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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 03:04

 

 

ALERTE PUBS ENVAHISSANTES, DELIRANTES, 
AUCUN HEBERGEUR N'IMPOSE AUTANT DE PUBS

PARTOUT, MEME ENTRE DES LIGNES, ENORMES,

SALES CAR NE RESPECTANT PAS

LE CONTENU, LE BLOGUEUR ET LE VISITEUR !

FUYEZ  LES SITES OVER-BLOG, SOUILLES COMME CELUI-CI !

Over-blog est devenu une poubelle !


OB-pub-panneau.jpg.

Toutes les pubs pouvant surgir sur ce site,

ne sont pas de mon fait.

Nous en reparlerons, car je réagirai en conséquence,

mais pas pour l'instant, car je suis occupée

à préparer deux nouveaux ouvrages

à paraître sous quatre mois environ §.

NB: Boycottez les produits faisant de la pub.

Un bon produit n'a pas besoin de pub... chantal dupille

 

§ Après celui-ci, disponible sous huit jours,

un document choc sur les fondements

de la violence en Amérique (260 pages).

voir ici :   

Chantal Dupille publie un document sur l'Amérique - L'Actualité (+ vidéos)

 

.

 

§§§

  

 

Vu sur le site Atlas Alternatif 

Nous condamnons la décision unilatérale

de la plateforme Overblog de truffer ce blog

de publicités en VIOLATION des conditions générales

d'utilisation initialement définies.

Pour ne plus les voir téléchagez un logiciel Addblock

Publicités

et sur ce blog,

Blog devenu depuis aujoud'hui diffuseur de pubs malsaines !

  .

 

Mercredi 23 octobre 2013

A over-blog: Scandale, invasion soudaine de pubs abjectes sur mes blog

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guerre-rouge.jpg

Bonjour

 

Je me consacre actuellement à la préparation d'un nouveau livre, qui devrait sortir sous trois semaines, après celui que j'ai annoncé ici (Chantal Dupille publie un document sur l'Amérique - L'Actualité (+ vidéos), disponible dans quelques jours. Mais je tiens à prendre le temps de relayer cette information, pour que tous ensemble, nous tentions d'empêcher le pire de se produire. Je vous conseille aussi de fureter sur mon blog no-war, pour prolonger cette lecture.

 

Bien cordialement, chantal


http://no-war.over-blog.com/

 

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Les États-Unis et l’OTAN prévoient le déploiement de troupes au sol et des exercices navals de grande envergure contre un « ennemi sans nom »

  
Otan soldats

Le monde est à une dangereuse croisée des chemins.

L’alliance militaire occidentale est dans un état de préparation avancé et la Russie aussi.

Cette dernière est présentée comme l’« agresseur » et une confrontation militaire opposant les États-Unis et l’OTAN à la Russie est envisagée.

La législation du Sénat étasunien nommée « The Russian Aggression Prevention Act » (RAPA) (Loi sur la prévention de l’agression russe) a « mis les États-Unis sur la voie d’un conflit militaire direct avec la Russie en Ukraine ». 

Toute guerre américano-russe est susceptible de dégénérer rapidement en guerre nucléaire, puisque ni les États-Unis ni la Russie ne seraient prêts à admettre la défaite. Les deux ont des milliers d’armes nucléaires pouvant être utilisées immédiatement et s’appuient sur la Contreforce, une doctrine militaire chargeant leurs soldats de détruire préventivement les forces nucléaires de l’ennemi en cas de guerre. (Voir Steven Starr, Global Research 22 août 2014)

La loi sur la prévention de l’agression russe (RAPA) est l’aboutissement de plus de vingt ans de préparatifs de guerre des États-Unis et de l’OTAN consistant à encercler militairement la Russie et la Chine:

Dès l’instant où l’Union soviétique s’est effondrée en 1991, les États-Unis ont poursuivi sans relâche une stratégie d’encerclement de la Russie, tout comme ils l’ont fait avec d’autres pays perçus comme des ennemis, notamment la Chine et l’Iran. Ils ont amené dans l’alliance de l’OTAN 12 pays d’Europe centrale, tous d’anciens alliés de Moscou. La puissance militaire étasunienne est maintenant directement aux frontières de la Russie.  (Steven Kinzer, Boston Globe, 3 mars 2014, c’est l’auteur qui souligne.)

Le commandant en chef de l’OTAN en Europe, le général Philip Breedlove (ci-dessous à droite) (AFP/John Thys)Philip-Breedlove-300x205.jpg

Le 24 juillet, en consultation avec le Pentagone, le commandant général de l’OTAN en Europe, Philip Breedlove, a appelé à « stocker suffisamment d’armes, de munitions et autres approvisionnements sur une base militaire en Pologne afin de soutenir un déploiement rapide de milliers de soldats contre la Russie ». (RT, 24 juillet, 2014.). Selon le général Breedlove, l’OTAN a besoin de « provisions et de capacités sur place, ainsi que d’une base prête à accepter rapidement des forces de remplacement ».

« Il a l’intention de recommander la mise en place de fournitures – des armes, des munitions et des boîtes de rations – au quartier général pour permettre un afflux soudain de milliers de troupes de l’OTAN ». ( Times, 22 août 2014, c’est l’auteur qui  souligne.)

Le « scénario de blitzkrieg » de Breedlove doit être présenté au sommet de l’OTAN au Pays de Galles au début  septembre, selon le Times de Londres. Il s’agit d’un « copier-coller » de la Loi sur la prévention de l’agression russe, laquelle charge le président Obama de

« (1) mettre en œuvre un plan visant à augmenter l’appui des États-Unis et de l’OTAN aux forces armées de la Pologne, de l’Estonie, de la Lituanie, de la Lettonie, et d’autres États membres de l’OTAN;

(2) charger le représentant permanent des États-Unis auprès de l’OTAN de se pencher sur la possibilité de baser définitivement des forces de l’OTAN dans ces pays (S.2277 – Congrès 113e (2013-2014) »

De manière plus générale, les deux parties impliquées dans de vastes jeux de guerre favorisent un scénario d’escalade militaire.

