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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:02

 

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elblogdeethan.blogspot.com
Carmen Sévilla, sublime. Danseuse et chanteuse gitane,
devenue tragédienne pour le film la Vengeance !

Introduction
à cette parution exceptionnelle,
par Chantal Dupille

J'ai toujours aimé le cinéma. D'ailleurs, j'ai effectué deux stages de réalisation cinématographique (16 mm), sous la direction  du regretté Daniel Gévin. Plus que l'écriture ou la parole, l'image : D. Gevin a dit que par-dessus tout, je m'exprimais en images. J'ai écrit deux scénarios (§) l'un, "la dernière Moisson", avait pour cadre l'Alsace de1870, je dénonçais les guerres. J'aime le cinéma d'ambiance, d'images - poétiques, et réalistes.

Parmi mes films préférés, trois. Une particularité : J'ai un lien avec chacun d'eux.

D'abord, la Venganza, de Bardem.
Sur la souffrance sociale des saisonniers (moissonneurs) durant la dictature franquiste. Avec en arrière-plan, la beauté aride, âpre, de la Mancha. La couleur dominante du film est d'ailleurs le jaune paille.  Ce film, je le dis solennellement, est un chef-d'oeuvre: Méconnu, cependant, car tourné en pleine dictature, incognito. Ensuite, il a fait le tour des salles de cinéma, à l'étranger, là où on présentait des films d'aventures. Erreur ! C'est une tragédie antique.

Depuis mon plus jeune âge, je passais mes vacances en Espagne, que j'adorais. Nous dormions dans les paradores. Dans celui qui était situé en pleine Mancha, une toute petite auberge, il y avait ce soir-là seulement ma famille, et... le réalisateur, Bardem, nanti de deux techniciens. L'équipe vivait dans la crainte de voir le tournage interdit, et changeait tous les soirs de résidence. Nous étions donc voisins de table. Juan Antono Bardem a invité ma famille à assister au tournage. Hélas ! Mon père était pressé d'arriver sur le lieu de vacances choisi, et avait décliné l'invitation, ce que j'ai toujours regretté.

Il faut impérativement exhumer ce film magnifique, censuré en Espagne pendant longtemps, le re-diffuser (notamment à la télévision) et demander une vidéo. Rendons-lui justice !

Terre sans pain de Bunuel

Concernant l'Espagne, jeune j'ai "flashé" sur "Terre sans pain", le chef-d'oeuvre de Luis Bunuel. Vous devez savoir que j'ai toujours eu une fibre d'exploratrice. Mes livres préférés étaient ceux du couple Dana et Ginger Lamb, aventuriers célèbres (sur les côtes alors très inhospitalières du Mexique), et je rêvais de devenir, moi aussi, exploratrice, et par exemple d'aller en terre aucas (sur le rio Napo, en Equateur, où des missionnaires avaient été assassinés en pleine Amazonie, j'ai réalisé mon rêve à 30 ans), et de devenir, à défaut, plus tard, médecin auprès du Dr Albert Schweitzer afin de consacrer ma vie aux lépreux, pour lesquels j'avais une grande compassion.

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http://ochistorical.blogspot.com/2009/03/dana-ginger-lamb.html

Laguna Beach residents Dana and Ginger Lamb were best-selling authors, lecturers, documentary filmmakers, entrepreneurs, amateur archaeologists, and spies for the U.S. government. lamb_turtle_Costa_Rica.jpg
.
The couple married in 1933 and soon built a canoe (named Vagabunda,) which they paddled from Southern California to the Panama Canal. Their adventures during the journey became the basis of their bestselling book, Enchanted Vagabonds.


 Terre Sans Pain est un documentaire sur Las Hurdes, une région méconnue d'Espagne, près de Salamanca, arriérée, perdue au milieu de montagnes inaccessibles. Un choc ! Là aussi, j'avais décidé de visiter cette terre oubliée, à l'écart du monde "civilisé". A vingt ans, un ami espagnol, ingénieur agronome, m'avait dit que le gouvernement venait de commencer à s'intéresser à la région (Plan Badajoz). Et que les touristes n'y étaient pas les bienvenus. Aussi, à peine mariée, j'ai demandé cette destination pour le voyage de noces. Nous y sommes allés comme nous avons pu: La route, pierreuse, s'arrêtait bien avant les villages. Nous avons accédé à pied au premier d'entre eux, qui était celui où résidait le "héros" du film, Eusebio. Moment plein d'émotion ! Il m'a offert une pipe sculptée "las Hurdes". Quelques années plus tard, la région s'ouvrait enfin, au compte-gouttes, au tourisme.. pour initiés !

