensée si unique inspirée par les libéraux, les fans des banksters ou des Mario en tous genres et de leur Europe vampire, les inconditionnels des gaz qui vous explosent à la figure ou des guerres bien sanguinaires, les fous du Nouvel Ordre Mondial et de la future société orwelienne, et j'en passe, j'en passe. Je suis résolument non-alignée, libre penseuse, impertinente, et c'est ainsi. Ca plaît, ou ça ne plaît pas. Mais avec les tweets, je me régale, chaque fois que les Médias désinforment ou crachent leur propagande, je suis là pour relayer, dénoncer, inciter à rétablir la vérité. 

 

Ma dernière abonnée est une certaine Sylvie, bienvenue à elle, elle a publié peu de tweets mais tous sont délicieusement pertinents et donc impertinents. Et j'ai pioché sur sa page l'article joint, l'interview de Bachar sur l'excellent blog de Siliva Cattori, que je dédie à toutes les Euterpia esclaves de la Pensée unique atlantiste et sioniste au mépris de leurs intérêts surtout à long terme.

 

Cet interview, je l'ai loupé le 6 mars, car j'étais en pleine tempête dans le Sud, à deux doigts d'avoir ma voiture ensevelie sous une trombe d'eau et emportée vers des récifs inconnus. Eh oui, ce jour-là j'ai démarré quelques mn avant que ma voiture ne soit sous... 3 mètres d'eau ! Il faut dans des circonstances comme ça avoir l'estomac bien accroché, ou une foi solide ("Les grandes eaux ne te submergeront pas", promesse de Dieu). Donc, grâce à Sylvie je découvre maintenant ce texte, que les amoureux de la Pensée vraiment non-alignée liront avec délices.

 

Et dans mes tweets, voici ce que j'écris sur les pseudos dictateurs, populistes ou conspirationnistes. De quoi donner la migraine à tous les manipulés, à tous les conditionnés par la Pensée unique distillée par nos médias prostitués orchestrés par les ultra-libéraux, les européistes, les atlantistes, les sionistes, et autres bandits...

 

J'adore la spontanéité, l'instantanéité des tweets...

 

A bentôt, votre "eva" (Chantal Dupille)

 

NB Assurément, ceux qui en ont marre d'être roulés ou ceux qui vomissent la Pensée officielle, aimeront mes tweets dérangeants. Mais sincères, non partisans et honnêtes, eux ! Et appuyés sur un approfondissement des Médias et de l'Actualité...

 

https://twitter.com/rsistons

 

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  1. BRAVO pour tes tweets,ta clairvoyance,on voudrait TOUS COMME toi ! Alors le monde changerait.. d'abord les médias: Ne pouvant + duper !

  2. Et après avoir traités de conspirationnistes, dictateurs, populistes les non-alignés, Occident et médias se prétendent encore démocratiques?

  3. Qui est "conspirationniste, facho, raciste et même nazi" (!)? Un journaliste, écrivain, militant.. non-aligné sur Pensée Unique, libre-penseur

  4. Qu'est-ce qu'un populiste (Poutine, Chavez, Mélenchon..) pour Occident ? Un dirigeant insoumis, défendant peuple, méfiant vis-à-vis USA..

 

Qu'est-ce qu'un dictateur (Poutine,Bachar..) pour Occident? Une personne refusant de se soumettre à ses diktats, patriote, liberté choix...!


 

Le président syrien répond
aux questions du Sunday Times

« Si quelqu’un veut « vraiment » – et j’insiste sur le mot vraiment – aider la Syrie et aider à la cessation de la violence dans notre pays, il ne peut faire qu’une seule chose ; il peut se rendre en Turquie et s’asseoir avec Erdogan pour lui dire de stopper la contrebande de terroristes vers la Syrie, d’arrêter d’envoyer des armes, de cesser de fournir un soutien logistique aux terroristes. Il peut aussi aller en Arabie saoudite et au Qatar pour leur dire de cesser de financer les terroristes en Syrie. C’est la seule chose que n’importe qui pourrait faire en ce qui concerne le versant externe de notre problème, mais nul étranger ne peut s’occuper du versant interne. »


6 mars 2013

Syria_president_Alassad_s_interview_text La journaliste Hala Jaber du Sunday Times avec le président syrien, Bachar Al-Assad, à Damas.

Vidéo : Extrait de l’entrevue en anglais


Sunday Times : Monsieur le Président, votre récente offre de « dialogue politique » a été fermement rejetée par ces mêmes groupes que vous devez pacifier pour mettre fin à la violence : les rebelles armés et la Coalition nationale syrienne, principale alliance de l’opposition. Vous offrez donc un rameau d’olivier à la seule opposition loyaliste, en majorité interne, qui renonce à la lutte armée et reconnaît effectivement la légitimité de votre leadership. Avec qui êtes-vous vraiment prêt à dialoguer ?

Le président Assad : Pour plus de précision, permettez-moi de commencer par corriger certaines idées fausses qui circulent et qui sont sous-entendues dans votre question.

Sunday Times : Bien.

Le président Assad : Premièrement, lorsque j’ai annoncé « le plan » [1], j’ai dit que je m’adressais à ceux que le dialogue intéresse, parce que vous ne pouvez proposer un plan reposant sur le dialogue à qui ne croit pas au dialogue. J’ai donc été très clair sur cette question.

Deuxièmement, ce « dialogue ouvert » ne doit pas avoir lieu entre certains groupes exclusifs, mais entre tous les Syriens et à tous les niveaux. C’est un dialogue qui porte sur l’avenir de la Syrie. Nous sommes 23 millions de Syriens et nous avons tous le droit de participer à la construction de l’avenir du pays. Certains peuvent le regarder comme un dialogue entre le gouvernement et certains groupes de l’opposition « externe ou interne ». C’est, en fait, une façon très superficielle de le voir. Il est beaucoup plus global et concerne chaque Syrien et tous les aspects de la vie syrienne. L’avenir de la Syrie ne peut être déterminé par ses seuls dirigeants, mais par les ambitions et les aspirations de tout son peuple.

L’autre aspect de ce dialogue est qu’il ouvre la porte aux groupes armés pour qu’ils déposent leurs armes. D’ailleurs, nous avons accordé plus d’une amnistie pour faciliter cela. C’est la seule façon d’installer le dialogue avec ces groupes. Cela avait commencé, avant même l’annonce du plan, certains ayant déjà rendu les armes et repris le cours de leur vie normale. Mais, ce « plan » rend le processus plus méthodique, publiquement annoncé et clair.

Concernant l’opposition, une autre erreur de l’Occident consiste à mettre toutes les entités, mêmes hétérogènes, dans le même panier ; comme si tout ce qui s’oppose au gouvernement est dans cette opposition. Nous nous devons d’être clairs sur ce point. Nous avons une opposition correspondant à des entités politiques et nous avons des terroristes armés. Nous pouvons engager le dialogue avec l’opposition, mais nous ne pouvons pas engager le dialogue avec les terroristes ; nous luttons contre le terrorisme !

Une phrase revient souvent [en Occident] : « l’opposition de l’intérieur de la Syrie » ou « l’opposition interne loyale envers le gouvernement »… Les groupes d’opposition devraient être patriotes et loyaux envers la Syrie ! L’opposition interne et externe ne relèvent pas d’une localisation géographique, mais de leurs racines, de leurs ressources, et de leurs représentants. Sont-elles enracinées dans la terre syrienne ? Représentent-elles le peuple syrien et les intérêts syriens ou les intérêts d’un gouvernement étranger ? C’est notre façon de regarder le dialogue, c’est ainsi que nous l’avons commencé, et c’est ainsi que nous allons le poursuivre.

Sunday Times : La plupart l’ont rejeté, du moins si nous parlons des opposants de l’extérieur qui sont devenus « l’organisation saluée en tant qu’Opposition » avec, fondamentalement, le monde entier derrière eux. La plupart l’ont en effet rejeté et certains de ces opposants ont décrit votre offre comme une « perte de temps » ; d’autres ont déclaré qu’il s’agissait d’une « rhétorique creuse » fondée sur un manque de confiance ; William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, considérant qu’elle allait « au-delà de l’hypocrisie », les Américains disant que vous étiez dans un ” déni de la réalité “ !

Le président Assad : Je ne ferai aucun commentaire sur ce que ces soi-disant organisations, extérieures à la Syrie, ont dit. Ces organisations ne sont pas indépendantes. En tant que Syriens, nous sommes indépendants et nous devons répondre à des organisations indépendantes, ce qui n’est pas leur cas. Alors, intéressons-nous aux autres allégations.

À propos du « déni de la réalité » : la Syrie se bat contre les adversaires et les ennemis depuis deux ans ; vous ne pouvez pas le faire si vous n’avez pas le soutien du peuple. Le peuple ne vous soutiendra pas si vous êtes détaché de la réalité. Au Royaume-Uni, une étude récente montre qu’une proportion non négligeable de britanniques demandent à leur gouvernement de « rester en dehors de la Syrie » et pensent pas qu’il ne devrait pas fournir du matériel militaire aux rebelles en Syrie. En dépit de cela, le gouvernement britannique continue de pousser l’Union européenne à lever son embargo sur les armes en direction des rebelles en Syrie, et à entreprendre de leur livrer des « armes lourdes ». Etre ainsi détaché de votre propre opinion publique, c’est ce que j’appelle un « déni de la réalité » !

Ils vont plus loin encore lorsqu’ils déclarent qu’ils veulent envoyer une « aide militaire » qu’ils présentent comme « non létales » ; alors que les renseignements, l’assistance financière et en moyens de communication fournis, sont quand même létaux ! Les événements du 11 Septembre n’ont pas été commis par des « aides létales ». C’est l’utilisation et l’entrainement à une technologie non-létale qui ont causé les atrocités. Le gouvernement britannique veut envoyer une aide militaire aux « groupes modérés », en sachant très bien que ces groupes modérés n’existent pas en Syrie. Maintenant, nous savons tous que nous combattons Al-Qaïda ou Jabhat al-Nusra – qui est une émanation d’Al-Qaïda – et d’autres groupes d’individus endoctrinés par des idéologies extrémistes. C’est cela qui est « au-delà de l’hypocrisie » !

Ce qui est « au-delà de l’hypocrisie » est que vous parliez de « liberté d’expression » quand vous bannissez la diffusion des chaines de télévision syriennes par les satellites européens ; quand vous pleurez pour quelqu’un qui a été tué par des terroristes en Syrie, tout en empêchant le Conseil de sécurité de prononcer une déclaration dénonçant un attentat suicide, tel celui qui a eu lieu la semaine dernière à Damas, alors que vous y étiez, et où trois cents Syriens dont des femmes et des enfants ont été tués ou blessés… tous des civils ! C’est au-delà de l’hypocrisie quand vous prêchez les droits de l’homme et que vous allez, en Irak, en Afghanistan et en Libye, tuer des centaines de milliers de personnes dans des guerres illégales. C’est au-delà de l’hypocrisie quand vous parlez de démocratie et que vos alliés les plus proches sont les pires régimes autocratiques du monde et appartiennent aux siècles médiévaux. C’est cela l’hypocrisie !

Sunday Times : Mais vous vous référez toujours aux personnes qui se battent ici [en Syrie] comme à des terroristes, acceptez-vous, même si certains sont de Jabhat al-Nusra ou affiliés à Al-Qaïda, qu’il en existe d’autres qui sont de l’ASL [Armée Syrienne Libre] ou sous l’égide de l’ASL ? Acceptez-vous que certains soient des déserteurs et que certains autres soient simplement des gens ordinaires qui ont initié une frange de la rébellion ? Ceux-là ne sont pas des terroristes ; ce sont des gens qui se battent pour ce qu’ils croient être bon pour le moment.

Le président Assad : Quand nous disons que nous combattons Al-Qaïda, nous voulons dire que le groupe terroriste principal et le plus dangereux est Al-Qaïda. J’ai dit lors de plusieurs interviews et discours que ce n’est pas le seul groupe présent en Syrie. Le spectre va des petits criminels, aux trafiquants de drogue, aux groupes qui kidnappent et tuent juste pour de l’argent, jusqu’aux mercenaires et rebelles armés. Il est clair que ceux-là n’ont ni programme politique ni aucune motivation idéologique.

La soi-disant « Armée Syrienne libre » n’est pas l’entité que l’Occident voudrait faire croire à vos lecteurs. Il y a des centaines de petits groupes tels que définis par les organismes internationaux qui travaillent avec Annan et Al-Ibrahimi. Il ne s’agit en aucun cas d’une entité, il n’y a pas de leadership, il n’y a pas de hiérarchie ; mais différents gangs oeuvrant pour diverses raisons. L’ « Armée syrienne libre » est tout simplement le titre, le parapluie utilisé pour légitimer ces groupes.

Cela ne veut pas dire qu’i il n’y avait pas un mouvement spontané au tout début du conflit. Il y avait des gens qui voulaient des changements en Syrie et je l’ai moi même publiquement reconnu à plusieurs reprises. C’est pourquoi j’ai dit que le dialogue n’est pas pour le conflit en soi mais concerne l’avenir de la Syrie, parce que beaucoup de groupes persistent dans leur volonté de changement et sont désormais contre les terroristes. Ils continuent à s’opposer au gouvernement, mais ne portent pas d’armes. Que vous ayez des besoins légitimes ne rend pas vos armes légitimes !

Sunday Times : Dans votre plan en 3 étapes, la première parle de la cessation de la violence. Manifestement, il y a d’une part l’armée et d’autre part les combattants. Or, dans le cas de l’armée vous avez une hiérarchie et donc si vous voulez un cessez-le-feu, il y a un commandant qui peut le contrôler. Mais quand vous proposez la cessation de la violence ou du feu, comment pouvez-vous supposer la même chose pour autant de groupes rebelles que vous dites si dispersés et sans direction unifiée ? C’est donc l’une des exigences de votre plan qui parait fondamentalement impossible. Ensuite, vous parlez de référendum, mais étant donné le grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur et à l’extérieur de vos frontières dont beaucoup sont l’épine dorsale de l’opposition, il ne semble pas que les résultats de ce référendum puissent être justes. Enfin, la troisième étape de votre plan concernant les élections législatives, espérées avant 2014, fait que la liste des réalisations à atteindre d’ici là est fort longue ! Dès lors, quelles sont vos véritables conditions pour que le dialogue se tienne, et est ce que certaines de vos conditions suggérées ou offertes ne sont pas impossibles à réaliser ?

Le président Assad : Cela dépend de la façon dont nous regardons la situation. Tout d’abord, disons que l’article principal du plan est le dialogue, lequel dialogue décidera du calendrier de tout le reste, dont les procédures et les détails de ce même plan. Le premier article implique la cessation de la violence. Si nous ne pouvons pas arrêter cette violence, comment pourrions-nous parvenir aux autres articles tels que le référendum et les élections, et ainsi de suite ? Mais dire que vous ne pouvez pas arrêter la violence n’est pas une raison pour ne rien faire. Oui, il ya beaucoup de groupes sans réel leadership comme je les ai décrits, mais nous savons que leur véritable leadership se situe dans ces pays qui les financent et leur fournissent armes et équipements ; principalement la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite. Si des pays tiers veulent vraiment aider le processus planifié, ils doivent faire pression sur ces pays afin qu’ils cessent d’approvisionner les terroristes. Comme tout autre État souverain, nous ne négocierons pas avec des terroristes !

Sunday Times : Vos critiques disent que d’authentiques et véritables négociations pourraient mener à votre chute et à celle de votre gouvernement ou régime, que vous le savez, et que c’est pour cela que vous proposez des scénarios pratiquement irréalisables pour le dialogue et les négociations.

Le président Assad : En fait, je ne sais pas cela, je sais son contraire ! Restons logiques et réalistes. Si tel était le cas, ces ennemis, adversaires ou opposants devraient pousser au dialogue puisqu’ils estiment qu’il leur offrira ma chute. En réalité, ils font tout le contraire. Ils empêchent les « organisations de l’opposition extérieures à la Syrie » de participer au dialogue, car je pense qu’ils croient l’exact opposé de ce qu’ils disent et savent que ce dialogue n’amènera pas ma chute, mais fera que la Syrie en sortira vraiment plus forte. Ceci pour le premier aspect.

Le deuxième aspect est que l’ensemble du dialogue porte sur la Syrie, sur l’avenir de la Syrie et aussi sur le terrorisme ; non sur les postes et les personnalités. Par conséquent, ils feraient mieux de ne pas détourner l’attention du peuple en parlant de ce dialogue et de ce qu’il pourrait apporter ou non au président. Je ne le fais pas moi-même. En fin de compte, c’est une contradiction. Ce qu’ils disent est en contradiction avec ce qu’ils font !

Sunday Times : Vous avez bien dit que s’ils poussaient au dialogue, ils pourraient entrainer votre chute ?

Le président Assad : Non, vu ce qu’ils déclarent pouvoir amener ma chute, j’ai dit : pourquoi ne viendraient-ils pas au dialogue ? Ils disent que le dialogue conduira à la chute du président et moi, je les invite au dialogue. Pourquoi n’acceptent-ils pas un dialogue pour s’offrir ma chute ? La réponse est évidente. C’est pourquoi j’ai dit qu’ils se contredisent !