La structure des alliances militaires parrainées par les États-Unis joue un rôle crucial dans la planification de la guerre. Nous sommes face à une force militaire redoutable impliquant une alliance mondiale de 28 États membres de l’OTAN. Les États-Unis et l’OTAN ont établi au-delà de la « région de l’Atlantique », un réseau d’alliances militaires bilatérales avec les pays « partenaires » contre la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord.

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Exercices navals importants des États-Unis et l’OTAN

Les préparatifs de guerre sont toujours accompagnés et précédés par d’importants exercices militaires.

Les exercices navals de guerres multiples des États-Unis de l’OTAN seront menés au large des côtes de la Floride dans le cadre de l’opération FLEETEX, à laquelle participeront les États-Unis, le Canada, l’Allemagne et la Turquie.

Le principe sous-jacent de ces jeux de guerre est une « guerre mondiale ». Les quatre États membres de l’OTAN longent des couloirs maritimes stratégiques contiguës aux zones maritimes russes, à savoir la mer et le détroit de Béring (États-Unis), l’océan Arctique (Canada), la mer du Nord (Allemagne) et la mer Noire (Turquie).

Les jeux de guerre de la Floride sont fondés sur l’intégration et la coordination multinationales des opérations navales contre un ennemi sans nom :

FLEETEX est un ensemble d’exercices navals de guerres multiples visant à promouvoir l’intégration de la force et à tester de nombreux ensembles de compétences de combat. Des navires de la marine canadienne, allemande, turque et étasunienne participeront aux exercices. Cette visite portuaire et FLEETEX font partie d’une série d’exercices de formation à laquelle SNMG2 participera lors de son déploiement à l’ouest de l’Atlantique. C’est la première fois depuis plusieurs années qu’un groupe de travail de l’OTAN mène des opérations transatlantiques en Amérique du Nord. Ces événements offrent de multiples possibilités de formation au plus haut niveau des opérations maritimes.

FLEETEX comprendra des scénarios de défense aérienne et sous-marine, de tirs réels et de manœuvres de navires, conçus pour offrir un entraînement de combat haut de gamme et une précieuse expérience grâce à une formation en groupe de travail intégré. SNMG2, CSG8 et les Forces canadiennes s’entraîneront ensemble comme une seule force afin d’apprendre à travailler comme une unité cohérente en réaction à divers scénarios de menace.

Les navires SNMG2 actuellement déployés en Amérique du Nord comprennent le vaisseau amiral des États-Unis, l’USS LEYTE GULF (CG 55), le navire allemand  FGS NIEDERSACHSEN (F 208), et le navire turc TCG KEMALREIS (F 247). (SNMG2 is in Florida to prepare for Fleetex 18 août 2014, c’est l’auteur qui souligne.)

Jeux de guerre en mer Noire

Mer-Noire-d%C3%A9troit.jpgIl est à noter que FLEETEX est l’un des divers jeux de guerre navale des États-Unis et de l’OTAN contre un ennemi sans nom. En juillet, l’OTAN a mené des exercices navals en mer Noire, dans une région contiguë à la frontière maritime de la Russie.

L’exercice « Breeze » de l’OTAN, organisé officiellement par la Bulgarie, a eu lieu du 4 au 13 juillet avec la participation de navires de guerre de la Grèce, de l’Italie, de la Roumanie, de la Turquie, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Le scénario sous-jacent était la « destruction de navires ennemis en mer et l’organisation de la défense aérienne de groupes navals et d’infrastructures côtières ».

Les exercices « visaient à améliorer la compatibilité tactique et la collaboration entre les forces navales des États membres de l’alliance [...] “(Voir Atlantic Council, voir aussi Russia, U.S. ships sail in competing Black Sea exercises, , Navy Times, 7 juillet 2014)

Les exercices de l’OTAN en mer Noire en juillet ont ironiquement commencé  exactement le même jour que ceux de l’« ennemi sans nom » [la Russie], impliquant sa flotte de la mer Noire en Crimée comprenant environ 20 navires et avions de guerre :

La Russie a clairement indiqué qu’elle n’apprécie pas la présence de l’OTAN en mer Noire. La marine russe a fait savoir qu’elle suit les exercices avec des avions de reconnaissance et des navires de surveillance.

« L’aviation de la flotte de la mer Noire prête une attention particulière  au croiseur lance-missiles USS Vella Gulf, lequel dirige les exercices ‘Breeze’ bien qu’il ne soit pas formellement le vaisseau amiral de ces exercices », a indiqué à NTV une source de la marine russe. (Ibid.)

Déploiement de forces terrestres en Europe de l’Est

Depuis 2006, les États-Unis accroissent leur arsenal en Pologne, à la frontière occidentale de la Russie (Kaliningrad). Le déploiement des forces étasuniennes en Pologne a débuté en juillet 2010 (à 40 miles (64 km) de la frontière) et vise à enseigner aux forces polonaises à utiliser des missiles Patriot fabriqués aux États-Unis. (Stars and Stripes, 23 juillet 2010.)

Récemment, le Pentagone a annoncé au début août le déploiement en Ukraine de troupes étasuniennes et de forces de la Garde nationale dans le cadre d’une opération de formation militaire. Les États-Unis et l’OTAN envisagent également d’autres déploiements de forces terrestres (tel que décrit par le général Breedlove de l’OTAN) en Pologne, en Lettonie, en Estonie et en Lituanie, ainsi qu’en Géorgie et en Azerbaïdjan à la frontière sud de la Russie.

Ces déploiements prévus dans l’ébauche de la Loi sur la prévention de l’agression russe font également partie d’une stratégie « défensive » de l’OTAN dans le cas d’une « invasion russe » :

L’annexion de la Crimée par la Russie et le conflit dans l’est de l’Ukraine ont alarmé la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie, qui, comme l’Ukraine, sont des anciennes républiques soviétiques avec des minorités russophones.