0' Cangaceiro, film brésilien
Le 3e film est O'Cangaceiro, le chef-d'oeuvre du cinéma brésilien qui a inspiré ensuite les plus belles scènes des westerns italiens. Enfin trouvable en DVD, grâce à ses innombrables inconditionnels. Mais qui a très mal vieilli, lui. Mon lien, cette fois ? C'était le film préféré de mon père, j'adorais mon père, il m'a refilé sa passion (et c'est vrai que le film est d'une beauté poétique magnifique, rarement égalée, vrai cadeau pour les cinéphiles ou pour les réalisateurs exigeants). De surcroît, lui-même avait un lien avec les Cangaceiros: Son père l'avait envoyé s'initier au monde du travail, en tant que représentant de sa  Société d'Export-Import, avant de le laisser devenir industriel (et de nouveau représentant, après avoir perdu sa fortune, bien plus tard !). Mon père a donc voyagé en Amazonie, son boy lui a d'ailleurs sauvé la vie avec sa machette alors qu'il allait être piqué par un serpent venimeux, et il a visité le musée des Cangaceiros, rappelant l'odyssée des bandits au grand coeur. 

Ce jour, je lance une campagne en faveur de "La venganza", pour que le film soit enfin reconnu à sa juste mesure. Il s'agit, assurément, d'un des plus grands films espagnols, et il faut le faire savoir. 

Chantal Dupille.



(§) L'un, "la dernière Moisson", avait pour cadre l'Alsace de 1870, je dénonçais les guerres. Le scénario ? Un village paisible du Nord de l'Alsace ravagé par la guerre, j'ai failli intituler ce film allégorique "les veuves". En effet, le village était décimé (tous les hommes ayant été mobilisés), seuls avaient survécu femmes et enfants. La dernière scène (dans le style de celle du film "Mission", que je n'avais pas vu, alors) montrait femmes et enfants se faisant tirer dessus volontairement, pour ne pas survivre à l'horreur. Dernière séquence: L'aube, le soleil perçant à travers les branches d'arbres vosgiens. Un bébé, seul survivant, réveillé par son chien lui léchant le visage. Rires, complicité... la vie continue ! Ce scénario avait été sélectionné par le Directeur des Productions de FR3, M. Martin Alheilig, mais finalement il n'a pas été retenu : Budget trop lourd (guerre de1870...)

Imagen

 

http://www.divxclasico.com/foro/viewtopic.php?t=53105 (Collection classiques immortels du cinéma espagnol)

 

La Venganza (J.A. Bardem, 1958) DVDRip Español

  bluegardenia » Vie 18 May, 2007

 

"La Vengeance" de Bardem : Un film admirable qu'il faut exhumer. (C.D.).

 

 

 

La  Vengeance

 

Mon analyse :  "Histoire de travailleurs saisonniers dans la Mancha, confrontés à la misère et à la violence. Le titre laisse penser qu'il s'agit d'un film d'aventures, alors qu'il est d'abord un film d'ambiance, et engagé. Admirablement interprété par deux grandes stars, l'une italienne, Raf Vallone, l'autre espagnole, Jorge Mistral. Et aussi par la chanteuse et danseuse gitane Carmen Sévilla, qui se coule pour la première fois dans un rôle tragique. Car ce film est d'abord une tragédie antique... Deux hommes qui se détestent à mort partent faire la saison ensemble (avec trois autres camarades), mais l'un d'eux a une soeur... et il a juré de se venger. Pour tourner ce film en Espagne, Bardem a pris toutes sortes de risques. Par exemple, l'équipe ne dormait jamais au même endroit pour ne pas attirer l'attention. Assurément, le plus grand film de Bardem, et le plus engagé (séquence, par exemple, des ouvriers exploités en grève..). Tourné discrètement en pleine censure franquiste, au message légèrement édulcoré (pour pouvoir être distribué au moins à l'étranger). Mais seuls les cinéphiles, et les critiques les plus exigeants, ont su voir, derrière le film d'action, et surtout d'ambiance, le chef-d'oeuvre qu'il était. La Vengeance n'a pas vieilli. Il retrace la souffrance sociale en pleine Espagne franquiste. Il est temps de redécouvrir, ou de découvrir, ce film superbe sur une période obscure de l'Espagne".