Sunday Times : Monsieur le Président, John Kerry, un homme que vous connaissez bien, a commencé une tournée qui le mènera ce week-end en Arabie saoudite, au Qatar et en Turquie où il leur parlera des moyens de « faciliter votre éviction ». En début de semaine, il a déclaré à Londres comme à Berlin que le président Assad devait partir et aussi qu’une de ses premières actions serait d’élaborer des propositions diplomatiques pour vous persuader d’abandonner le pouvoir. L’inviteriez-vous à Damas pour en discuter ? Que lui diriez-vous ? Quel serait votre message du moment, étant donné ses déclarations et ce qu’il s’est préparé à dire à ses alliés lors de sa visite de cette fin de semaine ? Et, si possible, comment le décririez-vous en fonction de vos relations dans le passé ?

Le président Assad : Je préfère décrire les politiques plutôt que de décrire les personnes. Aussi, il est encore trop tôt pour le juger. Il est à seulement quelques semaines de sa nomination en tant que secrétaire d’État. Mais, avant tout, le point que vous avez évoqué est lié à des questions ou à des affaires internes syriennes. Aucun sujet syrien de cet ordre ne sera soulevé avec des personnes étrangères. Nous n’en discutons qu’entre syriens et en Syrie. Je ne vais donc pas en discuter avec quiconque qui viendrait de l’étranger. Nous avons des amis et nous discutons de nos problèmes avec les amis. Nous écoutons leurs conseils, mais finalement la décision est nôtre et il nous appartient, en tant que syriens, de penser ou de faire ce qui est bon pour notre pays.

Si quelqu’un veut « vraiment » – et j’insiste sur le mot vraiment – aider la Syrie et aider à la cessation de la violence dans notre pays, il ne peut faire qu’une seule chose ; il peut se rendre en Turquie et s’asseoir avec Erdogan pour lui dire de stopper la contrebande de terroristes vers la Syrie, d’arrêter d’envoyer des armes, de cesser de fournir un soutien logistique aux terroristes. Il peut aussi aller en Arabie saoudite et au Qatar pour leur dire de cesser de financer les terroristes en Syrie. C’est la seule chose que n’importe qui pourrait faire en ce qui concerne le versant externe de notre problème, mais nul étranger ne peut s’occuper du versant interne.

Sunday Times : Alors, quel est votre message à Kerry ?

Le président Assad : Il est très clair. Il faut comprendre que ce que je dis aujourd’hui, n’est pas un message adressé à Kerry seulement, mais à tous ceux qui parlent de la question syrienne : seul le peuple syrien peut dire au président de rester ou de quitter, de venir ou de partir. Je le dis clairement afin que tous les autres ne perdent pas leur temps et sachent sur quoi se concentrer.

Sunday Times : Quel rôle, le cas échéant, voyez-vous pour la Grande-Bretagne au niveau du processus de paix en Syrie ? Y a-t-il eu des contacts informels avec les Britanniques ? Quelle est votre réaction devant le soutien de Cameron à l’opposition ? Que lui diriez-vous si vous étiez assis en face de lui en ce moment, surtout que la Grande-Bretagne appelle à l’armement des rebelles ?

Le président Assad : Il n’y a pas de contact entre la Syrie et la Grande-Bretagne depuis longtemps. Si nous parlons de son rôle, nous ne pouvons pas le séparer de sa crédibilité, comme nous ne pouvons pas séparer sa crédibilité, elle-même, de l’histoire de ce pays. Pour être franc, maintenant que je parle à une journaliste britannique et à un public britannique, la Grande-Bretagne a joué un fameux rôle [dans notre région], un rôle non constructif dans plusieurs domaines et depuis des décennies, certains diraient depuis des siècles ! Je vous dis ici la perception que nous en avons dans notre région.

Le problème avec ce gouvernement est que sa rhétorique superficielle et immature ne fait que souligner cette tradition de harcèlement et d’hégémonie. Franchement, comment peut-on s’attendre à ce que nous demandions à la Grande-Bretagne de jouer un rôle en Syrie alors qu’elle est déterminée à militariser le problème ? Comment pourrions-nous leur demander de jouer un rôle pour que la situation s’améliore et se stabilise ? Comment pourrions-nous nous attendre à ce qu’ils contribuent à atténuer la violence, alors qu’ils veulent envoyer des fournitures militaires aux terroristes et n’essayent même pas de faciliter le dialogue entre les Syriens ? Ce ne serait pas logique. Je pense qu’ils travaillent contre nous et contre les propres intérêts du Royaume-Uni. Ce gouvernement agit d’une manière naïve, confuse et peu réaliste. Si les Britanniques veulent jouer un rôle, ils devraient changer cela et agir d’une manière plus raisonnable et responsable. D’ici-là, nous n’attendons pas qu’un pyromane se comporte en pompier !

Sunday Times : En 2011, vous aviez dit que vous ne gaspillerez pas votre temps à parler avec les meneurs de l’opposition. Je parle ici des organisations externes dont vous aviez, en fait, à peine reconnu l’existence. Qu’est-ce qui vous a récemment fait changer d’avis ? Quel type de pourparlers avez-vous, le cas échéant, avec les rebelles qui sont un facteur et une composante majeure dans cette crise ? Ce, d’autant plus que votre ministre des Affaires étrangères, Mouallem, a déclaré plus tôt dans la semaine et lors de sa visite en Russie que le gouvernement est ouvert à des discussions avec l’opposition armée. Pouvez-vous préciser ?

Le président Assad : En réalité, je n’ai pas changé d’avis. Encore une fois, ce plan ne leur est pas destiné, mais à tout Syrien qui accepte le dialogue. Donc, cette dernière initiative ne traduit pas un changement d’avis.

Ensuite, depuis le premier jour de cette crise, commencée il y a deux ans, nous avons dit que nous étions prêts au dialogue ; rien n’a changé depuis. Nous avons une position très cohérente à l’égard du dialogue. Certains pourraient comprendre que j’ai changé d’avis parce que je n’ai pas reconnu la première entité [de l’opposition], alors que je reconnaitrais la seconde entité. Je n’ai reconnu ni l’une, ni l’autre. Plus important encore, le peuple syrien ne les reconnait pas et ne les prend pas au sérieux. Lorsqu’ un produit échoue sur le marché, ils le retirent. Ils changent son nom, changent son emballage avant de le rélancer. Il n’empêche qu’il est toujours défectueux. La première et la deuxième organisation de l’opposition sont un seul et même produit avec un emballage différent.

Concernant la déclaration de notre ministre, M. Moallem, elle était des plus claires. Une part de notre initiative est que nous sommes prêts à négocier avec quiconque, y compris avec les rebelles qui déposent leurs armes. Nous ne traiterons pas avec des terroristes déterminés à garder leurs armes pour terroriser la population, tuer des civils, attaquer les lieux publics ou les entreprises privées, et détruire le pays.

Sunday Times : Monsieur le Président, le monde regarde la Syrie et voit un pays en cours de destruction, avec au moins 70 000 morts, plus de 3 millions de personnes déplacées, et des divisions sectaires de plus en plus profondes. Beaucoup de gens autour du monde vous blâment. Qu’est-ce que vous leur répondez ? Êtes-vous à blâmer pour ce qui s’est passé dans le pays que vous dirigez ?

Le président Assad : Vous donnez ces chiffres comme s’il s’agissait d’un tableau numérique, alors que certains acteurs les utilisent pour faire avancer leur agenda politique, et c’est malheureusement la réalité. Pour nous Syriens et indépendamment de leur exactitude, chacun de ces chiffres représente un homme, une femme ou un enfant syriens. Quand vous parlez de milliers de victimes, nous voyons des milliers de familles qui ont perdu des êtres chers dont ils porteront le deuil pendant des années et des années. Personne ne peut éprouver cette douleur plus que nous-mêmes !

Si nous nous penchons sur la question des agendas politiques, nous devons nous poser des questions plus importantes. Comment ces chiffres ont-ils été vérifiés ? Combien de combattants étrangers représentent-ils ? Combien y a t-il de combattants âgés de 20 à 30 ans ? Combien d’entre eux étaient des civils, des femmes ou des enfants, tous innocents ? La situation sur le terrain fait qu’il est presque impossible d’obtenir des réponses précises à ces questions.

Nous savons tous combien ont été manipulés, dans le passé, les chiffres de morts et de blessés pour ouvrir la voie à des « interventions humanitaires ». Le gouvernement libyen a récemment annoncé que le nombre de morts « avant l’invasion » de la Libye a été exagéré ; ils ont parlé de cinq mille victimes de part et d’autre tandis que les chiffres qui ont circulé à l’époque [de l’invasion] parlaient de dizaines de milliers de personnes.

Les Britanniques et les Étasuniens, présents physiquement en Irak pendant la guerre, ont été incapables de fournir des chiffres précis sur les victimes tuées du fait de leur invasion. Soudain, voilà que ces mêmes sources sont capables de décompter très précisément les victimes syriennes. C’est un étrange paradoxe !

C’est en toute simplicité que je vous dis que ces chiffres n’existent pas dans la réalité. Ils font partie de leur réalité virtuelle, celle qu’ils veulent créer pour faire avancer leur agenda et pousser vers une intervention militaire, sous couvert d’une intervention humanitaire !

Sunday Times : Si je puis me permettre de revenir sur ce point en particulier, même si les chiffres sont exagérés et pas vraiment précis, ils sont corroborés par des groupes syriens et quoi qu’il en soit, il n’en demeure pas moins que des milliers de syriens ont été tués. Certains étaient des combattants, mais d’autres étaient des civils. Certains sont morts lors d’offensives militaires menées, par exemple, par l’artillerie ou l’aviation sur certains secteurs. Donc, même si nous ne nous basions pas sur des chiffres exacts, ils continuent à vous blâmer pour les civils tués lors d’offensives de l’armée. Acceptez-vous cela ?

Le président Assad : Tout d’abord, nous ne pouvons pas parler de leur nombre sans citer des noms. Les personnes qui ont été tuées ont des noms. Ensuite, pourquoi sont-ils morts ? Où et comment ont-ils été tués ? Qui les a tués ? Les bandes armées, les groupes terroristes, les criminels, les kidnappeurs, l’Armée, qui les a tués ?

Sunday Times : Une combinaison de toutes ces opérations.

Le président Assad : C’est, en effet, une combinaison ; mais il semble que vous laissez entendre qu’une seule personne est responsable de la situation actuelle et de toutes les pertes en vies humaines. Dès le premier jour, la situation en Syrie a été influencée par les dynamiques militaire et politique, le tout évoluant très rapidement. Dans de telles situations, vous avez les catalyseurs et les obstacles. Supposer qu’un côté est responsable de tous les obstacles alors qu’un autre est responsable de toutes les catalyses est absurde.

Beaucoup trop de civils innocents sont morts et beaucoup trop de Syriens sont dans la souffrance. Comme je l’ai déjà dit, personne n’est plus en peine que les Syriens eux-mêmes et c’est pourquoi nous incitons à un dialogue national. Je ne suis pas dans une affaire de blâme, mais si vous parlez de ma responsabilité, il est clair que j’ai la responsabilité constitutionnelle de garder la Syrie et son peuple à l’abri des terroristes et des groupes radicaux.

Sunday Times : Quel est le rôle d’Al-Qaïda et d’autres djihadistes et quelles menaces représentent-ils pour la région et l’Europe ? Craignez-vous que la Syrie ne se transforme en quelque chose de semblable à la Tchétchénie il y a quelques années ? Êtes-vous préoccupé par le sort des minorités si vous perdiez cette guerre, ou encore par une guerre sectaire comme en Irak ?

Le président Assad : Le rôle d’Al-Qaïda en Syrie est comme le rôle d’Al-Qaïda partout ailleurs dans le monde ; assassinat, décapitation, torture, interdiction des enfants d’aller à l’école parce que, comme vous le savez, l’idéologie d’Al-Qaïda prospère là où il y a de l’ignorance. Ils tentent de s’infiltrer dans la société avec leurs sombres idéologies extrémistes, et ils réussissent !

Si vous deviez vous inquiéter pour quoi que ce soit en Syrie, ce n’est pas pour les « minorités » qu’il faudrait vous inquiéter. C’est une vision trop superficielle car la Syrie est un creuset de religions, de confessions, d’ethnies et d’idéologies qui, ensemble, forment un mélange homogène sans rapport avec des proportions ou des pourcentages. Nous devrions plutôt nous inquiéter pour la majorité des Syriens modérés qui, si nous ne combattons pas cet extrémisme, pourraient devenir la minorité. Alors la Syrie cessera d’exister !

Si vous envisagez votre inquiétude dans ce dernier sens, vous auriez du souci à vous faire pour le Moyen-Orient, parce que nous sommes le dernier bastion de la laïcité dans la région. Et si vous admettez cela, alors le monde entier devra s’inquiéter pour sa stabilité. Voilà la réalité telle que nous la voyons.

Sunday Times : Jusqu’à quel point Al-qaïda est-elle menaçante aujourd’hui ?

Le président Assad : Elle est menaçante par son idéologie plus que par ses assassinats. Certes les attentats sont dangereux, mais ce qui est tout aussi irréversible est la dangerosité de son idéologie. Nous avons mis en garde contre ceci depuis de nombreuses années, même avant le conflit, et nous avons eu à faire avec cette idéologie depuis les années soixante-dix. Nous étions les premiers de la région à faire face à ces terroristes qui ont revêtu le prétendu manteau de l’Islam.

Nous n’avons cessé d’avertir de cela, surtout pendant la décennie de l’invasion et de l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak. L’Occident se contente de réagir face à une situation donnée, mais n’agit pas. Nous devons commencer par traiter l’idéologie. Une guerre contre le terrorisme sans s’attaquer à l’idéologie ne mènera nulle part et ne fera qu’empirer les choses. Elle est une menace et un danger non seulement pour la Syrie, mais pour toute la région.

Sunday Times : Récemment, et notamment hier, il a été rapporté que des responsables US auraient déclaré que la décision de ne pas armer les rebelles pourrait être révisée. Si cela devait arriver quelles seront, selon vous, les conséquences en Syrie et dans la région ? Que diriez-vous pour mettre en garde contre cela, maintenant qu’ils parlent d’équiper « directement » les rebelles avec des véhicules blindés et des gilets de protection en plus d’assurer leur entrainement militaire.

Le président Assad : Vous savez que le crime ne concerne pas uniquement la victime et le criminel, mais aussi le complice et le soutien , qu’il s’agisse d’un soutien moral ou logistique. J’ai dit à plusieurs reprises que la Syrie se trouvait sur une « ligne de faille » géographiquement, politiquement, socialement et idéologiquement. Par conséquent, jouer sur cette ligne aura de graves répercussions dans tout le Moyen-Orient. Aujourd’hui, la situation est-elle meilleure en Libye ? Au Mali ? En Tunisie ? En Egypte ? N’importe quelle intervention n’améliorera pas les choses, elles iront de pire en pire. L’Europe, les États-Unis et d’autres vont tôt ou tard payer le prix de l’instabilité dans cette région, ce qu’ils n’ont pas prévu.

Sunday Times : Quel est votre message à Israël après ses raids aériens sur la Syrie ? Userez-vous de représailles ? Comment répondrez-vous à une future attaque, d’autant plus qu’Israël a déclaré qu’il attaquerait de nouveau s’il pensait devoir le faire ?

Le président Assad : À chaque fois la Syrie a riposté, mais à sa façon et pas nécessairement du tac au tac. Nous avons riposté à notre manière et les Israéliens savent ce que nous voulons dire.

Sunday Times : Pouvez-vous développer ?

Le président Assad : Oui. Riposte ne veut pas dire missile pour missile ou balle pour balle. Notre manière de riposter n’a pas à être annoncée ; les Israéliens savent de quoi je parle.

Sunday Times : Pouvez-vous nous dire comment ?

Le président Assad : Nous n’avons pas à faire ce genre d’annonce.

Sunday Times : J’ai rencontré un garçon de sept ans en Jordanie…

Le président Assad : Un garçon syrien ?

Sunday Times : Un garçon syrien qui avait perdu un bras et une jambe par un tir de missile dans Herak. Cinq enfants de sa famille avaient été tués dans cette explosion. En tant que père, que pouvez-vous dire à ce petit garçon ? Pourquoi tant de civils innocents sont-ils morts sous des frappes aériennes, parfois des bombardements de l’armée et parfois, je cite, sous « les fusillades des chabiha » ?

Le président Assad : Quel est son nom ?

Sunday Times : J’ai son nom … Je vous le donnerai plus tard.

Le président Assad : Comme je l’ai déjà dit, toutes les victimes de cette crise ont un nom et chaque victime a une famille. Par exemple, le petit Saber a cinq ans et a perdu une jambe, sa mère ainsi que d’autres membres de sa famille alors qu’il ne faisait que prendre son petit déjeuner à son domicile familial. Le petit Rayan a quatre ans, il a vu ses deux frères se faire égorger parce qu’ils avaient participé à une manifestation. Aucune de ces familles n’avait d’affiliations politiques.

Les enfants sont le maillon le plus fragile dans n’importe quelle société et, malheureusement, ils paient souvent le plus lourd tribut en cas de conflit. En tant que père de jeunes enfants, je sais ce que c’est que de voir son enfant touché par une légère blessure, alors que dire en cas de graves blessures ou de décès ; la pire des choses qui puisse arriver à une famille que toute la famille ?

Dans tous les conflits, vous vivez de tels événements douloureux qui affectent toute la société ; et c’est justement la raison majeure qui nous incite fortement à lutter contre le terrorisme. Les véritables humanistes qui ressentent notre douleur face à ceux que nous avons perdus, et face à nos enfants, devraient encourager leurs gouvernements à interdire la contrebande d’armes et de terroristes et à empêcher les terroristes de recevoir des fournitures militaires de tous les pays.