Les 28 dirigeants de l’OTAN devraient discuter de plans visant à rassurer la Pologne et les pays baltes lors d’un sommet au pays de Galles les 4 et 5 septembre.

Au cours d’une brève visite en Lettonie lundi, Angela Merkel de l’Allemagne, a promis que l’OTAN défendrait les États baltes, mais que des troupes de combat permanentes ne seraient pas envoyées.

« Tout les pays, y compris les États baltes et la Pologne, doivent renforcer leur infrastructure [...] afin de pouvoir accueillir des troupes supplémentaires pour des formations et des situations de crise », a déclaré à Reuters le ministre de la Défense de la Lettonie, Raimonds Vejonis.

Pour la Lettonie cela signifierait des investissements dans la base d‘Adazi pour des troupes terrestres, dans la base aérienne de Lielvarde ainsi que dans la base navale de Liepaja, a-t-il dit, ajoutant qu’il espérait que l’OTAN contribue aux dépenses.

La Lettonie et la Lituanie dépensent respectivement seulement 0,9 et 0,8 pour cent du PIB pour la défense, mais se sont engagées à atteindre l’objectif de l’alliance, soit 2,0 pour cent d’ici 2020.

« Il n’y a pas de menace militaire directe pour le moment, mais nous devons développer nos forces armées, nous devons créer des infrastructures, nous devons être prêts à accueillir des représentants des pays de l’OTAN si jamais il y avait soudainement une agression militaire », a déclaré le ministre. Les Baltiques et la Pologne ont besoin d’accroître leurs infrastructures militaires. (Reuters 22 août 2014.)

Déploiements à la frontière sud de la Russie avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie

Le déploiement à la frontière sud de la Russie sera coordonné vertu d’une entente de trois pays signée le 22 août  2014 en Turquie, en Géorgie et en Azerbaïdjan:

 Suite à la réunion trilatérale entre les ministres de la Défense azerbaïdjanais, turc et géorgien, Tbilissi a annoncé que les trois pays sont intéressés à préparer un plan visant à renforcer leur capacité de défense.

« Les représentants des gouvernements de ces trois pays commencent à penser à élaborer un plan pour renforcer leur capacité de défense », a déclaré M. Alasania. Il a ajouté que c’est dans l’intérêt de l’Europe et de l’OTAN, « parce que cette voie de transit [Kars-Tbilissi-Bakou] est utilisée pour transporter la cargaison de l’alliance en Afghanistan », a-t-il dit.

M. Alasania a également noté que ces actions ne visent personne. (Voir Azeri News, 22 août 2014, c’est l’auteur qui souligne.)

La Russie et le « virage asiatique » d’Obama

En Extrême-Orient, les frontières de la Russie sont également menacées par le « virage asiatique » d’Obama.

D’un point de vue militaire, le « virage asiatique » consiste à étendre les déploiements militaires des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, ainsi qu’à exploiter la participation des alliés de Washington dans la région, dont le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. Ces pays ont signé des accords bilatéraux de coopération militaire avec Washington. En tant qu’alliés des États-Unis, ils doivent s’impliquer dans les plans de guerre du Pentagone à contre la Russie, la Chine et la Corée du Nord :

Le Japon et la Corée du Sud font également partie d’un grand projet militaire étasunien impliquant la mise en place à travers le monde de systèmes de missiles et de forces militaires à déploiement rapide, comme l’avait prévu l’administration Reagan. (Mahdi Darius Nazemroaya,  Alliance militaire mondiale: encercler la Russie et la Chine, Global Research, le 5 octobre 2007)

Cette stratégie d’encerclement militaire du Pentagone exige à la fois un processus décisionnel militaire centralisé (Pentagone, USSTRATCOM) ainsi que la coordination avec l’OTAN et les différents commandements régionaux des États-Unis.

Alors que la Russie relève formellement de la compétence du Commandement des Forces des États-Unis en Europe (USEUCOM), les plans de guerre étasuniens concernant la Russie sont coordonnés par le quartier général du Commandement stratégique des États-Unis (USSTRATCOM) à Omaha, au Nebraska, lequel est en liaison non seulement avec le USEUCOM, mais aussi avec le Commandement des États-Unis dans le Pacifique (USPACOM) et le Commandement du Nord des États-Unis (USNORTHCOM), lesquels joueraient un rôle stratégique clé en cas de guerre avec la Russie.

 

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Source: historyfuturenow.com

Accord militaire entre les États-Unis et l’Australie

Le 12 août, les États-Unis et l’Australie ont signé un accord militaire permettant le déploiement des troupes étasuniennes en Australie. Cet accord fait partie du « virage asiatique » d’Obama :

Les États-Unis et l’Australie ont signé un accord mardi [12 août] qui permettra aux armées des deux pays de s’entraîner ensemble et de mieux travailler conjointement lorsque des marines et des pilotes étasuniens sont déployés à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

« Cet accord à long terme permettra d’élargir et d’approfondir la contribution de notre alliance à la sécurité régionale », a déclaré mardi le secrétaire étasunien à la Défense Chuck Hagel. Il a décrit l’alliance américano-australienne comme le « socle » de la stabilité dans la région Asie-Pacifique.

Depuis 2011, le nombre de marines là-bas est passé d’environ 250 à plus de 1100. Le ministre australien de la Défense, David Johnston, a déclaré que le territoire du nord a hâte que le nombre de marines atteigne la limite de 2500. (Moscow Times, 12 août 2014.)

L’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Australie coïncide ironiquement (12 août), avec celle de Moscou voulant qu’il procéderait à des exercices navals dans les îles Kouriles du Pacifique (revendiquées par le Japon) :

 « Des exercices impliquant des unités militaires de la région ont commencé. Les unités ont été déployées dans les îles Kouriles », a déclaré à l’agence de nouvelles Interfax le colonel Alexander Gordeyev, un porte-parole du district militaire de l’Est de la Russie. (Ibid.)