 

 

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  ricardomartinezamores.blogspot.com


 Drame - vie rurale

 

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Poster du film - 123people.fr

 

 

 

La venganza es un drama rural centrado en las peripecias de una partida de segadores que intentan sobrevivir como pueden y resolver los inveterados conflictos familiares que amenazan con destruirlos.

 

 

Traduction de C. Dupille :

 

"La vengeance" est un drame rural sur les aventures d'un groupe de moissonneurs qui essaient de survivre comme ils peuvent et de résoudre les conflits familiaux qui menacent de les détruire."

 

Calidad: DVDRip
Formato:color
Genero-Drama
http://www.megaupload.com/?d=1BE340E

 

http://quepelitrae.blogspot.com/2011/02/la-venganza.html

 

 

 

Antonio Conde, Cádiz en 1956.
http://www.interarteonline.com/Antonio_Conde.htm

 

 

http://jcmllonja.balearweb.net/get/jorge%20mistral%20carmen%20sevilla.jpg

http://jcmllonja.balearweb.net/get/jorge%20mistral%20carmen%20sevilla.jpg

 

La Venganza, Bardem i els pagesos d'ara mateix

Climent Picornell


(..). En aquest cas La Venganza ( 1958 ) de Juan Antonio Bardem (1922-2002) i el tema de discussió, el camp, la seva evolució, la ruralia i el seu futur. Bé.

 

(..) acabà amb happy end, després de passejar-se pel melodrama rural, entre la tragèdia grega i el drama lorquià, tot en to menor i, en alguns moments, molt forçat per l'aspecte volgudament didàctic de Bardem. La pel·lícula és interessant per moltes coses, per la tècnica, la fotografia i l'escenografia, bones, un poc recercades, volgudament i excessivament "antropològiques", per simular els anys 30.

No se creguin, servidor té una empatia positiva envers el cas de Bardem -una de les tres "B" fonamentals de la història del nostre cinema: Berlanga, Buñuel, Bardem- i no va ser fins molt més envant que vaig haver de "llegir" la pel·lícula en clau evangelitzadora. Bardem, militant ordenat i convençut del Partit Comunista, construeix amb aquesta obra una paràbola -les coses no es podien dir clarament- respecte del que el PCE i Santiago Carrillo havien llançat com a nova estratègia dels comunistes espanyols: la "Reconciliación Nacional", la via pacífica cap a la democràcia, juny de 1956, vint anys després del començament de la guerra civil.  (..)  "regeneracionisme crític" es deia a la manera de fer de Bardem, com un trasplantament del neorealisme italià aquí.  (..)

 

http://uploads.blogia.com/blogs/l/la/lap/lapiedradelmediodia/upload/20070512213544-segadores.jpg

lapiedradelmediodia.blogia.co(peonture, moissonneurs)

 


  (..) Mirau si Bardem dóna joc per a desfer troca. La venganza, fou nomenada per a un Oscar a la millor pel·lícula estrangera de 1958,  cinquanta anys després al seu nebot, Javier Bardem,  n'hi han donat un d'Oscar. El final. Quan es barallen a mort els dos protagonistes, els diu un pagès que s'entravessa entre ells: "Mataros! Pero sabed que al que quede vivo ya le mataremos nosotros!". I Carmen Sevilla i Raf Vallone, abans enemics  però al final, enamorats, "reconciliats" carrillísticament, mirant els camps de blat, diuen una cosa com: "La tierra es grande y cabemos todos". 

 

http://jcmllonja.balearweb.net/post/47629

 

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http://www.divxclasico.com/foro/viewtopic.php?t=53105
(lien où il me semble qu'un lecteur donne le lien de la vidéo)

 



Traduction C. Dupille :
Prix de la Critique Internationale. Nommé à l'oscar du meilleur film étranger. Drame rural. Scénario : Après avoir passé dix ans en prison pour un crime qu'il n'a pas commis, Juan  retrouve la liberté. Décidé à tuer Luis "le tordu", qu'il croit coupable de ses malheurs, mais ayant besoin d'argent, il doit travailler dans le groupe de celui-ci...



Un film explosif pour l'époque,

massacré par la critique franquiste et au-delà,

objet de polémiques

tant il dérangea.

(note de C.D.)

