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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 00:58

 

Voici ce que les médias ne veulent pas que vous sachiez (ch. dupille)

 

Vladimir Poutine : Discours présidentiel à l'Assemblée fédérale

 

Première partie du discours : politique extérieure

 

Kremlin, Moscou, 4 décembre 2014

 

  

 

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Discours original (russe) : http://kremlin.ru/news/47173

Traduction en anglais : http://eng.news.kremlin.ru/news/23341

Version française : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

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https://www.youtube.com/watch?v=goI4JAqAIgQ

Vladimir Poutine : Discours à l'Assemblée Fédérale - 4 décembre 2014 (VOSTFR

 

PRESIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE : Chers membres du Conseil de la Fédération, Députés de la Douma, Citoyens de Russie !


Le discours d’aujourd’hui sera consacré, bien entendu, à la situation et aux conditions actuelles du monde dans lequel nous vivons, ainsi qu’aux défis auxquels nous sommes confrontés. Mais je tiens tout d’abord à vous remercier tous pour le soutien, l’unité et la solidarité dont vous avez fait preuve au cours des récents événements historiques et cruciaux qui vont sérieusement influencer l’avenir de notre pays.


Cette année, nous avons été confrontés à des épreuves auxquelles seule une nation unie et mature et un Etat véritablement souverain et fort peuvent résister. La Russie a prouvé qu’elle peut protéger ses compatriotes et défendre l’honneur, la vérité et la justice.


La Russie a pu accomplir cela grâce à ses citoyens, grâce à votre travail et aux résultats que nous avons obtenus ensemble, et grâce à notre profonde compréhension de l’essence et de l’importance des intérêts nationaux. Nous avons pris conscience de l’indivisibilité et de l’intégrité de la longue histoire millénaire de notre patrie. Nous sommes venus à croire en nous-mêmes, à croire que nous pouvions faire beaucoup de choses et atteindre tous nos objectifs.


Aujourd’hui, nous ne pouvons bien évidemment pas ne pas évoquer les événements historiques qui ont eu lieu cette année. Comme vous le savez, un référendum a été organisé en Crimée en mars, dans lequel les habitants de la péninsule ont clairement exprimé leur désir de rejoindre la Russie. Après cela, le Parlement de Crimée il convient de souligner que c’était un parlement tout à fait légitime, qui avait été élu en 2010 a adopté une résolution d’indépendance. Et enfin, nous avons assisté à la réunification historique de la Crimée et de Sébastopol avec la Russie.


Ce fut un événement d’une importance particulière pour notre pays et notre peuple, parce que la Crimée est une terre où vivent nos compatriotes, et que son territoire est d’une importance stratégique pour la Russie car c’est là que se trouvent les racines spirituelles de la Nation russe, diverse mais solidement unie, et de l’Etat russe centralisé. C’est en Crimée, dans l’ancienne ville de Chersonèse ou Korsun, comme les anciens chroniqueurs russes appelaient, que le Grand Prince Vladimir a été baptisé avant d’apporter le christianisme au Rus.


En plus de la similitude ethnique, de la langue commune, des éléments communs de leur culture matérielle, d’un territoire commun – même si ses frontières n’étaient pas tracées et stables –, d’échanges économiques émergents et d’un gouvernement naissant, le christianisme fut une puissante force unificatrice spirituelle qui a contribué à impliquer dans la création de la Nation russe et de l’Etat russe les diverses tribus et alliances tribales du vaste monde slave oriental. C’est grâce à cette unité spirituelle que nos ancêtres, pour la première fois et pour toujours, se considérèrent comme une nation unie. Tout cela nous amène à affirmer que la Crimée, l’ancienne Korsun ou Chersonèse, et Sébastopol, ont une importance civilisationnelle et même sacrée inestimable pour la Russie, comme le Mont du Temple à Jérusalem pour les adeptes de l’Islam et du Judaïsme.

 

Et c’est ainsi que nous les considèrerons toujours.


 

 

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Chers amis,


Aujourd’hui, il est impossible de ne pas revenir sur notre point de vue au sujet des développements en Ukraine et de la façon dont nous avons l’intention de travailler avec nos partenaires à travers le monde.


Il est bien connu que la Russie a non seulement soutenu l’Ukraine et d’autres républiques frères de l’ancienne Union soviétique dans leurs aspirations à la souveraineté, mais qu’elle a aussi grandement facilité ce processus dans les années 1990. Depuis lors, notre position n’a pas changé.


Chaque nation a le droit souverain et inaliénable de déterminer sa propre voie de développement, de choisir ses alliés, son régime politique et la forme d’organisation de sa société, de créer une économie et d’assurer sa sécurité. La Russie a toujours respecté ces droits et les respectera toujours. Ils s’appliquent pleinement à l’Ukraine et au peuple ukrainien frère.


Il est vrai que nous avons condamné le coup d’Etat et la prise violente du pouvoir à Kiev en février dernier. Les développements auxquels nous assistons actuellement en Ukraine et la tragédie qui se déroule dans le sud-est du pays confirment pleinement la justesse de notre position.


Comment tout cela a-t-il commencé ? Je vais devoir vous rappeler ce qui s’est alors passé. Il est difficile de croire que tout a commencé avec la décision technique par le président Ianoukovitch de reporter la signature de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne. Ne vous méprenez pas sur ce point, il n’a pas refusé de signer le document, mais il a seulement reporté la finalisation de cet accord en vue d’y faire quelques ajustements. Comme vous le savez, cette décision a été prise en pleine conformité avec le mandat constitutionnel d’un chef d’Etat tout à fait légitime et internationalement reconnu.