Les dangers d’une troisième guerre mondiale

Bien que cette nouvelle confrontation Est-Ouest ait été qualifiée à tort de « nouvelle guerre froide », aucune des garanties en vigueur durant la guerre froide ne prévaut. La diplomatie internationale s’est effondrée. La Russie a été exclue du Groupe des Huit (G-8), redevenu le G-7 (Groupe des sept). Contrairement à la guerre froide, il n’y a pas de « dialogue Est-Ouest » entre les superpuissances en compétition dans le but d’éviter une confrontation militaire. Le Conseil de sécurité des Nations Unies est pour sa part devenu un porte-parole de facto du Département d’État étasunien.

Les États-Unis et l’OTAN ne seront toutefois pas en mesure de gagner une guerre conventionnelle contre la Russie puisque une confrontation militaire risque de conduire à une guerre nucléaire.

Dans l’ère post-guerre froide, les armes nucléaires ne sont plus considérées comme des « armes de dernier recours » comme elles l’étaient en vertu de la doctrine de la guerre froide de « destruction mutuelle assurée » (DMA). Bien au contraire. Le Pentagone décrit les armes nucléaires comme étant « sans danger pour la population civile environnante, car l’explosion est souterraine ». En 2002, le Sénat étasunien a donné le feu vert à l’utilisation d’armes nucléaires dans le théâtre de guerre conventionnelle. Les bombes nucléaires font partie de la « boîte à outils militaire » pouvant être utilisées avec des armes conventionnelles.

Lorsque la guerre devient la paix, le monde est à l’envers. Par une amère ironie du sort, Washington présente maintenant les armes nucléaires comme des « instruments de paix ».

En plus des armes nucléaires, l’utilisation d’armes chimiques est également envisagée.

Les méthodes de guerre non conventionnelle sont également envisagées par les États-Unis et l’OTAN, y compris la guerre financière, les sanctions commerciales, les opérations secrètes, la cyberguerre, la géo-ingénierie et les technologies de modification de l’environnement (CNMOD). Mais la Russie possède aussi d’importantes capacités dans ces domaines.

Les hauts dirigeants occidentaux sont impliqués dans une entreprise criminelle menaçant l’avenir de l’humanité

Le calendrier de guerre contre la Russie a été établi. L’événement de l’OTAN au pays de Galles les 4 et 5 septembre 2014 est d’une importance cruciale.

Nous sommes face à un scénario de Troisième Guerre mondiale, qui sera l’objet du sommet de l’OTAN au pays de Galles, organisé par le premier ministre britannique David Cameron. L’ordre du jour de cette réunion a déjà été décidé par Washington, l’OTAN et le gouvernement britannique. David Cameron a adressé une lettre aux chefs d’État et chefs de gouvernement des pays membres de l’OTAN avant le sommet. Selon lui :

« En réaction aux gestes illégaux de la Russie en Ukraine, les dirigeants [des pays de l'OTAN] doivent examiner lors du sommet la relation à long terme de  l’OTAN avec la Russie. Le premier ministre veut en outre utiliser le sommet pour rassurer ses alliés en Europe de l’Est et décider comment l’OTAN maintiendra une présence robuste dans cette région dans les prochains mois, en s’appuyant sur les travaux déjà en cours dans l’Alliance. » (Voir PPM writes to NATO leaders ahead of NATO Summit Wales 2014.)

Il est essentiel de saper la « chronologie militaire », soit :

  1. bloquer par des pressions politiques et des manifestations la tenue du prochain sommet de l’OTAN les 4 et 5 septembre au Celtic Manor Resort, à Newport au pays de Galles (image de droite). Le but de cette rencontre de l’OTAN, est de « fabriquer un consensus politique » en faveur d’une guerre contre la Fédération de Russie, ce qui pourrait mener le monde vers une Troisième Guerre mondiale. Il est donc essentiel de briser ce « consensus politique »;
  2. En plus des 28 États membres de l’OTAN, représentés par leurs chefs d’État et chefs de gouvernement respectifs, des représentants des pays « partenaires » de l’OTAN seront également au sommet. Dans l’ensemble, les gouvernements de 60 pays seront présents. Il est donc crucial de lancer une vaste campagne antiguerre internationale dans ces 60 pays, afin de bloquer le sommet de l’OTAN au pays de Galles;*
  3. bloquer l’adoption de la «Loi sur la prévention de l’agression russe » (RAPA) au Congrès étasunien, en faisant pression sur les sénateurs et les membres du Congrès. Il faut comprendre que le texte du communiqué du sommet de l’OTAN (dont l’ébauche existe déjà) est largement similaire à celui de la RAPA, actuellement bloquée au niveau du comité. Que la loi soit adoptée ou non, c’est sa substance qui importe, car elle ouvre la voie à l’établissement d’un « consensus politique »;
  4. lancer aux États-Unis et dans tous les États membres de l’OTAN un débat et un important mouvement de protestation antiguerre;
  5. saper la légitimité du programme militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël par une contre-propagande visant la couverture des grands médias;

L’opinion publique mondiale doit être mise au courant de ces plans de guerre imminente.

Passez le mot.

 

Michel Chossudovsky

 

 


 

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L’OTAN prête à créer

une force de réaction rapide

pour l’Ukraine


Sept pays de l’OTAN se préparent à constituer une nouvelle force de réaction rapide d’au moins 10’000 hommes afin de renforcer le système de défense de l’alliance face à l’intervention de la Russie en Ukraine. Outre de troupes terrestres, la force disposerait d’unités navales et aériennes.

Le but de cette initiative est de constituer une force expéditionnaire de la taille d’une division capable de se déployer rapidement et à même de conduire des manoeuvres régulières, indique le «Financial Times», vendredi.


Suite (Article réservé aux abonnés)

http://www.lesobservateurs.ch/2014/08/30/lotan-prete-creer-force-reaction-rapide-lukraine/


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Je ne sais pas ce que c'est,

pas le temps en ce moment de découvrir,

mais on me signale ce Mouvement,

je vous laisse le visiter,

voud me tiendrez au courant, merci Ch D.