 

 


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http://www.elpais.com/articulo/cine/venganza/Bardem/elpepuculcin/20080229elpepicin_17/Tes


La censure espagnole reste toutefois implacable. Bienvenido Mr.Marshall, de Bardem, présenté en 1953, est une satire drôle et tendre sur la pauvreté en Espagne et l’aide des États-Unis aux pays européens, une œuvre du génie Luis G. Berlanga 2 [à qui le festival de Cannes n’accorde pas l’attention qui lui est due]. Dans les scènes finales, un petit drapeau américain se fait emporter par le courant d’eau vers une bouche d’égout. Edward G. Robinson, membre du jury, s’emporte en voyant dans cette image des intentions perverses que n’a pas eues Berlanga… Mais la censure espagnole prête plus attention aux protestations de l’acteur qu’aux explications du directeur et ordonne la suppression de ce plan, aujourd’hui heureusement récupéré. (..)

Les gouvernants espagnols ne se découragent par pour autant et un an plus tard, en 1952, ils sont de retour avec Paquita Rico et son nouveau film María Morena, bien qu’à cette occasion est également présenté Surcos, un film intéressant de José Antonio Nieves Conde sur le thème du marché noir et de la corruption, des thèmes abordés en langage codé. Le néoréalisme apparaît plus tard dans le cinéma espagnol. Cette année-là, à Cannes, deux films sont présentés et primés : Due soldi di speranza, de Renato Castellani et Umberto D, de De Sica. Le cinéma qui dénonce la politique est illustré par Nous sommes tous des assassins, ou Viva Zapata, film pour lequel Marlon Brando reçoit le prix du meilleur acteur. Que peuvent apporter les films espagnols censurés de l’époque? Des films de bien meilleure qualité tels que Cómicos, 1954, et La venganza, 1958, de Juan Antonio Bardem, sont en Compétition à Cannes mais leur diffusion hors du pays reste exceptionnelle 4.

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Los olvidados de Luis Buñuel La venganza de Juan Antonio Bardem

 


http://www.festival-cannes.com/fr/article/57989.html
 

 


KMP 317 LA VENGANZA BARDEM CARMEN SEVILLA POSTER ORIGINAL BELGA 37x54 (Cine - Posters y Carteles)
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Juan Díaz ha estado diez años en la cárcel por un asesinato que no cometió.

Cuando es puesto en libertad, él y su hermana Andrea juran matar a Luis el Torcido, a quien creen culpable de todas sus tragedias. Es la época de la siega. Luis el Torcido está organizando una cuadrilla de segadores para salir hacia Castilla. Y como en el pueblo no hay brazos suficientes, acepta a Juan y a su hermana Andrea.

El sol aplasta las cabezas y oprime los corazones. Andrea y Luis se miran... Poco a poco el odio de Andrea se va convirtiendo en amor, en un amor escondido, cruel. Ella no quiere dejarse vencer. Lucha, odia y ama a Luis, pero el amor vence. Pero pronto surge el inevitable encuentro entre Juan y Luis. Es hora de ajustar cuenta&



El cine español actual es políticamente ineficaz,
socialmente falso, intelectualmente ínfimo,
estéticamente nulo e industrialmente raquítico.


En el año 1955, en el Cine Club de Salamanca, se celebraron las decisivas conversaciones entre cineastas españoles de todo tipo de condición social e ideológica. El famoso pentagrama con el que abrimos el post se debe a Juan Antonio Bardem. En pocas palabras, en un párrafo, Bardem definía con precisión la realidad del cine español en los años cincuenta. Hoy, en nuestro cine club virtual, queremos aproximarnos a la obra del genial director y de paso comprobar los esfuerzos que hacía para cambiar la deplorable situación. Para ello vamos a comentar La Venganza; un estupendo drama rural, con tintes neorrealistas y clara intención disidente. (Traduction C.D. : Un magnifique drame rural, avec accents néo-réalistes et claire intention dissidente)

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El cine español actual es políticamente ineficaz, socialmente falso.

(..)
Toda la historia tiene un objetivo: presentar el Plan de Reconciliación Nacional promovido por el clandestino Partido Comunista. Como casi todas las películas de Bardem, la cinta fue censurada –y, además, cortada en casi una hora-. El régimen forzó a que la acción se desarrollara en una época anterior a la Guerra Civil y no contemporánea al momento del estreno; por otro lado el título inicial: "Los Segadores", fue sustituido por el actual, La Venganza, para evitar que el primero coincidiera con el himno catalán (“Els Segadors”) y su reivindicación de libertad para la tierra. A pesar de todo, el filme mantiene el carácter discrepante con la dictadura y se atreve, por ejemplo, a incluir una secuencia donde un pueblo entero se enfrenta al terrateniente planteando una huelga general.

venganza1.jpg
Intelectualmente ínfimo, estéticamente nulo.