 

Dans un tel contexte, il n’était pas question pour nous de soutenir le coup de force, la violence et les meurtres. Il suffit de considérer les événements sanglants à Odessa, où des gens ont été brûlés vifs. Comment les tentatives ultérieures de répression des populations du sud de l’Ukraine, qui s’opposent à ce carnage, pourraient-elles être soutenues ? Je répète qu’il nous était absolument impossible de cautionner ces développements. Qui plus est, ils ont été suivis par des déclarations hypocrites sur la protection du droit international et des droits humains. C’est du cynisme à l’état pur. Je crois fermement que le temps viendra où le peuple ukrainien fera une juste évaluation de ces événements.


Comment le dialogue sur cette question a-t-il commencé entre la Russie et ses partenaires américains et européens ? Je mentionne nos amis américains à dessein, car ils influencent continuellement les relations de la Russie avec ses voisins, ouvertement ou en coulisses. Parfois, nous ne savons pas même avec qui parler : avec les gouvernements de certains pays ou directement avec leurs mécènes et sponsors américains ?

 
Comme je l’ai mentionné, dans le cas de l’accord d’association UE-Ukraine, il n’y eut absolument pas de dialogue. On nous a dit que ce n’était pas notre affaire, ou, pour le dire simplement, on nous a dit « où » aller.


Tous les arguments rappelant que la Russie et l’Ukraine sont des membres de la zone de libre-échange de la CEI, que nous avons historiquement établi une coopération profonde dans l’industrie et l’agriculture, et que nous partageons essentiellement la même infrastructure personne ne voulait entendre ces arguments, et encore moins en tenir compte.


Notre réponse a été de dire : très bien, si vous ne voulez pas avoir de dialogue avec nous, nous allons devoir protéger nos intérêts légitimes unilatéralement et nous ne paierons pas pour ce que nous considérons comme une politique erronée.


Quel a donc été le résultat de tout cela ? L’accord entre l’Ukraine et l’Union européenne a été signé et ratifié, mais la mise en œuvre des dispositions concernant le commerce et l’économie a été reportée jusqu’à la fin de l’année prochaine. Cela ne prouve-t-il pas que c’est nous qui avions raison ?


Il faut aussi poser la question des raisons pour lesquelles tout cela a été fait en Ukraine. Quel était le but du coup d’Etat contre le gouvernement ? Pourquoi tirer et continuer à tirer et à tuer des gens ? De fait, l’économie, la finance et le secteur social ont été détruits et le pays a été ravagé et ruiné.


Ce dont l’Ukraine a besoin actuellement est d’une aide économique pour mener des réformes, pas de politique de bas étage et de promesses pompeuses mais vides. Toutefois, nos collègues occidentaux ne semblent pas désireux de fournir une telle assistance, tandis que les autorités de Kiev ne sont pas prêtes à relever les défis auxquels leurs citoyens sont confrontés.


A ce propos, la Russie a déjà apporté une contribution énorme en aide à l’Ukraine. Permettez-moi de rappeler que les banques russes ont déjà investi 25 milliards de dollars en Ukraine. L’année dernière, le ministère russe des Finances a accordé un prêt de 3 milliards de dollars. Gazprom a encore fourni 5,5 milliards de dollars à l’Ukraine et a même offert un rabais qui n’était pas prévu, en exigeant du pays qu’il ne rembourse que 4,5 milliards. Additionnez le tout et vous obtenez de 32,5 à 33,5 milliards de dollars récemment fournis.


Bien sûr, nous avons le droit de poser des questions. Pour quelles raisons cette tragédie a-t-elle été menée en Ukraine ? N’était-il pas possible de régler toutes les questions, même les questions litigieuses, par le dialogue, dans un cadre légal et légitime ?


Mais maintenant, on nous dit qu’il s’agissait de mesures politiques équilibrées et compétentes auxquelles nous devrions nous soumettre sans discussion et les yeux bandés.

 

Cela n’arrivera jamais.


Si pour certains pays européens, la fierté nationale est un concept oublié depuis longtemps et que la souveraineté est trop de luxe, pour la Russie, une véritable souveraineté est absolument nécessaire pour la survie.


Principalement, nous devrions prendre conscience de cela en tant que nation. Je tiens à souligner ceci : soit nous restons une nation souveraine, soit nous nous dissolvons sans laisser de trace et perdons notre identité. Bien sûr, d’autres pays doivent comprendre cela aussi. Tous les acteurs de la vie internationale doivent être conscients de cela. Et ils devraient utiliser cette compréhension pour renforcer le rôle et l’importance du droit international, dont nous avons tellement parlé ces derniers temps, plutôt que d’en plier les normes en fonction d’intérêts stratégiques tiers contraires aux principes fondamentaux du droit et au bon sens, considérant tout le monde comme des gens peu instruits qui ne savent ni lire ni écrire.


Il est impératif de respecter les intérêts légitimes de tous les participants au dialogue international. Alors seulement, non pas avec des mitraillettes, des missiles ou des avions de combat, mais précisément avec la primauté du droit pourrons-nous efficacement protéger le monde d’un conflit sanglant. Alors seulement, il n’y aura pas besoin d’essayer d’effrayer quiconque avec la menace d’un isolement imaginaire et trompeur, ou de sanctions qui sont, bien sûr, dommageables, mais dommageables pour tout le monde, y compris ceux qui les initient.


En parlant des sanctions, elles ne sont pas seulement une réaction impulsive de la part des États-Unis ou de leurs alliés à notre position concernant le coup d’Etat ou les événements en Ukraine, ou même au soi-disant « printemps de Crimée ». Je suis sûr que si ces événements ne s’étaient pas produits – je tiens à le souligner spécialement pour vous, politiciens, présents dans cet auditorium –, même si rien de tout cela ne s’était passé, ils auraient trouvé une autre excuse pour tenter d’endiguer les capacités croissantes de la Russie, de nuire à notre pays d’une quelconque manière, ou d’en tirer quelque avantage ou profit.