 


Hbi Reno

Hbi Reno 30 août 09:22
Notre monde court à sa perte, c'est une évidence qui n'est plus à démontrer. Nous subissons les arrangements d'une élite à qui
nous avons délégué notre pouvoir. Ils profitent de ce pouvoir pour nous distraire et nous diviser. Or, pendant que nous nous demandons qui nous réduit à néant et pourquoi, ces mêmes personnes continuent à tout détruire dans l'unique but d'engranger encore plus de profits... Cessons de chercher qui nous corrompt et prenons enfin les choses en main. La seule vraie question c'est "comment nous maintiennent ils la tête sous l'eau?". Sachant comment, alors la responsabilisation individuelle et l'union derrière un même but devient véritablement un moyen d'action. Il ne tient qu'à nous tous de faire changer cela. Ne renonçons pas. Rejoignez nous. Seul le nombre compte. Merci à tous.
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  • Bonjour et bienvenue à vous qui rejoignez ce groupe. Ici, c'est le rendez vous de ceux qui pensent

 

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La guerre approche, La Russie (et l’Humanité) ont-elles un avenir ? Par Paul Craig Roberts

 

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L’Europe complice de sa propre chute

Le gouvernement russe a enfin réalisé qu’il n’avait aucun « partenaire » occidental, et se plaint amèrement de la propagande mensongère et de la désinformation publiée  contre lui sans la moindre preuve par Washington, ses vassaux européens et la presse prestituée [jeu de mots composé avec presse et prostituée]. 

 
Peut-être le gouvernement russe pensait-il que seuls l’Irak, la Libye, la Syrie, la Chine et Edward Snowden feraient l’objet de mensonges et de diabolisation de la part de Washington.
 
Il était assez évident que la Russie serait la prochaine sur la liste.
 
Le gouvernement russe et l’Europe doivent voir plus loin que la propagande de Washington, parce que la réalité est bien pire.
 
Le Commandant Suprême de l’OTAN Breedlove et la proposition de loi  n°2277 du Sénat montrent clairement que Washington prépare, avec l’Europe, la guerre contre la Russie (voir mon billet précédent).
 
L’Europe hésite à s’aligner sur Washington pour inclure l’Ukraine dans l’OTAN. Les Européens comprennent que si Washington ou ses larbins à Kiev provoquent une guerre contre la Russie, l’Europe sera la première victime. Washington s’impatiente du manque de complaisance de ses vassaux. Rappelez-vous de la tirade « fuck the EU » de la Secrétaire d’État adjointe, Victoria Nuland. Et c’est justement ce que Washington est sur le point de faire.
 
La « Loi sur la  Prévention d’une Agression Russe » du Sénat des États-Unis, dont je parlais dans mon précédent billet, se révèle encore plus néfaste que je ne le disais. Si le projet de loi passe, ce qui est probable, Washington se donne la possibilité de contourner l’OTAN et d’accorder à l’Ukraine le statut de « nation alliée » indépendamment de son adhésion à l’OTAN. Ce faisant, Washington peut envoyer des troupes en Ukraine et ainsi engager l’OTAN dans une guerre contre la Russie.
 
Voyez avec quelle rapidité  Washington transforme la « crise » orchestrée en Ukraine  en « agression russe », sans l’ombre d’une preuve. Du jour au lendemain le Commandant Suprême de l’OTAN et les sénateurs des États-Unis prennent des mesures contre une « agression russe » sans que personne n’en ait aucune preuve.
 
Avec l’Irak, la Libye et la Syrie, Washington a appris que Washington pouvait agir sur la base de mensonges éhontés. Aucun État, ni le Royaume-Uni, ni la France, ni l’Allemagne, ni l’Italie, ni les Pays-Bas, ni le Canada, ni l’Australie, ni le Mexique,ni la Nouvelle-Zélande, ni Israël, ou le Japon, ou Taïwan ou (ajoutez ici le pays de votre choix…) ne s’est levé pour demander à Washington de répondre de ses mensonges flagrants et de ses crimes de guerre. L’ONU a même accepté l’ensemble des mensonges grossiers et manifestes que Colin Powell a proférés devant l’ONU. Les  inspecteurs de l’ONU chargés d’enquêter sur les armes de destruction massives avaient déjà réfuté toutes les affirmations de Powell. Et pourtant les lopettes de l’ONU ont donné le feu vert à une guerre dévastatrice.
 
La seule conclusion est que tous les pourris ont été payés. Les pourris peuvent toujours compter sur l’argent de Washington. Contre de l’argent, ils sont en train de liquider la civilisation au service de la guerre de Washington, guerre qui sera probablement nucléaire et annihilera toute vie sur Terre. L’argent des pourris brûlera avec eux.
 
Il n’est guère surprenant que Washington vise désormais la Russie. Le monde a donné à Washington carte blanche pour agir à sa guise. Nous en sommes à la troisième administration de criminels de guerre américains accueillis et honorés où qu’ils aillent. Les autres gouvernements continuent de rechercher les invitations à la Maison Blanche comme autant d’indices de leur propre valeur. Être reçu par des criminels de guerre est devenu le plus grand des honneurs. Même le président chinois vient à Washington pour recevoir l’adoubement de l’Empire du Mal. Le monde n’a pas remarqué les crimes de guerre de Washington contre la Serbie et n’a pas réagi quand Washington a alors traîné le président serbe, qui avait essayé d’empêcher que son pays soit mis en pièces par Washington, devant un tribunal comme criminel de guerre.
 
Le monde n’a fait aucun effort pour tenir Washington responsable de la destruction de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Libye, et maintenant de la Syrie et de Gaza. Le monde n’a pas demandé que Washington arrête d’assassiner des gens au Pakistan et au Yémen, pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Le monde regarde ailleurs quand Washington crée le Commandement des États-Unis pour l’Afrique. Le monde regarde ailleurs quand Washington envoie des armes mortelles à Israël avec lesquelles seront assassinés femmes et enfants du ghetto de Gaza. Washington vote des résolutions au Congrès applaudissant le meurtre des Palestiniens par Israël. Washington est habitué à ce que le monde lui donne carte blanche pour assassiner et mentir, et l’utilise actuellement contre la Russie.
 