Sunday Times : Monsieur le Président, la nuit, quand vous êtes couché dans votre lit, entendez-vous les explosions à Damas ? Comme tant d’autres syriens, êtes-vous inquiet pour votre famille ? Craignez-vous qu’à un moment donné votre propre sécurité soit menacée ?

Le président Assad : Je vois les choses tout à fait différemment. Quelqu’un peut-il être sûr que lui et sa famille puissent rester à l’abri quand tout le pays est en danger ? En réalité, NON ! Si votre pays n’est pas en sûreté, vous ne pouvez pas être en sûreté. Ainsi, au lieu de vous soucier de vous-même et de votre famille, vous devez vous soucier de chaque citoyen et de chaque famille de votre pays. C’est donc une relation mutuelle.

Sunday Times : Vous savez les préoccupations internationales concernant les armes chimiques de la Syrie. Est-il possible que votre armée les utilise en dernier ressort contre vos adversaires ? Des rapports suggèrent qu’ils ont été déplacés à plusieurs reprises. Si oui, pourquoi ? Partagez-vous la crainte internationale de les voir tomber aux mains des rebelles islamistes ? Quel est le pire qui puisse arriver ?

Le président Assad : Tout ce qui a été mentionné dans les médias ou par les déclarations rhéthoriciennes de responsables politiques, sur les armes chimiques syriennes, relève de la spéculation. Nous n’avons jamais discuté, et nous ne discuterons jamais de nos armements avec qui que ce soit. Ce dont le monde devrait se soucier c’est des matières chimiques arrivées entre les mains des terroristes. Des séquences vidéos ont déjà été diffusées les montrant en train de tester des matières toxiques sur des animaux, et aussi en train de menacer le peuple syrien de mourir de cette façon ! Nous avons partagé ce matériel vidéo avec d’autres pays. C’est là-dessus que le monde devrait se concentrer au lieu de gaspiller ses efforts à créer des titres insaisissables sur les armes chimiques syriennes pour justifier n’importe quelle intervention en Syrie.

Sunday Times : Je sais que vous ne dites pas si ces armes sont en lieu sûr ou non. Il n’empêche que des craintes existent sur le fait que certains puissent se les approprier.

Le président Assad : C’est l’ambiguïté constructive. Aucun pays ne parle de ses capacités en la matière.

Sunday Times : Un autre sujet est aussi très commenté : Quels sont les rôles du Hezbollah, de l’Iran et de la Russie dans la guerre sur le terrain ? Savez-vous s’il y a des combattants du Hezbollah en Syrie et que font-ils ? Quelles armes vous sont livrées par vos alliés russes et iraniens, et quels sortes d’autres soutiens vous apportent-ils ?

Le président Assad : La position de la Russie est très claire en matière d’armement. Les russes fournissent à la Syrie des armes défensives, en conformité avec le droit international. Le Hezbollah, l’Iran et la Russie soutiennent la Syrie dans sa lutte contre le terrorisme. La Russie a été très constructive, l’Iran nous a très favorablement soutenus, et le rôle du Hezbollah est de défendre le Liban non la Syrie. Nous sommes un pays de 23 millions d’habitants avec une armée nationale forte et des forces de police. Nous n’avons pas besoin de combattants étrangers pour défendre notre pays. La question qui devrait nous être posée concernerait plutôt le rôle d’ autres pays – le Qatar, la Turquie, l’Arabie saoudite, la France, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis, – qui soutiennent le terrorisme en Syrie, directement ou indirectement, politiquement ou militairement.

Sunday Times : Un autre sujet est aussi très commenté : Quels sont les rôles du Hezbollah, de l’Iran et de la Russie dans la guerre sur le terrain ? Savez-vous s’il y a des combattants du Hezbollah en Syrie et que font-ils ? Quelles armes vous sont livrées par vos alliés russes et iraniens, et quels sortes d’autres soutiens vous apportent-ils ?

Le président Assad : La position de la Russie est très claire en matière d’armement. Les russes fournissent à la Syrie des armes défensives, en conformité avec le droit international. Le Hezbollah, l’Iran et la Russie soutiennent la Syrie dans sa lutte contre le terrorisme. La Russie a été très constructive, l’Iran nous a très favorablement soutenus, et le rôle du Hezbollah est de défendre le Liban non la Syrie. Nous sommes un pays de 23 millions d’habitants avec une armée nationale forte et des forces de police. Nous n’avons pas besoin de combattants étrangers pour défendre notre pays. La question qui devrait nous être posée concernerait plutôt le rôle d’ autres pays – le Qatar, la Turquie, l’Arabie saoudite, la France, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis, – qui soutiennent le terrorisme en Syrie, directement ou indirectement, politiquement ou militairement.

Sunday Times : Monsieur le Président, permettez-moi de vous interroger sur votre propre position. Le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a récemment déclaré que Lakhdar Ibrahimi s’était plaint du peu de flexibilité de votre régime et que, même si vous semblez ne jamais dire NON, vous ne semblez jamais dire OUI. Pensez-vous qu’un règlement négocié soit possible tant que vous resterez président, question que beaucoup de gens se posent ?

Le président Assad : N’attendez pas d’un politicien qu’il vous réponde par un oui ou par un non dans un sens absolu, quoiqu’il ne s’agisse pas de questions à choix multiples où vous cochez la bonne ou la mauvaise réponse. En revanche vous pouvez attendre d’un politicien qu’il vous parle d’une vision. La nôtre est très claire. Nous avons proposé un plan. Celui qui veut travailler avec nous, peut le faire sur la base de ce plan. C’est très clair et il est inutile de perdre son temps. Ceci dit, votre question traduit « la personnalisation du problème syrien » prêchée par les médias occidentaux pour laisser croire que l’ensemble du conflit relève du président et de son propre avenir.

Si ce prétexte est correct, mon départ ferait cesser les combats ; ce qui est clairement absurde. Les précédents récents, en Libye, au Yémen et en Égypte en témoignent. Ce qui les motive est d’essayer de se soustraire à l’essentiel du problème : le dialogue, les réformes et la lutte contre le terrorisme. L’héritage de leurs interventions dans notre région a été le chaos, la destruction et le désastre. Par conséquent, comment peuvent-ils justifier une nouvelle intervention ? Ils ne le peuvent pas ! Alors, ils se concentrent sur le blâme du président, poussent à son départ, font douter de sa crédibilité, se demandent s’il vit dans une bulle, et prétendent qu’il est dans le déni de la réalité. C’est ainsi que le point de focalisation du conflit devient le président !

Sunday Times : Certains fonctionnaires étrangers ont appelé à vous juger pour crimes de guerre devant la Cour pénale internationale en tant que personne responsable, en dernier ressort, des exactions de l’armée ? Craignez-vous les poursuites par cette Cour, ou d’autres poursuites futures lors d’éventuels procès en Syrie ?

Le président Assad : Chaque fois qu’un problème lié à l’ONU est soulevé, vous soulevez la question de sa crédibilité. Nous savons tous que ces vingt dernières années, et particulièrement suite à l’effondrement de l’Union soviétique, l’ONU et toutes les organisations qui en dépendent sont, sans exceptions, les victimes de l’hégémonie au lieu d’être des bastions de la justice. Elles sont devenues des outils politisés pour créer l’instabilité et attaquer des pays souverains, ce qui est contraire la Charte de l’ONU ! Maintenant, la question que nous devons nous poser : vont-ils juger les dirigeants US et britanniques pour avoir attaqué l’Irak en 2003 et avoir fauché plus d’un demi-million de vies sans parler des orphelins, des handicapés, des défigurés et malformés ? Vont-ils juger les US, les britanniques, les français et d’autres qui se sont rendus, l’année dernière, en Libye sans résolution de l’ONU pour faucher à nouveau des centaines de vies ? Ils ne vont pas le faire. La réponse est très claire.

Par ailleurs, savez-vous que l’envoi de mercenaires dans tout pays est un crime de guerre selon les principes de Nuremberg et conformément à la Charte de Londres de 1945. Vont-ils juger Erdogan devant ce même tribunal parce qu’il a envoyé des mercenaires en Syrie ? Vont-ils faire de même avec les Saoudiens et les Qataris ? Si nous avions les bonnes réponses à ces questions, nous pourrions continuer à parler des organisations pour la paix et de leur crédibilité.

Ma réponse à moi est très brève : lorsque des personnes défendent leur pays, ils ne tiennent compte de rien d’autre !

Sunday Times : Regarder en arrière est une chose merveilleuse, Monsieur le Président. Si vous pouviez remonter le temps deux ans en arrière, auriez-vous géré les choses différemment ? Croyez-vous qu’il y a des choses qui auraient pu ou auraient dû être faites d’une autre manière ? Quelles sont les erreurs commises par vos partisans que vous penseriez rectifier ?

Le président Assad : Vous pouvez poser cette question à un président qui serait le seul responsable du cours des événements. Dans notre cas, en Syrie, nous savons qu’interviennent de nombreux acteurs extérieurs. Partant de ce présent, vous devez juger rétrospectivement chacun des acteurs. Avec le recul, vous devez demander à M. Erdogan : auriez-vous envoyé des terroristes pour tuer des Syriens et leur auriez-vous procuré toutes sortes de soutien logistique ? Avec le recul, vous devez demander au Qatar et à l’Arabie saoudite : auriez-vous financé des terroristes, des réseaux d’Al-qaïda ou toute autre organisation terroriste pour tuer des Syriens ? Avec le même recul, vous devriez poser les mêmes questions aux fonctionnaires US et européens : auriez-vous offert un parapluie politique aux terroristes qui tuent des civils innocents en Syrie ?

En Syrie, nous avons pris deux décisions. La première consiste à lancer le dialogue, la seconde consiste à lutter contre le terrorisme. Si, avec le recul, vous demandez à n’importe quel Syrien : diriez-vous NON au dialogue et OUI au terrorisme ? Je ne pense pas qu’une seule personne, saine d’esprit

, serait d’accord. Donc, avec le recul, je pense que nous avons commencé par le dialogue et que nous allons continuer le dialogue. Avec le recul, nous avons dit que nous allons lutter contre le terrorisme et nous allons continuer à combattre le terrorisme.

Sunday Times : Avez-vous jamais pensé vivre en exil si les choses en arrivaient jusque là ? Et est-ce que vous quitteriez votre pays si cela devait augmenter les chances de paix en Syrie ?

Le président Assad : Encore une fois, il ne s’agit pas du président. Je ne pense pas que n’importe quel patriote ou citoyen pourrait songer à vivre hors de son pays.

Sunday Times : Vous ne quitterez jamais ?

Le président Assad : Nul patriote ne peut songer à vivre hors de son pays. Je suis comme n’importe quel autre syrien patriote.

Sunday Times : Jusqu’à quel point avez-vous été secoué par la bombe qui a tué certains de vos plus hauts généraux l’été dernier, y compris votre beau-frère ?

Le président Assad : Vous avez mentionné mon beau-frère, mais ce n’est pas une affaire de famille. Lorsque des hauts fonctionnaires sont assassinés c’est une affaire nationale ! Un tel crime, vous rend plus déterminé à combattre le terrorisme. Cela ne concerne pas ce que vous ressentez, mais plutôt ce que vous devez faire. Nous sommes plus déterminés dans notre lutte contre le terrorisme.

Sunday Times : Pour finir, Monsieur le Président, puis-je vous interroger sur ma collègue, Marie Colvin, qui a été tuée lors du bombardement par l’opposition d’un centre de médias de Bab Amr, le 22 Février de l’année dernière. A-t-elle été ciblée, comme certains l’ont suggéré, parce qu’elle avait condamné les destructions sur les télévisions américaines et britanniques ? Ou bien a-t-elle simplement manqué de chance ? Avez-vous entendu parler de sa mort à l’époque et, si oui, quelle a été votre réaction ?

Le président Assad : Bien sûr, j’en ai entendu parler par les médias. Quand un journaliste se rend dans les zones de conflit, comme vous le faites en ce moment même, pour couvrir un événement et le transmettre au monde, je pense que c’est un travail très courageux. Toute personne honnête, qu’il s’agisse de responsables ou de membres du gouvernement, devrait soutenir les efforts des journalistes car cela aidera à faire la lumière sur ce qui se passe sur le terrain et démontera la propagande là où elle existe. Malheureusement, dans la plupart des conflits un journaliste a payé le prix ultime. C’est toujours triste quand un journaliste est tué parce que les journalistes ne sont partie prenante et ne font même pas partie du problème. Ils cherchent juste à couvrir l’événement.

Il y a une guerre médiatique contre la Syrie pour empêcher que la vérité ne soit connue du monde extérieur. Quatorze journalistes syriens ont aussi été tués depuis le début de la crise, et tous ne sont pas tombés sur le champ de bataille. Certains ont été ciblés à leur domicile en dehors des heures de travail, kidnappés, torturés, puis assassinés. D’autres sont toujours portés disparus. Plusieurs bâtiments de la télévision syrienne ont été attaqués par les terroristes et leurs bombes. Et, actuellement les chaines de télévision syriennes sont interdites de diffusion par les systèmes satellitaires européens.

On sait maintenant comment les rebelles ont utilisé les journalistes dans leur propre intérêt. Il ya eu le cas du journaliste britannique qui a réussi à s’échapper…

Sunday Times : Alex Thompson ?

Le président Assad : Oui. Il a été dirigé vers un piège mortel par les terroristes dans le but d’accuser l’armée syrienne de sa mort. C’est pourquoi il est important d’entrer légalement dans le pays, d’avoir un visa. Ce ne fut pas le cas pour Marie Colvin. Nous ne savons pas pourquoi et ce n’est toujours pas clair. Si vous entrez illégalement, vous ne pouvez pas attendre de l’État qu’il soit responsable.

Contrairement à la croyance populaire, depuis le début de la crise des centaines de journalistes de partout dans le monde, y compris vous, ont obtenu un visa d’entrée en Syrie et ont rendu compte librement, à partir de la Syrie, sans interférences dans leur travail et sans obstacles contre leurs missions.

Sunday Times : Je vous remercie.

Le président Assad : Merci à vous.

Texte traduit de l’anglais par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca (05.03.2013) :
http://www.mondialisation.ca/entrevue-integrale-du-president-syrien-avec-le-sunday-time/5325236

Texte original en anglais (03.03.2013)


http://www.sana-syria.com/eng/21/2013/03/04/470326.htm

 

http://www.silviacattori.net/article4279.html

 

 

Les tweets de Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons) contre la désinformation

 

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http://www.newzilla.net/2012/12/20/l%E2%80%99integralite-de-vos-tweets-bientot-consultables-sur-votre-ordinateur/

 

 

 

Bonjour

 

Voici quelques jours, je me suis lancée dans les tweets (jusque là seulement pour annoncer mes publications) parce que je me suis rendue compte qu'ils permettaient de commenter, à chaud, la désinformation ou l'actualité revisitée par les Médias aux ordres.

 

Certes, parfois je donne mon opinion, mais pour l'essentiel, je dénonce l'insupportable communautarisme, le détournement des Médias pour servir les intérêts d'UNE seule Communauté de surcroît ultra-minoritaire et très intolérante, l'absence de neutralité et de pluralisme, le parti-pris et le manque de diversité, les mensonges des médias, le détournement de la Presse et de la Télévision pour désinformer, faire de la propagande... 

 

La coupe est pleine, moi journaliste honnête je suis ulcérée. Et je le fais savoir. Parce que j'ai une haute opinion du rôle du journaliste, et que je ne supporte pas de le voir dévoyé, au mépris de la déontologie et des citoyens, pour servir les intérêts de la Mafia qui gouverne le monde, rackette les peuples ou le cas échéant, les massacre.

 

Suivez mes tweets, à chaud, pour me voir réagir contre le communautarisme, la Pensée unique, la désinformation, la propagande, le conditionnement des citoyens..

 

Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)

 

https://twitter.com/rsistons

 
http://chantaldupille.fr  

chantaldupille.over-blog.com

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@rsistons

Chantal Dupille pseudo Eva R-sistons Journaliste Ecrivain Blogueuse (10 sites) d'INVESTIGATION. Dénonce médiamensonges. Esprit LIBRE,


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chantaldupille.over-blog.com

 

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Derniers Tweets de combat pour la vérité :

 

  1. Et ils attribueront l'offensive chimique des rebelles au Régime syrien, via médias collabos des guerres de l'Occident ?

  2. Syrie: Les rebelles passent à une offensive chimique

  3. Oui Valls pourtant champion brutalité,ultra droite (squattant Gauche) cache son mauvais bilan en matière lutte contre insécurité par bla-bla

  4. Il est intolérable de voir France patrie Droits homme et "Gauche" devenue successeur de Bush, fer de lance mondial des guerres US impériales

  5. SYRIE: Sayanim Hollande-Fabius,affublés étiquette Gauche démocrate,rejettent solution politique.VRAI visage: Service guerre néoconservatrice

  1. Député PC cible Bachar. Mais là a raison : Vente armes contraire à Droit international,nourrit escalade. Syriens doivent choisir leur destin

  2. Merah:Valls à l'instant comme Média = "Merah a ciblé soldats et Juifs".Toujours oubli dire soldats musulmans.TOUS servent choc civilisations

  3. Député parle Merah co Média: Cible Musulmans et émotion/victimes juives. Valls ("Je suis éternellement lié à Israël") répond. Impartialité?

  4. Merah: Après Médias,au Parlement (questions au Gouvernement). Je me répète: Shoah devenue impopulaire,trop relayée, DONC mini-shoah ds média

  5. Je dénonce sans cesse trahison PS. Mais neutre,je dénonce aussi parti-pris Médias: Attaquer toujours PS car "Gauche", et cacher HERITAGE UMP

  6. Lutter contre paradis fiscaux,bravo. Mais en même temps racketter citoyens,non ! ET cibler JUSTE paradis russes pas Bahamas,Suisse etc, non!