La politique d’endiguement n’a pas été inventée hier. Elle a été menée contre notre pays depuis de nombreuses années, toujours, depuis des décennies, sinon des siècles. En bref, chaque fois que quelqu’un pense que la Russie est devenue trop forte ou indépendante, ces mesures sont immédiatement déployées contre elle.


Cependant, parler à la Russie d’une position de force est un exercice futile, même quand elle est confrontée à des difficultés internes, comme ce fut le cas dans les années 1990 et au début des années 2000.


Nous nous souvenons bien de l’identité et de procédés de ceux qui, presque ouvertement, ont à l’époque soutenu le séparatisme et même le terrorisme pur et simple en Russie, et ont désigné des meurtriers, dont les mains étaient tachées de sang, comme des « rebelles », et ont organisé des réceptions de haut niveau pour eux. Ces « rebelles » se sont encore manifestés en Tchétchénie. Je suis sûr que les gens sur place, les forces de l’ordre locales, s’en occuperont de la manière appropriée. Ils œuvrent en ce moment même à stopper un autre raid de terroristes et à les éliminer. Donnons-leur tout notre soutien.


Permettez-moi de le répéter, nous nous souvenons des réceptions de haut niveau organisées pour des terroristes présentés comme des combattants pour la liberté et la démocratie. Nous avons alors réalisé que plus nous cédions du terrain, plus nos adversaires devenaient impudents et leur comportement se faisait de plus en plus cynique et agressif.


Malgré notre ouverture sans précédent alors, et notre volonté de coopérer sur tous les points, même sur les questions les plus sensibles, malgré le fait que nous considérions et vous êtes tous conscients de cela, vous en avez tous le souvenir nos anciens adversaires comme des amis proches et même des alliés, le soutien occidental au séparatisme en Russie, incluant un soutien informationnel, politique et financier, en plus du soutien des services spéciaux, était absolument évident et ne laissait aucun doute sur le fait qu’ils seraient heureux de laisser la Russie suivre le scénario yougoslave de désintégration et de démantèlement, avec toutes les retombées tragiques que cela entraînerait pour le peuple russe.


Cela n’a pas fonctionné. Nous n’avons pas permis que cela se produise.


Tout comme cela n’a pas fonctionné pour Hitler avec ses idées de haine des peuples, qui a entrepris de détruire la Russie et de nous repousser au-delà de l’Oural. Tout le monde devrait se rappeler comment cela a fini.

 

 

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L’année prochaine, nous allons marquer le 70e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique. Notre armée a écrasé l’ennemi et a libéré l’Europe. Cependant, nous ne devons pas oublier les défaites amères en 1941 et 1942 afin de ne pas répéter les erreurs à l’avenir.


Dans ce contexte, je vais aborder une question de sécurité internationale. Il y a beaucoup de questions liées à ce sujet. Elles incluent notamment la lutte contre le terrorisme. Nous assistons encore à ses manifestations, et bien sûr, nous participerons aux efforts conjoints pour lutter contre le terrorisme sur le plan international. Bien sûr, nous allons travailler ensemble pour faire face à d’autres défis, tels que la propagation des maladies infectieuses.


Cependant, à ce propos, j’aimerais parler de la question la plus grave et la plus sensible question : la sécurité internationale. Depuis 2002, après que les États-Unis se soient unilatéralement retirés du Traité ABM, qui était une pierre angulaire absolue de la sécurité internationale, un équilibre stratégique des forces et de la stabilité, les États-Unis ont travaillé sans relâche à la création d’un système global de défense antimissile, y compris en Europe. Ceci constitue une menace non seulement pour la sécurité de la Russie, mais pour le monde dans son ensemble précisément en raison de la perturbation possible de l’équilibre stratégique des forces.


Je considère que ce projet est également mauvais pour les Etats-Unis, car il crée une dangereuse illusion d’invulnérabilité. Il renforce la tension vers des décisions qui sont souvent, comme nous pouvons le constater, irréfléchies et unilatérales, et amène des risques supplémentaires.


Nous avons beaucoup parlé de cela. Je ne vais pas entrer dans les détails maintenant. Je dirai seulement ceci – peut-être que je me répète : nousn’avons nullement l’intention de nous engager dans une course aux armements coûteuse, mais en même temps, nous allons garantir de manière fiable et efficace la défense de notre pays dans ces nouvelles conditions. Il n’y a absolument aucun doute à ce sujet. Cela sera fait. La Russie a à la fois la capacité et les solutions innovantes pour cela.


Personne ne pourra jamais parvenir à une supériorité militaire sur la Russie. Nous avons une armée moderne et prête au combat. Comme on dit actuellement, une armée courtoise, mais redoutable. Nous avons la force, la volonté et le courage de protéger notre liberté.


Nous allons protéger la diversité du monde. Nous dirons la vérité aux peuples à l’étranger, de sorte que tout le monde puisse voir l’image réelle et non déformée et fausse de la Russie. Nous allons promouvoir activement les affaires et les échanges humanitaires, ainsi que les relations scientifiques, éducatives et culturelles. Nous le ferons même si certains gouvernements tentent de créer un nouveau rideau de fer autour de la Russie.


Nous n’entrerons jamais dans la voie de l’auto-isolement, de la xénophobie, de la suspicion et de la recherche d’ennemis.


Ce sont là des manifestations de faiblesse, alors que nous sommes forts et confiants.