A la simbología citada, y para alejarse del maniqueísmo, Bardem hace referencia a un tercer punto de vista: el del espectador neutro, el que sólo quiere que la gente viva en paz. Así, el realizador incluye a Fernando Rey para dotar a la trama de un personaje culto, un escritor ajeno al conflicto entre Juan y “El Torcido” que aboga por el bien y el sentido común. También el resto de integrantes de la cuadrilla, que prácticamente representan todas las edades de la población adulta, podrían ir en el mismo sentido. No así el personaje interpretado por Carmen Sevilla (debe ser una de las mejores actuaciones de la actriz, muy lejos de su habitual registro de folclórica), que se sitúa en la línea de salida con el mismo odio visceral que los protagonistas.

Conviviendo con el casting estelar, Bardem acerca el drama a una estética realista. Y lo consigue gracias a la muy buena ambientación, al sentido naturalista de la trama y a las imágenes casi documentales de las labores de siega (evidente alegoría) que se asemejan al tono épico de los cineastas rusos.

E industrialmente raquítico.

La Venganza, como se ha citado, tuvo un reparto internacional de talla. Además contó con la distribución de, nada menos, que la Metro Goldwyn Mayer, que la promocionó con eficacia amparada en su formato a todo color (Eastmancolor). La ambición comercial –ejemplar- y su indudable calidad obtuvieron su recompensa cuando el largometraje fue seleccionado para la Palma de Oro en Cannes; y cuando tuvo el honor de ser la primera cinta española de la historia nominada al oscar a la mejor película extranjera.

Juan Antonio Bardem demostró con La Venganza que se podía salir del oscuro y profundo pozo en el que se encontraba el cine español. Intentó contrarrestar uno por uno los cinco puntos negros que el mismo había definido. Y lo logró. ¿Quién se decidirá, a día de hoy, a enumerar los defectos de la industria cinematográfica española y, lo que es más importante, a demostrar que se puede salir de una crisis que ya dura décadas?


Atendiendo a la petición de nuestro querido lector Raúl (estudiar una secuencia de alguna película española cercana al Neorrealismo), vamos a analizar una escena de La Venganza. Nos encontramos aproximadamente en la mitad de la película, con la cuadrilla de segadores en plena faena y con el fantasma del enfrentamiento entre Juan y “El Torcido” planeando sobre ellos…

domingo 12 de julio de 2009


http://elblogdeethan.blogspot.com/2009/07/cine-forum.html

EXTRAITS  :








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PreguntasAsk the seller

J'ajoute que ce film est l'une des rares oeuvres sur la période franquiste, les luttes sociales de l'époque, et sans doute le plus beau témoignage sur la vie misérable des ouvriers saisonniers de l'époque. De surcroît, numéro d'acteur éblouissant, avec une Gitane employée à contre-emploi, et en arrière-plan, un document extraordinaire sur la vie dans la Mancha d'il y a cinquante ans. Un document rare, un film de toute beauté, qu'il faut absolument réhabiliter et diffuser. Au même titre que l'admirable "Terre sans pain" de Luis Bunuel, tourné au début du 20 e siècle et qui montre une région méconnue des Espagnols eux-mêmes. C Dupille


"Terre sans Pain" de Luis Bunuel


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clap.gifJuste après le générique, un carton situe la région où fut tourné le film, du 20 avril au 24 mai 1932 :

"Cet essai cinématographique de géographie humaine a été tourné en 1932, peu de temps après l'avènement de la République Espagnole. De l'avis des géographes et des voyageurs, la contrée que vous allez visiter, appelée "Las Hurdes" est une région stérile et inhospitalière, où l'homme est obligé de lutter, heure par heure, pour sa subsistance. Jusqu'en 1922, année où la première route y fut tracée, "Las Hurdes" étaient presque inconnue du reste du monde et même des habitants de l'Espagne".