  7. Multiples manières de faire la guerre. Utiliser les réseaux sociaux,diaboliser et déstabiliser les pays non-alignés..+ Viser dépôts (Chypre)

 

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:03

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/Un-militaire-francais-tue-au-Mali_a984.html
Un militaire français tué au Mali
Je dédie cette parution au jeune soldat français mort aujourd'hui non pas comme le prétend l'hypocrite Hollande "pour un idéal", alors que la France s'allie avec les pires terroristes pour accomplir ses funestes desseins au service des multinationales comme des intérêts étrangers à notre pays. Il laisse une épouse enceinte. Voilà le vrai visage de ces guerres immondes... J'ai écrit un tweet pour rappeler le changement de nature des guerres coloniales de la France: "Les guerres COLONIALES ont changé de nature: Avant la France construisait écoles ou routes.. et servait SES intérêts. Désormais elle bombarde les pays pour servir des intérêts étrangers.." https://twitter.com/rsistons (chantal dupille)


Introduction de Chantal Dupille :

Poutine rejette le "droit" d'ingérence dans les affaires intérieures des Etats, il est un rempart contre la guerre mondiale : Il défend la paix (la Russie connaît mieux que quiconque le prix des guerres, sous Napoléon et Hitler), le monde multipolaire, l'union UE-Russie.. .

Une UE liée à la Russie (sur plans culturel, économique, géopolitique..) est un contre-poids à l'hyper-puissance atlantiste, un mur contre la soif "usraélienne" (USA + Israël, mais aussi GB) de dominer le monde au prix éventuel d'une guerre mondiale barbare et sanguinaire.

Souvenons-nous : L'époque de la guerre "froide" nous a préservés de la guerre "chaude", l'équilibre de la "terreur" a garanti la paix. En sabordant les 2 blocs, le monde s'est retrouvé avec un bloc unique hégémonique imposant sans limites ses guerres, ses déstabilisations, ses destructions... et ce bloc imposera aussi un jour sa guerre mondiale contre ceux qui se mettent en travers de sa puissance (Iran, Russie, Chine etc). Et ce conflit aura assurément pour théâtre majeur l'Europe créée par les USA seulement pour servir ses intérêts (voir les formidables vidéos de François Asselineau sur "L'Europe c'est la guerre", l'Europe créée par Etats-Unis...) économiques, militaires et géostratégiques (bases militaires, guerres par procuration comme contre Yougoslavie, Mali, Libye, Syrie, Côte d'Ivoire, etc, et demain contre l'Iran avec une UE embrigadée notamment via les sayanim Sarkozy-Kouchner-Hollande-Fabius décrétant notre participation à toutes les sales guerres néo-coloniales de l'OTAN, illégales et illégitimes).

La guerre contre l'Iran, nucléaire, sera l'étincelle qui mettra le feu aux poudres, elle dégénérera en guerre mondiale. Les politiques ne pensent pas aux conséquences de leurs actes, alors que les militaires, eux, connaissent le prix de la vie. Et le duo Hollande-Fabius, d'abord à l'écoute des désirs d'Israël, engagera la France dans cette guerre obsessionnellement voulue par le gouvernement fascisant de Tel-Aviv ; Ce sont des apprentis-sorciers qui loin de servir notre pays, le mettent en péril. L'image de la France a totalement changé : Nous sommes désormais considérés comme les va-t-en guerres que nous sommes devenus sous les Sarkozy-Hollande-Fabius. Notre DEVOIR est d'en prendre conscience ! Et ensuite, de dénoncer ces immondes politiques cupides et messianiques.


En ce qui concerne la France gouvernée depuis Sarkozy par les successeurs de Bush : Notre soumission à Tel-Aviv, notre association contre-nature avec les Anglo-Saxons et notre intégration dans l'OTAN conduit notre pays - aujourd'hui tête de proue des guerres néoconservatrices "Usraéliennes" par procuration - droit dans le mur; les dommages collatéraux de ces liens incestueux seront terribles avec les centrales nucléaires sur notre sol. Une vraie poudrière, prête à exploser !

L'Europe doit se souvenir du visionnaire Gl de Gaulle qui pour le maintien de la paix, plaidait pour une Europe de l'Atlantique à l'Oural (1). Dans le giron atlantiste, nous serons condamnés à des guerres permanentes, meurtrières, néo-coloniales, impériales, hors-la-loi, jusqu'à la grande "boucherie" finale, nucléaire et mondiale. Vite, tournons-nous vers la Russie de Poutine, c'est notre intérêt vital, de la France comme de l'Europe ! Pour la paix, d'abord, ce bien le plus précieux...

Chantal Dupille (pseudo Eva R-sistons)

(1) L'Europe de l'Atlantique à l'Oural - charles-de-gaulle.org

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http://www.rmc.fr/editorial/262796/la-syrie-au-programme-dun-sommet-entre-la-russie-et-lue/.
Vladimir poutine accueille un sommet sur la syrie © Reuters

 
Mardi 6 mars 2012
Election de Poutine : Une Chance pour la Russie et le Monde…

 

 

Je fais partie de ceux qui ont été très heureux, ravis, enchantés, de l’élection de Poutine. En plus : au premier tour !

 

Sans être surpris. Ni de l’ampleur de son succès, ni de la fureur des occidentaux. Il fallait être à la solde de l’industrie de la propagande pour ne pas voir, ou reconnaître, la formidable popularité de Poutine en Russie. Un des rares en France à en témoigner, timidement face aux pressions ambiantes, fut Sylvain Tesson qui a vécu à plusieurs reprises dans la Russie profonde. (*)

 

Poutine n’est pas l’homme providentiel qui va sauver l’humanité. Tout simplement, un Homme d’Etat. Ce qui est déjà : énorme ! Pas un homme au pouvoir, en Occident, ne lui arrive à la cheville. Que dis-je : à la plante des pieds !...

 

Dans le meilleur des cas, ce ne sont que clowns pour shows télévisés à la Berlusconi ou Obama. Dans le pire, des psychopathes rêvant de détruire pays et nations en les pillant. Les candidats “milliardaires-républicains” aux primaires de l’élection présidentielle américaine, sombrant dans la surenchère belliciste et sanguinaire, révèlent l'étendue de ce désastre intellectuel et politique. Sans parler des « déglingués », drogués de violence et de paranoïa, dirigeant l’entité sioniste…

 

La campagne calomniatrice précédant et suivant son élection dans tous les médias, français et occidentaux dans leur ensemble, m’a particulièrement amusé. Les plus acharnés, en France, étant TV et radios du "service public" : JT, documentaires, émissions « culturelles ». Un implacable matraquage, à grandes louches de lamentations démocratiques. Ô rage ! Ô désespoir !  Le tyran est de retour !

 

Incapables de la moindre diversité ou équilibre dans l’information, de regrouper dans un panel des anti-Poutine hystériques, mais aussi des observateurs plus « objectifs ». Ce n’était que diffamation à jets continus : système Poutine, mafia Poutine, nouveau tsar, empereur, autocrate, etc. Conscience professionnelle ? Déontologie ? Aucune notion… Normal, vu l’état de notre “société de la désinformation”, corrompue de cynisme.

 

Manœuvres de déstabilisation et tentatives d’assassinat des occidentaux vont se multiplier, Poutine le sait. Ce qui l’encourage d’autant à poursuivre son œuvre de redressement, économique, politique et militaire, de la Russie. C’est une chance pour ce pays. Mais, aussi, pour les autres.

 

Incontestablement, l’équilibre mondial a besoin d’une Russie forte et prospère, pivot de stabilité entre Europe, Moyen-Orient et Asie. Sa pondération, mesure, sens des responsabilités, sont un atout pour la paix sur notre planète. Des fous veulent l’entraîner dans la guerre. Il fera tout pour l’éviter. S’il y arrive, nous lui en serons tous redevables.

 

A l’occasion de cette élection, des lecteurs m’ont demandé de republier le portrait de Poutine que j’avais rédigé dans un texte relativement ancien, au plus fort d’une campagne de dénigrement à son encontre : Poutine – Frankenstein et les Prédateurs. Du 20 avril 2007, cinq ans ! Ce que je fais volontiers, sans pouvoir cependant reproduire d’intéressants commentaires qui avaient été échangés à cette occasion (sur le “problème tchétchène”, notamment). D’après eux, il n’aurait pas pris une ride… Je les remercie de leur gentillesse et de leur intérêt.

 

(*)  Je recommande la lecture de son récent et très beau livre, poétique et documenté, sur son séjour de 6 mois au bord du lac Baïkal : Dans les forêts de Sibérie, Gallimard, 2011.

 

 

 

 

Poutine : Frankenstein et les Prédateurs...

 

 

Un spectacle qui me ravit, c'est celui des grandes orgues de la propagande.

Entendre et voir tous ces médias à l’unisson, sans fausse note, au même instant, soufflant, sous les doigts de leurs maîtres, dans les tuyaux vides du mensonge et de la calomnie : fascinant !… Les partitions changent. Mais, connaissant son public, comme tout bon organiste, la propagande va et vient sur les classiques de son répertoire. Poutine, est une de ses partitions favorites. C’est, aussi, une de mes mélodies préférées…

Mélodie, de la complicité politique et médiatique, dans cette relation fusionnelle de la manipulation de l’information, au service des intérêts économiques de leurs commanditaires. A lire, écouter tous ces médias et politiciens, Poutine serait un monstre. Ne respectant aucune des libertés publiques élémentaires, pratiquant l’assassinat politique, méprisant les règles d'or d’une économie libérale qui est censée servir de trame aux relations internationales, etc.  Bref, c’est tout juste si Poutine n’a pas remplacé Staline dans la représentation, les stéréotypes et les postures "démocratiques" des médias occidentaux.

Poutine serait : Frankenstein !...

Ce déchaînement sonore est trop fort pour ne pas dissimuler, en contrepoint, des mouvements plus subtils. Livrons nous à un petit exercice de musicographie, et décryptons ces belles envolées… Décrypter est un régal !

En fait, la fureur de cette campagne de désinformation est fondée sur la frustration occidentale à l’encontre de la volonté d’un homme, s’appuyant sur une nouvelle génération de responsables russes, décidé à sortir la Russie de la profonde crise de la fin du XX° siècle. La conséquence immédiate est que les immenses projets de prédation, planifiés par le Big Business occidental à la suite de l’effondrement du régime communiste se sont, malgré d’excellents débuts, trouvés rapidement bloqués par un homme : Poutine. D’où les campagnes hystériques se crispant sur cinq dénis :



1. Le déni d’un homme.
 

Tout opposant à l’hégémonie occidentale a droit automatiquement au qualificatif de "terroriste", dès lors qu’il possède un pouvoir potentiel de résistance. Difficile de mettre Poutine sur une de ces listes.  Alors, le plus simple est de le faire passer pour un criminel. Rien que cela… Autocrate et assassin.

Frankenstein, vous dis-je !

Pourtant, c’est un homme qui a été régulièrement élu à la tête de son pays, dans un gouvernement légitime. A deux reprises. Et les sondages, y compris ceux supervisés par l’université d’Aberdeen (Ecosse), montrent un taux moyen de satisfaction de ses concitoyens, par rapport, à son action de 70%, en moyenne. Il n’y en a pas beaucoup sur cette planète…

Il pratique couramment plusieurs langues, dont l’allemand qu’il maîtrise parfaitement. De même que tous les rouages de la Géopolitique. Gros travailleur, il connaît ses dossiers sur le bout des doigts.

Il est vrai qu’il a tout pour agacer : il ne boit pas, ne fume pas. Ceinture noire de judo, il le pratique tous les matins, une heure, avant de commencer à travailler. Pire : il est d’une rigoureuse intégrité. L’horreur : il se fait une haute idée de l’indépendance et de l’avenir de son pays !...

Atypique. Nos "Al Capone" dirigeant la « Communauté Internationale », et protégeant les pires dictatures en Afrique, en Amérique du sud ou au Moyen Orient, n’en peuvent plus !…  Poutine ?  Un « Chavez » cool… Il ne manquait plus que cela… Un cauchemar !



2.
Le déni d’un redressement politique.

La stratégie de l’Occident, à la chute du communisme était de faire éclater l’ex-URSS en une multitude d’Etats, d’entretenir des conflits à ses frontières pour la paralyser, et de piller les énormes ressources de son sous-sol en installant et protégeant des gouvernement corrompus. A l’exemple de ce qui se fait de mieux sous d’autres latitudes. Cela a failli réussir, comme le montre très clairement Joseph Stiglitz (1) : l’instabilité économique associée à une corruption organisée et à la mise en place d’une mafia, servant d’intermédiaires aux intérêts occidentaux, a provoqué une violente régression de la Russie. Ce grand pays était au bord de l’anarchie…


i)
Le pillage occidental par le biais de la mafia russe

En fait, les privatisations accélérées, imposées par l’Occident via la Banque Mondiale et le FMI (2), n’avaient pas pour objectif de créer, ou de développer une classe moyenne mais de faire acheter, par les multinationales, pour une bouchée de pain l’essentiel de la richesse du pays : pétrole, gaz, mines (fer, charbon, or, diamant, etc.). Cette opération comportait deux étapes :

=> achats (ou "privatisations", par euphémisme...) par des mafieux à prix ridicules et, la plupart du temps, à crédit et sans apport de fonds personnels...

=> rachats ensuite par des entreprises occidentales des parts à prix ridicules, aussi, mais qui, à l’échelle des transactions, constituaient des fortunes colossales pour des personnes privées.

C’est ainsi que sous Eltsine, des pans entiers des ressources russes ont été bradés à des mafieux, moyennant commissions. Certains, par la suite, s’apprêtant à céder leurs possessions nouvellement acquises avec une confortable marge, notamment dans le gaz et le pétrole, aux grandes multinationales. La Russie allait ainsi voir l’essentiel de ses richesses rachetées à vil prix et possédées par des intérêts étrangers. Schéma classique des privatisations dans la plupart des pays en développement qui n’ont pas la taille critique pour résister. Mais, la Russie n’est pas le Nigeria, l’Arabie Saoudite ou le Gabon...

ii)  L’arrêt du pillage.

Succédant au gouvernement « ultracorrompu » d’Eltsine, la première tâche de Poutine fut de mettre un terme à ce pillage à grande échelle du pays. Il fallait museler la grande mafia en cheville avec les multinationales étrangères. Certains de ces mafieux ont pu être arrêtés, jugés et les transactions en cours bloquées. Ce qui a fait hurler les anglo-saxons au nom du "libéralisme économique" (3), des droits  de l’homme et autres indignations "démocratiques"…  La réaction allait être brutale. Du "grand ami" de l’après 11 Septembre, Poutine, allait immédiatement devenir l’homme à abattre.

Dans ce nettoyage, toujours en cours, un des plus brillants et des plus efficaces collaborateurs de Poutine, Andrei Kozlov, a été assassiné (4). Il avait retiré les licences d’exploitation à 95 banques russes spécialisées dans le blanchiment de ce pillage. Il était en train de décortiquer les implications des multinationales de l’énergie dans le pillage et les détournements de fonds. Malgré cette guerre souterraine et les opérations de déstabilisation organisées par les occidentaux, avec une campagne de dénigrement à l’échelon international, Poutine et son équipe tiennent bon.


iii)
La protection de la mafia russe par les occidentaux.  

Beaucoup de ces gangsters de haut vol se sont réfugiés en Occident, notamment à Londres, où, protégés par la City (milieux financiers) qui gouverne le pays, ils mènent grand train de vie. Cette "protection" atteint des sommets inconnus jusqu’alors.

Exemple : L’un des plus riches, Boris Berezovski, dont la fortune est estimée à environ 2 milliards de $, réfugié à Londres, bénéficie du statut de "réfugié politique"  en tant qu’ "opposant politique"…  Il vient publiquement d’annoncer qu’il finançait un renversement du gouvernement russe par la force ! (5) La Russie demande son extradition pour une multitude de détournements de fonds, notamment au détriment de la compagnie aérienne Aeroflot. Bien sûr, Londres, qui n’hésite pas à envoyer ses ressortissants britanniques à Guantanamo, refuse cette extradition sous prétexte du respect des droits de l’homme….

Imaginons un gangster milliardaire proférant les mêmes menaces, à l’encontre de Blair ou de Bush, ou de tout autre chef d’Etat élu en toute légalité, alors qu’il serait réfugié en Russie. Impensable !  Mais, le contraire pour les Prédateurs : oui.


3. Le déni d’un redressement économique

Délibérément, la Banque Mondiale et le FMI avaient imposé des privatisations accélérées en ignorant une règle de base : avant toute restructuration et privatisation, il est indispensable de mettre en place des organes de contrôle et de régulation indépendants et incorruptibles. Poutine, malgré les difficultés dont l’assassinat de Kozlov donne une idée de l’ampleur, y travaille sans relâche. La hausse des prix du pétrole et du gaz, jointe aux actions d’assainissement de Poutine ont permis à la Russie de rembourser, par anticipation, la totalité de sa dette extérieure. Qui dit mieux ?