 

Notre objectif est d’avoir autant de partenaires égaux que possible, à la fois dans l’Ouest et à l’Est. Nous allons étendre notre présence dans ces régions où l’intégration est à la hausse, où la politique n’est pas mélangée avec l’économie (et vice versa), et où les obstacles au commerce,

class="yiv5133800035">à l’échange de technologie et de l’investissement et à la libre circulation des personnes sont levés.


En aucun cas, nous n’allons limiter nos relations avec l’Europe ou l’Amérique. Dans le même temps, nous allons restaurer et étendre nos liens traditionnels avec l’Amérique du Sud. Nous allons poursuivre notre coopération avec l’Afrique et le Moyen-Orient.


Nous voyons à quelle vitesse l’Asie-Pacifique s’est développé au cours des dernières décennies. En tant que puissance du Pacifique, la Russie tirera pleinement parti de de potentiel énorme.


Tout le monde connaît les dirigeants et les « locomotives » du développement économique mondial. Beaucoup d’entre eux sont nos amis sincères et des partenaires stratégiques.


L’Union économique eurasienne va commencer à être pleinement opérationnelle le 1er Janvier 2015. J’aimerais vous rappeler ses principes fondamentaux. Les principes majeurs sont l’égalité, le pragmatisme et le respect mutuel, ainsi que la préservation de l’identité nationale et de la souveraineté de l’Etat de tous les pays membres. Je suis convaincu qu’une coopération étroite sera une puissante source de développement pour tous les membres de l’Union économique eurasienne.


Pour conclure cette partie de mon discours, j’aimerais dire encore une fois que nos priorités sont d’avoir des familles saines et une nation saine, ce sont les valeurs traditionnelles que nous avons héritées de nos ancêtres, combinées avec un accent sur l’avenir, la stabilité comme une condition essentielle du développement et du progrès, le respect des autres nations et États, et la sécurité garantie de la Russie et la protection de ses intérêts légitimes.

 

[…]



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Voir aussi :

 

Poutine à la Douma (Jacques Sapir) + discours 1ère partie

Soudan : Renforcement de la coopération militaire avec la Russie

L’UE se prend une nouvelle gifle par Poutine + liens

 

Poutine aux élites occidentales : fini de jouer

 

 

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Simulation. Un aperçu des possibilités de l’armée russe

http://reseauinternational.net/simulation-un-apercu-des-possibilites-de-larmee-russe/
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L’irresponsable Congrès Américain « déclare la guerre » à la Russie (Ron Paul) + vidéo
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Derniers posts sur deux de mes autres blogs :

Comment la France a osé traiter le Président Corréa - Silence médias

 

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La guerre froide du XXIe siècle a commencé ; La Chambre des représentants adopte la résolution 758

La guerre froide du XXIe siècle a commencé ; La Chambre des représentants adopte la résolution 758

 

… les USA disent à la Russie d’arrêter de s’auto-isoler

 

Par Esther Tanquintic-Misa


Les États-Unis ont effectivement appuyé sur le bouton de la guerre froide du XXIe siècle. Jeudi, la Chambre des représentants a adopté la résolution 758, un décret disant que les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés « doivent garder la pression de manière agressive » sur la Russie et son président Vladimir Poutine, jusqu’à ce que ces mesures « modifient son comportement ».

Mercredi, le Président américain Barack Obama a affirmé que M. Poutine est « en train de complètement isoler la Russie sur la scène internationale » et qu’il sait que le dirigeant russe ne va pas « soudainement changer son état d’esprit… C’est une des raisons pour lesquelles nous allons continuer à maintenir cette pression ». Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry a exhorté la Russie à ne pas s’isoler, lors d’une réunion des 57 membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe dans la ville de Bâle au nord de la Suisse. La résolution 758 avait demandé le renforcement de l’OTAN et des ventes de gaz naturel étatsunien à l’Europe, sous-entendu, au détriment des exportations énergétiques russes.

La résolution a également donné au gouvernement du Président ukrainien Petro Poroshenko le signal de départ pour lancer des actions militaires contre les « séparatistes » dans l’est de l’Ukraine. La résolution 758 a appelé le Président américain à « fournir au gouvernement ukrainien du matériel de défense, des services et des formations pour défendre efficacement son territoire et sa souveraineté ».

« Ce n’est pas seulement une déclaration de guerre froide US contre la Russie mais c’est aussi une déclaration de guerre de Kiev contre Donetsk et Lougansk, », a déclaré à RT News Daniel McAdams, directeur exécutif à l’Institut Ron Paul. La résolution 758, décrite comme un décret qui condamne fermement les actes d’agression de Moscou contre ses voisins, est un document qui ouvre la boîte de Pandore des conflits militaires mondiaux.

McAdams a déclaré qu’il trouvait la résolution comique dans le sens qu’en accusant la Russie d’organiser des élections frauduleuses en Ukraine, elle justifiait une guerre totale, engageant les forces des Etats-Unis et de l’OTAN alors que, en fait, l’Ukraine n’est pas membre de l’OTAN. Il a ajouté que le projet de loi mentionne le chapitre cinq du traité de l’OTAN plusieurs fois, mais ce n’est pas sûr que le Congrès comprenne ce que cela signifie. Sous le couvert de la résolution 758, la Chambre des représentants a exhorté M. Obama à vérifier et examiner l’état de préparation des forces armées américaines et de l’OTAN à la lumière du Traité sur les Forces armées conventionnelles en Europe (FCE).