Le président Poutine a fait le pari qu’en répondant à l’agression américaine en Ukraine sans provocation et d’une manière raisonnable, il démontrerait à l’Europe que la Russie n’est pas la cause du problème. Ce pari n’a pas porté ses fruits. Les pays européens sont des nations captives, incapables de penser et d’agir par elles-mêmes. Elles ploient devant la volonté de Washington. Pour l’essentiel, l’Europe est une non-entité qui suit les ordres de son maître. Si le gouvernement russe espère empêcher la guerre avec Washington, qui serait vraisemblablement la dernière pour la vie sur Terre, il doit agir maintenant et régler le problème ukrainien en acceptant la requête des provinces séparatistes : la réunification avec la Russie. Une fois votée la proposition de loi 2277, la Russie ne pourra sauver la situation sans une confrontation militaire avec les États-Unis, car l’Ukraine sera déclarée alliée des Américains.
 
Le pari de Poutine était raisonnable et responsable, mais l’Europe l’a laissé tomber. Si Poutine n’utilise pas la puissance russe pour mettre fin au problème ukrainien tant qu’il le peut, la prochaine action de Washington sera de lâcher la bride à ses centaines d’ONG (Organisations Non Gouvernementales) en Russie, dans le but d’accuser Poutine de trahison pour avoir abandonné les populations des anciennes provinces russes – que les responsables soviétiques ont de façon inconsidérée rattachées à l’Ukraine.
 
Le problème quand on est dirigeant, c’est que l’on hérite des problèmes suppurants laissés par ses prédécesseurs. Poutine, lui, est face aux problèmes légués par Eltsine. Eltsine a été un désastre pour la Russie. Il était la marionnette de Washington. Il n’est pas certain que la Russie survive aux erreurs d’Eltsine.
 
Si Washington parvient à ses fins, la Russie ne subsistera qu’en tant qu’État fantôche, marionnette des États-Unis.
 
Dans un éditorial précédent, j’ai décrit l’article de Foreign Affairs, le journal de la communauté washingtonienne des affaires étrangères, qui fait valoir l’argument selon lequel les États-Unis ont un tel avantage stratégique sur la Russie en ce moment qu’une “fenêtre d’opportunité” existe pour éliminer la Russie comme frein à l’hégémonie américaine, en lançant une frappe nucléaire préventive.
Il est presque certain que l’on est en train de dire à Obama que le président John F. Kennedy a eu cette opportunité mais ne l’a  pas utilisée, et qu’Obama ne doit pas la laisser passer une seconde fois.
Comme Steven Starr l’a expliqué dans un éditorial invité, il n’y a pas de gagnants lors d’une guerre nucléaire. Même si les États-Unis échappent aux frappes de représailles, tout le monde mourra, quoi qu’il arrive.
 
L’opinion des néoconservateurs de Washington, qui contrôlent le gouvernement d’Obama, est qu’une guerre nucléaire peut être gagnée. Aucun expert ne soutient cette hypothèse mais ce sont les néocons qui sont au pouvoir, et non les experts.
 
Le peuple des États-Unis est aux abonnés absents. Il n’a aucune idée de son destin probable. Les Américains sont un peuple mal informé, préoccupé par leurs problèmes financiers et personnels croissants. Si les Européens ont une vision plus claire, ils ont décidé de vivre pour le moment avec l’argent de Washington.
 
La vie sur terre est confrontée à la lutte pour l’hégémonie de Washington dans l’indifférence générale du reste du monde.
 
Les Américains, préoccupés par les dettes non finançables de Washington et la viabilité de leur future pension de Sécurité Sociale, ne vivront pas assez longtemps pour en profiter.

 

5 billets de Paul Craig Roberts à la suite aujourd’hui !

Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général…

Il emploi ici des mots très durs – on sent son inquiétude face au risque de guerre grandir

 

http://metatv.org/la-guerre-approche-la-russie-et-l-humanite-ont-elles-un-avenir-par-paul-craig-roberts

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ukraine-mercenaires-kiev-france.jpg

Scandale! La France envoie des mercenaires contre Kiev

Scandale! La France envoie des mercenaires contre ..

 

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Published by Chantal Dupille - dans S'engager - résister.
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commentaires

ahura 06/09/2014 18:32

Eva ...la démocratie est une utopie, un piège à c.. . Voici une intervention très intéressante d'Etienne CHOUARD à écouter et à méditer .

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LYdnzi7zZqQ

ahura 04/09/2014 07:28

Eva...alors que les bombes pleuvent en Irak, en Ukraine et en Syrie, une bombe littéraire vient de péter à la g....... de notre Président et celle-ci m'a inspiré le commentaire suivant. Depuis
notre plus tendre enfance on nous rabâche que les hommes sont égaux mais on n'a de cesse de tenter de les classer. Il y a les bons et les méchants, les beaux et les moches, les gays et les tristes,
les blancs, les noirs, les jaunes, les rouges et les transparents, les whites et les blackos, les sunnites et les chiites, les juifs et les non juifs, les catholiques et ceux qui ne le sont pas,
les sans culottes, les sans papiers, les sans domicile fixe, les sans abri, les sans ressources, les sans abri (atomique ou non) , les sang contaminé, les sanguins, les con (sanguins), les san
guinetti, les sans foi ni loi, les sans scrupules, les sans pitié, les sang et or, les sangsues, et depuis quelques heures les SANS DENT !!!! Ces derniers risquent bien de faire mordre la poussière
au sans parole qu'est l'auteur de ce qualificatif peu élogieux . Marine Lepen doit se réjouir car elle, elle a les dents longues ! et elle va lui montrer de quel bois elle se chauffe au p'titgros
qui menace Poutine de ne pas lui livrer ses Mistral mais qui vient de déclencher un ouragan en se moquant d'une partie de son électorat qui lui faisait encore confiance. Mademoiselle Valérie leur a
ouvert les yeux ! et leur a démontré que le S de PS ne signifiait plus et ce depuis bien longtemps déjà Socialiste mais S......., je vous laisse deviner la suite .

ahura 03/09/2014 12:42

Eva....voici un excellent article sur la Russie . Otan en emporte le vent

La rubrique Recadrage est une revue de presse critique des médias occidentaux sur la Russie, dont l’auteur est Matthieu Buge, un Français qui vit à Moscou.