La Russie, sous son impulsion, a progressivement renégocié tous les contrats de cession, tant des droits d’exploration et des ventes de ses ressources, avec les multinationales. Dans un rapport d’égal à égal. Un des cas emblématique est l’exploitation des gisements de Sakhaline, projet de plus de 22 milliards de $ que la Russie a renégocié tant avec les compagnies pétrolières, notamment la Shell, qu'avec le consortium des banques internationales (200 banques). Tout cela a rendu fortement impopulaire Poutine au sein de la puissante "communauté financière internationale"…

La Russie a réussi, dans le même temps, à bloquer une des plus grandes catastrophes écologiques (6) qu’allaient accomplir ces compagnies pétrolières dans leur exploitation de la presqu'île de Sakhaline. Détruisant une région entière, à l’exemple des ravages qu’elles ont provoqués au Nigeria.

Frankenstein, vous dis-je !


4.  Le déni d’une Politique étrangère indépendante.

L’union Européenne n’a aucune politique étrangère, si ce n’est de suivre à la lettre les diktats et les aventures guerrières de l’extrême-droite américaine et israélienne. Ce n’est pas le cas de la Russie qui pense qu’un monde unipolaire, dominé par une "hyper puissance" n’est pas l’avenir de l’humanité. Une soi-disant fraction de l’humanité qui dirigerait, sous prétexte qu’elle serait supérieure aux autres, le reste du monde est un modèle qui n’est pas viable.

De plus, Poutine est contre l’attitude occidentale qui privilégie la menace et l’affrontement, au dialogue et à la coopération.  D’où son rôle modérateur dans le traitement des problèmes complexes de la Palestine, du Moyen Orient en général ou de la gestion mondiale de l’énergie. Philosophie politique incompatible avec celle des "néocons".

Dans une formidable action géopolitique, Poutine, s’est rapproché de la Chine, avec qui il a fondé le SCO (7). Lequel va, outre les Etats fondateurs, intégrer à terme : l’Inde, le Pakistan, la Mongolie et… l’Iran ! Se profile, donc, en Asie Centrale, une superpuissance indépendante, capable de résister aux volontés hégémoniques des anciennes puissances coloniales du Moyen Orient et de l’Asie. Et, surtout de résister aux incessantes manœuvres financières, capitalistiques, et militaires  de l’Occident…

Frankenstein, vous dis-je !


5.  Le déni d’une marche vers un Etat libre et démocratique.

Poutine, sait très bien que, pour le déstabiliser, les services spéciaux occidentaux sont prêts à faire assassiner leurs propres agents en Russie… Pour l’accuser, ensuite, d’assassiner ses opposants. Quand on a 70% des russes qui sont pour vous, il est nul besoin de faire assassiner des opposants "médiatiques" (journalistes, et autres figures de composition...) qui émargent, la plupart, sur les livres de paye des services secrets occidentaux, via des associations "bidon". Il connaît trop bien les combats de l’ombre...

La Tchétchénie, me direz-vous ?  Il y travaille. Il a hérité de ce dossier, où la mafia s’est, là encore, longtemps et considérablement enrichie (8), de concert avec les trafiquants d'armes et de pétrole occidentaux. Sachant, là aussi, que via la Georgie frontalière, que les USA veulent faire rentrer à tout prix dans l’OTAN, c’est un flux incessant d’argent et d’armes dans les poches des chefs de guerre pour maintenir une guerre civile à ses frontières. Les mêmes qui ont écrasé sous les bombes Palestine, Irak, Afghanistan ou Liban viennent, à présent, l’entraver dans la recherche de la paix en Tchétchénie. Il y arrivera. Le temps joue en sa faveur…

Entre-temps, la liberté d’expression ne cesse de se développer. En 2000, en Russie, il y avait 20 000 journaux et publications. En 2007, il y en a 46 000. A cela s'ajoutent, 25 millions d’internautes qui peuvent accéder, sans censure, à toutes les informations disponibles sur le net. A cela s’ajoutent encore, les 3 200 société de TV et radios, dont l’Etat ne contrôle que 10% (9).  Alors, qui dit mieux ?


Poutine : Frankenstein ?

C’est, tout simplement : un Homme d’Etat.  Un « Grand »…

Désolé pour les Prédateurs…


(1)  Joseph Stiglitz (Prix Nobel d’Economie 2001). ‘Globalization and its discontents’, Chapter 5 : Who Lost Russia ?, Penguin Books, 2002.
(2)  Joseph Stiglitz. Op. Cit.
(3)  Les principaux supports de la propagande du Big Business débordent de ce type d’articles enflammés : The Economist (UK), The Financial Times (UK), The Wall Street Journal (USA). On les retrouve en  “copier-coller”, chez nos « journalistes-économistes » français…
(4)  Macalister, T., Cobain, I., Tisdall, S., ‘Diplomatic rift as says : give us Berezovsky – Fresh Warrant issued and new inquiry into remarks about overthrow of Putin’, The Guardian, Jeudi 19 Avril, 2007.
(5)  Assassiné le 13 septembre 2006, avec son chauffeur. Il était, à sa mort, Vice Président de la Banque Centrale Fédérale Russe. Il avait 41 ans. Parlant couramment anglais et allemand. Il était père de trois enfants.
(6)  Voir, le formidable travail d’investigation des ONG sur Sakhaline, notamment le rapport :
Van Gelder, J.W. (2006), ‘Involvment of Credit Suisse in the Global Mining and Gas Sectors – A research paper prepared for Berne Declaration and Greenpeace Switzerland’, Profundo, Hollande, Juin 2006.
(7)  Le SCO (Shanghai Cooperation Organization) est une organisation intergouvernementale dont les langues de travail sont le chinois et le russe. Elle a été fondée, le 15 juin 2001, par la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kyrgystan, le Tajikistan et l’Ouzbekistan.
(8)  Sous Eltsine et ses prédécesseurs, ce conflit était exclusivement géré, y compris sur le plan militaire et avec ses propres troupes, par le Ministère de l’Intérieur… Les enrichissements personnels des gestionnaires de ce conflit, dans les détournements de fonds et les trafics d’armes et de pétrole des différentes mafias, étaient longtemps sans limite…
(9)  Dimitry Peskov, The Guardian, Lundi 16 Avril 2007.

Crédit photos Poutine :   Tickets of Russia.  La photo du milieu est celle d'Andrei Kozlov.

 

http://stanechy.over-blog.com/article-election-de-poutine-une-chance-pour-la-russie-et-le-monde-100924384.html

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A lire aussi,

 


17 mars soutien à Syrie place St Michel à Paris, non à la politique honteuse de la France

L’impérialisme français ne sert plus la France - Basculement de l’impérialisme français vers le terrorisme

La Justice internationale ou le triomphe de l'injustice et du mensonge

Médecins sans Frontières : Rôle ambigu en Syrie. Lettre ouverte

Syrie : La France pousse à la prolongation et à l’aggravation du conflit

France : Une politique de défense soumise à l'étranger (Colonel Chamagne)

 

Actualité :

 

Merci de faire circuler l'info..!!! Tous unis le 17 mars 2013 a 14 place st Michel à Paris L’union Union Des Patriotes Syriens en France, organise une manifestation en soutien a la Syrie résistante, que depuis deux luttent contre une double guerre du terrorisme mondiale et aussi médiatique, pour dénoncer aussi la politique menée par l’OTAN contre la Syrie en armant l'opposition radicale et fondamentaliste, en couvrant médiatiquement les massacres de ces derniers et en passant sous silence la vraie voix du peuple Syrien.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 15:31

 

Mes 3 derniers tweets :

Attention, grand penseur, grand humaniste, honteusement, injustement discrédité !

Son texte: Se convertir à l' HUMAIN

D'une façon générale, ceux qui sont chouettes sont discrédités par média (Chavez..);

les pires (2 Mario italiens appelés"super Mario"..) sont encensés

DONC soyons des esprits libres, refusons de penser comme on nous dit de penser,

pensons par nous-mêmes, esprit "critique" en alerte !

 

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Introduction

de Chantal Dupille

 

 

Notre pays a été prioritairement ciblé parce qu'il est volontiers frondeur. Désormais, les dirigeants, à tous les niveaux, sont aux ordres. Le CRIF est un Etat dans l'Etat, imposant (via les médias collabos) sa chape aux Gouvernements depuis Sarkozy : Dictature de la Pensée, ultra libéralisme financier (même à "Gauche"), soumission totale à Bruxelles, France fer de lance des politiques néo-conservatrices va-t-en guerres illégitimes et meurtrières, préparation des esprits à la dictature suprême: Celle du Nouvel Ordre Mondial totalitaire, raciste, esclavagiste, eugénique... Et parce que la Police de la Pensée veille à brider la liberté, un très grand penseur comme Roger Garaudy est calomnié, diffamé, discrédité INJUSTEMENT. Pourtant, non seulement il s'agit d'un esprit libre comme nous les aimons, totalement indépendant et créatif, mais d'abord et surtout d'un grand humaniste et d'un très grand penseur : Pour un monde meilleur, juste, de paix et ouvert à toutes les cultures. Mieux encore, et c'est pourquoi je raffole de cet homme (d'ailleurs à gauche, de foi et artiste comme moi) : Il a aussi la passion de la vie et du vivant, de TOUT le vivant. Ses textes sont créatifs et empreints, à chaque ligne, d'un amour immense et d'une infinie sagesse. Il ne se contente pas, courageusement, de dénoncer les abus, les injustices qui défigurent l'humain :  Il propose des solutions réalistes, universelles, et porteuses d'espoir. Découvrons cet homme merveilleux en dehors de tous les préjugés artificiellement imposés. Soyons des esprits réellement libres (et humanistes).  Nous avons tout à gagner !  Chantal Dupille

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  http://eucamillptus.skyrock.com/

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Conversion à l'humain

 

 

 

Tous nos problèmes majeurs: chômage, immigration, culture et sens de la vie, violence et guerre, découlent d'un seul problème fondamental: la déchirure post-coloniale du monde...


"Ce monde où des fous mènent des aveugles", écrivait Shakespeare dans le Roi Lear, à cette époque de la Renaissance où débutaient ces dérives de l'Occident dont nous vivons aujourd'hui la "fin de partie".


A ce monde du non-sens, à cette nouvelle défaite de l'homme, aggravée par la puissance technique de la barbarie informatisée, il s'agit d'opposer l'alternative d'une conversion à l'humain.


Quatre objectifs sont prioritaires pour réaliser cette mutation à la fois des fins et des moyens de notre société:


1. Eveiller une réflexion populaire critique sur les raisons de vivre et sur les fins de notre commune histoire. A contre-courant de l'individualisme du "chacun pour soi", faire prendre conscience à tous que chacun est personnellement responsable du destin collectif. L'unité et l'interdépendance, de la technique à l'économie, de l'écologie à la culture, est devenue telle qu'aucun problème ne peut être résolu à partir d'une seule nation, d'une seule église, d'un seul parti, d'une seule ethnie.


2. Prendre conscience de cette unité voulue et non subie à l'échelle du monde. Un changement radical de nos rapports avec le tiers-monde afin d'inverser les méthodes de contrainte dévastatrices du Fonds monétaire international, est la clé de nos problèmes majeurs.
Ceux du chômage, par reconversion de notre appareil économique pour répondre à nos besoins réels et à ceux du tiers-monde.
Ceux de l'immigration, qui deviendront, si les disparités actuelles continuent de s'aggraver, une invasion de la misère.
Ceux de la culture, si les prétentions de l'Occident à la supériorité et à la fausse universalité de ses modèles de croissance et de culture s'effacent pour s'ouvrir aux autres cultures, dans un désir de fécondation réciproque et si cesse la destructuion, par la domination coloniale, des développements endogènes.


3. L'obstacle principal est le monothéisme du marché, avec ses deux fondements idéologiques: le mythe de la modernité et le mythe de la démocratie. Pour l'abattre, peuvent se conjuguer les efforts de tous ceux pour qui la vie a un sens: foi en Dieu ou foi en l'homme.


4. Le changement de notre mode de vie ne se fera pas par une prédication moralisante et par une conversion subite, mais par une progressive reconversion de notre production et de notre écomomie entière. Avec la participation de tous ceux qui ne vivent pas de spéculation parasite et de corruption, mais de créations et de productions réelles au service de la communauté.


Roger Garaudy,

"Les fossoyeurs. Un nouvel appel aux vivants",

L'Archipel, 1992, pp 181-182

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 15:05
Une politique de défense soumise à l'étranger

http://www.u-p-r.fr/actualite/france/une-politique-de-defense-soumise-a-letranger


Publié le 16 mars 2013

porte_avions_de_gaulle_upr

Les jeunes officiers français patriotes et inquiets du devenir de l’armée française, se réclamant de Marc Bloch*, ont enfin obtenu une réponse du chef des armées à la tribune qu’il ont fait paraître sur francetv info : ce sera « l’hypothèse Y » ou bien « l’hypothèse Z ».

Dans la lignée du précédent gouvernement qui avait déjà opéré des coupes claires dans les effectifs de notre défense nationale, l’actuel s’apprête à donner le coup de grâce à l’institution militaire.

L’état-major espère pouvoir limiter les dégâts en défendant l’hypothèse Y, tandis que Bercy soutient avec ardeur l’hypothèse Z afin de tenter de mettre en œuvre les injonctions draconiennes de réduction des dépenses publiques fixées par le chef de l’État lui-même.

* Normalien, historien, membre de la Résistance fusillé le 16 juin 1944 par les Allemands, Marc Bloch fut le fondateur, avec Lucien Febvre, des Annales d’histoire économiques et sociales et l’auteur de plusieurs ouvrages, dont le célèbre L’étrange défaite, sur la débâcle française de 1940.

Des coupes draconiennes en perspective

Dans le cas de l’hypothèse Y, on assisterait à une diminution des effectifs de 30 000 hommes (et corrélativement 15 000 dans le secteur de l’industrie de défense) au prorata des effectifs des différentes armées. En clair, le pouvoir politique refuse de faire des choix stratégiques entre des différentes capacités actuelles des armées, de privilégier telle ou telle capacité.

Or on sait bien que la capacité opérationnelle d’une armée n’est pas proportionnelle à ses effectifs. Il y a des effets de seuil, des points clé en-deçà desquels une capacité peut s’effondrer brutalement faute de cohérence.

Concrètement, une réduction d’environ 13 % des effectifs pourrait provoquer une dégradation bien supérieure à 13 % des capacités opérationnelles de notre armée. En tout état de cause, la capacité de projection de l’armée de terre serait amputée. Serons-nous encore capables d’effectuer une opération d’évacuation de nos ressortissants en toute sécurité dans le cas de troubles soudains dans un pays d’Afrique par exemple ?

La fin de la dissuasion ?

La question du maintien de la composante aérienne de notre dissuasion nucléaire serait posée. Autant dire qu’il n’y aurait plus de dissuasion.

En effet, les différentes composantes ont leurs points forts et leurs points faibles relatifs. Si la composante sous-marine offre une plus grande robustesse de la riposte que la composante aérienne, cette dernière permet, par la gradation ostensible des postures qu’elle peut prendre, une capacité de manœuvre dans le champ diplomatique que les sous-marins n’ont pas car leur emploi est binaire.

La force de dissuasion nucléaire est un ensemble cohérent. Remettre en cause sa seule composante aérienne, c'est remettre en cause l'intégralité de notre force de dissuasion.

La force de dissuasion nucléaire est un ensemble cohérent. Remettre en cause sa seule composante aérienne, c’est remettre en cause l’intégralité de notre force de dissuasion.

En d’autres termes, faire reposer la dissuasion sur une seule composante, ce serait renoncer à une liberté de manœuvre dans le champ diplomatique. Ce serait se restreindre à une forme binaire du « chantage dissuasif », ce serait en bref sacrifier la crédibilité de notre dissuasion.

Cette question est essentielle car elle est avant tout politique. Renoncer à cette possibilité de manœuvre dans le champ diplomatique, c’est renoncer à un facteur de puissance et finalement à la grandeur de la France.

À la poubelle, les symboles de grandeur

Dans le cas de l’hypothèse Z, soutenue par Bercy, on supprimerait 50 000 emplois dans les armées et autant dans l’industrie de défense. En outre, plusieurs programmes ou matériels existants seraient abandonnés, ainsi du porte-avions Charles de Gaulle.

Or, s’il est un fait que la projection de puissance aérienne à partir de la mer est beaucoup plus onéreuse qu’à partir de bases au sol, un porte-avions n’est pas que cela.

C’est également l’affirmation d’un niveau technologique et opérationnel.

C’est aussi un instrument de prestige national. Mais ce mot existe-il encore dans le vocabulaire de politiques nourris au lait de la soumission à l’empire euro-atlantiste ?

Et que dire de l’aspect symbolique de ce renoncement ? Ce fleuron de notre marine nationale porte le nom de l’homme de la France libre, de la France qui se bat, de la France éternelle.

porte_avions_de_gaulle_upr_asselineau

Quel avenir pour le porte-avions Charles de Gaulle ? Sa vente à l’encan nuirait tragiquement à notre capacité de projection de puissance aérienne ainsi qu’à notre niveau technologique, et elle symboliserait la déchéance de notre nation aux yeux du monde entier.

L’absence de vision stratégique de nos dirigeants

Il n’est pas nécessaire de disséquer l’éventail des abandons que l’hypothèse Z impliquerait. Ce que révèle ce plan, c’est l’absence de vision stratégique de nos dirigeants.

Un seul exemple peut le montrer. La France possède le deuxième territoire maritime du monde. Dans le cadre d’une posture stratégique défensive, globale et permanente par essence, nous devrions nous préoccuper de la maîtrise de cet espace, en particulier de nos zones économiques exclusives (ZEE) qui s’étendent jusqu’à 200 miles nautiques des côtes (environ 370 km).