Jeudi, M. Poutine a dit que la résolution 758, qu’il a décrite comme une « politique de dissuasion » contre la Russie par les autres États, venait juste d’être formellement instituée. Mais il croit que la politique de dissuasion a toujours été en place vis-à-vis de la Russie « depuis des décennies, voire des siècles » et devait être immédiatement activée si les autres Etats sentaient que la Russie devenait trop puissante et indépendante.

Il a fustigé les États-Unis, leur reprochant de manipuler les relations entre les voisins de la Russie. « Parfois vous ne savez même pas à qui il vaut mieux s’adresser : les gouvernements de certains pays ou directement à leurs patrons américains ». US House Resolution 758 a été adopté à une écrasante majorité 411 – 10 par le 113èmeCongrès.

 

Esther Tanquintic-Misa – L’auteur peut être joint à e.Misa@ibtimes..com.au

 

Traduction Avic – Réseau International

 

Source : http://au.ibtimes.com/articles/574969/20141205/cold-war-house-resolution-758-russia-isolation.htm#.VIJK4Hs08jj

envoyé par Mufasa

 

Photo : Le Capitole. REUTERS/Gary Cameron

 

http://reseauinternational.net/la-guerre-froide-du-xxie-siecle-commence-la-chambre-des-representants-adopte-la-resolution-758/

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La guerre pour l’héritage soviétique

4 DÉCEMBRE 2014

 

Texte court reprenant un entretien avec Serguei Tcherniakovski, membre du Club d’Izborsk, publié entre autres le 27 novembre 2014 dans les pages de Zavtra.

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Serguei Felixovich, comment évaluez-vous la situation actuelle dans le conflit entre Russie et Occident, dont le déclencheur fut la victoire de l’euromaïdan, suivie de la guerre civile en Ukraine ? Quel rôle joue le Président de la République Fédérale, Vladimir Poutine, dans ce conflit ? Quelles sont pour vous les éventuelles perspectives de résolution de ce conflit ?

Ce qui se déroule depuis un an en Ukraine et autour d’elle, peut être qualifié de «guerre pour l’héritage soviétique», par analogie aux conflits armés bien connus pour l’héritage espagnol, l’héritage bavarois, l’héritage polonais, etc… En fait, il s’agit d’une guerre pour un nouveau partage du monde, causée par une crise systémique croissante des modes actuels de production et de consommation, portant en elle la nécessité d’une expansion constante, de l’accaparement permanent des actifs réels en vue de stimuler les plus-values des capitaux bancaires.


La raison de ce conflit, en majeure partie, fut le refus des autorités russes de transmettre définitivement le contrôle sur les actifs réels de «l’espace post-soviétique» aux multinationales occidentales.

Ces autorités se présentent comme une dictature de type bonapartiste, forme bien connue en politologie classique, capable de concilier les intérêts de différentes classes et forces politiques dans le cadre d’une société unifiée. Dans le cas de la Russie contemporaine, nous avons affaire à la conciliation des intérêts du grand capital et ceux de l’écrasante majorité de la société «post-soviétique» russienne, humiliée et offensée au cours des «réformes de la démocratie de marché» au cours des années ’90 du siècle dernier.


Il est dès lors compréhensible que le personnage de Poutine joue un rôle extrêmement important, et dans un certain sens, irremplaçable, dans l’État russe actuel. La dictature sans dictateur est impossible, de même que l’empire sans empereur. Ce n’est pas un hasard si nos partenaires occidentaux, comme il est d’usage de les désigner aujourd’hui, dirigent leurs coups précisément contre Poutine, en tant que point de convergence des intérêts nationaux de la Russie, afin de détruire l’unité du système de la communication et des valeurs de la Russie, dans lequel Poutine remplit le rôle clé, en vue d’ukrainiser, de maîdaniser la société de Russie.


A la poursuite de cet objectif, les mass-médias occidentaux sont entrés en action, avec les cinquième et sixième colonnes dans notre pays, ainsi que toutes sortes de structures mercenaires terroristes sous contrôle des services de sécurité occidentaux ; s’y ajoute le jeu de spéculation sur les cours des produits pétroliers, les pressions sur le taux de change du rouble et beaucoup, beaucoup d’autres moyens.

 

De mon point de vue, nous n’avons pas affaire à un «conflit de potentiels», mais à un «conflits des volontés», selon quoi «un troupeau de moutons avec à sa tête un lion vaincra toujours un troupeau de lions avec un mouton à sa tête».

Si au cours des années ’80, alors que la défaite de l’Occident paraissait inévitable face à l’Union Soviétique, la volonté de politiciens tels que Ronald Reagan et Margaret Thatcher vainquit un Politburo soviétique apathique, alors aujourd’hui, la position ferme et cohérente du Kremlin, exigeant encore et toujours de la part de l’Occident le respect des règles du jeu préalablement admises dans l’arène internationale, malgré ce qui paraît être une prééminence totale sur les plans militaires et politiques, sociaux et économiques, financiers et informationnels, dans le chef des États-Unis et de leurs alliés, nous donnera la possibilité de vaincre. Les résultats du récent sommet de Brisbane l’ont clairement montré. Obama et consorts se sont retrouvés isolés, incapables d’élargir leur «front anti-russe» du côté des «pays en voie de développement».

 

Plus encore, tant à Pékin qu’à Brisbane, la République Populaire de Chine s’est affirmée haut et fort en tant que nouveau «centre de forces» global, prenant la place des États-Unis qui font l’expérience d’une profonde crise systémique.


Dès lors, je ne pense pas qu’il faille s’attendre à une catastrophe en Russie, sur les modèles de 1917 et 1991.