Depuis un peu plus d’un mois, la Russie et l’Ukraine se sont retrouvées noyées parmi une multitude d’articles de presse : épidémie du virus Ebola, opération israélienne à Gaza et émergence soudaine
de la nouvelle grande menace terroriste islamiste, l’EIL. On sait la nécessité pour les médias de fournir au lecteur des informations toujours plus fraîches, plus variées, plus sensationnelles. Et
l’Ukraine commençait à fatiguer tout le monde – à moins que ça ne soit la stricte faute des journalistes avec leur usage des termes « escalade » et « désescalade » frisant l’écholalie hystérique
(1). Mais lesdits journalistes, qui préparent leur rentrée, n’ont apparemment pas oublié ces termes dans leurs cartables.

On constatera d’abord que les sinistres événements au Moyen-Orient intervenaient aussi à point nommé pour éviter un sujet qui fâche. En effet, après avoir accusé la Russie d’être indirectement à
l’origine du crash du vol MH17 au-dessus de l’Ukraine, puis s’être décidée à blâmer des « séparatistes » qui auraient abattu l’avion « par erreur » (2), la presse est passée au silence le plus
total quant à la question de la responsabilité de ce drame. Une maigre dépêche AFP, par-ci par-là, en fait état (3). Nous l’avions déjà souligné dans ces pages (4) : la responsabilité des
Ukrainiens eux-mêmes était déjà évoquée par le journaliste d’investigation Robert Parry. Le silence occidental, alors que Moscou est seule à continuer de demander des éclaircissements, est
éloquent. Il est manifestement hors de question de rouvrir le sujet : l’Occident et ses alliés ne peuvent en aucun cas être à l’origine d’une telle bavure.

Et comme on ne pouvait plus attaquer Poutine sur cette question, il fallait trouver d’autres sujets – et vite. Le dénigrement de la Russie dont les médias occidentaux se font le relais actif n’a
pas bénéficié de la trêve estivale – loin de là. Ainsi, le 27 juillet, on rêvait du « clan Poutine » en train de vaciller( 5) sous le coup des sanctions occidentales. Le 28, La Haye condamnait
Moscou dans l’affaire Ioukos (6). Le 29, Barack Obama sortait de nulle part un nouveau dossier : la violation par la Russie du traité de désarmement de 1987 (7)… Et le 31, on se plaisait à observer
– ou fantasmer, c’est selon – une Europe « forte » et qui « existe » en se fâchant face à l’impérialisme de Poutine (8). Le schéma est limpide : le gouvernement russe fonctionne comme une mafia,
prenant de force les richesses de ses opposants potentiels, bafouant les marchés passés avec ses partenaires et, de surcroît, lorgnant sur des ressources au-delà de ses frontières. N’en jetez
plus.

Évidemment, la presse occidentale ne se risquera pas à relever que ce schéma s’appliquerait tout aussi parfaitement aux États-Unis. Et on peut toujours rêver d’éditos où l’on se délecterait de voir
l’Europe « exister » en se fâchant face à Israël qui faisait de Gaza un terrain vague quand Porochenko pilonnait Donetsk. Mais c’est sans doute lorsqu’ont été relayées sans le moindre esprit
critique les protestations occidentales contre l’embargo russe sur les produits alimentaires des pays imposant des sanctions économiques à la Russie (9) que l’hypocrisie a atteint son paroxysme. Il
faut, nous dit-on, voir dans cette mesure une « décision politique » intolérable – alors qu’il ne s’agit que d’une réponse du berger à la bergère.

Désormais, les médias s’emploient à user d’une rhétorique rappelant 1936, Munich, et la capitulation des démocraties occidentales face à Hitler. Ainsi, lorsque Poutine a rappelé l’unité des peuples
russe et ukrainien, le parallèle avec l’Anschluss [dénomination traditionnelle de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938, ndlr] ne fut que trop aisé à attraper au vol (10), et il s’en
faut de peu pour que l’on parle bientôt des pays Baltes comme on parlait des Sudètes dans les années 1930.

Le 28 août, on a vu l’OTAN sortir des « preuves » de la présence massive de blindés russes en Ukraine (11). On ne peut nier que le gouvernement russe est à la manœuvre d’une manière ou d’une autre
dans l’Est ukrainien – ses intérêts y sont autrement vitaux que ceux des Occidentaux. Mais il est amusant de constater que ces « preuves » de l’Alliance sont aussi fiables que celles, en 2003, de
la présence d’armes de destructions massives en Irak. Le matraquage médiatique simpliste destiné à faire de Poutine un dictateur impérialiste en puissance, un « nostalgique de l’Union Soviétique »
et un « ancien KGBiste » a fait ses preuves. Et la presse peut dès lors enfoncer allègrement les portes ouvertes de l’analyse biaisée en oubliant que c’est l’OTAN qui s’est étendue à l’Est durant
les années 1990 (12), à un moment où la Russie était tout sauf une grande puissance, et que l’Ukraine n’a jamais fait partie ni de l’Union Européenne, ni de l’OTAN.