Nous traversons d'abord La Alberca où nous assistons à une "fête étrange et barbare. Devant la population rassemblée, les hommes les plus récemment mariés doivent, chacun, arracher la tête d'un coq". Puis, dans la vallée des Batuecas, nous remarquons le grand nombre d'édifices religieux avant d'arriver aux Hurdes dans les villages desquels "détail curieux, nous n'avons jamais entendu une chanson". La misère y est grande. Pas d'eau ou presque: "le ruisseau sert à tous les usages" et le pain y est presque inconnu. Et cependant, à l'école: "à ces enfants affamés, on apprend comme partout ailleurs, que la somme des angles d'un triangle est égale à deux droits. La majeure partie des habitants sont malades. Le goitre est la maladie spécifique des Hurdes Hautes" . Nourriture rare, haricots, pommes de terre, porc ou chèvre. Des ruches produisent également un miel très amer et parfois les abeilles s'attaquent aux animaux mais aussi aux hommes. La terre est très aride et produit peu au prix d'un énorme travail. La sécheresse favorise la transmission du paludisme et il n'est pas rare que des villages entiers soient atteints. "Les nains et les crétins sont en grand nombre". Quant à la mort, dont une vieille en prière dit: "Il n'y a rien qui ne tienne mieux en éveil que de penser toujours à la mort" elle est un problème car nombre de villages des Hurdes n'ont pas de cimetière. Nous assistons au transport, sur plusieurs kilomètres, du cadavre d'un enfant. "La seule chose luxueuse que nous avons rencontrée aux Hurdes, ce sont les églises".

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clapstylo.gifDans une région montagneuse particulièrement deshéritée, Luis Bunuel filme la vie misérable des habitants. Cet "essai cinématographique de géographie humaine" fit scandale et fut interdit jusqu'en 1937. Le gouvernement républicain lui reprochait de donner une image pitoyable de l'Espagne.

Pourtant même si le constat débouche sur des visions dignes de Goya, jamais Bunuel ne se délecte de l'atrocité qu'il montre : un bébé meurt sous les yeux de sa mère, un âne est dévoré par les ruches qu'il transporte...

 

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Seul film documentaire de Luis Buñuel, tourné en 1932 dans la région de Las Hurdes (Estrémadure) à partir de la thèse ethnographique de Maurice Legendre, directeur de l'Institut français de Madrid, Las Jurdes : étude de géographie humaine[1] (1927), Terre sans pain ne fut sonorisé qu’en 1937 puis en 1965 lorsque Buñuel décida de diffuser une version non censurée du film avec son producteur Pierre Braunberger. Remarquable par son sujet, la misère en milieu rural, peu traité à l’époque), par son montage (fait par Buñuel « sur une table de cuisine, à Madrid »), l'usage du gros plan, de la piste sonore et par la place assignée au spectateur par le film, le film continue à surprendre aujourd’hui encore.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_sans_pain

 

 

On a donc pu revoir le chef d’œuvre du film documentaire de Buñuel, Las Hurdes (ou Terre sans pain), court métrage surréaliste et cruel produit dans les années trente (tourné en 1933 et sorti en 1937, en pleine Guerre civile espagnole avec un commentaire et un carton final enflammé en faveur naturellement du camp républicain).

Le film n’a pas vieilli. On avait oublié la séquence du début qui décrit de manière ethnographique un rite rappelant les fantasias arabes et le polo persan auquel on a, depuis un certain temps, heureusement, renoncé, se déroulant dans le village le plus riche de toute la région, entre Salamanque et le Portugal : La Alberca (cf. http://www.danse-light-magazine.com/spip.php ?article236) : il s’agit, pour chacun des jeunes mâles du village, les mariés de l’année, tout en chevauchant leur monture, d’arracher à la main la tête d’un coq vivant accroché à une corde par ses ergots au milieu de la rue principale, pas loin de la plaza Mayor, On a la description froide, clinique, de la vie misérable, arriérée (le mot moyenâgeux est trop souvent employé à tort et à travers), de la population des villages La Aceitunilla, Martinandran, Fragosa : les enfants y meurent prématurément, sont victimes de la malaria ; la procréation limite incestueuse, en tout cas en vase clos, a produit des générations de « crétins » à la Zurbaran ou à la Ribera et, les vitamines et l’iode étant rares, d’individus à goitre ; les femmes survivent en gardant les orphelins des villages voisins ; la morale chrétienne est sauve puisque, fataliste, ce peuple analphabète obéit à la loi de la propriété privée : « respecte le bien d’autrui ». La survie est la seule préoccupation des habitants des Hurdes. Une veilleuse de nuit, parcourant les ruelles de la Alberca semble dire : « Il n’y a rien qui tienne mieux en éveil que de penser à la mort ». Telle est la conclusion de Buñuel.