Nous devrions d’autant plus nous en préoccuper que les écologues annoncent un effondrement de l’écosystème marin et que les ressources halieutiques vont rapidement devenir un enjeu stratégique. Disposer d’une capacité de contrôle et d’intervention dans ces espaces maritimes se révèlera fondamental dans les prochaines années.

La maîtrise des mers est un enjeu est d’autant plus fondamental que la France a la chance inouïe de disposer du deuxième domaine maritime le plus vaste du monde, notamment grâce à nos Départements et Collectivités d’Outre-mer (zones en bleu sur ce planisphère). Il s'agit d'un atout stratégique de tout premier plan en ce XXIe siècle qui voit les ressources halieutiques se faire de plus en plus rares.

La maîtrise des mers est un enjeu est d’autant plus fondamental que la France a la chance inouïe de disposer du deuxième domaine maritime le plus vaste du monde, notamment grâce à nos Départements et Collectivités d’Outre-mer (zones en bleu sur ce planisphère). Il s’agit d’un atout stratégique de tout premier plan en ce XXIe siècle qui voit les ressources halieutiques se faire de plus en plus rares.

La résistance du lobby militaire joue heureusement encore un peu

Aux toutes dernières nouvelles, il semblerait toutefois que, face à la pression des industriels de l’armement et aux échéances électorales, la trajectoire Y pourrait prévaloir. Par des indiscrétions calculées, les autorités laissent entendre qu’un seuil minimal de 30 milliards d’euros par an serait préservé au cours de la loi de programmation militaire.

Mais même si cet arbitrage est celui qui est en définitive retenu, comme c’est probable, il n’en représentera pas moins une diminution très sensible d’un budget déjà exsangue. En outre, il faut savoir que, jusqu’à aujourd’hui, aucune loi de programmation n’a jamais été respectée : de nouvelles coupes ont été imposées au fur et à mesure de son exécution.

On assiste ainsi, au fil du temps, à une dégradation lente et inexorable de notre outil de défense.

Conclusion : La soumission à l’empire euro-atlantiste comme doctrine stratégique

La défense nationale est l’un des piliers essentiels de la souveraineté nationale.

Les young leaders du gouvernement actuel, comme de celui qui l’a précédé, entendent renoncer explicitement à toute forme de souveraineté et ils sacrifient sans vergogne notre armée.

Ce qui ne les empêchent pas, bien au contraire, de mener des aventures guerrières concoctées et planifiées aux États-Unis d’Amérique, et conformément à la doctrine américaine, à apparaître en première ligne tandis que les maîtres restent furtivement en seconde ligne.

 

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Colonel Régis CHAMAGNE (ER)

Responsable National de l’UPR en charge des questions de Défense
Chevalier de la Légion d’Honneur
Officier de l’Ordre du Mérite

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 14:49
Le Venezuela avant et après Hugo Chávez

par François Asselineau

http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/le-venezuela-avant-et-apres-hugo-chavez link

Publié le 9 mars 2013

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Je ne suis allé qu’une seule fois dans ma vie au Venezuela.

C’était à l’occasion de l’inauguration d’une grande exposition de plusieurs centaines d’entreprises exportatrices françaises, baptisée « Francia 2000 », organisée par le Centre Français des Manifestations à l’Étranger, et qui se tenait à Caracas dans les tout premiers jours de mai 1993.

Travaillant à l’époque, et depuis quelques jours, au cabinet du ministre du commerce extérieur, celui-ci m’avait demandé d’accompagner Mme Lucette Michaux-Chevry, ministre chargée de l’action humanitaire et des droits de l’homme, que le Premier ministre français avait désignée pour aller inaugurer cette exposition. Car il est d’usage qu’un membre du gouvernement fasse le déplacement dans de tels cas, pour soutenir les efforts de nos entreprises à l’exportation.

Début mai 1993 : Une étrange audience avec un Président de la République aux abois

Parmi les visites protocolaires, le programme prévoyait que la représentante du gouvernement français serait reçue en audience par le Président de la République de l’époque, M. Carlos Andrés Pérez. J’avais accompagné la ministre et l’ambassadeur de France à cet entretien.

Cela valait le déplacement et je me le rappelle, vingt ans après, comme si c’était hier. Alors que nous fûmes reçus au Palais de Miraflores – la présidence de la République – pour une audience fixée à 15 heures, donc en milieu de journée, nous eûmes la surprise de découvrir un palais présidentiel quasiment en état de siège. Tous les volets de l’édifice étaient fermés et les tentures tirées.

Situé dans le centre ville de Caracas et entouré de jardins, le Palais de Miraflores est l'équivalent de notre Palais de l'Élysée.

Situé dans le centre ville de Caracas et entouré de jardins, le Palais de Miraflores est l’équivalent de notre Palais de l’Élysée.

Lorsque le Président de la République du Venezuela nous reçut dans son majestueux bureau, aux hautes boiseries couleur crème de style Louis XV, et à la moquette sable sur laquelle était planté un drapeau vénézuélien, l’atmosphère était la même : volets à persienne métalliques fermés et lourds rideaux de soie bleu pâle tirés. Le chef de l’État vivait claquemuré ainsi, sous un lustre en cristal à pampilles, à la lumière électrique toute la journée.

L’ambassadeur de France m’expliqua ensuite que cet étrange isolement résultait probablement des craintes que nourrissait le chef de l’État d’être assassiné par son propre peuple. Il est vrai qu’un tireur isolé aurait pu se cacher à quelques centaines de mètres, dans les jardins publics proches du bâtiment de la présidence de la République, et l’abattre par un fusil à longue portée en voyant son ombre passer à travers les fenêtres.

Ambiance…

Il faut dire qu’au moment où il nous reçut, le président Carlos Andrés Pérez avait de quoi être préoccupé.

Carlos Andrés Pérez avait été élu Président du Venezuela une première fois en 1974 pour un mandat de 5 ans qui courut du 12 mars 1974 au 12 mars 1979. On le voit ici, solidement encadré entre les deux présidents américains Gerald Ford à droite (Président des États-Unis du 9 août 1974 au 20 janvier 1977) et James Carter à gauche (Président des États-Unis du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981). La Guerre du Kippour ayant provoqué le premier choc pétrolier avec un quadruplement brutal des prix du pétrole, le Venezuela et ses fabuleuses réserves pétrolières devint un élément fondamental pour Washington dans sa géopolitique de l'Or noir.

Carlos Andrés Pérez avait été élu Président du Venezuela une première fois en 1974 pour un mandat de 5 ans qui courut du 12 mars 1974 au 12 mars 1979. On le voit ici, solidement encadré entre les deux présidents américains Gerald Ford à droite (Président des États-Unis du 9 août 1974 au 20 janvier 1977) et James Carter à gauche (Président des États-Unis du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981). La Guerre du Kippour ayant provoqué le premier choc pétrolier avec un quadruplement brutal des prix du pétrole, le Venezuela et ses fabuleuses réserves pétrolières devint un élément fondamental pour Washington dans sa géopolitique de l’Or noir.

Années 90 : les effets dévastateurs du FMI et du « consensus de Washington »

Alors qu’il avait été réélu chef de l’État en 1989 avec 52,9 % des suffrages en fustigeant le « consensus de Washington », le FMI et la Banque mondiale, Carlos Andrés Pérez avait opéré sans vergogne un virage à 180° sitôt sa réélection acquise.

Tel un François Hollande faisant campagne contre le TSCG et l’adoptant quelques semaines après son élection sans même faire semblant de s’y opposer, le président Carlos Andrés Pérez avait imposé un plan d’austérité ultra-libéral, directement inspiré du « consensus de Washington », après avoir présenté aux électeurs le programme exactement contraire.

Le Venezuela devint alors le théâtre des réformes présentées bien entendu comme « indispensables » par le FMI : hausses généralisées de prix, libéralisation et privatisation de l’économie, gel des salaires et réduction des dépenses publiques, devaient, paraît-il, assurer la félicité publique.

Carlos Andrés Pérez fut réélu Président du Venezuela - avec le plein soutien des États-Unis - une seconde fois en 1989 pour un mandat de 5 ans. Il n'allait pas le terminer et dut démissionner le 21 mai 1993, trois semaines après qu'il nous ait reçus dans son bureau barricadé de la présidence de la République. On le voit ici aux côtés de son mentor américain George H. Bush, père de "W.", Président des États-Unis du 20 janvier 1989 au 20 janvier 1993. C'est pendant ce second mandat qu'Hugo Chávez, alors âgé de 38 ans, déclencha une tentative de coup d'État contre Carlos Andrés Pérez, le 4 février 1992. La tentative échoua et Hugo Chávez alla méditer son échec en prison pendant 2 ans. Il fut libéré le 26 mars 1994 par le Président Rafael Caldera.

Carlos Andrés Pérez fut réélu Président du Venezuela – avec le plein soutien des États-Unis – une seconde fois en 1989 pour un mandat de 5 ans. Il n’allait pas le terminer et dut démissionner le 21 mai 1993, trois semaines après qu’il nous ait reçus dans son bureau barricadé de la présidence de la République. On le voit ici aux côtés de son mentor américain George H. Bush, père de “W.”, Président des États-Unis du 20 janvier 1989 au 20 janvier 1993.
C’est pendant ce second mandat qu’Hugo Chávez, alors âgé de 38 ans, déclencha une tentative de coup d’État contre Carlos Andrés Pérez, le 4 février 1992. La tentative échoua et Hugo Chávez alla méditer son échec en prison pendant 2 ans. Il fut libéré le 26 mars 1994 par le Président Rafael Caldera.

Il avait découlé de ces réformes ce qui s’en suit systématiquement, et qu’a minutieusement décrit l’Américain Joseph Stiglitz, Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 2001 (dit “Prix Nobel d’économie”), dans son ouvrage Globalization and Its Discontents , paru en 2002 et traduit en français sous le titre accrocheur La Grande Désillusion. (Livre dont je recommande au passage vivement la lecture).

Comme Stiglitz le démontre dans cet ouvrage avec beaucoup de références historiques et d’exemples statistiques à l’appui, le FMI fait passer l’intérêt de son « principal actionnaire », les États-Unis, avant ceux des nations les moins favorisées qu’il a pourtant pour objectif théorique de servir. L’auteur démontre également, en prenant comme exemples la crise asiatique et la transition russe, que les politiques préconisées par le FMI aggravent presque toujours les problèmes dont il a à s’occuper, entraînant des conséquences sociales dévastatrices et un accroissement de la pauvreté.

C’est exactement ce qui se passa au Venezuela avec la politique ultra-libérale imposée par Carlos Andrés Pérez.

Selon les statistiques officielles de l’ONU que je suis allé rechercher dans le rapport spécifique de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) de l’ONU du 12 avril 2002, le taux de pauvreté des Vénézuéliens connut en effet un bond effarant de 1990 à 1999.

Pendant cette décennie – qui couvre les présidences de Carlos Andrés Pérez puis de ses fugaces successeurs Octavio Lepage, Ramón José Velásquez et Rafael Caldera, et qui s’achève par l’accession au pouvoir d’Hugo Chávez le 2 février 1999 -, le pourcentage de pauvres au Venezuela bondit de 40,0 % de l’ensemble de la population à… 49,4 %, et cela alors même que le pays est assis sur des réserves faramineuses d’hydrocarbures.

Le pourcentage de ménages pauvres passa quant à lui, toujours selon les mêmes statistiques onusiennes, de 34,2 % des ménages à 44,0 %.

Au même moment, le nombre “d’indigents” – c’est-à-dire de personnes vivant dans la rue ou dans des bidonvilles avec moins de 1 $ par jour de revenu – explosa : de 1990 à 1999, leur pourcentage passa de 14,6 % à 21,7 % de la population générale, ce qui – compte tenu de l’accroissement démographique entretemps – représente une hausse vertigineuse de quelque + 80 %.    [Source pour toutes les données précédentes : http://www.eclac.cl/publicaciones/xml/4/7924/Capitulo_I_2001.pdf, tableau page 12 ]

Ce sont des données fondamentales à garder à l’esprit. Lorsque Hugo Chávez accéda au pouvoir :

  • 1 Vénézuélien sur 2 vivait dans la pauvreté,
  • plus d’1 Vénézuélien sur 5 vivait dans l’extrême misère,
  • et une toute petite oligarchie vivait dans un luxe insolent, parce que, parfaite “collabo” de la puissance américaine, elle avait monnayé ce train de vie contre la cession de l‘essentiel  de la rente pétrolière vénézuélienne aux grandes compagnies américaines.

Le Venezuela des années 90 : un pays aux inégalités révoltantes 

Ces inégalités, qui ressortent des chiffres glacés des statistiques, se voyaient à l’œil nu. Elles ne pouvaient manquer de susciter un sentiment d’incrédulité et d’indignation pour le Français de passage que j’étais. Car, des rapides vues que j’avais pu glaner au cours de ce bref séjour à Caracas, il me reste en effet deux images très fortes.

D’un côté, sur des kilomètres et des kilomètres en venant de l’aéroport, des quartiers misérables de favelas s’alignaient au bord des autoroutes, tandis que les passants très pauvres et des SDF hantaient le centre ville.

De l’autre côté, j’avais assisté à un dîner avec la haute société vénézuélienne dans l’un des grands restaurants les plus chics de la capitale. On s’y serait cru dans un épisode de la série américaine Dallas : hommes en smoking à la chevelure gominée et au sourire carnassier ; femmes coiffées, maquillées et manucurées comme dans un studio d’Hollywood, se faufilant dans l’assistance avec de somptueuses robes de soirée, le cou orné de rivières de diamants ou d’émeraudes. Des vraies pierres, pas du strass.

Précision nécessaire pour bien comprendre la situation du Venezuela (comme celle de nombreux pays latino-américains, en particulier du monde andin), une différence essentielle me sauta aux yeux : cette haute bourgeoisie vénézuélienne – que notre voyage officiel pour soutenir les exportateurs français nous amenait à rencontrer – avait essentiellement le teint blanc et du sang espagnol ; elle vivait comme séparée du reste du pays, dans une enclave mentale où l’on envoie ses enfants étudier aux États-Unis et où l’on passe ses vacances en Europe. Le petit peuple en guenilles, dont j’avais croisé le regard muet dans les rues, avait quant à lui très majoritairement le teint foncé et mat ; et ses traits révélaient le sang indien ou afro-caribéen qui coulait dans ses veines.

Incontestablement, il n’est pas possible de comprendre la “Révolution bolivarienne” d’Hugo Chávez, et son immense succès auprès des couches les plus défavorisées du peuple vénézuélien, si l’on fait abstraction de ce contexte autant ethno-sociologique qu’économique.

 

Carlos Andrés Pérez était né dans une vaste hacienda, à la frontière vénézuélo-colombienne près de la ville de Rubio, dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Son père, Antonio Pérez Lemus, était un pharmacien et un planteur de café d'origine colombienne, dont les grands-parents, venus d'Espagne et des îles Canaries, avaient émigré au Venezuela dans les dernières années du XIXe siècle. Sa mère, Julia Rodríguez, était la fille d'un propriétaire terrien de premier plan dans la ville de Rubio.

Carlos Andrés Pérez était né dans une vaste hacienda, à la frontière vénézuélo-colombienne près de la ville de Rubio, dans une famille de la moyenne bourgeoisie. Son père, Antonio Pérez Lemus, était un pharmacien et un planteur de café d’origine colombienne, dont les grands-parents, venus d’Espagne et des îles Canaries, avaient émigré au Venezuela dans les dernières années du XIXe siècle. Sa mère, Julia Rodríguez, était la fille d’un propriétaire terrien de premier plan dans la ville de Rubio.

La famille Chávez, d'origine principalement indienne-indigène, espagnole et afro-vénézuélienne, a des ancêtres dans le centre du Venezuela, dans la région des llanos. Hugo Chávez était l'arrière-petit-fils du rebelle Pedro Perez Delgado, plus connu sous le nom de « Maisanta », qui soutint une insurrection et qui, avant sa capture en 1922, mena à la mort à la fois un ex-président vénézuélien et un gouverneur d’État.

La famille Chávez, d’origine principalement indienne-indigène, espagnole et afro-vénézuélienne, a des ancêtres dans le centre du Venezuela, dans la région des llanos. Hugo Chávez était l’arrière-petit-fils du rebelle Pedro Perez Delgado, plus connu sous le nom de « Maisanta », qui soutint une insurrection et qui, avant sa capture en 1922, mena à la mort à la fois un ex-président vénézuélien et un gouverneur d’État.


La  chute infamante de Carlos Andrés Pérez

Si le Président de la République Carlos Andrés Pérez avait donné instruction de garder nuit et jour fermés tous les volets de la Présidence de la République par crainte d’un tireur en embuscade, ce n’était pas seulement à cause de la situation économique et sociale explosive qu’il avait créée de ses propres mains, et qui fait toujours le lit de toutes les révolutions (une situation qui, soit dit en passant, se propage à l’identique actuellement à toute la zone euro).

Non. Il y avait une autre raison, encore plus sordide : sa corruption notoire était en train de faire vaciller les institutions du pays.

En mars 1993 en effet – c’est-à dire un mois et demi avant notre venue à Caracas -, le procureur et inspecteur général des Comptes de la République, M. Ramon Escobar Salom, avait osé porter contre Carlos Andrés Pérez des accusations de malversations, pour un montant de 250 millions de bolivars. Cette somme tirée sur le budget de l’État, qui équivalait à quelque 17 millions de dollars, devait abonder des fonds secrets au ministère de l’Intérieur. Mais elle s’était mystérieusement perdue en route, en passant justement par le secrétariat de la présidence de la République…

Au moment précis où Carlos Andrés Pérez accordait une audience à la ministre française que j’accompagnais, il savait donc que ses jours à la tête de l’État étaient extrêmement compromis et suspendus à la décision de la Cour suprême de Justice, attendue par toute la presse dans les semaines suivantes.