 

Source.

http://eurasie.eurasie.ru/archives/181

 

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Published by Chantal Dupille - dans Grandes figures
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commentaires

Eva R-sistons 12/12/2014 01:07

Bonjour cher AHURA

j'ai posté ton commentaire 5 ici :

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-ce-que-les-merdias-vous-cachent-russie-allemagne-jihad-mossad-ww3-125195791.html

merci chantal

ahura 11/12/2014 07:50

Eva...alors que Calvi s'esbaudit sur le fait que la Nature a bien fait les choses en faisant cadeau au Rocher de jumeaux et en soulignant que la galanterie y est toujours de mise puisque le petit
Jacques a laissé sortir Gabriella la première, les merdias ne parlent pas du tout d'un évènement qui est pourtant si cela est vérifié à savoir la visite surprise de Hollande à Poutine dans un salon
d'aéroport.

La France Terrifiée met en garde la Russie au sujet d’Obama “Terreur Spectaculaire” December 8, 2014



Un rapport inquiétant, préparé par la Direction générale de l’état-major général des Forces armées (GRU) circulant dans le Kremlin d’aujourd’hui, indique que la réunion d’urgence tenue samedi matin
à Moscou entre le président Poutine et le président français François Hollande était en raison de la découverte de la Direction générale de la sécurité extérieure de France (DGSE) d’une “terreur
spectaculaire” ” [English: terror spectacular] étant planifiée par le régime Obama.

Selon ce rapport, tôt samedi matin (6 Décembre), le président Hollande était en route vers Paris revenant de sa visite d’État au Kazakhstan lorsque son avion a demandé en urgence une déviation
immédiate de trajectoire de vol vers l’Aéroport International de Vnukovo (VIA) de Moscou où le leader français a «demandé / exigé» à rencontrer Poutine au moment de son atterrissage.

À l’arrivée du président Hollande à VIA, de continuer ce rapport, il a été escorté, avec son entourage de sécurité / renseignement, aux installations “salle de sécurité” du Terminal 2 du
gouvernement où ses occupants sont isolés de toute surveillance électronique.

À “l’arrivée précipitée ” de Poutine et pour sa rencontre avec son homologue français à la VIA, les analystes GRU dans ce rapport disent, un président Hollande «visiblement désemparé” a commencé à
détailler comment la DGSE (services secrets français) l’avait informé de leur découverte d’un complot que le régime Obama serait en train d’organiser un attentat massif sous fausse bannière dont le
blâme serait donné sur la Russie.

Ce rapport dit que, en outre que le Président Hollande a fait part à Poutine de ses craintes que la Russie soit obligée d’user de représailles contre les États-Unis, mais a exprimé son alarme que
la France pourrait subir un impact catastrophique d’un tel conflit, et que avec cette réunion il tentait de s’assurer que cela ne va pas arriver.

Bien que ce rapport ne donne aucun détail sur la réponse de Poutine au président Hollande, cela dit cependant que ce matin, il a donné l’ordre pour le déploiement soudain des S-400 “Triumph” et des
systèmes Pantsir-S1 Missile surface-air, ainsi que de la station radar Kasta, au centre de Moscou.

Tout aussi inquiétant, ce rapport met en garde, c’est que l’avertissement du président Hollande à Poutine est arrivé un jour après que le Congrès américain ait adopté ce qui est essentiellement une
déclaration de guerre contre la Fédération de Russie.

Cette déclaration de guerre du régime Obame contre la Fédération de Russie, connue sous le nom Résolution de la Chambre 758, les confirme GRU, a été adoptée massivement par le Congrès Américain le
5 Décembre à l’insu et sans le consentement du peuple américain, un fait choquant décrit par Michel Chossudovsky, l’auteur primé et professeur d’économie (émérite) à l’Université d’Ottawa, et qui a
déclaré: “Ce vote historique – ce qui pourrait potentiellement affecter la vie de centaines de millions de personnes à travers le monde, n’a reçu pratiquement aucune couverture médiatique. Un
black-out médiatique totale prévaut. “

Ainsi que le dit aussi ce rapport, l’ancien membre du Congrès Américain Ron Paul, a de même, fustigé cette déclaration de guerre en déclarant:

“Hier, la Chambre américain a adopté ce que je considère comme l’un des pires projets de loi que jamais.

H. Res. 758 a été présenté comme une résolution «condamnant fermement les actions de la Fédération de Russie, sous la présidence de Vladimir Poutine, qui a mené une politique d’agression contre les
pays voisins visant à la domination politique et économique.”

En fait, le projet de loi était 16 pages de propagande de guerre qui auraient dû faire rougir même les néocons , s’ils en étaient capables. C’est pourquoi je peux à peine croire qu’ils s’en sortent
avec ça, à nouveau, et cette fois avec des enjeux encore plus élevés: provoquer une guerre avec la Russie ce qui pourrait entraîner la destruction totale “

Et ce rapport de poursuivre, quant à la raison pour laquelle des régimes Obama planifie d’attaquer la Fédération, a été formulée plus tôt aujourd’hui par le ministre adjoint des Affaires étrangères
Sergei Ryabkov qui a dit:

«Ce n’est pas un secret que l’objectif des sanctions est de créer des conditions sociales et économiques pour effectuer un changement de pouvoir en Russie”. et il a en outre averti, “Il n’y aura
pas de solution facile ou rapide à ce sujet.”

Et à savoir comment le régime Obama se prépare à cette guerre, le GRU avertit, cela peut être vu dans leur déploiement massif d’armes et de troupes en Union Européenne et que, même leurs propres
experts de l’OTAN, ont intensifié leur mise en garde: «Nous avons déjà renforcé notre présence dans la partie orientale de notre alliance. Nous avons cinq fois plus d’avions dans les airs. Nos
forces commencent un exercice tous les deux jours. Et nous avons également augmenté le nombre de navires dans la mer Baltique et la mer Noire “.