 

http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4857

 

  • DVD Zone 2 | film |

 

 

Bande annonce de "Terre sans pain" ici :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

O' Cangaceiro

 

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"(Nouvelle version O'Cangaceiro): On revoit avec plaisir ce bon film bien fait, soigné et intéressant: une sorte de Corbucci sub-tropical, ce qui est un compliment. Rien, toutefois, qui fasse oublier le 0 Cangaceiro de Lima Barreto (primé à Cannes en 1953) dont la tension dramatique et l'âpre beauté confèrent un tout autre caractère. FANGO a manifestement voulu obvier à la critique formulée autrefois à l'encontre de Barreto: celle de ne pas avoir su restituer la dimension socio-politique du banditisme dans le sertao du début du siècle. Ses efforts en ce sens donnent un résultat un peu caricatural et justifient a postériori le parti adopté par Barreto qui s'en tenait à une intrigue sentimentale qui n'était dénuée d'une certaine grandeur, digne de la tragédie antique. Dommage que ce grand film ne soit toujours pas réédité en DVD..."

 

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Synopsis : 

La région du Nordeste, dans le Brésil du début du siècle. S’opposant au pouvoir fédéral, les cangaceiros, bandits d'honneur violents et craints, distribuent vivres et butins aux pauvres mais font néanmoins régner la terreur. Au cours d'une razzia dans un village, le cruel capitaine Galdino Ferreira et sa bande enlèvent Olivia, une institutrice dont ils espèrent obtenir une confortable rançon. Alors qu’ils sont traqués par la police, Teodoro, le bras droit du capitaine, tombe amoureux de la jeune femme et va mettre sa vie en jeu pour l'aider à s'évader...  

PRIX INTERNATIONAL - FESTIVAL DE CANNES 1953

 

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La sortie d’O Cangaceiro en 1953 constitua un événement à plus d’un titre : non seulement il demeure dans son pays d’origine l’un des plus gros succès de tous les temps, mais sa reconnaissance critique au Festival de Cannes, où il reçut plusieurs prix, lui permit de bénéficier d’une sortie mondiale qui en fit le premier film brésilien à devenir un hit au box-office international. Quant à Mulher Rendeira, la chanson-thème du film, ce fut instantanément un tube planétaire longtemps considéré comme l’hymne officieux du Brésil.

 

Ce succès doit tout à Lima Barreto, le scénariste-réalisateur, qui mit à profit son expérience dans le documentaire – l’un deux fut primé à Venise en 1951 – pour créer une œuvre totalement brésilienne, tant de cœur que d’esprit. Pour Barreto, tout devait respirer le Brésil dans O Cangaceiro, aussi bien le titre, l’histoire, les extérieurs, les personnages et leur personnalité que la photographie, la musique et le montage. Et même si l’influence du western hollywoodien ou de l’épopée mexicaine s’y fait sentir, son film reste en effet incontestablement brésilien dans l’âme, jetant la lumière sur une des régions les plus pauvres du pays et ses problèmes sociaux récurrents, ainsi que sur une composante essentielle du folklore national, les Cangaceiros.

Ces bandits, qui sévissaient dans le Nord-est du Brésil depuis la fin du 19ème siècle, constituaient des bandes armées extrêmement bien organisées qui défièrent le gouvernement pendant des décennies avant d’être écrasées par l’armée au cours des années 30. Symbole de liberté et de rébellion, le Cangaceiro deviendra au cours des années 60, dans les oeuvres du mouvement contestataire Cinema Novo (la Nouvelle Vague brésilienne), une métaphore politique et révolutionnaire dont la meilleure représentation se retrouve dans les films de Glauber Rocha Le dieu noir et le diable blond et Antonio das mortes.