Il y avait donc, dans cette fermeture des volets et cette coupure palpable du monde extérieur, un réflexe de protection primaire et superstitieux, presque puéril. Pendant qu’il expliquait d’une voix machinale à Mme Michaux-Chevry tout l’intérêt qu’il portait au développement des exportations françaises vers le Venezuela, et qu’il balayait d’un revers de main ironique la situation intérieure de son propre pays, j’observais le caractère pathétique de cet escroc. Cela se voyait dans son regard fuyant et ses gestes légèrement fébriles, cela se sentait au timbre de sa voix : cet homme était intérieurement saisi d’effroi, il se savait irrésistiblement entraîné vers l’abîme.

De fait, le 20 mai suivant, soit moins de 3 semaines après cette audience, la Cour suprême de Justice du Venezuela rendit son arrêt : elle jugea que les éléments à charge étaient suffisamment graves et concordants pour qu’il y ait matière à procès. Dès le lendemain, 21 mai 1993, le Sénat suspendit Carlos Andrés Pérez de ses fonctions de Président de la République au motif, infamant s’il en est, de malversations et d’appropriation illégale.

On apprit ensuite que cette somme aurait, en partie, servi à financer des campagnes politiques dans des pays latino-américains voisins, et notamment la campagne électorale de Violeta Chamorro, élue présidente du Nicaragua en 1990 contre Daniel Ortega et les révolutionnaires sandinistes. Bien entendu, la main de la CIA ne devait certainement pas être très éloignée de tout ce micmac.

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Le 31 août 1993, le Congrès national destitua Carlos Andrés Pérez, qui fut enfermé dans la prison El Junquito puis qui fut assigné à résidence dans sa propriété personnelle, du fait de son âge, dans l’attente du jugement. Le 30 mai 1996, la Cour suprême de Justice le condamna, pour malversation aggravée, à 2 ans et 4 mois… d’arrestation à domicile.

En 1999, remis en liberté, ce diable d’homme osa créer un nouveau parti politique. Probablement était-ce dans le but d’obtenir un siège de sénateur et d’être ainsi protégé, par l’immunité parlementaire y afférente, des nouvelles accusations de corruption qui étaient apparues entre-temps contre lui : la presse avait en effet révélé qu’il possédait des comptes secrets aux États-Unis. Le 20 décembre 2001, un tribunal de première instance de Caracas ordonna qu’il soit de nouveau assigné à résidence dans sa propriété personnelle pour le juger sur ce nouveau scandale.

Mais l’oiseau s’était envolé en République Dominicaine. Le 3 avril 2001, Hugo Chávez, nouveau Président du Venezuela, demanda à la République Dominicaine l’extradition de l’ex-Président. Cependant, cette extradition ne fut jamais exécutée car Carlos Andrés Pérez s’était enfui pour résider en Floride, dans la ville de Miami (États-Unis).

Naturellement, le gouvernement de Washington n’accorda jamais l’extradition de son agent Carlos Andrés Pérez et celui-ci put vivre une fin de vie luxueuse en continuant, jusqu’à sa mort survenu en 2010, à offrir un appui aux groupes opposés au président Hugo Chávez.

Carlos Andrés Pérez réfugié dans sa somptueuse villa de Miami (Floride) au début des années 2000. C'est là qu'il mourut en 2010 - aux États-Unis donc - entouré de sa famille comme un chef de la mafia, mais sous l’opprobre de tout son peuple. Mis à part les quelques milliers de Vénézuéliens, bien sûr, qu'il avait arrosés de largesses. L'ancien Président vénézuélien vécut ainsi les dix dernières années de sa vie, dans le luxe misérable procuré par ses « comptes secrets », alimentés par les détournements de fonds en tout genre auxquels il s’était livré pendant qu'il était chef d’État. Alimentés, sans doute aussi, par les services américains appropriés. À l'annonce de son décès, les grands médias occidentaux ne lui consacrèrent que quelques lignes fort discrètes, et pas le torrent de boue qu'ils viennent de jeter sur le corps encore chaud d'Hugo Chávez...

Carlos Andrés Pérez réfugié dans sa somptueuse villa de Miami (Floride) au début des années 2000. C’est là qu’il mourut en 2010 – aux États-Unis donc – entouré de sa famille comme un chef de la mafia, mais sous l’opprobre de tout son peuple. Mis à part les quelques milliers de Vénézuéliens, bien sûr, qu’il avait arrosés de largesses.
L’ancien Président vénézuélien vécut ainsi les dix dernières années de sa vie, dans le luxe misérable procuré par ses « comptes secrets », alimentés par les détournements de fonds en tout genre auxquels il s’était livré pendant qu’il était chef d’État. Alimentés, sans doute aussi, par les services américains appropriés.
À l’annonce de son décès, les grands médias occidentaux ne lui consacrèrent que quelques lignes fort discrètes, et pas le torrent de boue qu’ils viennent de jeter sur le corps encore chaud d’Hugo Chávez…


2013 : les effets de la présidence d’Hugo Chavez

Depuis ce bref séjour de 1993, ni ma vie professionnelle ni ma vie personnelle ne m’ont donné l’occasion de retourner au Venezuela. Je n’ai donc pas eu l’occasion, ni de rencontrer Hugo Chávez, ni de me rendre compte de mes propres yeux de l’évolution du pays depuis 20 ans, et en particulier depuis qu’il a accédé à la tête de l’État le 2 février 1999.

Première photo officielle du Président Hugo Chávez

Première photo officielle du Président Hugo Chávez

Si je veux me faire un jugement lucide et objectif de cet homme, à l’évidence hors du commun, qui a présidé aux destinées du Venezuela pendant 14 ans, de 1999 à 2013, j’en suis donc rendu à me fier aux statistiques de l’ONU.

En particulier à celles de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) de l’ONU, tirées du très officiel “Panorama social de América Latina 2011″  publié par la CEPAL en 2012 : http://www.eclac.cl/cgi-bin/getProd.asp?xml=/publicaciones/xml/1/45171/P45171.xml&xsl=/dds/tpl/p9f.xsl&base=/dds/tpl/top-bottom.xsl

Ces statistiques, dignes de foi, dressent de façon laconique le bilan d’une décennie de gestion “chaviste” :

  • le taux de “pauvreté extrême” (“indigencia” en espagnol, correspondant à moins de 1 $ de revenu par jour) est passé, sur la même période, de 22,2 % à 10,7 %. Il s’agit de ces Vénézuéliens qui vivaient dans des favelas ou dans la rue et dont le nombre m’avait tant frappé en 1993.
  • le Venezuela a diminué de 58% le taux de malnutrition infantile, qui est passée de 7,7% en 1990 à 3,2% en 2009.

 

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Ce tableau, tiré du “Panorama social de América Latina 2011″  publié par la CEPAL en 2012, fait ressortir de façon très intéressante les politiques de justice sociale des différents États d’Amérique du sud au cours des 3 périodes (de durée variable) 1990- 2002, puis 2002-2008, puis 2008-2010.   

À chaque période correspond une barre de couleur différente, de la valeur de l’augmentation ou de la diminution du coefficient de Gini, c’est-à-dire de la hausse ou de la baisse des inégalités de revenus dans la population. 

Comme on le voit de façon spectaculaire, tous les régimes alignés politiquement sur Washington et économiquement sur le FMI ont laissé croître vivement les inégalités : ce fut le cas, dans les années 90, des gouvernements d’Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, de Colombie, du Costa Rica, de l’Équateur, du Salvador, du Mexique, du Paraguay… et du Venezuela de Carlos Andres Perez.    

Le même tableau fait en revanche ressortir de façon spectaculaire les politiques de réduction des inégalités entreprises, à partir des années 2000, par les régimes plus ou moins en rupture avec le tuteur états-unien :

  • Argentine, avec le Président Nestor Kirchner puis la présidence actuelle de sa veuve Cristina
  • Bolivie d’Evo Morales, ami de Hugo Chávez
  • Brésil de la Présidente Dilma Rousseff, amie de Hugo Chávez
  • Équateur du Président Rafael Correa, très lié à Hugo Chávez
  • Salvador du Président Mauricio Funes, du Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN)
  • Nicaragua du Président sandiniste Daniel Ortega
  • Pérou du Président Ollanta Humala
  • Uruguay du Président José Alberto Mujica
  • Venezuela du Président Hugo Chávez

Seuls deux États font exception à cette règle cynique, et seulement depuis 2008 :

  • le Mexique du Président Felipe Calderon sur la dernière période de 2008 et 2010. Rappelons que cet homme, proche des Américains comme tous ses prédécesseurs, était néanmoins de formation chrétienne-démocrate et non membre du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) – cas exceptionnel pour le chef de l’État mexicain. Il était co-fondateur du Parti action nationale (PAN), d’inspiration chrétienne-sociale et membre de l’Internationale démocrate-chrétienne.   
  • et le Panama du Président Ricardo Martinelli sur la même période. Mais c’est sans doute parce que cet homme d’affaire, soutenu par Washington, a senti le vent du boulet : son opposante Balbina Herrera, proche de Hugo Chávez, avait été longtemps donnée gagnante dans les sondages.

Il me semble utile de préciser que le coefficient de Gini pour la France est passé de 0,279 en 1996 à 0,299 en 2010. [ source INSEE septembre 2012 : http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1412/ip1412.pdf ]. Et j’ajoute que l’on peut, à défaut de statistiques plus récentes, anticiper sans grand risque de se tromper que le coefficient de Gini a dû fortement grimper en 2011 et 2012 : il doit certainement être désormais aux alentours de 0,31 ou 0,32.

La France reste donc sensiblement moins inégalitaire que le Venezuela post-Chávez.  

Mais les inégalités progressent rapidement chez nous alors qu’elles ont beaucoup régressé au Venezuela sous Hugo Chávez.

 

Les grands médias occidentaux et Hugo Chávez

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mort d’Hugo Chávez n’aura pas incité les grands médias occidentaux – et notamment français – à faire preuve de bienveillance, ni même d’indulgence, vis-à-vis du défunt.

Bien au contraire, les jours qui ont suivi l’annonce de sa mort ont été marqués par un dénigrement, voire des critiques acerbes, des médias contre cet homme, régulièrement présenté comme un “dictateur” alors qu’il s’était fait élire à chaque fois par une large majorité de Vénézuéliens.

Pour n’en citer que deux exemples parmi bien d’autres :  

L’adjectif « dévasté » faisant d’habitude penser aux effets d’un cyclone, d’un tremblement de terre ou d’un tsunami, j’ai regardé de plus près cet article pour saisir les arguments avancés par le journaliste pour en justifier l’emploi. Pour faire court, Hugo Chávez aurait « laissé une économie dévastée » parce que la dette publique du pays est passée de 28 à 130 milliards de dollars en 14 ans, que le déficit public a dépassé 7 % du PIB l’an dernier, et que les industries vénézuéliennes fermeraient les unes après les autres.

J’avoue que ces arguments m’ont fait rire :  

  • Si Hugo Chávez a « dévasté » l’économie parce qu’il a fait grimper la dette publique de 102 milliards de dollars en 14 ans, quel verbe le quotidien Les Échos réserve-t-il alors à Nicolas Sarkozy qui a, quant à lui, fait exploser la dette publique française de quelque 700 à 800 milliards de dollars en 5 ans (5 à 600 milliards d’euros) ? Et qu’il a porté le déficit public jusqu’à 8,5 % ? 
  • Si Hugo Chávez a « dévasté » l’économie parce que le secteur industriel vénézuélien serait sinistré, que dit alors le quotidien Les Échos du démantèlement général de nos protections douanières et de la liberté totale des mouvements de capitaux qui nous ont été imposés par les traités européens et qui ont conduit, depuis 12 ans, à la disparition d’au moins 1/3 des heures travaillées dans l’industrie française ? Que dit le même quotidien du taux de change externe de l’euro qui, joint aux phénomènes précédents, explique que la France perd actuellement 800 emplois industriels et une usine en moyenne par jour ouvrable ?

Cependant, ce journal – propriété du milliardaire français Bernard Arnault – étant un journal réputé sérieux, il n’ose quand même pas travestir totalement la réalité. Le journaliste reconnaît, du bout des lèvres, le succès spectaculaire remporté par Chávez en matière de lutte contre les inégalités. Cependant, pour discréditer ce phénomène historique, l’article venimeux porte le titre « Chávez a réduit les inégalités au prix d’un échec économique. »

Mais, comme l’a justement fait remarquer l’un des lecteurs critiques de cet article, si « Chávez a réduit les inégalités au prix d’un échec économique », que dire alors de la totalité des dirigeants européistes qui ont, quant à eux, augmenté les inégalités, et cela au prix d’un échec économique bien pire encore… ?

(cf. l’évolution inquiétante, mentionnée supra, du coefficient de Gini en France)

En bref, les articles de la presse française ont décidé, en guise de nécrologie, de traîner dans la boue un homme qui s’est dressé contre la mainmise politique et le racket économique des États-Unis sur son pays, et qui a sorti de la misère la plus affreuse des millions de ses compatriotes.

En se comportant de la sorte, la grande presse française se déshonore encore un peu plus et témoigne, surtout, de qui sont les puissances qui la musèlent.

 

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À la différence de Carlos Andrés Pérez, le président Hugo Chávez est mort en fonctions et dans sa patrie. Derrière ses airs bravaches, il a souffert le martyre.

chavez_funeralchavez_funeral_uprchavez_enterrement_uprLe transfert de sa dépouille, puis son enterrement, les 7 et 8 mars 2013, ont drainé des foules immenses.
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chavez_pleurschavez_pleurs_uprchavez_tristesse_uprviva_chavez_uprchavez_cercueil_uprchavez_cercueilchavez_hommage_uprchavez_commandante_upr
L’ampleur exceptionnelle du soutien populaire au président défunt et l’affliction réelle d’une très grande majorité des Vénézuéliens semblent avoir pris de court les responsables politiques et les grands médias du monde occidental. Car dans ce monde occidental, on ne sait plus, au fond, ce qu’est un dirigeant qui œuvre sincèrement pour le bien de son peuple, et non sous l’injonction de tel ou tel lobby bancaire ou industriel ! Il faut remonter à l’assassinat de John Kennedy le 22 novembre 1963, ou à la mort de Charles de Gaulle le 9 novembre 1970, pour retrouver des émotions populaires d’une telle envergure et d’une telle intensité.

La France une nouvelle fois en-dessous de tout

Pour ce qui concerne plus directement la France, la mort d’Hugo Chávez aura confirmé, s’il en était besoin, à quel point les actuels dirigeants français sont indignes et lâches.

Que l’on ait aimé, ou pas aimé, Hugo Chávez, tout dirigeant français digne de ce nom aurait dû saisir l’importance historique de cet événement planétaire. Il aurait dû comprendre qu’il était de notre plus haut intérêt national de se rendre sur place, à Caracas, pour participer aux obsèques de Chávez et témoigner ainsi de la solidarité du peuple français avec le peuple vénézuélien et, au-delà, avec l’ensemble des peuples d’Amérique latine, tous plus ou moins bouleversés par cette mort.

C’est ce qu’avait si bien compris Charles de Gaulle, à la fois lorsqu’il s’était rendu aux funérailles de Kennedy en 1963, nonobstant les griefs avec le gouvernement de Washington, pour montrer que le peuple français compatissait à la douleur du grand peuple américain. C’est aussi, dans des circonstances différentes, ce qu’avait fait le fondateur de la Ve République, en effectuant sa célèbre tournée latino-américaine, au printemps et à l’automne 1964.

Ainsi donc, et comme je le faisais remarquer déjà, voici quelques jours, pour le Festival du cinéma panafricain de Ouagadougou, le Président de la République française, ou à défaut le Premier ministre, auraient dû impérativement faire le voyage de Caracas.

Ni l’un ni l’autre n’ont fait le déplacement. Ni même, comble de l’offense vis-à-vis des nouvelles autorités vénézuéliennes, le ministre des affaires étrangères. M. Laurent Fabius a fait savoir qu’il avait des “contraintes d’agenda” qui l’empêchaient d’être présent dans la capitale du Venezuela ce vendredi 8 mars.

Moyennant quoi, n’osant quand même pas laisser notre ambassadeur représenter la France tout seul sans autorité politique à ses côtés, le gouvernement a jugé bon de se faire représenter, à un niveau minimal, en choisissant Victorin Lurel, ministre “des Outre-mer”.

Ainsi donc, il faut que tout change pour que tout reste pareil :

  • en 1993, déjà, Mme Michaux-Chevry, ministre RPR  d’origine guadeloupéenne, dont le portefeuille n’avait aucun rapport avec le Venezuela, et sans aucun poids politique, avait été choisie pour aller inaugurer l’exposition Francia 2000 de Caracas et rencontrer le Président Carlos Andrés Pérez.
  • vingt ans après, M. Victorin Lurel, ministre PS, lui aussi d’origine guadeloupéenne, dont le portefeuille n’a lui aussi aucun rapport avec le Venezuela, et qui n’a lui aussi aucun poids politique, a été choisi pour assister aux funérailles du Président Hugo Chávez.