Bien que la grande majorité des Américains n’ont aucune idée de la catastrophe à venir en raison de la déclaration de guerre du régime Obama contre la Russie, on ne peut pas en dire autant des plus
des 120 militaires supérieurs, des personnalités politiques et diplomatiques à travers le monde qui ont averti la semaine dernière à la Conférence de Vienne du cauchemar sur le point de se produire
et de l’impact humanitaire qu’auraient l’utilisation des armes nucléaires.

Le triste sort d’une guerre nucléaire frappant la personne moyenne américaine, cependant, ne peut pas concerner leurs élites, qui, dans un rapport détaillé publié cette semaine passée, ont été
découverts à construire des forteresses souterraines massives pour se protéger.

8 décembre 2014 © Tous droits européens et américains réservés. L’autorisation d’utiliser ce rapport dans son intégralité est accordée à la condition qu’elle est liée à sa source d’origine à
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Traduction Estelle pour Stopmensonges.com

ahura 10/12/2014 16:18

Eva ...que n'y a-t-il pas plus de femmes (hommes) politiques de cette trempe en Europe ou en France ! en voici une qui dit ces quatre vérités à la grosse Bertha alias Angela Merkel qui est en
partie à l'origine du retour de la guerre froide par son asservissement inexplicable aux Etats-Unis .
Le 26 novembre 2014, devant le Parlement allemand (le Bundestag), Sahra Wagenknecht [1] accuse Angela Merkel de servir les intérêts américains, de façon claire au détriment du bien-être des
citoyens allemands et de l’Union européenne.

Si quelque chose de bon est sorti du coup l’Ukraine et la Guerre froide qui s’en est suivi entre, d’une part, la Russie et, d’autre part, les États-Unis et l’Union européenne, c’est que le monde
entier a maintenant compris à quel point les dirigeants européens sont invertébrés et corrompus, et Angela Merkel ne fait pas exception à cette règle.

Transcription du discours de Sahra Wagenknecht

On a l’impression qu’il y a quelque chose, Mme Merkel, que vous pensez être encore plus important que les intérêts des entreprises allemandes, ce sont les intérêts du gouvernement américain et des
entreprises américaines.

Dans votre discours à Sydney, Mme Merkel, vous vous êtes terriblement indignée par le fait que 25 ans après la chute du Mur de Berlin, il continue d’exister une ancienne façon de penser selon des
sphères d’influence qui piétinent le droit international.

» Qui aurait cru cela possible ? « , avez-vous dit !

Cela soulève plusieurs questions :
Mme Merkel, dans quel monde vivez-vous ?
Et où avez-vous vécu ces 25 dernières années ?
Où étiez-vous, lorsque les États-Unis ont piétiné le droit international en Irak, afin d’étendre leur sphère d’influence sur le pétrole irakien ?
Où étiez-vous, quand le droit international en Afghanistan était (et est toujours) bafoué, avec la participation de l’Allemagne ?
Où étiez-vous quand la Libye a été bombardée, lorsque l’opposition syrienne a été armée et affiliée à ISIS [l’État islamique] après les livraisons d’armes ?
Tout cela était-il, à votre avis, conforme au droit international ?

Bien sûr, ce n’était pas du tout à propos de sphères d’influence !
Je peux vous recommander de lire le livre de Zbigniew Brzezinski, qui a longtemps été un pionnier de la politique étrangère américaine. Le beau titre de ce livre, écrit en 1997, se présente ainsi :
» Le grand échiquier : la primauté de l’Amérique et ses impératifs géostratégiques « .
En ce qui concerne l’Europe, Brzezinski plaide pour un élargissement décisif de l’Otan vers l’est : d’abord en Europe centrale, puis dans le Sud, puis dans les pays baltes et enfin en Ukraine.
Parce que, comme l’auteur le justifie de façon convaincante, « chaque étape de l’expansion étend automatiquement la sphère immédiate d’influence des États-Unis « .
C’est une vieille façon de penser en termes de sphères d’influence, mais qui a été mise en œuvre avec succès, et vous ne l’avez vraiment jamais, jamais remarqué, Mme Merkel ?

Au contraire, vous apparteniez à ceux qui ont ensuite transposé et supporté cela en Europe !
Vous étiez juste l’un des vassaux qui utilisaient les mots de Brzezinski pour endosser cette stratégie !

[Le Président] Mme Wagenknecht, laissez…

… Je parlais de Brzezinski, de l’élargissement de l’Otan à l’est et la politique allemande à cet égard.

Mme Merkel, maintenant vous avez conduit l’Allemagne à réveiller la Guerre froide avec la Russie, à empoisonner le climat politique et mettre en péril la paix en Europe.

Vous êtes à l’origine d’une guerre économique insensée, qui nuit massivement et principalement à l’économie allemande et européenne.

Et quand vous pleurnichez, vous n’êtes pas de ceux qui travaillent pour des entreprises dont les commandes ont fortement chuté, vous n’êtes pas de ceux qui gèrent ces entreprises ou travaillent
pour elles.

Vous n’avez pas à supporter les dures conséquences de ce que vous avez fait.

Vous nous avertissez qu’il y a le feu, Mme Merkel, mais vous êtes parmi ceux qui tournent autour avec des allumettes enflammées.
L’escalade verbale est toujours ce qui précède le pire ! C’est ce que Hans-Dietrich Genscher vous a dit après votre discours à Sydney.

Non, cela ne veut pas dire que nous aimons Poutine, ou le capitalisme russe avec ses oligarques, mais la diplomatie exige de prendre au sérieux les intérêts de l’autre côté plutôt que de les
repousser par ignorance.