 

 

http://www.films-sans-frontieres.fr/fiche-film/film-o-cangaceiro-345.html

 

http://images.dvdfr.com/images/anecdotic/20100420_ocangaceiro.jpg

 

dvdfr.com

 

 

Coup de projecteur sur un éditeur qui n’a de cesse de sortir des placards des inédits DVD pour le plus grand plaisir des cinéphiles. Films sans Frontières nous donne à voir « O cangaceiro »…

La sortie de O Cangaceiro est l’occasion de lancer un rapide coup de projecteur sur le catalogue de Films sans Frontières,

 

Le film, hélas, a très mal vieilli, il a été plagié partout ! (CD)

 

http://www.dvdfr.com/news/3363-critique-express-o-cangaceiro-dvd.html

 

O CangaceiroO cangaceiro
DVD
Editeur : FSF - Distributeur : FSF
Sortie : le 23 mars 2010 (11,28 €)

 

 

 


 

Les vrais Cangaceiros, au milieu le Chef et son épouse,

le chapeau du chef serait conservé au musée des Cangaceiros (C.D.)

 

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torredahistoriaiberica.blogspot.com

 

Voilà ma description 

 

Le film évoque les Cangaceiros, les célèbres bandits brésiliens qui écumaient la région au début du 20 e siècle, volant les riches pour redistribuer aux pauvres. Un musée, au Brésil, évoque cette bande qui semait la terreur. La tête du Chef était mise à prix. Ce film connut un succès sans précédent: Il resta à l'affiche presque autant de temps que West Side Story. Et il compte un grand nombre d'inconditionnels. Il inspira, en matière de réalisation, de photographie (par exemple avec le générique), les plus grands westerns italiens, et sa musique fit le tour du monde. Extraordinaire interprétation du Chef (Milton Ribeiro). Son épouse, dans le film, était incarnée par la plus célèbre chanteuse de l'époque, Vanja Orico. De manière étonnante, O Cangaceiro qui marqua le début du film brésilien, et le Festival de Cannes, est très peu diffusé, comparativement aux oeuvres sur le même sujet qui ont suivi, signées Rocha.

 

 

 


http://idata.over-blog.com/1/12/19/76/07-2009/o-cangaceiro-2.gif

La musique (de Ze Do Norte) qui fit le tour du monde (je l'ai en plusieurs versions, grâce à un mordu du film comme moi)

 

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http://www.decoration-guadeloupe.com/ext/http://westernland.free.fr/Fiches_films_O/Affiches/O_Cangaceiro_Barreto_aff.htm

 

 

bande annonce : http://cinema.aliceadsl.fr/video/default.aspx?filmid=FI000364&abbreviation=bavf&groupeid=13013

histoire du "cangaço" : http://www.univ-paris-diderot.fr/hsal/hsal96/pss96.html

 

http://www.decoration-guadeloupe.com/article-34417976.html

 

 

http://2.bp.blogspot.com/_-3N0809kJQg/ReS0Xh2l6vI/AAAAAAAAAHI/eaE3Y9ASY8E/s400/cangaceiro.jpg

 

kinocrazy.blogspot.com

 

 

http://epoca.globo.com/edic/252/sertao02.jpg

revistaepoca.globo.com

 

 

 

http://blog.jvicttor.com.br/up/j/jv/blog.jvicttor.com.br/img/corisco_1.jpg

 

Corisco, le vrai chef Cangaceiro dont la tête était mise à prix

 

 

http://www.kinoforum.org.br/curtas/2009/img/thumbs/19701.jpg

http://www.kinoforum.org.br

 

 

http://www.65anosdecinema.pro.br/820/820_i_img_3.jpg

 

L'interprète du film, pour moi l'une des plus belles compositions de l'histoire du cinéma !

 

 

Festival Internacional de Cannes, França

Prêmio Internacional de Melhor Filme de Aventura (Lima Barreto)

Menção Especial (Melhor Trilha Sonora)

 

 

Groupe de Cangaceiros, grupodoprouni.blogspot.com

 

 

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terça-feira, 14 déc. 2010

 

" Falando de Cinema "

cartaz%2Bdo%2Bfilme%2Bcangaceiro.jpg Clássico brasileiro é restaurado.

Um dos filmes mais importantes do cinema brasileiro

 

http://programacensuralivre.blogspot.com/2010/12/falando-de-cinema_14.html

 

 

Se procurer le film en vidéo

(cliquer sur le lien ci-dessous):

 

O CANGACEIRO - Sans peur, sans pitié

 

 

Une autre interprétation de la musique primée, superbe :
Les vrais Cangaceiros

Le chef et sa femme


 

Voici un lien pour un extrait de O'Cangaceiro,
le camp.
A droite de la vidéo, les 7 autres liens du film
http://youtu.be/V1jqxwE170s
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