Décidément, l’UMP et le PS se comportent donc exactement de la même et détestable façon, à la fois vis-à-vis de nos compatriotes guadeloupéens – dont la participation au gouvernement consiste surtout à les charger de missions dont aucun autre ministre ne veut, dès lors qu’elles se situent dans la zone Caraïbes ; et à la fois vis-à-vis des plus hautes autorités vénézuéliennes, qui ne peuvent que prendre en très mauvaise part l’indifférence teintée de dédain avec laquelle le gouvernement français les considère.

Ce mauvais procédé n’était au fond pas très grave de conséquences en 1993, dans la mesure où l’événement (une grande exposition commerciale) n’était guère politique et dans la mesure où le chef de l’État était un homme corrompu, honni d’une grande majorité de la population, et qui n’avait plus que quelques jours à rester en fonctions.

En 2013, en revanche, dans la mesure où l’événement revêt une immense portée politique et symbolique, et suscite l’émotion chauffée à blanc de tout un peuple, c’est une nouvelle et véritable faute diplomatique lourde que la France vient de commettre.

 

Complètement à côté de la plaque : telle a été l'attitude minable, et non dénuée de venin, de François Hollande face à la mort d'Hugo Chávez. C'est, une nouvelle fois, une véritable faute lourde diplomatique et une trahison des intérêts supérieurs de la France et du peuple français.

Complètement à côté de la plaque : telle a été l’attitude minable, et non dénuée de venin, de François Hollande face à la mort d’Hugo Chávez. C’est, une nouvelle fois, une véritable faute lourde diplomatique et une trahison des intérêts supérieurs de la France et du peuple français.

Sentant quand même qu’il fallait faire et dire quelque chose, notre chef de l’État s’est fendu d’un communiqué, le 6 mars, d’une platitude non dénuée de perfidie et de réserve :  « Le président vénézuélien aura profondément marqué l’histoire de son pays », a affirmé M. Hollande, avant de poursuivre fielleusement : « Le président défunt exprimait, au-delà de son tempérament et de ses orientations que tous ne partageaient pas, une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement. Je suis convaincu que le Venezuela saura surmonter cette épreuve dans la démocratie et l’apaisement. »

Une chose est en tout cas certaine. C’est que, lorsque viendra le jour où il sera à son tour enterré, il ne se trouvera certainement pas grand-monde pour affirmer que François Hollande, empreint jusqu’à la moelle de l’esprit de soumission et médiocre exécuteur des basses œuvres euro-atlantistes, « aura profondément marqué l’histoire de son pays ». Ou alors ce sera pour manier l’ironie cinglante.

Hugo Chávez se sentait libre et en droit de parler à tous les dirigeants du monde, y compris et surtout à ceux diabolisés par Washington et l'OTAN. Il le faisait d'ailleurs le plus souvent avec bonhommie, et parfois avec des débordements de truculence. C'est certainement cette insoumission à l'ordre atlantiste qui lui valut les foudres des grands médias occidentaux, et qui lui valent encore une opprobre post mortem. De gauche à droite et de haut en bas : avec Vladimir Poutine (Fédération de Russie), Hu Jintao (République Populaire de Chine), Mahmoud Ahmadinejad (République Islamique d'Iran), Barack Obama (États-Unis d'Amérique), Lula da Silva (Brésil) et Mouammar Kadhafi (Jamahiriya arabe libyenne)

Hugo Chávez se sentait libre et en droit de parler à tous les dirigeants du monde, y compris et surtout à ceux diabolisés par Washington et l’OTAN. Il le faisait d’ailleurs le plus souvent avec bonhommie, et parfois avec des débordements de truculence.
C’est certainement cette insoumission à l’ordre atlantiste qui lui valut les foudres des grands médias occidentaux, et qui lui valent encore une opprobre post mortem.
De gauche à droite et de haut en bas : avec Vladimir Poutine (Fédération de Russie), Hu Jintao (République Populaire de Chine), Mahmoud Ahmadinejad (République Islamique d’Iran), Barack Obama (États-Unis d’Amérique), Lula da Silva (Brésil) et Mouammar Kadhafi (Jamahiriya arabe libyenne)

 chavez_chomsky20 septembre 2006. Devant la 61e session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, Hugo Chávez brandit à la tribune l’ouvrage du philosophe américain Noam Chomsky intitulé en français Hégémonie ou Survie: Quête de l’Amérique pour la domination mondiale.  Dans son discours, le président vénézuélien qui se présenta comme le défenseur des pauvres du continent américain, n’hésita pas à appeler le président George W. Bush « le diable ». C’est sans doute ce que Le Figaro appelle de la “provocation”.

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6 mars 2013 : Trois présidents sud-américains se précipitent à Caracas pour rendre un dernier hommage à Hugo Chavez, avant même son enterrement. De gauche à droite :

  • Mme Cristina Fernández de Kirchner Présidente de la République Argentine,
  • M. José Alberto Mujica, Président de la République d’Uruguay  (surnommé “Pepe Mujica” et connu pour être le chef d’État le plus pauvre du monde puisqu’il reverse 90 % de son salaire de 9000 euros à des ONG),
  • M. Evo Morales, Président de la République de Bolivie.
  • Entre la présidente argentine et le président uruguayen, on aperçoit Nicolás Maduro à l’arrière-plan, vêtu d’une veste aux couleurs du drapeau vénézuélien. Vice-président de la République, le plus proche collaborateur du défunt, il a prêté serment le 8 mars comme président par intérim, à la suite de la mort d’Hugo Chávez, dans l’attente de la prochaine élection présidentielle à laquelle il sera le candidat du Mouvement Bolivarien.

CONCLUSION : UN HOMME D’ÉTAT RESPECTABLE, DANS UN MONDE OÙ TANT DE CHEFS D’ÉTAT NE LE SONT PAS

Sans doute Hugo Chávez avait-il des défauts. Qui n’en n’a pas ?

Sans doute l’ensemble de son bilan n’est-il pas sans reproche. Quel bilan est sans zone d’ombre ?

Sans doute a-t-il parlé, parfois, un peu trop vite. Sans doute a-t-il porté des accusations un peu trop hasardeuses. Mais qui n’a jamais commis d’impair ?

Sans doute le personnage avait-il un caractère comédien, voire cabotin. Il est vrai que ses apparitions hebdomadaires dans un programme télévisé appelé « Alo presidente » étaient singulières vues de Paris, Londres ou Berlin puisqu’il lui arrivait d’y chanter, d’y réciter des poèmes, d’y nationaliser des entreprises en direct, d’y licencier, toujours en direct, des hauts fonctionnaires ou d’y annoncer la nomination de ministres clés. C’est ce qu’il fit en 2004, en révélant le nom des nouveaux ministres des Relations extérieures et de l’Information. En lui reprochant cela, n’oublie-t-on pas un peu vite qu’il s’agissait d’un Latino-Américain, avec la culture théâtrale qui s’attache souvent à la tradition locale ?

Mais que pèsent ces travers face au reste ?

  • Hugo Chávez a fait incontestablement le bien pour la grande majorité de la population vénézuélienne, en sortant des millions de ses compatriotes de la misère sans nom où l’avaient plongé les manœuvres de Washington et les injonctions du FMI.
  • Hugo Chávez fut un patriote au sens le plus élevé du terme, aimant les peuples étrangers mais pénétré de cette volonté intransigeante de souveraineté et d’indépendance nationales, dans la droite ligne des idéaux de Simon Bolivar, eux-mêmes directement hérités des idéaux de la Révolution française.
  • Hugo Chávez fut d’un très grand courage puisque, pendant toute la période passée à la tête de l’État vénézuélien, c’est cette même volonté qui l’amena à s’opposer constamment à la volonté prédatrice américaine.
  • Hugo Chávez fut d’un grand désintéressement personnel et fut, quoi qu’on en dise, un démocrate, puisqu’il avait même instauré le référendum révocatoire à mi-mandat.

Homme de bien, patriote intransigeant, courageux, désintéressé et démocrate. C’est pour tout cela que l’on peut, malgré l’anachronisme et des différences éminentes, le comparer en effet à un “De Gaulle latino-américain”. C’est une comparaison qui, probablement, aurait plu à l’un comme à l’autre de ces deux hommes hors du commun.

François ASSELINEAU

 

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À PART L’UPR….

  • À part l’UPR, connaissez-vous un seul autre mouvement politique français qui explique, toutes preuves à l’appui, que la prétendue “construction européenne” est une entreprise de domestication américaine du continent européen, et que “l’Union européenne” n’est que la face civile d’une même médaille dont la face militaire s’appelle l’OTAN ?
  • À part l’UPR, connaissez-vous un seul autre mouvement politique français qui explique que, loin d’être une oeuvre de paix , la prétendue “construction européenne” est une machine de guerre euro-atlantiste s’inscrivant dans les projets agressifs de Washington et de ses théories du Choc des Civilisations ?
  • À part l’UPR, connaissez-vous un seul autre mouvement politique français qui explique que, loin d’être une ouverture sur le monde, la prétendue “construction européenne” obéit à un réflexe racialiste qui affirme qu’il devrait y avoir une solidarité “européenne” qui primerait sur tous les liens établis par l’histoire entre les différents peuples du monde ? 
  • À part l’UPR, connaissez-vous un seul autre mouvement politique français qui explique que nous devons nous rassembler, au-delà du clivage droite-gauche, pour faire sortir la France de l’Union européenne et de l’euro, en application de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (T.U.E) et pour faire sortir la France de l’OTAN ? 

Vous n’en connaissez aucun autre ? C’est normal car il n’y en a en effet aucun autre.

L’UPR est unique en son genre, et heureusement. Vous y avez, vous aussi, votre place.  

VOUS AUSSI, REJOIGNEZ LA VRAIE RÉSISTANCE EN FRANCE À L’EMPIRE EURO-ATLANTISTE

Nous vous suggérons également

 

L’ADN magnétique, une arme que vous ignorez


adn-200po.gif Vous ne connaissez pas cette arme, mais nos sources haut placées ne l’ignorent pas. Comme pour nos gènes, il existe un ADN magnétique dans chaque être humain, eh oui, nous avons tous une identité magnétique propre !

Là commence les problèmes, les gouvernements européens et les USA savent comment l’utiliser à des fins avantageuses.

Ils captent votre ADN magnétique en passant devant vous, aussi simplement que cela, sans que vous le sachiez, l’emprunte magnétique récupérée,  ils peuvent vous contrôler de n’importe où sur la planète, vous suivre à la trace, vous donner le cancer, ou vous tuer rien qu’en stimulant celui-ci.

Ils peuvent mettre aussi en relation les gens dans le but de créer des virus capables de toucher le plus de monde possible, et ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres possibilités qu’offre ce bijou personnel.

WikiStrike voulait que vous le sachiez, vous n’êtes plus libres depuis au moins une décennie, vous comprenez pourquoi il est temps de passer aux choses sérieuses…

 

Joseph Kirchner pour WikiStrike

 

 

Voir aussi :

Chefs d’Etat latino-américains atteints de cancer: Hasard ou tentatives d’assassinats politiques ?

 

Les dissidents sont discrédités. En Occident, ils sont traités de conspirationnistes, de racistes, de fascistes, de dictateurs, de populistes 

 

POPULISME :

 

www.wikistrike.com/article-debat-qu-est-ce-que-le-populisme-11620...
Il y a 1 jour – Débat: Qu'est-ce que le "populisme"?Vous trouverez ci-dessous trois visions dupopulisme. Entrez dans le débat..."Populisme", ce ..

 


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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 03:10

 

 

http://gillesjohnson.wordpress.com/2012/03/28/cheminade-cet-ovni-politique/

 

 

Bonjour,

Je ne sais pas si vous avez appris que l'État vient de saisir l'essentiel du remboursement de Jacques Cheminade pour la campagne présidentielle. C'est une atteinte aux principes d’égalité républicaine et de pluralité démocratique qui régissent les lois électorales, et constitue une tentative d’assassinat financier contre un dissident politique et son parti.

Voici la vidéo de 2 minutes exposant le cas.
> https://www.youtube.com/watch?v=tG7DanUZHcg

La vidéo renvoi sur la pétition sur change.org demandant au ministère de la justice, garant du bon déroulement des élections, d'annuler la saisie.


> https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/manuelvalls-place-beauvau-annulez-la-saisie-du-remboursement-pr%C3%A9sidentiel-de-cheminade


Seriez-vous en capacité de relayer cette information car cela est très grave et représente une faute déterminante si le gouvernement laisse faire.

Salutations.

 

 

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 01:10

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Du  FMI  à  l' U. E. ,

le même racket planétaire

Par Chantal Dupille (eva R-sistons)



Une phrase, lue dans un article de François Asselineau, provoque un déclic en moi : " Le Venezuela devint alors le théâtre des réformes présentées bien entendu comme « indispensables » par le FMI : hausses généralisées de prix, libéralisation et privatisation de l’économie, gel des salaires et réduction des dépenses publiques, devaient, paraît-il, assurer la félicité publique " (http://www.u-p-r.fr/actualite/monde/le-venezuela-avant-et-apres-hugo-chavez).

 

Ne s'agit-il pas de la politique européenne ? Ce sont les mêmes mesures que l'on impose aujourd'hui aux Européens, en prétendant qu'elles sont nécessaires pour sortir de l'ornière... une ornière (la soi-disant crise) d'ailleurs provoquée par l'Oligarchie financière pour grossir encore plus des coffres-forts déjà scandaleusement remplis.

 

Regardons la Grèce, laboratoire des autres pays européens : Portugal, Espagne, France... et tous les autres, finalement ! Les salaires sont sans cesse réduits, les retraites aussi,  les services publics n'ont plus les moyens de remplir leur rôle, tout est privatisé, l'économie est ultra-libéralisée, le patrimoine des pays est bradé, etc, etc, pour éponger des dettes indues.... mais sans jamais toucher aux privilèges des plus nantis (comme ceux des armateurs grecs, par exemple).

 

Oui, ce sont les mêmes méthodes ! Les pays en voie de développement, soi-disant pour mieux se développer, se sont vu imposer des politiques contraignantes, drastiques, asphyxiantes, d'économies budgétaires, au détriment, finalement, du niveau de vie des habitants et... du développement lui-même, entravé par les sacrifices imposés pour satisfaire les diktats des grands financiers ! Tous ces ajustements dits structurels, loin de favoriser l'essor, ont ruiné des pays entiers, comme l'Argentine (avant d'être sauvée par le couple Kirchner).
 


Les peuples piégés.

 

 

Après s'être attaquée aux pays du "Tiers-Monde", la Finance internationale a ciblé, avec les mêmes exigences, les Européens pourtant considérés comme évolués, et détenteurs d'un modèle envié dans le monde, dit "social". Il est désormais clair, pour moi, que méthodes et buts sont les mêmes, et après avoir racketté les pays en voie de développement, l'Oligarchie a cette fois choisi de s'en prendre aux pays développés.

 

Ainsi, les richesses des nations, des Etats, des peuples, des citoyens, doivent-elles être progressivement transférées dans les coffres-forts des plus nantis. Pas seulement les biens matériels, mais aussi les ressources, les bijoux de famille... comme les îles grecques !

 

Et ce que je viens de comprendre aussi, c'est que tous ceux qui s'opposent à ces exigences démentielles de l'Occident, sont traités de "populistes" ou de "dictateurs", comme le regretté Hugo Chavez ; Le dirigeant du Vénézuela a toujours respecté le verdict populaire, et pourtant les Médias aux ordres de l'Oligarchie se sont évertués à le dépeindre sous les traits d'un dangereux dictateur, au mépris de la vérité la plus élémentaire.

 

Et gare, aussi, aux non-alignés comme le Colonel Kadhafi qui rêvait de soustraire les pays (et même le continent africain) aux fourches caudines des gangsters des grandes banques internationales ! Son désir de rendre autonomes les Africains, en abandonnant le dollar, lui a coûté la vie. Gare, aussi, à ceux qui refusent de se soumettre aux diktats de l'Occident de plus en plus totalitaire : Comme le courageux Bachar-el-Assad, soutenu par une grande partie de son pays !

 

Ainsi, tout se tient. Un petit nombre d'individus décide de tout au détriment de l'intérêt public : Mise en place d'Institutions internationales comme BM ou FMI, ou d'entités censées défendre l'intérêt général ou la paix comme l'UE. Dans TOUS les cas, il s'agit seulement d'agir comme les vampires, de sucer le sang des peuples, ou dit autrement, de subtiliser le maximum de biens pour les transférer des poches des citoyens aux coffres-forts les plus cyniquement emplis.

 

Guerres économiques d'accaparement des ressources, politiques d'ajustement structurel imposées aux pays en voie de développement ou mesures d'austérité exigées en Europe, procèdent toutes des mêmes objectifs et s'accompagnent des mêmes méthodes.


J'avais écrit, voici 4 ans environ, que "l'UE serait le tremplin du Nouvel Ordre Mondial", préfigurant ce qui nous attendrait à l'échelle planétaire (comme la dictature des grandes banques sur les gouvernements et sur les populations). Et à leur façon, les mesures drastiques imposées au Sud n'ont fait que préfigurer celles qui devaient être appliquées en Europe, sous couleur de lutte contre la crise.


Dans tous les cas, ce sont les peuples qui paient toujours, au Sud comme désormais au Nord, le prix des politiques insensées, monstrueuses, criminelles, élaborées à la City, à Washington ou à Tel-Aviv.

 

Chantal Dupille 

 

 

TAGS : UE, BM, FMI, finance, banques, Nouvel Ordre Mondial, François Asselineau, Tiers-Monde, Chavez, Vénézuela, Kadhafi, Bachar-el-Assad, Grèce, Portugal, Espagne, France, City, Washington, Tel-Aviv



 

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