Et il ne peut pas être ignoré que Mikhaïl Gorbatchev et Helmut Kohl presque avec exactement les mêmes mots avertissent que sans un partenariat germano-russe la stabilité et la sécurité en Europe
est possible.
L’ancien président du Parti social-démocrate (SPD), Platzeck, a souligné que le commerce entre la Russie et les États-Unis a augmenté cette année, tandis que le commerce entre la Russie et l’Union
européenne, principalement l’Allemagne, a connu un énorme effondrement. En réaction, l’Union chrétienne-démocrate [La CDU, le parti de Merkel, NdT] essaie de coincer les gens comme M. Platzeck, et
d’autres supposés apologistes de Poutine à la conférence des Dialogues de Saint-Pétersbourg.

Au lieu de prôner la compréhension, vous encouragez l’ignorance ! En Ukraine, vous coopérez avec un régime, dans lequel les fonctions importantes des services de police et de sécurité sont occupées
par des nazis reconnus !
Le Président Porochenko parle de Guerre totale !. Il a arrêté tous les paiements aux retraités et aux hôpitaux dans l’est de l’Ukraine !
Et pour le Premier ministre Iatseniouk les insurgés sont des créatures, qui doivent être détruites.

Au lieu de travailler avec ces voyous, nous avons à nouveau besoin d’une politique étrangère allemande dans laquelle la sécurité et la paix en Europe est plus importante que les instructions de
Washington.

En cette année qui marque le centenaire de l’éclatement de la Première Guerre mondiale et 75 ans après celui de la Seconde Guerre mondiale dans une telle année il serait, je pense extrêmement
approprié de rappeler une phrase de Willy Brandt : « La guerre, ce n’est pas l’ultima ratio [dernier argument raisonnable - Lat.], la guerre c’est est l’irratio ultima » [dernier argument stupide
Lat.].

La guerre ne peut pas être utilisée comme outil politique plus longtemps, Mme Merkel !

Donc, revenez à la voie de la diplomatie, la levée des sanctions !
Et si, en fait, il y a dans le SPD des voix appelant au bon sens en politique étrangère, de Helmut Schmidt à Matthias Platzeck, alors s’il vous plaît écoutez, Mme Merkel, la voix de vos partenaires
de la coalition !
Arrêtez de jouer avec le feu !

Je résume : Vous avez gaspillé tous les gains de la d » politique et conduit l’Europe dans une nouvelle guerre froide, et au bord du précipice, parce que vous n’avez pas le courage de vous lever
contre le gouvernement américain.

Ce n’est pas quelque chose dont vous pouvez être fière.

Dans tous les cas, les citoyens de notre pays méritent une meilleure politique, une politique où l’appel à la prospérité pour tous est enfin à nouveau pris au sérieux, ainsi que le retour à une
politique de voisinage amical avec tous nos voisins européens.

Sahra Wagenknecht
Traduit par Jean-Jacques pour VineyardSaker.fr

Note

[1] Sahra Wagenknecht est une femme politique allemande, docteur ès sciences économiques, députée au Parlement allemand (le Bundestag) et vice-présidente du Parti de gauche (Die Linke). (Wikipédia,
français)

ahura 09/12/2014 13:00

Eva...comme je l'avais parié il y a quelques jours Serge Lazarevitch vient d'être libéré . Je pensais que cette libération aurait lieu quelques jours avant Noël . Je me réjouis de cette libération
bien sûr mais je ne suis pas dupe !

ahura 09/12/2014 11:04

Eva... la législative partielle de la 3e circonscription de l'Aube, pour succéder à François Barouin donne une idée précise de ce qui va se passer à toutes les futures élections dont la
présidentielle ! Le PS a perdu tout le capital confiance qu'il avait auprès des citoyens écoeurés par la politique de Sarkozy et de sa bande . Hollande sera le fossoyeur de la gauche mais il n'en a
cure. Il a assuré son avenir et réalisé son rêve de devenir Président de la France lui à qui Miterrand n'avait jamais confié quelque chose de sérieux . Après lui, le déluge ! Que va-t-il se passer
dans l'avenir ? Le PS qui aura tout perdu n'aura que le choix de ne pas perdre l'honneur et la face et d'appeler à voter contre le FN ! Mais cet appel contre nature n'abuser plus les rares
électeurs ! Je dis rares car l'abstention va être reine. Cela ne dérangera pas l'UMPS car avec notre système électoral à la c.. seuls ceux qui votent sont pris en compte ! L'élu représente bon an
mal an 13% des français ! Le but de ceux qui sont actuellement aux manettes est de se servir allègrement avant la débâcle, d'assurer leurs arrières et de préserver aussi longtemps que possible
leurs avantages qui sont hallucinants dans une période où la France d'en bas et celle des sans dents en bavent et n'en peut plus. Le drame c'est que la seule voie qui s'ouvre à eux est celle
proposée par le FN qui est malheureusement comme tous les autres partis "infiltré" pas autant que l'UDI certes, mais infiltré quand même ! L'UMPS voit en ce FN son ennemi suprême ! et le parti de
Marine Lepen est la cible de toutes les attaques parois directes mais parfois sournoises. Comme celle concernant le prêt d'une banque russe . On veut faire croire que c'est un prêt consenti par
Poutine ....alors que c'est un prêt d'un gros banquier juif et que Poutine veut subventionner le FN pour détruire la France . Ceci est la méthode d'une grande puissance rivale de la Russie, c'est
certain mais de Poutine c'est à prouver ! Bref en ce qui me concerne je crois que j'aimerais mieux me faire b...... par Marion Maréchal Lepen que par Sapin, Moscovici, Hollande ou Valls !