Étant entendu que la Russie ne peut rien faire de bon et que l’Occident a le monopole de la charité, même l’éventualité d’un convoi humanitaire russe dans l’Est ukrainien est considéré comme une
menace (13). Kiev et Washington, après l’annonce de ce convoi par le Kremlin, se sont empressés de crier à l’illégalité et à la violation de l’intégrité du territoire. On aura vraiment tout vu/lu.
Les médias occidentaux sont-ils si partiaux pour considérer qu’un convoi humanitaire russe est nécessairement suspicieux, ou sont-ils si naïfs qu’ils croient sincèrement que tous les convois
humanitaires occidentaux ne sont que de bonnes œuvres ? La presse a annoncé récemment la livraison d’armes par l’Occident aux insurgés syriens (14). On imagine sans peine la réaction des mêmes
médias si le Kremlin disait ouvertement avoir livré des armes aux insurgés ukrainiens ! Mais c’est que la différence est immense aux yeux des médias occidentaux : Hollande livre des armes à la «
rébellion démocratique syrienne », quand les « séparatistes » pro-russes sont soutenus par Poutine le « dictateur ». On est de nouveau confronté à l’aveuglement de masses qui, dès qu’on leur
brandit l’étendard immaculé de la « démocratie », abandonnent tout recul critique.

Une illusion démocratique bien utile, d’ailleurs, pour taire les enjeux réels, côté occidental, de l’affaire ukrainienne. Car les agissements mafieux qui se trament à Kiev, de la nomination du fils
du vice-président américain Joe Biden au conseil d’administration de Burisma, une des plus grande compagnies gazières ukrainiennes (15), à la manœuvre du Premier ministre Iatseniouk pour vendre à
des intérêts privés étrangers (lire occidentaux) le pipeline ukrainien (16) suffiraient à quiconque d’un peu sensé pour le comprendre : il n’y a absolument rien de démocratique et d’idéaliste dans
cette histoire. Mieux vaut donc ne pas insister sur ces points.

La panoplie médiatique n’aurait pas été complète sans la complainte d’une personnalité du monde des arts et des lettres. Fin juillet, lemonde.fr publiait un billet de Svetlana Aleksievitch,
remarquée pour son excellent ouvrage La fin de l’homme rouge, où elle fustigeait une Russie « de moins en moins démocrate » (17). L’article laisse pantois : décrivant de manière surréaliste un
processus de destruction des prétendus « acquis démocratiques » de l’ère Eltsine, il prouve surtout que même les élites intellectuelles ont tout oublié, et qu’il serait de bonne pédagogie de rendre
obligatoire la lecture de La stratégie du choc, de Naomi Klein (18).

Le chaos économique de l’époque, provoqué par l’école de Chicago, et la tartuferie politique de Eltsine – « Boris Premier », comme il aimait à s’auto-surnommer – n’ont jamais servi le moindre idéal
démocratique tel qu’on l’envisage à l’Ouest. Toutefois, les élites occidentales, voyant en Eltsine un dirigeant accommodant pour leurs intérêts propres, n’hésitèrent ni à saluer la « victoire de la
démocratie » lors de sa réélection trafiquée de 1996, ni à réitérer leurs applaudissements lorsqu’un Poutine, sorti de nulle part, fut « élu » pour la première fois. C’est qu’on croyait alors que
Poutine suivrait la même ligne que son prédécesseur, à savoir celle dictée par l’Occident. Mais dès que sa popularité en Russie est devenue réelle et que sa politique, dans le même temps, se mit à
aller à l’encontre des intérêts des grandes entreprises occidentales, l’heure du retour au russian bashing a sonné.

Les leaders occidentaux peuvent désormais brandir la menace d’une guerre ouverte avec Moscou (19) : le public est convaincu que c’est la Russie qui plonge le monde dans le chaos… Et l’Occident,
avec l’aide du FMI, peut tranquillement, pendant ce temps, infliger sa stratégie du choc à l’Ukraine (20).

ahura 03/09/2014 10:22

Eva...la moutarde ( autrefois de Dijon)m'est montée au nez et mon sang n'a fait qu'un tour lorsque j'ai entendu l'ancien maire de Dijon (comme la moutarde) François (encore un) Rebsamen désigner à
la vindicte populaire et montrer du doigt les demandeurs d'emploi. Où est la fraternité ? il y a sûrement quelques "tricheurs" mais de là à rabaisser tous les demandeurs d'emploi il y a un fossé.
Pas de double peine s'il vous plait Monsieur le député socialiste ! Ces gens sont déjà bien pénalisés par la société sans en rajouter . Ce n'est pas l'obole qu'il leur est versée qui met en déficit
le budget de l'Etat.25 euros par jour allons donc ! C'est le prix du déplacement de votre voiture de fonction au perron de l'Elysée, c'est le prix de votre petit déjeuner, c'est le prix d'un verre
de vin dans la gargote de luxe dans laquelle vous prenez votre déjeuner avec vos collègues. Au lieu de recherchez les fraudeurs à Pôle Emploi, vous feriez mieux de traquer les fraudeurs du fisc,
ceux qui mettent leurs économies dans les paradis fiscaux, les membres de l'UMP et de votre parti qui ont tapé dans les caisses, les Copelovici, les Tapies, les Balakanis, les Paul Bismuth and co !
Cette fraude au Pôle emploi n'est pas grand chose par rapport à une journée d'intervention en Centrafrique, une opération Mehra ou une libération d'otages ! Alors de grâce....

ahura 31/08/2014 13:30

Eva...je voudrais signaler l'excellente intervention de Michel Onfrey face à l'économiste de pacotille Apathie et à un avocat ami de Hollande . Le philosophe propose une Europe autre que celle
qu'on nous vend sur tous les merdias et prône un retour à notre souveraineté et les deux autres sires nous vendent l'Europe à la sauce Bruxelles qui à l'évidence ne fonctionne pas et n'apporte que
misère et bruits de bottes !

https://www.youtube.com/watch?v=E8UnLpc-pL8&feature=player_embedded

Que n'y a-t-il pas plus de citoyens lucides comme M. Onfrey ! L'Europe téléguidée par les américains va, si nous n'y prenons garde nous conduire à la guerre . Les USA qui avaient soutenu Hitler
reviennent à la charge pour entre autre piller la Russie .La 3ème guerre mondiale aura une nouvelle fois comme théâtre l'Europe , de Brest à Kiev ! Hollande est un traître ! Comme son prédécesseur
il prostitue notre patrie !